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ISBN : 2253151270
Éditeur : Le Livre de Poche (31/10/2001)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 26 notes)
Résumé :

Ce roman inaugure un cycle intitulé "Le Quatuor d'Alger". L'histoire débute en juin 1830, date de la prise d'Alger par la flotte française.

Suivent vingt années de lutte, que domine la figure de l'émir Abdelkader. Puis vient le temps d'une suprématie française sans partage.

Ces scènes d'histoire alternent avec le récit de la propre enfance de la narratrice, dans un village du Sahel.

Autour d'elles, un monde ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
aouatef79
  07 décembre 2018
"L'amour ,la fantasia',est un roman de l'écrivaine algérienne,Assia Djebar .Cette dernière fait avec brio ,oeuvre de romancière et d'historienne .Elle fait débuter le roman à l'année 1830 ,date de l'invasion de l' Algérie par la France .Les faits historiques sont fidèles et avérés .Cette occupation est dévastatrice pour le peuple Algérie du fait de l'inégalité de la puissance de feu . C' est tout un cortège de massacres sans pitié ,des viols , des déportations ,des déplacements que rien ne motivent .Les Algériens sont dépossédés de leurs terres ,de leurs troupeaux , de leurs bétails et de leurs biens .Mais l'auteur insiste sur un point qui a toute son importance : ce que malgré toute l'atrocité subie ,ce peuple est fier et demeuré debout . Il résiste .
Tout ça est le côté historique mais l'auteur insère de temps à autre ce que fut sa vie à elle . Sa fréquentation de l'école et sa progression dans la vie de tous les jours .Elle raconte sa vie quotidienne .
Livre intéressant pour comprendre la colonisation française en Algérie .
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EglantineGhuilain
  28 mars 2015
Le premier livre que j'ai lu de cette femme incroyable.
Un mélange de poésie et d'histoire.
Son écriture est fine. Elle mêle son histoire personnelle, sa chance d'avoir pu bénéficier d'une instruction, à celle des guerres d'Algérie.
Elle se dévoile avec une pudeur extrême.
A lire et à relire.
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Jondelles
  11 avril 2017
J'ai appris beaucoup sur "l'invasion" par la France de l'Algérie, les massacres, ce peuple qui résiste qui est fier et cette femme qui raconte sa vie de tous les jours, très beau livre que je recommande pour comprendre la colonisation française en Algérie.
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madamedekeravel
  11 avril 2017
J'ai trouvé ces longues pages sur le siège d'Alger ennuyeuses... Et les pages sur l'enfance de l'auteur pas assez passionnantes pour racheter cela.
Je n'ai pas pu finir...
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   07 février 2015
La mère des filles cloîtrées et l'épouse du gendarme étaient amies; chaque rencontre les rendait heureuses l'une et l'autre. Elles manifestaient leur contentement par d'imperceptibles détails : leur sérieux quand elles se regardaient malgré la curiosité des autres, leur échange de recettes de cuisine, leurs marques d'attention lorsque la Française se relevait, rosie et
rajeunie, pour s'apprêter à partir. Elles s'observaient debout face à face, la silhouette large, volumineuse de la Bourguignonne devant celle menue, sèche, presque musclée de l'Arabo-Berbère...
La Française finissait par tendre gauchement le bras et avancer la main ; l'autre
se haussait en sautillant dans son large saroual, ses draperies de corsage et les franges de la coiffe secouées, et, malgré le bras tendu, elle plantait deux baisers rapides sur chaque épaule de la Française. Celle-ci, chaque fois surprise et le visage empourpré, claironnait à la ronde :
—Au revoir, mes sœurs !
Quand on entendait battre le portail du dehors, immanquablement, le cercle des visiteuses assises commentait le salut des deux amies : l'une qui tendait l'avant-bras, l'autre qui voulait
embrasser comme deux paysans se donnent l'accolade au marché !
Ces propos meublaient des heures de conversa-tion, tandis que l'intéressée, ménagère
affairée, retournait à sa besogne. A peine si, d'une voix durcie, elle bougonnait :
—C'est mon amie! C'est une Française, mais c'est mon amie !
Une parente s'esclaffait :
—C'est ton amie depuis des années et tu n'arrives pas à tendre la main pour dire comme eux : « Au revoir, Madame ! » Moi, si c'était devant un homme, je ne pourrais pas, mais devant une femme comme moi! Où est le mal? On peut quand même faire des choses « à la française » ! Naturellement pas, Dieu nous assiste, sortir sans voile, ni porter la jupe courte et se montrer nue devant tous, mais dire bonjour comme elles, s'asseoir comme elles sur une chaise, pourquoi pas? Dieu nous a créées aussi, non?...
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rkhettaouirkhettaoui   28 juillet 2015
Plus la pudeur raidit les corps en présence, plus le mot recherche la mise à nu. La réserve naturelle ralentit un geste ou un regard, exacerbe un frôlement de la main, de la peau ; par refus orgueilleux de se parer, la neutralité du vêtement est affirmée en choix — en même temps, et dans un même élan, la voix se dénude et se livre par des mots nets, précis, purs. Elle s'élance, elle se
donne, irruption de lis dans une allée ténébreuse...
Préliminaires de la séduction où la lettre d'amour exige non l'effusion du cœur ou de l'âme,mais la précision du regard. Une seule angoisse m'habite dans cette communication : celle de ne pas assez dire, ou plutôt de ne pas dire juste. Surmonter le lyrisme, tourner le dos à l'emphase; toute métaphore me paraît ruse misérable, approximative faiblesse.
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rkhettaouirkhettaoui   28 juillet 2015
Écrire la langue adverse, ce n'est plus inscrire sous son nez ce marmonnement qui monologue; écrire par cet alphabet devient poser son coude bien loin devant soi, par-derrière le remblai — or dans ce retournement, l'écriture fait ressac.
Langue installée dans l'opacité d'hier, dépouille prise à celui avec lequel ne s'échangeait aucune parole d'amour... Le verbe français qui hier était clamé, ne l'était trop souvent qu'en prétoire, par des juges et des condamnés. Mots de revendication, de procédure, de violence, voici la source orale de ce français des colonisés.
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rkhettaouirkhettaoui   28 juillet 2015
Première Algérienne d'une fiction en langue française à aller et venir, oiseusement, première à respirer en marge et à feindre d'ignorer la transgression...
Haoua a dû naître juste avant, ou juste après l'année de la prise de la Ville. Son enfance,son adolescence ont été nourries de la rumeur des combats, des
guet-apens, des embuscades qu'inflige aux Français cette redoutable tribu des Hadjouts.
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rkhettaouirkhettaoui   28 juillet 2015
Le poète arabe décrit le corps de son aimée; le raffiné andalou multiplie traités et manuels pour détailler tant et tant de postures érotiques ; le mystique musulman, dans son haillon de laine et rassasié de quelques dattes, s'engorge d'épithètes somptueuses pour exprimer sa faim de Dieu et son attente de l'au-delà... La luxuriance de cette langue me paraît un foisonnement presque suspect, en somme une consolation verbale... Richesse perdue au bord d'une récente déliquescence !
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