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EAN : 9782700279801
416 pages
Rageot Editeur (11/01/2023)
4.16/5   100 notes
Résumé :
Si tu poursuis ta quête, par trois fois, tu retrouveras ce que tu as perdu.
Une flamme brûlera pour toi dans un écrin de cuivre.
Un esprit brillant et une lame oubliée empêcheront tes fantômes de crier victoire.
Ainsi l’éclat d’une reine renaîtra grâce au nom d’une étoile.
Mais méfie-toi des combats de fumée.
Autrement, seule la mort triomphera à lumière de l’Astre trahi.
Que lire après Sirem et l'oiseau mauditVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
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J'écris ces quelques lignes directement après ma lecture. le coeur gorgé d'émotions. Triste d'avoir terminé ce roman. Mais tellement heureuse de l'avoir lu. Sans aucun doute l'une de mes meilleures lectures de 2023.

• le royaume de la Constellation est dirigé d'une main de fer par la régente, qui ne porte pas en son coeur les descendants de la cité de Qamar, brûlée et détruite dix ans plus tôt, lors d'une guerre. Sirem est une Déconstellée, car celle-ci a fui la cité de Qamar et a donc survécu à ce massacre. Mais pas sa famille. Elle s'est retrouvée seule, même les réfugiés de son peuple lui ont tourné le dos, je vous laisse découvrir pourquoi... Mais elle a été recueillie par un vieil homme plutôt influent du royaume, Ziri. Un jour, un jeune garçon essaie de mettre le feu à son nouveau foyer, blessant par la même occasion le vieil homme. C'est de ce jour que beaucoup de choses découleront... Jusqu'à l'aube d'une nouvelle aventure, d'une quête que Sirem n'est pas prête d'oublier.

• J'ai eue le plaisir de rencontrer l'autrice Yasmine Djebel par deux fois ces dernières semaines. Une personne absolument adorable dont, je peux le dire maintenant, j'ai adoré son premier roman one-shot. Un récit imaginaire inspiré des légendes d'Algérie et d'ailleurs, particulièrement donc de l'Afrique du Nord. Très certainement une première - en maison d'édition - avec une autrice française, pour un roman jeunesse/ado fantasy. Et quel roman. J'ai tout de suite été embarquée, grâce à la plume agréable et fluide de Yasmine Djebel, dans cet univers imaginaire et ce récit qui nous fait voyager. Une aventure qui nous réserve des surprises, merveilleuses et dangereuses, certaines se devinent plus ou moins facilement certes, mais nous sommes totalement immergés, enveloppés, par cette quête, tel un récit initiatique mais pas que. Ce roman m'a fait également l'effet d'un conte oriental, c'est rafraîchissant, presque envoûtant.

Pour résumer ce que j'ai aimé, sans spoiler :
- La façon dont le bouquin est coupé en parties.
- Les personnages qui sont attachants, j'aurais presque eue envie de voyager avec eux (je dis "presque" car certaines choses je n'aurais pas aimé les vivre, haha).
- Au risque de me répéter, la fluidité de la plume et l'addictivité de l'histoire qui nous permettent une lecture facile, chaleureuse et réconfortante.
- La réalité du voyage où les protagonistes ont besoin de se reposer et se laver!!! Cela peut paraître anodin mais pour moi cela a apporté un vrai plus.
- Par le biais de l'imaginaire, la dénonciation de certaines injustices et discriminations faites à des personnes en raison de leur origine, entre autres.
- La carte au début du livre grand format qui est simple à comprendre et à suivre au gré de leur aventure.

Et maintenant, les moins? Et bien... J'en aurais voulu plus, je ne voulais pas que ça s'arrête ! C'est plutôt bon signe, non? Peut-être aurais-je apprécié que la fin et l'épilogue soient davantage fourni, mais cela prouve simplement mon intérêt pour cette histoire.

• Pour conclure brièvement... Mon avis est sans aucun doute confus mais il m'est impossible de rendre justice à cette lecture que je ne peux que recommander. C'est surtout que je ne souhaite en dire trop, mieux vaut découvrir le récit au fur et à mesure, à mon sens. C'est donc pour moi un petit coup de coeur - aussi bien pour le roman que pour l'autrice Yasmine Djebel. Une réussite pour un premier roman sous fond de magie, de croyances, qui m'a émue particulièrement à la fin. Une jolie lecture dépaysante accessible dès 12 ans (d'après la maison d'édition). Et la couverture n'est-elle pas magnifiquement sublime?
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Le décompte des jours restants pour lire mon super cadeau des Éditions Rageot en avant-première ne cesse de diminuer.. Méchant Covid dans le nez, j'ai la pression et je veux terminer avant qu'il ne me "reste que 0 jours" pour publier mon avis. Évidemment, fallait que je sois la première à donner la critique de cette épreuve non corrigée, je m'y attelle et je remercie Babelio et Rageot de m'en donner l'occasion.

Le résumé à la sélection de la masse critique m'avait donné tellement envie de lire ce roman one-shot, premier roman d'une jeune auteure. J'ai foncé dans son univers oriental et je suis tombée en vol. En effet, avant d'atteindre les 4 étoiles de mon avis, j'ai reposé mon livre. Les premières pages m'ont semblé brouillon, comme si tout m'était déjà acquis en terme d'historique, de politique et de géographie. Je rencontrai le trop-plein d'imagination de Yasmine Djebel et je n'étais pas prête à comprendre les peuples du Soleil et de la Lune, leurs traditions, superstitions et leurs extinctions. Ca m'a perturbée puis le brouillard s'est levé. L'action a été plus forte que ma perdition temporaire.

Sirem, impulsive, têtue et passionnée, m'a tendu la main pour son épopée orientale avec son faucon farouche et inébranlable Tanit. Entourée d'autres personnages haut en couleurs, elle n'a pour seul indice qu'une énigme-prophétie étrange... Et là, je vous assure que c'était parti, le roman fut décortiqué et avalé. Action, aventure, magie, émotions, ce premier roman est une belle découverte complète dont j'ai hâte de découvrir le travail éditorial de l'ouvrage pour sa sortie. Épreuve non corrigée, j'ai la version sans atour, je me demande bien comment sera ce roman sur les étals !

Continuez à écrire sur le rebord de votre bureau et entre 2 patients, Yasmine Djebel ! :)
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Rescapée de la guerre des Astres, Sirem vit avec son sauveur et mentor Ziri et l'aide à entretenir sa bibliothèque. Quand celui-ci est arrêté par les Veilleurs, elle n'a d'autre choix que de fuir. A qui peut-elle se fier ? Qui est Tanit, cette femme transformée en faucon par un sortilège qui lui propose un dangereux marché ? Sirem entame alors une quête qui la conduira jusqu'aux confins du pays guidée par une prophétie énigmatique et des compagnons de route étonnants.

Dans un monde de fantasy hyper construit qui se dévoile peu à peu, ce récit initiatique flirte avec le conte avec une forte inspiration orientale. La magie est omniprésente et les péripéties s'enchainent avec pour points forts des personnages hauts en couleur fouillés et complexes. Il se questionnent et se remettent en question face à un monde qui les rejettent.

L'écriture de Yasmine Djebel est fluide et très agréable et son histoire est riche autant dans son contexte politique que dans les intentions souvent cachées des protagonistes qui occasionnent de très nombreux rebondissements.

Ce roman a gagné le concours imaginaire organisé par la maison d'édition Rageot et Babelio en 2021. C'est largement mérité et que dire de cette sublime couverture…
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Sirem a été recueillie par le vieux Ziri, ancien général de l'armée royale, dans la cité d'Afra. Petite, elle a dû fuir Qamar au moment du règne de la Constellation après la destruction du royaume de la Lune. Elle tente de soigner le jeune Yidir, fils de Zahia, dans la communauté des Déconstellés, il a commis une tentative d'attentat en voulant incendier avec une fiole de larmes cendrées, le Jardin, la grande bibliothèque constituée depuis la création de la Constellation dans la perspective du chantier de l'université. Yidir est arrêté par les Veilleurs de la Constellation pour haute trahison et menace d'être emmené à la capitale suspendue, Ithri. La régente juge en effet les Déconstellés responsables de la disparition de son fils, le roi Gacem et elle est de fait impitoyable.

Ziri obtient néanmoins que Yidir accomplisse un travail d'intérêt collectif à la bibliothèque aux côtés de Sirem. Afin de remercier Ziri d'avoir sauvé la vie de son fils, Zahia lui offre un faucon argenté que celui-ci donne à Sirem. Bientôt Sirem enfreint les lois et apprend l'écriture à Yidir qui fonde une école clandestine pour les Déconstellés.


A cause de Sirem, Ziri est arrêté pour haute trahison et Sirem doit fuir avec son faucon, Tanit. Tanit propose alors un marché à Sirem, il l'aidera à sauver Ziri à condition que Sirem l'aide à retrouver son apparence humaine, elle est en effet la fille du roi Gacem et de Lehna. Commence alors la quête de Sirem, Tanit et Kamil, l'assistant de la sorcière Mayssa, bientôt rejoints par le petit Nedjim.


"Née en 1992 à Paris, Yasmine Djebel a grandi entre la banlieue parisienne et Alger. Bercée par les histoires que lui contait son grand-père et les livres du CDI, elle a fait de la littérature son terrain de jeu. Aujourd'hui, elle exerce en tant que kinésithérapeute dans une clinique spécialisée dans la prise en charge d'adolescents où elle prêche les bienfaits de la lecture avec un peu trop de passion. Depuis son bureau, elle écrit pour déployer les imaginaires, un récit après l'autre.
Inspiré des légendes d'Algérie et d'ailleurs, Sirem et l'oiseau maudit est son premier roman." source Rageot


Quel récit romanesque ! Yasmine Djebel a remporté le premier concours de littérature de l'imaginaire des éditions Rageot et nous comprenons vite qu'elle soit lauréate !

Il s'agit d'un roman de fantasy mais à la frontière avec le conte. Ce récit initiatique raconte le périple d'une orpheline courageuse qui doit affronter de multiples épreuves pour sauver son protecteur emprisonné par la dictature.


Comme dans les contes, elle va rencontrer à la fois des adjuvants, trois camarades d'aventures extrêmement touchants - une princesse victime d'une malédiction et transformé en faucon, un fils de forgeron passionné de couture et un jeune garçon orphelin ingénieux - et de redoutables opposants ; Yasmine Djebel convoque ici toutes les créatures fabuleuses des contes d'Orient. le récit est entrecoupé de contes des origines de ce monde de fantasy mais aussi d'énigmes auxquelles l'héroïne doit se soumettre. C'est absolument envoûtant.


Cet univers a une profondeur indescriptible de la cité érudite d'Afra à la capitale suspendue d'Ithri en passant par les dangereux lacs de sel, la ville commerçante de Najwa, les austères villages des montagnes de la chaîne de fer, le désert autour de Cherqui et l'oasis de Telmenrass jusqu'aux cimes impressionnantes d'Ourda.


Et une nouvelle héroïne héroïque à laquelle nous nous attachons en raison de sa force mais aussi de ses faiblesses et de ses doutes, elle nous touche en raison du deuil impossible de ses parents fauchés par la dictature, de son statut de réfugié indésirable dans un nouveau monde totalitaire, de sa compréhension progressive du monde et de la liberté qu'elle rêve de conquérir. Elle affronte une à une les épreuves et elle vainc le mal grâce à ses qualités morales.


Coup de coeur.
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Quand je vois toutes les chroniques unanimement dithyrambiques sur ce roman, je me dis… que j'ai sûrement manqué quelque chose 🤡
J'ai vraiment eu du mal à m'attacher aux personnages, qui manquent de relief à mon goût, et qui sont soit fades soit clichés. L'histoire ne m'a pas plus emballée que ça, avec cette prophétie (oh, encore une 🙄) et ce voyage qui au final ressemble beaucoup à une errance sans but, avec une succession de petites péripéties pas très folichonnes, qui semblent arriver un peu au hasard et qui au final, mises les unes à la suite des autres, mènent tranquillement au dénouement. Enfin j'ai vraiment eu du mal à m'accrocher, certains passages m'ont semblé très décousus et pas trop maîtrisés, et ça donne un ensemble que j'ai trouvé assez décevant.
Heureusement, l'atmosphère et le décor relèvent vraiment le niveau ; cette ambiance vraiment immersive est ce qui m'a permis d'arriver au bout de ce roman… en luttant un peu !
Bref, l'alchimie ne s'est pas faite entre Sirem et moi, et pourtant je partais vraiment confiante. 😔
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
Sirem lança un regard à Tanit qui trépignait sur son épaule.
- Mais le but de la Capitale est d'unir le peuple de la Constellation en promouvant ses valeurs et le partage du savoir, objecta-t-elle au souvenir de son travail au Jardin.
- Les valeurs et le savoir de qui, au juste ? Une belle excuse pour uniformiser les cités et s'assurer qu'aucune d'elles ne se démarque trop, la contredit Hicham. La cité d'Argent a refusé de se plier à la tyrannie du roi, et tout le monde sait comment elle a fini !
Le couturier se servit un verre d'eau, les mains tremblantes de colère. Sirem ne savait plus quoi penser. C'était à cela que travaillait Ziri ? Elle se remémora tous les manuscrits détruits, car non conforme au classement de la future université. La véritable mission du Jardin était-elle d'imposer une vision unique du monde et ainsi garantir la domination d'Ithri sur les autres cités ?
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Si tu poursuis ta quête, par trois fois tu retrouveras ce que tu as perdu ; une flamme brûlera pour toi dans un écrin de cuivre; un esprit brillant et une lame oubliée empêcheront tes fantômes de crier victoire. Ainsi l'éclat d'une reine renaîtra grâce au nom d'une étoile...
À ces derniers mots, Sirem sentit les serres du faucon s'enfoncer dans son épaule.
Mais, méfie-toi, mon enfant !
La voyante posa deux yeux troubles sur Sirem. Méfie-toi des combats de fumée, autrement, seule la mort triomphera à la lumière de l'Astre trahi !
Une fois sa tirade finie, les yeux de Dalila se révulsèrent et elle s'effondra sur place. Anouar se précipita vers elle. La vieille femme le rassura en tapotant une main tremblante sur son bras. Sirem, horrifiée, ne bougea pas d'un pouce. Que venait-il de se passer ? Le chef des nomades tourna la tête vers la tasse renversée. Une traînée noire s'était imprégnée dans le tapis.
- Ton ennemi est plus redoutable que je le pensais, souffla-t-il.
Quel ennemi ? Sirem interrogea du regard la voyante, mais celle-ci semblait au bord de la conscience. À cet instant, elle comprit deux choses : la première, c'était qu'elle n'obtiendrait plus rien de la vieille femme ; et la seconde, que Tanit était loin de lui avoir révélé la vérité.
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Ma tenue est ridicule, tu ne trouves pas ? lança- t-elle. Mes parents me l'ont cousue avant de quitter Qamar. Enfant, j'avais une santé fragile, et ils étaient persuadés que je ne survivrais pas à l'exode. Leur plus grande peur, c'était que je meure sur le trajet, sans sépulture ni tunique mortuaire. Que mon esprit, trop faible, soit incapable de rejoindre les Astres et qu'il reste coincé dans un petit cadavre pourrissant sur les routes. Ces symboles étaient censés me protéger de ce destin funeste.
Sirem se rencogna dans sa chaise, le regard dans le vague. C'était la première fois qu'elle se confiait à ce sujet.
- Finalement ce sont eux qui n'ont pas survécu. Notre boutique a brûlé la nuit même de notre départ. J'ai réussi à m'enfuir et à atteindre Afra avec un autre groupe de réfugiés. Là-bas, je n'ai eu personne vers qui me tourner. Qui aurait voulu d'une bouche supplémentaire à nourrir ? Aucun exilé de la cité d'Argent ne pouvait se permettre ce luxe. Sans parler des rumeurs qui couraient à mon sujet ! Les gens marmonnaient dans mon dos - marmonnent toujours d'ailleurs - qu'en voulant tromper la mort, j'avais causé celle de mes parents...
Kamil parut se raidir à sa remarque, mais n'objecta pas. Elle continua :
- J'ai eu la chance de trouver Nora sur mon chemin, et c'est elle qui m'a conduite chez Ziri, le mari de sa défunte sœur. Ils m'ont élevée tous les deux et je n'ai jamais manqué de rien. Malgré mon statut, Ziri a remué ciel et terre pour que j'apprenne à lire...
Sirem s'interrompit. Ses mots devenaient douloureux - et elle savait cette sensation sans lien avec l'état de sa gorge -. Kamil ne s'offusqua pas de son silence, attendant patiemment qu'elle reprenne. Ce qu'elle fit :
- Parfois, je me demande si ces deux-là ne m'ont pas recueilli plus par défi que par simple bonté !
Un rire sans joie lui échappa. pg 197
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Intimidé par son examen, le sorcier baissa légèrement la tête et la flamme se mit à vaciller, révélant son arcade fendue. Une trace de sang séché luisait dans la nuit, l'écaille d'une plaie qui marquerait son visage à jamais. Une chape de plomb s'abattit sur les épaules de Sirem. Combien de personnes devraient encore payer pour lui avoir fait confiance ? Non, elle ne le permettrait pas. Elle ne le supporterait plus.
Elle se releva et tourna le dos à la mer.
- Apprends à être ta propre lumière, Kamil, pour que rien ni personne ne puisse te plonger dans l'obscurité.
Les yeux secs, Sirem rejoignit la grotte et s'enfouit sous sa couverture.
Un écho déformé retentit parmi les ombres.
"Pour aimer, il faudrait déjà être en vie", souffla la voix de Yidir.
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Le regard du faucon se perdit dans les flammes, comme si Tanit y affrontait ses propres souvenirs.
- J'ai fini par fuir [ma mère] comme la peste, reprit l'oiseau, et rejoindre ces autres que ma mère détestait tant. Cette seconde famille dont j'étais censée faire partie. Bien sûr, je n'ai rien trouvé auprès d'eux, mis à part le dégoût qui teintait leurs regards. Même aux yeux de mon père, je n'étais qu'une tare, l'enfant qui entachait sa légitimité auprès de ses sujets. Il a tout fait pour m'effacer des mémoires. Et comme il me regardait, Sirem ! (...)
- Quel choix s'offrait à moi ? Vivre recluse comme ma mère ? Voleter entre elle et mon père, comme un pauvre oisillon égaré ? Plus que la tristesse, c'est la rage qui me consumait tout entière. À défaut de larmes, je me suis tatoué l'identité qu'on me refusait sur le front, l'emblème de leur Astre vénéré, et je me suis battue pour leur prouver, à tous, que je valais autant qu'eux. J'ai repoussé l'ennemi sur le champ de bataille, ruiné ses stratagèmes, défié de ma lame chaque soldat d'Ithri qui osait questionner ma place au commandement. Je me suis faite plus brûlante, plus destructrice que le Soleil lui-même ! (...)
- Alors mon père s'est enfin soucié de moi, continua le faucon. Il m'a accordé sa confiance; et, une nuit, il a demandé mon aide pour accomplir la plus importante des missions : celle qui assurerait la victoire de mon futur royaume. Mes souvenirs s'arrêtent là. (...) Qu'avions-nous fait cette fameuse nuit ? Qu'était-il advenu de mon père ? Pourquoi m'avait-on maudite ? Ces questions sont restées sans réponse jusqu'à ce que j'entende ce conte. À présent, je me souviens. J'ai trompé ma mère et, en volant son plat, en lui arrachant le secret de son utilisation, j'ai définitivement brisé le lien qui nous unissait, la dernière chose qui faisait de moi sa fille, et peut-être bien la dernière chose qui faisait de moi un être humain… (...)
- J'ai mérité sa colère... mais je ne m'avoue pas vaincue. Tu te souviens des dernières paroles de la voyante ? Et l'éclat d'une reine renaîtra grâce au nom d'une étoile. Je dois retourner à l'endroit où nous avons caché le plat avec mon père et m'en servir une fois la Lune levée pour récupérer mon troisième tatouage, j'en suis certaine. Mais, pour ça, j'ai besoin de toi, Sirem. Ensuite, je pourrai enfin remplir ma part du marché. Je t'ai menti sur beaucoup de choses, mais jamais sur ce point : une fois la malédiction levée, le trône me reviendra de plein droit et je libérerai Ziri ; je le jure sur ma vie, et devant tous les Astres du ciel. Alors, acceptes-tu de m'accompagner une dernière fois ? pg 356-357
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Video de Yasmine Djebel (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yasmine Djebel
Aujourd'hui, nous avons le plaisir de vous présenter la couverture de Sirem et l'oiseau maudit le premier roman de Yasmine Djebel : lauréate du concours de l'imaginaire de 2021 !
Vous pourrez retrouver ce titre unique et captivant dès le 11 janvier en librairie !
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