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ISBN : 2070774627
Éditeur : Gallimard (22/01/2009)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 240 notes)
Résumé :
Pas évident d'avoir soixante ans, des souvenirs, et beaucoup, beaucoup d'expérience... mais surtout beaucoup, beaucoup de soucis. Francis, le narrateur d'"Impardonnables", est un écrivain à succès meurtri par le destin. Quinze ans avant le début du roman, il a vu sa femme et l'une de ses deux filles mourir devant ses yeux, écrasées par un camion fou. A présent, il vit au Pays Basque et s'est remarié avec Judith, agent immobilier dans la région. Sa fille Alice est un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
carre
  12 mai 2012
Francis, la soixantaine vit au pays basque avec sa compagne Judith agent immobilier. Après avoir connu un certain succès comme écrivain sa carrière est en stand by. Il vit dans la douleur d'avoir perdu sa femme et l'une de ces filles dans un effroyable accident. Sa vie se résume à tenter de s'occuper de sa deuxième fille Alice jeune actrice en devenir et de ces deux petites filles. Mais, un jour Alice disparait.
J'ai le sentiment que pour Djian, l'intrigue est un prétexte pour brosser le portrait d'un homme à la fois attachant par certains côtés, mais aussi extrèmement puéril et irritant par d'autre. Alors bien sur, l'écriture de Djian est plutôt incisive, l'humour parfois méchant, la mélancolie présente mais je trouve que le roman perd toute sa force par sa forme narrative, comme si Djian nous permettait de rentrer dans son bureau , en nous disant regardez comment je sais bien écrire. Djian nous parle de filiation, de pardon mais s'emmêle les pinceaux en croisant ces histoires, d'autant plus que la fin est franchement déroutante. de plus, ces disgressions sur l'écriture et le statut de l'écrivain m'ont paru vaines et hors propos. Pas inintéressant mais pas n'ont plus le grand roman annoncé.
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Fleitour
  30 mai 2017
Encore une fois Philippe Djian nous sert dans Impardonnables une intrigue improbable, non identifiée, loin des schémas scrupuleusement préconçus d'un John Irving, on quitte le rivage, on largue les amarres on peut même oublier l'ancre, l'important est de naviguer et pour Djian d'écrire.
Chaque jour, Philippe Djian se met à la tache, délivrance du quotidien, oxygène et apnée se conjuguent pour trouver le bon souffle, avancer d'une phrase, ruminer la suivante, comme un jeu de cache-cache avec lui même, se perdre pour mieux trouver un nouveau filon et surtout ne pas reproduire le truc qui a fonctionné, et réinventer un langage. Il le dit et l'affirme écrire est épuisant c'est un travail sérieux, pour tenir la note trouver à chaque récit le ton juste et ne jamais tomber dans le facile ou le déjà vu pire le déjà écrit.
Les personnages dans ce récit sont un peu paumés, Alice la fille de Francis, le devient, paumée, mais où disparaît-elle, ailleurs, pour se révolter, pour exister et donner à réfléchir à son père.
Chaque membre de cette famille recomposée et rerecomposée, est acteur de leur drame commun puis victime, l'auteur impardonnable de ce qu'il impose aux autres. La mélancolie imprègne ces pages, au point de rendre le bonheur illusoire, Francis se réfugie dans l'écriture d'un nouveau roman, comme l'unique chemin possible. Francis s'accroche à l'écriture pour ne pas sombrer, pour ne pas prolonger indéfiniment le deuil de sa fille, meurtri douloureusement par la perte de sa femme.
A chacun de trouver son mythe de Sisyphe pour fonctionner en dérivation d'un quotidien trop lourd.
Mais chez Philippe Djian le témoin, c'est le langage, témoin de ses frasques comme de ses succès, et "Perdre un lecteur est pire que de recevoir cent coups de fouet. Perdre un lecteur est une terrible sanction."
 
Ce que l'on attend de Djian, c'est du style, de la fougue de l'énergie, surtout dans le désespoir, "Lorsque j'y réfléchissais, je devais admettre que l'on ne connaissait rien de la douleur d'autrui, qu'il n'y avait pas d'étalon, que l'on pouvait être surpris, stupéfait, abasourdi par les dégâts que l'on occasionnait chez les autres.." 
Un langage qui s'ouvre sur des clins d'oeil, ou de l'humour, "Je les retrouvai dans la cuisine.... Ils étaient penchés tous les trois au dessus de mon navarin comme s'il s'agissait d'un berceau - en dehors du fait que celui-ci fumait " .
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Corboland78
  28 mars 2012
Il fût un temps où j'attendais un nouveau roman de Philippe Djian avec autant d'impatience que le Beaujolais Nouveau ou le dernier disque des Stones, vous voyez à quel niveau je le plaçais dans la liste des évènements qui attisaient mon impatience. J'ai lu toute sa production mais j'avais abandonné au tome 2 sa série des Doggy Bag, dernières oeuvres connues de l'écrivain. Néanmoins à chaque fois qu'un nouveau bouquin paraît je me sens irrémédiablement attiré et cette fois encore j'ai cédé à la tentation.
Francis, écrivain, a perdu sa femme et l'une de ses deux filles, tuées sous yeux dans un accident d'automobile. Depuis il s'est remarié mais sa vie va se compliquer quand sa seconde fille va disparaître. Est-elle morte ou enlevée ? Sa femme s'éloigne de lui, accaparée par son métier d'agent immobilier, d'ailleurs peut-être a-t-elle un amant ? Pour la première interrogation il engage une détective, une ex du temps de son adolescence et pour la seconde, il demande au fils de la détective, adolescent à problèmes à peine sorti de prison de la filer. Comme toujours dans les romans de Djian, les hommes et les femmes ont toujours du mal à cohabiter et le sexe semble leur seul point d'accord, les ennuis des uns retombent toujours en cascade sur les autres et principalement sur le héros de l'histoire, qu'on imagine toujours être le double de l'auteur.
Le style est épuré, sans gras, les phrases assez courtes. Il y a toujours une ou deux références musicales rock pointues ce qui n'étonne personne car on sait l'écrivain amateur du genre, d'ailleurs il a écrit des textes pour Stéphane Eicher à une époque. Un bon roman à mon avis, mais avec Djian je ne sais pas être objectif, il faut bien l'avouer.
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claudine42
  02 janvier 2015
Djian est difficile à résumer vu qu'il balance des faits qui seront exposés plus tard, comme si nous étions directement dans la tête de son personnage. On apprend les choses de façon anachronique. Prenons exemple de Francis, le héros de ce nouveau roman. Dès les premières pages, Francis évoque un accident. Celui-ci sera décrit plus tard, d'autres détails s'ajouteront au fur et à mesure des pages. C'est ce que j'appellerais un processus pervers pour me forcer à continuer à lire alors qu'il est tard et que je dois dormir, quand même.  Mais je vous gratifie quand même d'un succinct résumé : Francis, un écrivain vivant au Pays Basque, vit dans sa maison avec Judith, sa deuxième épouse. Il doit recevoir la visite de sa fille, Alice, du compagnon et des jumelles de celle-ci mais Alice n'est pas dans l'avion. Elle a disparu. Les recherches sont lancées mais ce roman n'est pas un polar, il s'intéresse beaucoup plus aux turpitudes de Francis qui navigue entre passé et présent, assemblant pour nous les pièces du puzzle.
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sylvie
  06 avril 2009
mpardonnables, tous, pas un des personnages n'est là pour rattraper l'autre.
Une panoplie complète d'anti-héros tous plus englués les uns que les autres dans leur souffrance :
La fille, qui fait croire qu'elle a disparue entre autres tourments qu'elle fait endurer à son père.
Le gendre, complice du mensonge ordurier, qui a brisé deux phalanges à son bébé alors qu'il était défoncé.
L'ancienne amie du narrateur qui refuse de filer sa femme.
Cette femme, soupçonnée d'adultère, qui couche avec le délinquant qui lui a été envoyé en filature.
Enfin, le narrateur, Francis, ancien écrivain à succès, terrassé par la perte de sa première épouse et d'une de ses filles, qui écrit par delà le gouffre : " Perdre un lecteur est pire que de recevoir cent coups de fouet. Perdre un lecteur est une terrible sanction. »
Il a aussi trompé sa femme avant de la perdre pour toujours, et il n'a pas eu le temps de s'en expliquer, de se faire pardonner...
Il devient impardonnable pour l'éternité...
Sa fille justifie le fait qu'elle ne l'appelle qu"espèce de salaud"en brandissant le journal de la défunte, et les passages ayant trait à la faute irréparable.
N'est-il pas impardonnable, cet écrivain en souffrance, quand il oublie sa fille qui se tue de drogues et de froid ? Quand il ne trouve qu'à lui confier ses pannes d'écrivain pour renouer le dialogue avec elle?
Le roman tourne autour du pardon et de la rancune.
De la culpabilité des uns et des autres face aux évènements douloureux qui jalonnent leurs vies.
Une pirouette semble proposée : tous impardonnables ! et hop, le tour est joué !
Tous des victimes qui se croisent et se font mal sans forcément s'en rendre compte...
Je dois dire que j'ai lu il y a très longtemps, je ne sais plus quand... "Bleu comme l'enfer" et "37°2 le matin".
Ces livres ne sont pas devenus pour moi des livres totem, comme certaines oeuvres de cet auteur le sont devenues pour bon nombre de lecteurs.
Les livres de Djian m'ont toujours été conseillés par des gens que j'aime bien. C'est déjà un bon point.
J'ai lu ces livres avec un certain plaisir. Celui là fait partie du lot.
Mais je me suis quand même accrochée pour aller jusqu'au bout : à quelle ficelle ?
-à ce que l'auteur dit de la place de l'écriture dans la vie d'un écrivain, (un entretien très bien fait publié sur médiapart en parle dans le détail )
-et aux réflexions sur le pardon dans les relations familiales et amoureuses.
Il me vient à l'esprit, en pensant à ce livre et à son narrateur, l'image des duellistes de Bilal dans "Animal'z" (j'ai lu ces livres au même moment).
Ce sont deux êtres opposés, des inverses en miroir qui se tiennent à bonne distance l'un de l'autre quand ils ne se tirent pas dessus : "Celui qui me suit est un nihiliste duelliste, comme moi. Notre art de survivre, au bout des trois premiers duels, aura consisté à ce que nos balles se neutralisent mutuellement au milieu de leur trajet... Tout ça, bien évidemment, va au-delà de la précision..."
J'ai l'impression que l'auteur Philippe Djian et le Francis écrivain de son roman sont un peu dans ce rapport, l'un et l'autre.
Une manière élégante et esthète de donner une forme au désespoir. La vie est toujours là, mais il faudrait toujours essayer de tenir la bonne distance au risque d'en finir une bonne fois pour toute...L'écriture serait un moyen...
Philippe Djian parle dans ses interview "de tenir la note", "le diapason"... C'est donc sans doute d'autre chose qu'il s'agit...
Comme je le disais, j'ai quand même un peu de mal à suivre avec cet auteur là...
des vidéos et des liens sur le blog
Lien : http://sylvie-lectures.blogs..
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
art-bsurdeart-bsurde   18 juillet 2013
Chaque fois que j'écoutais Banshee Beat d'Animal Collective, je prenais conscience que l'homme n'était pas simplement destiné à répandre la souffrance et la laideur sur le monde. Il pleuvait, il tombait des cordes, mais cette musique frôlait le miracle. Il y avait un moment ou forcément l'on posait son verre et ou l'on commençait à danser - en remerciant Dieu de ne connaitre ni guerres ni famines, etc; - , à se déhancher, à laisser poindre un sourire de satisfaction.
Il devenait de plus en plus difficile de préserver de tels moments. Dans l'ensemble, selon moi, la vie était plutôt une affaire douloureuse. Je n'avais pas dansé tous les jours, si j'avais bonne mémoire. Aussi, puisqu'il en était ainsi, me laissai-je un moment porter par la musique - remuant comme une espèce de ver dans une prise électrique - tandis que la pluie ruisselait sur les baies. Il faisait déjà sombre. Comment ferions-nous, me disais-je, s'il n'y avait pas la musique ?
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RoggyRoggy   10 mars 2013
Lorsque j'y réfléchissais, je devais admettre que l'on ne connaissait rien de la douleur d'autrui, qu'il n'y avait pas d'étalon, que l'on pouvait être surpris, stupéfait, abasourdi par les dégâts que l'on occasionnait chez les autres...
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ClarissaDallowayClarissaDalloway   16 avril 2010
Combien d’écrivains étaient retournés à leur roman plutôt que se lancer à la poursuite de leur femme ? Les meilleurs sans aucun doute. Les extralucides. Les grands maîtres.
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manoesmanoes   14 novembre 2010
Lorsque l'on prend conscience que toute cette vie n'est qu'une farce, etc. L'accepter sans broncher n'est pas donné à tout le monde. Que voulez-vous, ce sont les plus lucides qui trinquent...
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patatarte2001patatarte2001   27 décembre 2016
Il tomba à genoux devant Judith comme un misérable aux pieds de la Sainte Mère. J'augurais de forts pénibles instants à venir si l'on s'engageait dans cette voie - il allait devoir apprendre que se jeter aux pieds d'une femme ne garantissait de rien. C'était une de ces terribles leçons de la vie, selon les mœurs occidentales.
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26.04.18 - INTEGRALE - S. Tesson, P. Djian, É. Faye, N. Van Moerkerkenland et C. Gras.
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