AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782070385799
445 pages
Gallimard (22/01/1993)
3.79/5   242 notes
Résumé :
Un prof de musique, Henri-John, père de deux grandes filles, est plaqué par sa femme, Edith, écrivain à succès.

Pour lutter contre la solitude, le stress qui monte, il part pour les Etats-Unis. Il loge chez son beau-frère, Oli, dans une vaste maison à véranda au bord de l'océan. Ce séjour face au ciel et à la mer sera l'occasion d'un monumental bilan.

Djian ne cesse de revenir sur son passé dans une France de Meudon inventée par Céline,... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
3,79

sur 242 notes
5
3 avis
4
4 avis
3
3 avis
2
1 avis
1
0 avis

zabeth55
  26 décembre 2018
Henri-John est désemparé. Sa femme l'a quitté. Il part aux Etats-Unis pour faire le point.
Nombreux flash-back qui nous ramènent à une famille d'artistes atypique.
C'est très complet, de la jeunesse à l'âge adulte, même si ce n'est pas toujours très clair dans le temps.
Les personnages sont aboutis, le style direct et sympathique.
Mais, si j'ai trouvé ce roman relativement intéressant, qu'il m'a semblé long à lire !
Commenter  J’apprécie          180
Hardiviller
  09 mai 2021
Phillipe Djian avait 40 ans quand il a débuté l'écriture de " Lent dehors " paru deux ans plus tard . Depuis " 50 contre un " ( recueil de nouvelles ) paru 10 ans plus tôt , l'écriture de l'auteur s'est affirmée , mais l'on reconnait toujours sa patte .
L'histoire tourne autour des relations hommes femmes de l'adolescence à un âge plus avancé . Henri-John le personnage central du livre nous fait part de sa quête amoureuse . Une certaine immaturité affective le gène dans sa compréhension des motivations et de la psychologie féminine , mais qui est expert en ce domaine ? Certains personnages féminins semblent mieux s'en sortir dans leurs rapport aux hommes .....
le récit n'est pas temporellement linéaire mais cela n'est pas gênant , il nous suffit de 4 ou 5 lignes pour nous mettre à l'heure .
Commenter  J’apprécie          150
venividiosculavi
  23 février 2017
Djian c'est avant tout une écriture originale, pas vraiment académique. Il peut marier dans la même phrase les malgré que et les imparfaits du subjonctif, les bite,cul et les vers de poètes anglo-saxons. Ce style lui a attiré les railleries des critiques littéraires orthodoxes. Certains l'ont qualifié d'auteur rock'n roll. Je ne sais pas trop ce que ça signifie, mais Djian me parait beaucoup plus proche d'un Renaud que des Rolling Stones. D'autres d'auteur réaliste, dans la lignée des écrivains du 19eme. Il est pourtant tout sauf réaliste, lui le roi de l'ellipse, l'éternel adolescent, plein de doutes et de dérision. Sans crier pour autant au génie, c'est cette fragilité et la manière qu'il a de la retranscrire dans ses oeuvres qui le rendent si intéressant à mes yeux.
Deux mots tout de même sur ce livre et l'histoire elle-même : un gars est largué par sa femme après une incartade d'un soir, et s'exile pour se reconstruire. Ce sera l'occasion pour lui de faire un bilan de sa vie, et pour nous lecteurs de partager les moments significatifs de son enfance jusqu'au passage à l'âge adulte. le charme opère : dérision, humour, anticonformisme, distance par rapport aux événements, tout Djian est là, et c'est pour moi l'un de ses meilleurs romans.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Hanton
  21 janvier 2014
C'est le livre que je conseillerai à tout lecteur qui veut connaître l'univers de Djian et qui ne le connait pas. J'ai vraiment adoré l'histoire, l'écriture crue et directe, l'atmosphère et les personnages à la fois terriblement singuliers et complexes. Je suis une fan de Djian et même si je n'apprécie pas chacun de ses livres, son univers, son écriture continuent de m'attirer en espérant retrouver à chaque fois ce qui a fait que je l'ai aimé à la lecture de Lent dehors.
Commenter  J’apprécie          80
brigittelascombe
  19 mai 2011
Philippe Djian, maitre incontesté du roman psychologique, marionnettiste tirant ses ficelles avec brio campe ce coup ci son décor entre France et Etats Unis pour une balade au fil des souvenirs d'un prof de musique plaqué par sa femme (trompée) écrivain à succés.Flash back incessants entre présent et traumatismes du passé où la mort tout en creusant son fossé a uni pour le meilleur et pour le pire un couple fusionnel aux vases communicants laissés en stand by par l'incommunicabilité.
Une écriture parfois crue pour booster les endormis.
Et une question interessante posée en fin de livre:qui écrit vraiment:la muse,le mentor ou l'auteur?
Commenter  J’apprécie          50

Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
brigittelascombebrigittelascombe   19 mai 2011
Bien sûr qu'ils vont compter tes adverbes, tes malgré que, et mesurer la taille de tes ellipses... c'est leur métier...Mais toi,tu n'es pas en train de te couper une robe de soirée, tu écris un livre...! Ne t'occuppe pas de ce qu'on écrit sur toi, que ce soit bon ou mauvais. Evite les endroits où l'on parle des livres. N'écoute personne. Si quelqu'un se penche sur ton épaule, bondis et frappe le au visage. Ne tiens pas de discours sur ton travail il n'y a rien à en dire. Ne te demande pas pourquoi tu écris mais pense que chacune de tes phrases pourrait être la dernière.Laisse le gratter à la porte, il va se fatiguer, ou veux tu que j'aille lui parler cinq minutes....?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
HardivillerHardiviller   30 avril 2021
Nous avons découvert que nous pouvions parler ensemble sans que nous nous cassions une jambe . Où allait le monde et convenir de la bonne santé de la folie humaine n'étaient pas des sujets trop embarrassants . Il allait de soi que les fanatiques de toutes confessions s'en donnaient à cœur joie et s'enivraient du sang qui les éclaboussait . Qu'ils s'en nourrissaient et s'en teignaient le visage . Que leurs cris retentissaient , se multipliaient et empuantissaient l'air chaque jour davantage . Que la misère des peuples était leur lit . Que leurs draps était la bêtise , la peur , l'ignorance , mais aussi la haine que s'inspirent volontiers des races différentes . Que leur glaive était la religion qu'ils trafiquaient à leur guise . Que leur force venait de politiciens incapables , lâches stupides , corrompus , cyniques , méprisants , qui conduisaient au désespoir . Que leur couplet était xénophobie , racisme , génocide , persécution à travers tous les continents . Qu'à leur concert se mêlaient de simples assassins , des truands , des voyous , des dealers , des fous furieux , des salauds , des industriels , des banquiers , des flics , des avocats , des juges , des trafiquants d'armes qui poussaient à la roue et se frottaient les mains .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          91
HardivillerHardiviller   05 mai 2021
Je ne voulais pas jouer les types mystérieux , pas plus que je ne cherchais à l'intriguer , mais chaque fois que je tournais la tète de son coté je la voyais presque clignant des yeux , dressée sur un coude et me considérant avec un sourire perplexe , ce qui me dérangeait un peu . J'y étais pourtant habitué . A un moment ou à un autre , j'avais surpris cette expression sur le visage des
femmes qui m'avaient serré d'assez près . Et quand chacune d'entre elles m'avait apporté quelque chose , m'avait sans doute appris tout ce que je savais , quand marche après marche elles m'avaient hissé à des paliers d'où l'on peut contempler le monde , je n'avais moi , pour ce que j'en observais , guère eu davantage qu'une stupide énigme à leur offrir . J'avais toujours fini par comprendre ce qu'une femme cherchait ou désirait , et peut-être aussi avais-je saisi leur nature profonde , mais je n'aurai pas pu en dire autant d'un homme . Elles avaient de quoi nous regarder avec des yeux ronds : la vérité était que nous étions le coté sombre de l'espèce humaine .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
HardivillerHardiviller   28 avril 2021
Lorsque le week-end est arrivé , je me suis installé dans le jardin et j'ai commencé à lire le début de son prochain roman ...... C'était toujours un grand plaisir pour moi de me plonger dans la littérature d'Edith ( sa compagne ) . Elle était un bon écrivain , courageux et sensible . Elle avait également du souffle . Son écriture était souple , évidente , fluide ...... Ses livres étaient vraiment bons . Je ne savais pas ce qui lui était arrivé . J'ai relu rapidement certains passages qui m'avaient consternés , en ai survolé d'autres détestables ou carrément ennuyeux . Il n'y avait aucune chair , aucune substance , ce n'était qu'une triste enfilade de mots .....C'était de la veine de ce qu'on publiait aujourd'hui , des livres qui se souciaient plus de leur apparence que de leur âme et qui semblaient inscrits à un concours de beauté -- de beaux nichons mais frigides . Pour moi Edith faisait partie de cette poignée d'écrivains qui me donnaient envie d'acheter un livre ..... Et que dieu préserve ces écrivains de vouloir être reconnus et de sacrifier leur talent à la norme .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
mandalay98mandalay98   06 avril 2019
 Je tournais en rond autour de moi, la plus banale de mes pensées finissant par dégénérer en poison, en cour sombre, en potion de vague à l'âme. Je n'y voyais plus clair du tout. J'avais l'impression d'être malade et de couver quelque chose. Je fouillais mon esprit pour essayer de comprendre ce qui n'allait pas mais ça ne servait à rien, il y avait toujours un moment où tout s'éteignait. L'idée me vint que c'était moi qui coupais la lumière. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40

Videos de Philippe Djian (55) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Djian
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/delphine-saada-celle-qui-criait-au-loup-53274.html Quel lien peut-il y avoir entre la médecine et l'écriture. Delphine Saada ne se pose pas la question même si elle reconnait que le lien à l'autre, la volonté d'interroger et le souhait d'apaiser les maux sont peut-être des points communs. Delphine Saada s'est toujours rêvée médecin, elle s'est aujourd'hui spécialisée en dermatologie. Mais grande lectrice depuis l'adolescence, elle a répondu à une envie d'écriture il y a quelques années, s'essayant à des textes courts, pour le plaisir. Pourtant, l'idée de ce qui allait devenir son premier roman était déjà là. Il faudra la participation à un atelier d'écriture animé par l'écrivain Philippe Djian pour que Delphine Saada franchisse le pas et s'autorise à proposer son texte à un éditeur. Voilà comment nait ce livre, « Celle qui criait au loup » publié chez Plon. Anabelle a tout pour être heureuse. Une profession qu'elle aime et exerce avec rigueur, elle est infirmière dans un hôpital parisien, un mari attentionné, Sebastian, deux beaux enfants, Arthur et Emma, un appartement confortable. Pourtant dans cette vie réglée comme du papier à musique, Anabelle cache des failles. Au fil de quelques semaines, tout semble vaciller, des souvenirs resurgissent. Et bientôt, sa fille de 6 ans devient comme une ennemie. Son coeur de mère se dessèche face à cet enfant qui semble toute l'opposée d'elle-même. Sur le thème du désamour maternel, Delphine Saada nous offre un premier roman saisissant, violent, qui se lit comme un thriller psychologique tout en abordant des thèmes sociétaux universels. L'écriture, très maitrisée et littéraire, est intense et glaçante. L'intrigue est parfaitement menée et le malaise s'installe sournoisement dans cette famille bien sous tous rapports. Mais au-delà du plaisir de lecture avec ce roman à rebondissements où le suspense est habilement construit, le roman aborde des sujets sur la famille, l'éducation, les souvenirs, auxquels chacun pourra coller sa propre expérience. Ce premier roman est une vraie réussite. « Celle qui criait au loup » de Delphine Saada est publié aux éditions Plon.
+ Lire la suite
autres livres classés : adultèreVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus






Quiz Voir plus

Philippe Djian - méli-mélo de titres

Avant d'attaquer ses titres, on commence par son année de naissance.

1939
1949
1959
1969

12 questions
90 lecteurs ont répondu
Thème : Philippe DjianCréer un quiz sur ce livre