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EAN : 9782072897993
176 pages
Éditeur : Gallimard (04/06/2020)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 89 notes)
Résumé :
Diana se remet progressivement de la mort de son mari Patrick survenue il y a tout juste un an. Marc, le frère de Patrick, vit chez elle pour veiller sur sa santé et sa sécurité. Mais la découverte fortuite par Marc de trois paquets de drogue échoués sur la plage vient soudain bousculer ce lent retour à la vie. Décidé à revendre la marchandise, Marc s’adresse au frère aîné de Diana, avec qui elle entretient de très mauvaises relations. Et les ennuis s’enchaînent aus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Zakuro
  01 juin 2019
Je suis toujours curieuse de découvrir un nouveau roman de Philippe Djian. Soit on aime, soit on n'aime pas les livres de cet auteur au style d'écriture si particulier. Moi, j'aime et j'adhère totalement à son univers qui me fait indéniablement penser à l'Amérique du peintre Edward hopper.
En lisant les inéquitables, j'avais sans cesse en tête Nightawks pour son atmosphère de lumière et d'ombre comme un soleil couchant sur l'océan et la fixité désenchantée de ses personnages qui semblent perdus au milieu du tableau. Un je ne sais quoi d'étrange et de profondément mélancolique.
J'aime les livres de Philippe Djian pour ses beaux portraits de femmes blessées, fragiles et fortes à la fois comme Marlène que j'avais adoré. Ici, c'est Diana qui a perdu son époux dans des circonstances mystérieuses dont la disparition brutale lui a fait commettre plusieurs tentatives de suicide. C'est le frère de son défunt mari, Marc qui veille sur elle comme un ange gardien jusqu'au jour où il trouve sur la plage deux paquets blancs qui annoncent le drame.
Rentre alors en scène une galerie de couples, des hommes et des femmes plus ou moins proches de Diana, plus ou moins aimés et violemment haïs mais inextricablement liés les uns aux autres.
C'est cette relation vénéneuse entre eux ou profondément solidaire qui porte le roman avec en figure de proue non seulement Diana mais aussi Marc, réservé et flegmatique, qui écrit sans arrêt des notes sur un carnet dont la teneur reste un mystère.
A mon tour, je suis entrée dans l'atmosphère trouble et opaque en compagnie pas vraiment rassurante de personnages à la dérive. Il n'y a pas d'indication de temps et de lieu, l'océan tout proche et les lumières de la ville font le décor d'un scénario terrible et glaçant, cyniquement dans l'air du temps lorsque l'auteur parle des drogues bio. J'ai avancé à petit pas dans ce drame psychologique et meurtrier à la tension constante accentuée par la densité du texte, très peu aéré, où les dialogues enchâssés m'a demandé un effort de concentration. Mais j'aime tout cela.
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ValerieLacaille
  22 mai 2019
C'est sûr, je redeviens, depuis trois années, une inconditionnelle de Djian. Je l'avais laissé tomber suite à « Doggy Bag » et depuis « Marlène », il a su me reconquérir. Il y a probablement un côté « bad person » chez moi qui se trouve happé par l'atmosphère glauque de cet auteur, dont les personnages ont toujours de près ou de loin une relation particulière avec l'alcool, la drogue et le sexe. C'est bien évidemment le cas ici, la phrase « Marc se sert un verre » doit bien être écrite trente fois !
Marc, donc, est le beau-frère de Diana, l'héroïne, si l'on peut dire, de ce roman. Celle-ci a perdu son mari, Patrick, lors d'une attaque terroriste sur la plage jouxtant leur propriété, l'année d'avant. Marc, de vingt ans son cadet, vit avec elle depuis ses tentatives de suicide. Il est là pour veiller sur elle.
Un jour, alors qu'il se balade sur la plage, il découvre trois paquets d'héroïne rejetés mystérieusement par l'océan. Ayant des liens avec le frère de Diana, qui connaît des acheteurs potentiels, ces deux-là vont tenter de s'enrichir en revendant la marchandise. C'est alors parti pour une série d'ennuis…
Un roman trépidant qui se lit d'une traite. J'ai toutefois regretté que certains passages ne soient pas davantage approfondis : comme j'aurais aimé être à côté des protagonistes, derrière le miroir sans tain de la Police, pour voir les jeunes voyous arrêtés dans le cadre du trafic de drogue ! Mais Djian a préféré laisser le lecteur imaginer cette scène…
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saphoo
  16 octobre 2019
Un bail que je n'avais pas lu un Djian, une fidèle à ses débuts, je me suis lassée avec le temps, comme un goût de réchauffé à chaque nouveauté, mais ça fait plaisir de le retrouver malgré tout, car seul Djian nous concocte un roman aux atmosphères particulières, on se demande bien comment tout ça va se terminer. Toujours surprenant, et à la fois inévitable.
J'ai bien apprécié cette histoire une fois encore, il nous surprend, mais ça ne restera pas dans ma mémoire de lectrice autant 37,2 le matin m'avait marquée autant ce dernier sera vite oublié.
Ma fois je lirai bien les précédents tout ce que j'ai loupé depuis tant d'années, ça fait du pain sur la planche.
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traversay
  05 mai 2019
En comptant les 6 tomes de la série Doggy Bag, Philippe Djian en est aujourd'hui à 30 romans publiés, alors qu'il s'apprête à fêter son soixante-dixième anniversaire, en juin prochain. Ceci pour dire que l'auteur d'Impardonnables n'a plus rien à prouver et que ceux qui l'apprécient continueront de l'aimer avec Les inéquitables tandis que les autres peuvent s'abstenir de (re)tenter l'expérience avec cet écrivain à l'univers et au style bien définis, mais certainement pas destiné à plaire à tout le monde. Les personnages de Les inéquitables sont très imparfaits, traînant des failles psychologiques, et même physiques, irréparables. C'est à peu près une constante chez Djian qui, comme à l'accoutumée, ne distille les informations qu'avec parcimonie et tant pis si le lecteur doit faire fonctionner son imagination pour combler quelques trous. L'essentiel est ailleurs, dans la création d'une ambiance menaçante, au bord de l'océan et parfois dans la tempête. Les sentiments affleurent et la violence arrive sans prévenir, abruptement, au détour d'une phrase. La manière Djian, ce sont des tournures de phrase étonnantes, une ponctuation épurée mais aussi une succession chronique d'événements dramatiques qui font basculer les vies dans une sorte de farandole tragique. Voire burlesque dans l'absurde car il y a toujours dans les romans noirs de Djian ce regard narquois sur la comédie humaine avec, en particulier, les satanés liens du sang, dans toutes les acceptions de l'expression. On a beau connaître par coeur tous les ingrédients habituels de ses romans, on est sans cesse estourbi dans Les inéquitables par les coups de théâtre et le funambulisme narratif de Djian. Ses romans se ressemblent beaucoup mais parviennent le plus souvent à renouveler l'intérêt et à captiver. C'est le cas de ces Inéquitables, le millésime 2019, fort gouleyant, ma foi.
Lien : https://cin-phile-m-----tait..
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alexb27
  24 avril 2019
Philippe Djian reste fidèle à ce qu'il sait faire : une écriture sans fioritures, des personnages ambigus (une femme fatale, un cogneur crédule et quelques crapules) et une ambiance nébuleuse pour un polar court et efficace. Ce n'est pas son meilleur roman mais on se laisse prendre aux méandres du récit et on s'attache à ses personnages imparfaits. Un texte plaisant.
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critiques presse (2)
LeJournaldeQuebec   10 juin 2019
En peu de mots, l’auteur de 37°2 le matin nous entraîne dans un univers assez noir pour nous tenir accrochés au bout de notre siège jusqu’à la fin, meurtres, alcool, mensonges et tromperies ne tardant pas à être aussi au rendez-vous.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaLibreBelgique   02 mai 2019
Philippe Djian explique le titre de son nouveau roman, Les Inéquitables, en invoquant le credo actuel qui promeut le commerce équitable. Or, dit-il, on parle aussi de commerce entre les hommes, ne dit-on pas qu’une femme peut être d’un commerce agréable ?
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Corboland78Corboland78   22 avril 2019
Elle ne disait plus à Marc qu’elle pouvait se passer de baby-sitter car c’était en pure perte. Il n’avait plus confiance. De la fenêtre de sa chambre il la suivait à la jumelle quand elle marchait pieds nus sur le sable mouillé, encore dur, et dès qu’elle faisait le moindre faux pas, trébuchait, il se raidissait sur son siège, elle le savait, comme elle savait, sans la moindre erreur possible, quand son regard était posé sur elle, fût-ce dans son dos. Il devait penser qu’elle était folle, naturellement, bonne à enfermer. Elle se mettait à sa place, plus ou moins. En tout cas, il ne voulait plus la croire ni lui faire confiance. (…) Si je voulais recommencer, tu ne pourrais pas m’en empêcher. Personne le pourrait.
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RollMeFurtherRollMeFurther   18 avril 2019
Autour d'eux, le parking se remplissait et l'on pouvait se rendre compte, à ce moment-là, que la plupart des gens ne savaient pas conduire. Et ces mêmes gens votaient -- et ensuite on s'étonnait.
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MatatouneMatatoune   22 avril 2019
Ça devrait, oui, mais ce n'est pas toujours aussi simple . Et puis, chacun s'arrange avec la moralité, chacun voit midi à sa porte.
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MatatouneMatatoune   23 avril 2019
Les femmes avaient quand-même le don, elles avaient l'instinct, pas besoin de les briefer pendant des heures, songeait-il, elles savent reconnaître un homme blessé.
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lagierlagier   13 août 2019
Elle avait trente ans de moins que Joël, lequel attribuait à cet écart la principale raison de leurs problèmes conjugaux. Le fossé était devenu si béant, si large, disait-il, il faudrait bientôt un porte-voix pour se parler d'une rive à l'autre.
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Videos de Philippe Djian (54) Voir plusAjouter une vidéo
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Découvrez le deuxième épisode du tout nouveau podcast des éditions du Masque : Conversation dans le noir. Chaque jeudi, nous vous proposons une conversation téléphonique entre éditrice et auteure, à écouter sur l'ensemble de nos réseaux sociaux. Dans cet épisode, Nathalie Sauvagnac se livre dans une conversation très touchante autour de la norme, des marges, mais aussi de son roman Les Yeux fumés et de la littérature en temps de confinement. Nous vous souhaitons une bonne écoute !
Extrait lu : https://www.editions-jclattes.fr/sites/default/files/webmaster/lyf.pdf Oeuvres citées : Colette Philippe Djian Virginie Despentes Claire Castillon Charles Bukowski Salinger Boris Vian Kate Tempest
CRÉDITS : Conversation dans le noir est un podcast des éditions du Masque. Réalisation : Paul Sanfourche. Générique : Longing - Joachim Karud.
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