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EAN : 9782070143221
176 pages
Éditeur : Gallimard (18/04/2019)
3.24/5   116 notes
Résumé :
Diana se remet progressivement de la mort de son mari Patrick survenue il y a tout juste un an. Marc, le frère de Patrick, vit chez elle pour veiller sur sa santé et sa sécurité. Mais la découverte fortuite par Marc de trois paquets de drogue échoués sur la plage vient soudain bousculer ce lent retour à la vie. Décidé à revendre la marchandise, Marc s’adresse au frère aîné de Diana, avec qui elle entretient de très mauvaises relations. Et les ennuis s’enchaînent aus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
3,24

sur 116 notes

BillDOE
  30 septembre 2020
Bord de l'océan, petite ville côtière usée par les embruns et les tempêtes. L'hiver s'annonce par une bruine glacée et un ciel maussade.
Diana ne s'est jamais remise de la mort de Patrick son époux. Marc, son beau-frère, veille sur elle et à ce qu'elle ne tente pas de se suicider une fois encore. Il boit beaucoup et est addict au jeu.
Un matin que d'ordinaire il aurait passé à cuver, il sort sur la plage. Trois paquets de drogues sont échoués…
Ils auraient pu être le point de départ du drame qui allait les déchirer, eux, cette petite société d'amis d'enfance, mais ils portaient tous en eux, déjà, la tragédie qui allait se jouer, avant même le premier jour où ils se rencontrèrent.
« Les inéquitables » de Philippe Djian est un roman fort sur cette nature humaine, génétique, qui fait que l'on échappe pas à son destin. La seule équité entre les hommes est celle que l'on trouve dans le malheur ou devant la mort.
Editions Gallimard, Folio, 173 pages.
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Annette55
  07 novembre 2020
«  Ils se passèrent le joint en discutant à propos de la trahison, de l'amitié , de la vengeance et du désir » .
Extrait de ce court roman lu d'une traite où l'amour et l'amitié côtoient la trahison et la violence.
Un ouvrage —- sorte de huit- clos familial explosif——- où l'auteur , selon son habitude cultive les ellipses à la perfection,( toujours savamment placées,) .
Il utilise une économie de moyens , nimbe ses personnages de mystère, d'ombre , de flou malgré la fraîcheur de l'océan tout proche, à l'aide de phrases courtes , sans chapitres, style brut , sans fioritures , écriture en flot continu, langue froide .
Il tire sur fil jusqu'à la fin: on aime ou on déteste , j'ai lu plusieurs de ses livres.
Meurtres , alcool, tromperies , eaux troubles, mensonges ,non - dits sont mis en scène : une galerie de couples , hommes et femmes plus ou moins proches de Diana , l'héroïne principale , abîmée ,après la mort de son mari il y a un an, les jambes pleines de cicatrices, qui vit avec Marc , son beau - frère réservé et flegmatique qui la protège, veille sur sa santé et sa sécurité , Joël , frère de Diana, Serge , son amant , fils du maire proche de la police, Charlotte son épouse, à la main arrachée , Brigitte qui se fera assassiner, tous ces personnages liés inextricablement .
Sans indication de temps ni de lieu , sauf la proximité de l'océan , le lecteur avance au sein d'un décor glaçant , une atmosphère glauque , en compagnie de femmes blessées au physique comme au moral :
Trafic de drogue , désirs exacerbés , drame, failles psychologiques ,,ambiance menaçante , délétère , relations vénéneuses , la violence arrive sans prévenir , sans que le lecteur l'aie vue venir..
Les couples mentent, se trahissent , l'amour flirte avec le meurtre , un vaste dérèglement , Il y a du burlesque, voire de l'absurde chez cet auteur qui pose un regard comme détaché sur la comédie humaine .
Le lecteur ne peut qu'imaginer les jeunes voyous arrêtés dans le cadre d'un trafic de drogue mais l'auteur nous laisse , à son habitude , imaginer cette scène .
Un roman fort , trépidant , noir qui laisse des ombres planer ....
DU DJIAN ! Quoi .
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Zakuro
  01 juin 2019
Je suis toujours curieuse de découvrir un nouveau roman de Philippe Djian. Soit on aime, soit on n'aime pas les livres de cet auteur au style d'écriture si particulier. Moi, j'aime et j'adhère totalement à son univers qui me fait indéniablement penser à l'Amérique du peintre Edward hopper.
En lisant les inéquitables, j'avais sans cesse en tête Nightawks pour son atmosphère de lumière et d'ombre comme un soleil couchant sur l'océan et la fixité désenchantée de ses personnages qui semblent perdus au milieu du tableau. Un je ne sais quoi d'étrange et de profondément mélancolique.
J'aime les livres de Philippe Djian pour ses beaux portraits de femmes blessées, fragiles et fortes à la fois comme Marlène que j'avais adoré. Ici, c'est Diana qui a perdu son époux dans des circonstances mystérieuses dont la disparition brutale lui a fait commettre plusieurs tentatives de suicide. C'est le frère de son défunt mari, Marc qui veille sur elle comme un ange gardien jusqu'au jour où il trouve sur la plage deux paquets blancs qui annoncent le drame.
Rentre alors en scène une galerie de couples, des hommes et des femmes plus ou moins proches de Diana, plus ou moins aimés et violemment haïs mais inextricablement liés les uns aux autres.
C'est cette relation vénéneuse entre eux ou profondément solidaire qui porte le roman avec en figure de proue non seulement Diana mais aussi Marc, réservé et flegmatique, qui écrit sans arrêt des notes sur un carnet dont la teneur reste un mystère.
A mon tour, je suis entrée dans l'atmosphère trouble et opaque en compagnie pas vraiment rassurante de personnages à la dérive. Il n'y a pas d'indication de temps et de lieu, l'océan tout proche et les lumières de la ville font le décor d'un scénario terrible et glaçant, cyniquement dans l'air du temps lorsque l'auteur parle des drogues bio. J'ai avancé à petit pas dans ce drame psychologique et meurtrier à la tension constante accentuée par la densité du texte, très peu aéré, où les dialogues enchâssés m'a demandé un effort de concentration. Mais j'aime tout cela.
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LabiblideVal
  22 mai 2019
C'est sûr, je redeviens, depuis trois années, une inconditionnelle de Djian. Je l'avais laissé tomber suite à « Doggy Bag » et depuis « Marlène », il a su me reconquérir. Il y a probablement un côté « bad person » chez moi qui se trouve happé par l'atmosphère glauque de cet auteur, dont les personnages ont toujours de près ou de loin une relation particulière avec l'alcool, la drogue et le sexe. C'est bien évidemment le cas ici, la phrase « Marc se sert un verre » doit bien être écrite trente fois !
Marc, donc, est le beau-frère de Diana, l'héroïne, si l'on peut dire, de ce roman. Celle-ci a perdu son mari, Patrick, lors d'une attaque terroriste sur la plage jouxtant leur propriété, l'année d'avant. Marc, de vingt ans son cadet, vit avec elle depuis ses tentatives de suicide. Il est là pour veiller sur elle.
Un jour, alors qu'il se balade sur la plage, il découvre trois paquets d'héroïne rejetés mystérieusement par l'océan. Ayant des liens avec le frère de Diana, qui connaît des acheteurs potentiels, ces deux-là vont tenter de s'enrichir en revendant la marchandise. C'est alors parti pour une série d'ennuis…
Un roman trépidant qui se lit d'une traite. J'ai toutefois regretté que certains passages ne soient pas davantage approfondis : comme j'aurais aimé être à côté des protagonistes, derrière le miroir sans tain de la Police, pour voir les jeunes voyous arrêtés dans le cadre du trafic de drogue ! Mais Djian a préféré laisser le lecteur imaginer cette scène…
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saphoo
  16 octobre 2019
Un bail que je n'avais pas lu un Djian, une fidèle à ses débuts, je me suis lassée avec le temps, comme un goût de réchauffé à chaque nouveauté, mais ça fait plaisir de le retrouver malgré tout, car seul Djian nous concocte un roman aux atmosphères particulières, on se demande bien comment tout ça va se terminer. Toujours surprenant, et à la fois inévitable.
J'ai bien apprécié cette histoire une fois encore, il nous surprend, mais ça ne restera pas dans ma mémoire de lectrice autant 37,2 le matin m'avait marquée autant ce dernier sera vite oublié.
Ma fois je lirai bien les précédents tout ce que j'ai loupé depuis tant d'années, ça fait du pain sur la planche.
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critiques presse (2)
LeJournaldeQuebec   10 juin 2019
En peu de mots, l’auteur de 37°2 le matin nous entraîne dans un univers assez noir pour nous tenir accrochés au bout de notre siège jusqu’à la fin, meurtres, alcool, mensonges et tromperies ne tardant pas à être aussi au rendez-vous.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaLibreBelgique   02 mai 2019
Philippe Djian explique le titre de son nouveau roman, Les Inéquitables, en invoquant le credo actuel qui promeut le commerce équitable. Or, dit-il, on parle aussi de commerce entre les hommes, ne dit-on pas qu’une femme peut être d’un commerce agréable ?
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   07 novembre 2020
«  L’air sentait bon. Le sable était encore humide. Il prit ses chaussures à la main et marcha le long de la côte. Il faisait frais, le soleil ne chauffait pas vraiment , il brillait dans la rosée des joncs qui poussaient pr touffes, prenait des goélands dans ses rayons sur un fond de ciel chargé , mais lointain, immobile, parcouru d’éclairs silencieux. »
Commenter  J’apprécie          112
Annette55Annette55   07 novembre 2020
«  Ils s’étaient dits des choses terribles, des choses blessantes , comme s’ils avaient été aspirés dans un tourbillon de noirceurs , un mot en entraînant un autre » .
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Corboland78Corboland78   22 avril 2019
Elle ne disait plus à Marc qu’elle pouvait se passer de baby-sitter car c’était en pure perte. Il n’avait plus confiance. De la fenêtre de sa chambre il la suivait à la jumelle quand elle marchait pieds nus sur le sable mouillé, encore dur, et dès qu’elle faisait le moindre faux pas, trébuchait, il se raidissait sur son siège, elle le savait, comme elle savait, sans la moindre erreur possible, quand son regard était posé sur elle, fût-ce dans son dos. Il devait penser qu’elle était folle, naturellement, bonne à enfermer. Elle se mettait à sa place, plus ou moins. En tout cas, il ne voulait plus la croire ni lui faire confiance. (…) Si je voulais recommencer, tu ne pourrais pas m’en empêcher. Personne le pourrait.
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RollMeFurtherRollMeFurther   18 avril 2019
Autour d'eux, le parking se remplissait et l'on pouvait se rendre compte, à ce moment-là, que la plupart des gens ne savaient pas conduire. Et ces mêmes gens votaient -- et ensuite on s'étonnait.
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Annette55Annette55   07 novembre 2020
«  Quelques bateaux commençaient à sortir, des mouettes s’envolaient des toits avec cette grâce absolue , sidérante, les dernières feuilles d’automne frissonnaient dans la lumière , leur ombre s’évaporait et Marc resta un instant sans voix , ne pouvant s’empêcher de penser au truc que Jack Nicholson avait sur le nez dans «  CHINATOWN » ...
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Découvrez le deuxième épisode du tout nouveau podcast des éditions du Masque : Conversation dans le noir. Chaque jeudi, nous vous proposons une conversation téléphonique entre éditrice et auteure, à écouter sur l'ensemble de nos réseaux sociaux. Dans cet épisode, Nathalie Sauvagnac se livre dans une conversation très touchante autour de la norme, des marges, mais aussi de son roman Les Yeux fumés et de la littérature en temps de confinement. Nous vous souhaitons une bonne écoute !
Extrait lu : https://www.editions-jclattes.fr/sites/default/files/webmaster/lyf.pdf Oeuvres citées : Colette Philippe Djian Virginie Despentes Claire Castillon Charles Bukowski Salinger Boris Vian Kate Tempest
CRÉDITS : Conversation dans le noir est un podcast des éditions du Masque. Réalisation : Paul Sanfourche. Générique : Longing - Joachim Karud.
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