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ISBN : 2070143228
Éditeur : Gallimard (18/04/2019)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Diana se remet progressivement de la mort de son mari Patrick survenue il y a tout juste un an. Marc, le frère de Patrick, vit chez elle pour veiller sur sa santé et sa sécurité. Mais la découverte fortuite par Marc de trois paquets de drogue échoués sur la plage vient soudain bousculer ce lent retour à la vie. Décidé à revendre la marchandise, Marc s’adresse au frère aîné de Diana, avec qui elle entretient de très mauvaises relations. Et les ennuis s’enchaînent aus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
traversay
  05 mai 2019
En comptant les 6 tomes de la série Doggy Bag, Philippe Djian en est aujourd'hui à 30 romans publiés, alors qu'il s'apprête à fêter son soixante-dixième anniversaire, en juin prochain. Ceci pour dire que l'auteur d'Impardonnables n'a plus rien à prouver et que ceux qui l'apprécient continueront de l'aimer avec Les inéquitables tandis que les autres peuvent s'abstenir de (re)tenter l'expérience avec cet écrivain à l'univers et au style bien définis, mais certainement pas destiné à plaire à tout le monde. Les personnages de Les inéquitables sont très imparfaits, traînant des failles psychologiques, et même physiques, irréparables. C'est à peu près une constante chez Djian qui, comme à l'accoutumée, ne distille les informations qu'avec parcimonie et tant pis si le lecteur doit faire fonctionner son imagination pour combler quelques trous. L'essentiel est ailleurs, dans la création d'une ambiance menaçante, au bord de l'océan et parfois dans la tempête. Les sentiments affleurent et la violence arrive sans prévenir, abruptement, au détour d'une phrase. La manière Djian, ce sont des tournures de phrase étonnantes, une ponctuation épurée mais aussi une succession chronique d'événements dramatiques qui font basculer les vies dans une sorte de farandole tragique. Voire burlesque dans l'absurde car il y a toujours dans les romans noirs de Djian ce regard narquois sur la comédie humaine avec, en particulier, les satanés liens du sang, dans toutes les acceptions de l'expression. On a beau connaître par coeur tous les ingrédients habituels de ses romans, on est sans cesse estourbi dans Les inéquitables par les coups de théâtre et le funambulisme narratif de Djian. Ses romans se ressemblent beaucoup mais parviennent le plus souvent à renouveler l'intérêt et à captiver. C'est le cas de ces Inéquitables, le millésime 2019, fort gouleyant, ma foi.
Lien : https://cin-phile-m-----tait..
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alexb27
  24 avril 2019
Philippe Djian reste fidèle à ce qu'il sait faire : une écriture sans fioritures, des personnages ambigus (une femme fatale, un cogneur crédule et quelques crapules) et une ambiance nébuleuse pour un polar court et efficace. Ce n'est pas son meilleur roman mais on se laisse prendre aux méandres du récit et on s'attache à ses personnages imparfaits. Un texte plaisant.
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Agathethebook
  10 mai 2019
Je n'étais encore jamais tombée sur une héroïne dentiste, Philippe Djian l'a fait, et avec un champ lexical très à propos qui ravira mes confrères. Il faut dire que ce métier sert parfaitement l'histoire de son nouveau roman. Dans l'inconscient collectif, le dentiste c'est tension, torture et châtiments. le récit commence ainsi par une bouche en sang, et on se retrouve propulsé très vite à la dernière page. Au départ, le sujet et son traitement m'ont évoqué « L'Archipel du Chien » de Philippe Claudel, sauf qu'au lieu de trouver des corps, Marc —le personnage principal— ramasse des paquets de cocaïne échoués sur la plage. Il va évidemment en garder quelques-uns pour les revendre. Pourtant Marc est a priori un chic type, même s'il boit beaucoup et joue au poker en ligne. Trente ans et toujours puceau, il veille sur sa belle-soeur qui tente régulièrement de mettre fin à ses jours: Diana, la fameuse dentiste, est plus âgée que lui et terriblement sensuelle, même quand elle boite après s'être jetée sous une voiture. Elle ne se remet pas de la mort de Patrick, le frère de Marc. Et puis il y a Joël, le frère de Diana, avec qui Marc travaille. Oui on est au bord de la mer, plongés dans l'ambiance d'un huit-clos incestueux entre ces gens qui sont tous frères et soeurs ou amoureux les uns des autres.
J'ai adoré cet univers très corrosif et ses anti-héros inclassables. J'ai savouré les dialogues, tout en subtilité et ironie permanente.
C'est un roman noir qui flirte avec le burlesque, les personnages sont à la fois cruels et candides, ils sont imparfaits, ils sont « inéquitables » comme le commerce... Je vous le recommande, un excellent moment de littérature moderne plongé dans l'univers unique de l'auteur.
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Corboland78
  22 avril 2019
Philippe Djian est un romancier français né en 1949 à Paris. Longtemps présenté comme un héritier de la Beat Generation en France, il est notamment l'auteur en 1985 de 37°2 le matin qui lui apporta la popularité mais depuis, son style et son inspiration ont beaucoup évolué. Si chaque année Amélie Nothomb nous prépare à l'automne, Philippe Djianlui, arrive avec le printemps. Son nouveau roman, Les Inéquitables, vient de paraitre.
Une ville au bord de l'océan. Depuis l'assassinat de son mari il y a un an, Diana qui a été salement blessée, en gardant des séquelles, et son beau-frère Marc partagent la même grande maison. Marc s'est donné pour mission de veiller sur elle après plusieurs tentatives de suicide. La vie aurait pu reprendre tranquillement mais un matin sur la plage, Marc trouve plusieurs kilos de cocaïne échoués là. L'engrenage fatal se met en branle quand il propose à Joël, par ailleurs frère de Diana, de la revendre…
Si vous me lisez régulièrement, vous savez que je suis un fidèle de Philippe Djian depuis ses débuts. Cette chronique - comme toutes les autres consacrées aux romans de l'écrivain – ne sera donc pas vraiment objective et je ne ferai d'ailleurs aucun effort pour qu'elle le soit.
Après un long creux de vague, ces dernières années Philippe Djian s'améliore de livre en livre, en témoigne ce nouvel ouvrage très réussi. Un roman noir où il sera question de petit trafic de drogue impliquant Joël le frère de Diana, Serge son amant, fils du maire et proche de la police, et de jeunes voyous sans foi ni loi. Pour être franc, cet angle du roman reste assez flou, de même que nous ne saurons jamais dans quelles circonstances a été assassiné Patrick, l'époux de Diana. Dans ce décor très polar, d'autres drames vont se jouer. Joël qui travaille avec Marc à construire des bateaux va péter un câble et tuer sa femme Brigitte, Marc pour l'aider ( !) propose de faire disparaitre le corps.
L'écrivain s'attache surtout à décrire les liens (amitié, famille, sexe) entre tous les acteurs dont Marc et Diana sont le centre entourés de Joël et Brigitte sa femme en procédure de divorce, Serge qui trompe Charlotte avec Diana. Les trois femmes ont bien morflé, Diana a les jambes pleines de cicatrices handicapantes, Charlotte a eu une main arrachée autrefois et Brigitte se fait assassiner ! Et je fais l'impasse sur Denise, personnage secondaire, qui y laissera sa peau aussi…
L'écriture de Djian marie les genres : lyrique au vocabulaire choisi (un peu trop ostentatoire) pour parler des paysages, plus simple, pour ne pas dire à l'économie le reste du temps, avec des clins d'oeil (comme celui à Marguerite Duras « Il dit je suis fatigué. Elle dit je vais te donner un truc pour la nuit. »). Mais le plus frappant, ce sont les ellipses, nombres d'épisodes sont abandonnés à l'imagination du lecteur ou le laissent carrément dans l'ignorance (Pourquoi et comment exactement est mort Patrick ? Un truc louche et pas honnête c'est évident, mais quoi… ?) Pour que le lecteur ne pense pas que Djian vit dans sa bulle, une phrase de-ci, de-là, prouve que l'auteur n'est pas ignorant de l'actualité et de la manière dont va notre monde.
Pour conclure sur les thèmes abordés dans le bouquin, je reprends cette phrase du roman « Ils se passèrent le joint en discutant à propos de la trahison, de l'amitié, de la vengeance, du désir. »
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francoisvaray
  19 mai 2019
Voilà. J'ai replongé. J'ai encore acheté un Djian, et une fois de plus, je me suis ennuyé. Je trouve que l'histoire n'est pas scénarisée, comme dans un film où le script aurait mystérieusement disparu, laissant le spectateur faire naufrage, avec pour seule bouée son imagination. Comme toujours chez Djian, il manque un fil conducteur, un vrai, un solide, pour parvenir à faire ce qu'on attend d'un romancier: raconter une histoire. Il en reste des personnages peu esquissés et un lecteur déçu qui et encore tombé dans le panneau.
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique   02 mai 2019
Philippe Djian explique le titre de son nouveau roman, Les Inéquitables, en invoquant le credo actuel qui promeut le commerce équitable. Or, dit-il, on parle aussi de commerce entre les hommes, ne dit-on pas qu’une femme peut être d’un commerce agréable ?
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
RollMeFurtherRollMeFurther   07 mai 2019
Il était seul , à présent. sans l'ombre d'un doute. Il le savait avant de l'avoir compris.
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RollMeFurtherRollMeFurther   06 mai 2019
La moitié de la population de cette planète est folle, déclara-t-il. les gens mangent trop de viande. Ça fait partie de l'Effondrement.
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Corboland78Corboland78   22 avril 2019
Elle ne disait plus à Marc qu’elle pouvait se passer de baby-sitter car c’était en pure perte. Il n’avait plus confiance. De la fenêtre de sa chambre il la suivait à la jumelle quand elle marchait pieds nus sur le sable mouillé, encore dur, et dès qu’elle faisait le moindre faux pas, trébuchait, il se raidissait sur son siège, elle le savait, comme elle savait, sans la moindre erreur possible, quand son regard était posé sur elle, fût-ce dans son dos. Il devait penser qu’elle était folle, naturellement, bonne à enfermer. Elle se mettait à sa place, plus ou moins. En tout cas, il ne voulait plus la croire ni lui faire confiance. (…) Si je voulais recommencer, tu ne pourrais pas m’en empêcher. Personne le pourrait.
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MatatouneMatatoune   23 avril 2019
Les femmes avaient quand-même le don, elles avaient l'instinct, pas besoin de les briefer pendant des heures, songeait-il, elles savent reconnaître un homme blessé.
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MatatouneMatatoune   22 avril 2019
Ça devrait, oui, mais ce n'est pas toujours aussi simple . Et puis, chacun s'arrange avec la moralité, chacun voit midi à sa porte.
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26.04.18 - INTEGRALE - S. Tesson, P. Djian, É. Faye, N. Van Moerkerkenland et C. Gras.
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