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EAN : 9782070143191
Éditeur : Gallimard (02/03/2017)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 95 notes)
Résumé :
Dan et Richard, deux vétérans de l’Afghanistan et amis d’enfance, vivent dans la même ville depuis leur retour des zones de combat. Encore gravement perturbés par ce qu’ils ont vécu, ils peinent à retrouver une vie normale.
Le cas de Dan est à peu près réglé – il s'oblige à une hygiène de vie très rigoureuse, travaille assidûment ; mais celui de Richard – bagarreur, récidiviste, infidèle – semble définitivement perdu.
L’arrivée de Marlène, la belle-sœu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  16 août 2019
Première incursion dans l'univers de Philippe Djian. Déroutant, tranchant, Djian semble aimer les mots plus que la ponctuation, plus que l'intrigue en elle-même. La forme est excellente, le fond se tient si peu que l'on s'accroche.
Deux vétérans de la guerre et amis de longue date, Dan et Richard sont confrontés aux démons qui les hantent depuis la guerre. Traumatisés, cabossés, chacun fait ce qu'il peut pour continuer une vie des plus normale. Dan dans son célibat, s'octroie une hygiène drastique, quant à Richard, c'est plus compliqué. Rebelle, bagarreur, il a du mal. Pour ces hommes, comptez trois femmes. Nath, la femme de Richard, Mona leur fille revêche et Marlène, la soeur de Nath.
Marlène, c'est la boule de trop qui renversera toutes les quilles, Marlène, c'est le strike. le boulet qui fait vaciller la table trop propre ou pas assez. Avec sa tête qu'on dirait qu'un nuage pleurant s'est posé au-dessus, ses lunettes qui ne lui vont pas, sa manie de s'évanouir partout, de collectionner les bourdes, on s'attache à Marlène. Elle veut juste un peu d'amour Marlène, pas toujours tomber sur des salauds. Marlène c'est aussi celle qui symbolise les défauts des uns et des autres. La jalousie, la peur, la médisance, les jugements gratuits, le sexe, la stabilité comme l'instabilité.
Philippe Djian, j'ai aimé ce premier roman parce qu'il y a un véritable univers rock and roll ici, ça déglingue, ça percute et c'est pas mal immersif aussi. La Marlène, on se l'imagine sans mal, le double rhum, les regards de travers, bref, toutes ces petites choses qui sous la plume de monsieur et madame tout le monde pourrait paraître sans intérêt, sous la plume de Djian, c'est à travers une fenêtre transparente qu'on respire son histoire. Et même si le fond n'est pas toujours très clair ou très motivant, l'écriture est tellement particulière qu'on se laisse entraîner sans rechigner.
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Annette55
  13 mai 2017
Voici un roman tendu, décoiffant, surprenant, éblouissant avec ses audaces stylistiques!
Dès le début les chapitres très courts donnent le ton et l'écriture minimaliste obligent le lecteur à beaucoup de concentration pour saisir le sens.
__Deux hommes, Dan et Richard, revenus d'Afghanistan, d'Irak ou du Yémen , profondément marqués par la guerre, gravement abîmés , hantés par des cauchemars tentent tant bien que mal de retrouver " une vie normale" .....
__Trois femmes, trois personnalités tourmentées, traînent leurs fêlures ;
: Nath, la femme de Richard s'est laissée aller à des ébats sans passion auprès d'un amant très collant .
: Mona, leur fille , une ado de dix- huit ans, en crise, hypersensible, révoltée, ne supporte plus ses parents et se réfugie chez Dan .
: Enfin Marlène, la soeur de Nath déboule chez elle, bordélique et aguicheuse, sans boulot , un peu névrosée, sème autour d'elle de la tension, de la tendresse, du drame.......
Gaffeuse , elle attire et suscite les catastrophes!
Maléfique , elle ?
N'en disons pas plus .......
Cette fois encore , le romancier se glisse habilement dans les méandres de la socièté actuelle et les décrit avec acuité .
Il trempe sa plume dans une encre très noire , cisèle un personnage féminin accrocheur et puissant .il connaît bien les femmes !
Amitiés viriles, sexe, alcool, conflits , ruses féminines, la tension monte inéluctable, on entre dans l'univers habituel de cet auteur .
L'écriture rèche, simple, addictive, sèche , acérée révéle une histoire obsédante qu'on ne quitte plus, par delà la fin frappante et inimaginable , une excellente fuite en avant que l'on sentait confusément , brutale , une tragédie ?
Parfaite maîtrise de l'écriture , nervosité, suspense, tension, noirceur , l'auteur continue de nous surprendre au fil de ses oeuvres !
Mais ce n'est que mon avis !
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Zakuro
  16 avril 2017
Adolescente, j'avais apprécié de lire « 37,2° le matin » et après avoir vu le film «Elle », j'avais très envie de me replonger dans les phrases nerveuses et brutes de Philippe Djian.
C'est donc avec « Marlène » que je renoue avec le style si particulier de l'auteur qui arrive à créer avec peu de mots et sans description une atmosphère très prenante et un suspens à couper le souffle.
Sous sa plume alerte et qui surprend, par l'enchaînement rapide des événements et par l'absence de transition d'un personnage à un autre, j'ai ressentie sa vibrante communion avec les hommes et les femmes de son roman qui forment comme un noyau au point que je ne savais plus en début du livre qui est qui.
La tragédie couve sur cette famille portée par Dan et Richard, deux vétérans des combats au Moyen Orient rendus à la vie civile. Ils vivent leur vie après la guerre, à leur manière, quitte à prendre des chemins de traverses minés par leurs traumatismes vécus là-bas.
Nath, Mona et Marlène, Marlène qui devient une autre femme au fur et à mesure que Philippe Djian avance dans son livre et dont il ne connaît pas encore la fin, sont là, elles-aussi avec leurs personnalités tourmentées et des fêlures qui se craquellent laissant apparaître le vide et un urgent besoin de vivre un bonheur qui ne les rend pas moins dangereuses.
Mais où est donc le vrai danger quand l'ennemi aux aguets se cache sous les fausses apparences d'une prétendue normalité dont les contours ne cessent de se dérober ?
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ValerieLacaille
  22 mars 2017
Que dire si ce n'est que c'est là du "grand Djian". C'est le romancier qui a su me faire chavirer il y a des années avec "Bleu comme l'enfer" et "37°2 le matin". C'est l'auteur au style inimitable qui fait se tordre les méninges, mais pas trop, pour pouvoir suivre le récit. C'est le romancier rock'n'roll qui sait allier l'alcool, la baston et le sexe sans être forcément racoleur. C'est, enfin, un raconteur d'histoires complètement ancré dans la société actuelle qui sait mieux que quiconque mettre à jour l'esprit tortueux des hommes et des femmes au travers de tricheries, jalousies, coups bas et cruautés quotidiennes gratuites.
Et surtout, c'est une histoire qui se tient, que l'on ne quitte plus, qui nous obsède une fois la dernière page tournée, d'autant plus que la fin, inimaginable et frappante vous tourmentera encore, vous pouvez en être sûrs, un bon moment...
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Corboland78
  05 mars 2017
Philippe Djian est un romancier français né en 1949 à Paris. Il a longtemps été présenté comme un héritier de la Beat Generation en France. Il est notamment l'auteur en 1985 de 37°2 le matin qui lui apporta la popularité mais depuis, son style et son inspiration ont beaucoup évolué. Marlène, son nouveau roman vient de paraître.
Dan et Richard, amis d'enfance et vétérans de l'armée ayant fait l'Afghanistan, l'Irak et le Yémen, vivent dans la même ville depuis leur retour des zones de combat. Encore gravement perturbés par ce qu'ils ont vécu, ils peinent à retrouver une vie normale. Dan semble mieux y parvenir, partageant son temps entre le boulot et le sport mais retranché dans une sorte de solitude, ne fréquentant que son ami. Richard de son côté, est marié avec Nath mais il est infidèle et bagarreur, quant à leur fille Mona, adolescente rebelle, elle leur en fait voir de toutes les couleurs. Un jour, débarque Marlène, soeur de Nath…
Allons droit au but, Marlène est un bon roman ! Maintenant, si on entre un peu plus dans le détail, si vous aimez Philippe Djian c'est effectivement un bon livre car l'histoire se tient et la fin est très belle, il n'y a pas d'exagérations trop outrées et le sexe reste soft et discret. Pour les autres par contre, c'est un gentil roman mais dont on ne retire aucun enseignement (sur la vie, sur la morale…) et qui ressasse des lieux communs sur les rapports entre hommes et femmes, à savoir qu'elles sont une drôle d'engeance mais qu'on a du mal à s'en passer.
Deux hommes, trois femmes, réunis pour le meilleur et pour le pire, tous se trimballant leur problèmes existentiels. Les mecs ont été marqués par les guerres et doivent vivre avec dans un environnement qui ressemble à ce que doit être une vie « normale ». Elles, se sont Mona, l'ado en crise qui ne supporte plus ses parents et cherche refuge chez Dan ; Nath, qui se laisse aller à des ébats sans passion avec un amant devenu trop collant ; et Marlène qui déboule sans crier gare chez sa soeur, en quête d'un point de chute pour souffler, sans boulot, larguée par son dernier copain, plutôt bordélique dans l'ensemble… Nous aurons donc droit aux démonstrations d'amitié virile non exemptes de conflits tout aussi intenses, aux ruses féminines pour obtenir ou refuser les avances du sexe opposé, les classiques du monde de Djian.
La première partie du roman est faite de chapitres extrêmement courts et l'écriture est squelettique, l'écrivain réduisant son texte au minimum, alors que plus loin dans le livre ce sera plus épais. Ce début d'ouvrage est particulièrement travaillé, ellipses et non-dits immédiats obligent à rester concentré pour comprendre ce qui se passe. J'ai dû revenir souvent en arrière pour remettre mes idées en place. A ce point du récit on sent et l'on voit que Djian a bossé comme un malade son texte – mais inversement, parfois ça se voit trop et comme chacun sait, le trop est l'ennemi du bien. Pour ne pas se quitter sur cette remarque négative, je répète ce que j'ai dit en entame, c'est un bon roman.

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critiques presse (5)
LaPresse   12 juillet 2017
L'histoire s'avère prenante, même si le romancier français laisse quelques pistes en suspens.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Bibliobs   26 avril 2017
Qui peut battre Djian sur ce terrain? L'ondulation de sa prose, faussement négligée, lui permet de faire monter la pression sur le lecteur comme la «reptation», sur Dan, du corps de Marlène.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeJournaldeQuebec   24 avril 2017
Philippe Djian enchaînant les romans depuis près de 30 ans, il faut naturellement s’attendre à ce que certains soient meilleurs que d’autres. Et celui-ci est tout simplement excellent.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LesEchos   31 mars 2017
Par son sens de l'ellipse et son style de plus en plus acéré, l'auteur donne à nouveau un intriguant portrait de femme fatale. L'arrivée de Marlène met en branle une mécanique diabolique. Djian aux commandes, le « strike atomique » est souvent en bout de piste. Il y est.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LaLibreBelgique   22 mars 2017
Très bon roman de Philippe Djian où la tragédie est inéluctable.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   13 mai 2017
"Il avait eu la faiblesse de penser que son retour à la vie civile ne pourrait jamais être aussi dur que les enfers qu'il avait traversés , mais c'était faire preuve d'une grande naïveté .
Avait- il trouvé la paix, l'oubli, la plénitude?
Avait- il seulement trouvé le repos, un sommeil décent, avait- il connu l'ennui, le lénifiant et délectable ennui d'une journée banale, morne, transparente, ordinaire ?
Non, évidemment non, rien de tout ça.
Le trajet à bord du train fantôme était sans fin........"
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LadybirdyLadybirdy   16 août 2019
Par moments, la vie ne ressemblait à rien d’autre, une lumière sans effet, un reflet mort, un leurre, une mauvaise plaisanterie. On se laissait toujours avoir.
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LadybirdyLadybirdy   16 août 2019
Le plus difficile était de vouloir protéger les gens d’eux-mêmes, de leur ignorance, de leur folie. La plupart ne voulaient rien entendre.
Commenter  J’apprécie          410
LadybirdyLadybirdy   16 août 2019
Autant Nath était déjà sexy, lumineuse et souple comme une jeune tige, autant Marlène était raide et terne, à croire qu’un nuage s’était méchamment planté au-dessus de sa tête.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   02 mars 2017
Fille
Ce n’était pas la meilleure chose à faire. Il risquait même d’envenimer la situation qui déjà n’était pas fameuse. Mais comme elle refusait de lui ouvrir, de l’écouter, il enfonça la porte d’un coup d’épaule. Il hésita un instant sur le seuil, fatigué, prêt à laisser tomber. Elle leva la tête et posa sur lui un regard indifférent — il aurait pu être n’importe qui, n’importe quoi. Il n’y avait pas de chauffage, la pièce baignait dans l’air glacé. Écoute, dit-il. Viens manger. Laisse-moi réfléchir. Elle pivota sur son siège et se tourna vers la fenêtre où glissaient de petites plaques de neige fondue. Mona, je te parle, fit-il dans son dos. Il n’avait pas pris le temps de se changer et considéra l’empreinte de ses pas sur le plancher, la marque de ses semelles encore humides sur le bois clair. Il grimaça — ce genre de détail le perturbait. Il dansa une seconde 11 d’un pied sur l’autre, puis il battit en retraite sans rien dire.
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Découvrez le deuxième épisode du tout nouveau podcast des éditions du Masque : Conversation dans le noir. Chaque jeudi, nous vous proposons une conversation téléphonique entre éditrice et auteure, à écouter sur l'ensemble de nos réseaux sociaux. Dans cet épisode, Nathalie Sauvagnac se livre dans une conversation très touchante autour de la norme, des marges, mais aussi de son roman Les Yeux fumés et de la littérature en temps de confinement. Nous vous souhaitons une bonne écoute !
Extrait lu : https://www.editions-jclattes.fr/sites/default/files/webmaster/lyf.pdf Oeuvres citées : Colette Philippe Djian Virginie Despentes Claire Castillon Charles Bukowski Salinger Boris Vian Kate Tempest
CRÉDITS : Conversation dans le noir est un podcast des éditions du Masque. Réalisation : Paul Sanfourche. Générique : Longing - Joachim Karud.
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