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ISBN : 234400596X
Éditeur : Glénat (11/01/2017)

Note moyenne : 3/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d'Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogivly a du mal à croire à la théorie d'une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu'un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu'être l’œuvre d'une civilisation supérieure. Et il apprend à ses dépens que cette d... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  23 juin 2017
Vaut pour les 2 tomes : les éditions Glénat se sont lancées dans un chouette projet de démocratiser à nouveau les oeuvres d'H.G. Wells, et cette bande dessinée de Dobbs, Vicente Cifuentes et Mateo Vattani est une adaptation fidèle de son roman mondialement connu "La Guerre des mondes" ! Niveau graphismes les dessins de Vincente Cifuentes assisté aux couleurs de Matteo Vattani sont plaisants, mais ils ont leurs qualités et leurs défauts… Les qualités ? Les personnages sont réussis et de découpage est dynamique… Les défauts ? Les Martiens sont un peu trop inspirés de succès hollywoodiens bien connus, les soldats sortent tous du même moule du bidasse bodybuildé, et les arrière-plans sont un peu léger…
Normalement tout le monde doit connaître l'histoire qui a été tellement reprise qu'elle en est devenue un classique : en 1894, les Martiens débarquent dans le Surrey et les autorités britanniques sont impuissantes à stopper l'invasion et la destruction de l'Angleterre avant que les orgueilleux envahisseurs sûrs de la supériorité de leur civilisation ne se fassent rattraper par les dures lois de la nature… Mais en fait il s'agit de littérature du réel et non de littérature de l'imaginaire : nous sommes dans un pamphlet contre l'impérialisme britannique car les génocides effectués par les conquérant Martiens dans le Surrey sont le reflet des génocides effectués par les conquérants anglais en Tasmanie. D'ailleurs ces derniers ont poussé le vice jusqu'à organiser des safaris façon chasses du Comte Zaroff sous prétexte que les Aborigènes n'étaient pas des êtres humains… le suprématisme est le cancer de l'humanité : dès que vous l'identifiez combattez-le de toutes vos forces, sinon nous sommes tous foutus par avance ! Car c'est bien montré par les humains qui de la science des martiens n'obtiennent que de nouvelles armes de destruction, avec un parallèle entre la poupée brûlée par les conquérants aliens et la poupée brûlée par les savants terriens : nous ne sommes que des marionnettes à utiliser puis à jeter pour les crevards suprématistes. Sinon on retrouve le frisson existentialiste commun à tellement d'oeuvre à cheval sur les XIXe et XXe siècle et à contre-courant de l'idéologie occidentale : l'homme n'est plus l'être créé par Dieu à son image qui règne sur une planète créée pour lui et placée au centre de l'univers, mais une espèce comme les autres qui apparaît, évolue et disparaît comme les autres (ah ça, l’auteur s’en donne à cœur joie contre les grenouilles de bénitier ! ^^)…
On se demandera donc par quelle infamie un tel ouvrage d'engagement ancré historiquement s'est vu catégorisé « jeunesse » par les commissaires littéraires franco-français : leur inculture en cessera jamais de m'étonner, donc je ne cesserai jamais de m'insurger contre leur débilité !
Comme dans "La Machine a voyagé dans le temps", tout est raconté à la première personne mais le narrateur n'est ici que le spectateur passif et impuissant des événements (je vais à la rencontre des Martiens, je mets ma famille à l'abri, je vais de nouveau à la rencontre des Martiens mais je culpabilise et donc je repars à la recherche de ma famille… Ce n'est pas très cohérent ni très intéressant tout ça, mais l'auteur envoie le narrateur pour être le témoin des événements qu'il veut dénoncer au lieu de développer des thématiques survivalistes). du coup le récit apocalyptique manque cruellement de peps, car l'auteur place ses idées avant son histoire…. Son imagination d'avant-garde aurait pu se marier aux codes du roman populaire (H.G. Wells + Alexandre Dumas = rhââ lovely), et dans ce cas je serais mort et ressuscité au paradis des geeks, mais malgré ses convictions socialistes H.G Wells n'est jamais arrivé à se débarrasser des préjugés de sa classe : il a toujours expliqué qu'il écrivait des essais romancés et non de véritables romans, car le roman c'est divertissant donc à vouer aux gémonies selon la doxa de l'intelligentsia… Plus les choses changent et plus elles restent les mêmes : les petits cercles intellos prout prout héritiers des salons d'Ancien Régime continuent d'opposer « speculative fiction » digne d'intérêt car appartenant à la « vraie littérature », et « science-fiction » sous-genre populaire destiné à meubler les pertes de temps mensuelles des masses décérébrées (sic)… Si quelqu'un utilise le terme « speculative fiction », ou « roman graphique » dans un autre domaine, vous pouvez être sûr à 100% d'avoir affaire à un bobo hispter qui essaye de se placer au-dessus du commun des mortels…

PS1: je comprends désormais la haine viscérale que porte moult auteurs anglais de SFFF entre JRR Tolkien, car selon eux la SFFF lancée par des hommes de convictions progressistes a sur le fond reculé de plusieurs siècles en arrière avec les convictions chrétiennes et conservatrices du créateur de la Terre du Milieu…
PS2: hommes-bête, guerres des mondes, voyages dans le temps… j'ai retrouvé tout cela chez David Gemmell le maître anglais de l'heroic fantasy : décidément la SFFF anglaise est plus forte que jamais, alors que la SFFF française vit toujours sous le joug des commissaires culturels de mes couilles...
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tchouk-tchouk-nougat
  15 février 2017
La Terre subit une pluie de météores en provenance de Mars. Mais bientôt, des cratères fumants des monstres métalliques sortent et mettent la région à feu et à sang. Des tripodes géants envahissent la Terre.
Voici donc l'adaptation BD du plus célèbre roman de H.G.Wells qui a déjà été retranscrit en film. Je ne peux pas vous dire si l'adaptation est fidèle car je n'ai malheureusement que le film de Spielberg en tête...
La lecture est plaisante et divertissante mais trop rapide à mon gout. La mise en place de ce premier tome (diptyque de prévu) n'est pas mauvaise pourtant. On assiste à l'invasion des tripotes et au fait que les humains n'ont pas les moyens de résistance. Mais j'ai eu l'impression tout au long des pages que l'on ne restait qu'à la surface des choses et que le tout manquait d'approfondissement pour vraiment faire rentrer le lecteur dans l'histoire.
Glénat s'est lancé dans l'adaptation de plusieurs oeuvres de Wells, sous format one-shot ou diptyque. "L'homme invisible" et " L'ile Moreau" doivent venir s'ajouter à "La guerre des mondes" et à " La machine à explorer le temps". On peut dire par contre que l'éditeur sait soigner sa présentation en nous offrant de belles couvertures qui attisent la curiosité. Les dessins à l'intérieur sont à la hauteur de la première de couverture.
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MarquePage
  19 février 2017
Connaissant le film de Spielberg je n'aurais pas été lire cette BD de prime abord. Mais comme toujours je me suis laissée, assez facilement, convaincre par ma soeur.
Plus proche du livre, dans une Angleterre du XIXeme siècle, l'intrigue se met en place, les extraterrestres apparaissent, leurs intentions aussi. On découvre le personnage principal. Sympathique et un peu naïf. Rien d'extraordinaire mais agréable, ça se lit vite, sans temps mort ni grand suspense. Je n'ai pas réussi à ressentir l'ambiance dramatique et oppressante. Je ne saurais dire pourquoi. Les couleurs trop lumineuses, le fait de connaître le film, la fuite comme seule but... ?
Les dessins sont jolis, fluides, les visages sont expressifs. Une belle réussite de ce côté.
Une bonne adaption ? Je n'en ai aucune idée mais une bonne lecture sans grande envergure mais qui nous permet de passer un bon moment.
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CapitaineBapt
  14 juin 2017
Adaptation fidèle du roman de H.G. Wells, ce premier tome de la Guerre des mondes s'avère sympathique mais souffre de quelques longueurs et d'un héros peu charismatique. Mais cela est dû au roman qui d'une part est assez court et qui, paradoxalement, prend son temps, donnant une grande place à la psychologie et au ressenti de notre héros, incrédule devant les événements qui se profilent devant lui. On a tous les préceptes d'un récit apocalyptique et les conditions de la survie, les bases sont posées et ce qui s'écrira plus tard dans le même genre en science-fiction, vient en grande partie de ce roman !
Les auteurs ont donc respecté l'ambiance générale du livre, lui rendant hommage, donnant même une vivacité aux « tripodes », ces envahisseurs martiens. J'ai retrouvé l'atmosphère générale que j'avais découverte dans le roman. C'est un bon point, j'aime assez que les adaptations soient fidèles sinon cela dénature l'oeuvre originale.
Après, il faut replacer le récit dans son contexte, écrit et publié en 1898, l'histoire est d'une modernité et d'une avancée folle en terme de vision de l'invasion extra-terrestre. Mis à part l'explication de la vie sur Mars bien sûr qui est de nos jours clairement erronée.
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GwenndAvallon
  14 mars 2017
J'ai préféré cette B.D. au premier tome de la série; sans doute en raison du déploiement du scénario sur deux tomes. Cela permet de donner plus de détails et donc d'étoffer le récit, apportant un intérêt à la lecture. On sent que la science fiction est vieillissante, mais contrairement à "La machine à explorer le temps" c'est moins un frein à mon plaisir de lire...
J'ai beaucoup aimé les dessins, entre autres les trognes expressives des personnages...
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Les critiques presse (3)
Sceneario   27 mars 2017
Une première partie d’une histoire que l’on ne connaît que trop mais qui, dans ce format, reste des plus captivantes à découvrir. Une adaptation fidèle dont on attendra la suite et fin !
Lire la critique sur le site : Sceneario
BoDoi   01 mars 2017
Ce premier tome d’un diptyque ne déclenche aucune sensation forte chez le lecteur.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   31 janvier 2017
Ce premier tome est réussi, installant habilement l’atmosphère pour permettre un moment de lecture agréable, certes simple et un peu rapide, mais cela a aussi son intérêt après une longue journée fatigante.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations & extraits (1) Ajouter une citation
tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   15 février 2017
Personne n'aurait cru, dans les dernières années du XIXe siècle, que les choses humaines fussent observées par des intelligences supérieures. Car personne ne pensait que les mondes plus anciens de l'espace pouvaient être une source de danger pour l'existence terrestre. Tout au plus les habitants de la Terre s'imaginaient-ils qu'il pouvait y avoir sur la planète Mars des êtres probablement inférieurs à eux, et disposés à faire bon accueil à une expédition missionnaire.
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