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ISBN : 2344005978
Éditeur : Glénat (29/03/2017)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d'Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogivly a du mal A croire A la théorie d'une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu'un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu'être l' œuvre d'une civilisation supérieure. Et il apprend A ses dépens que cette ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  01 juillet 2017
Vaut pour les 2 tomes : les éditions Glénat se sont lancées dans un chouette projet de démocratiser à nouveau les oeuvres d'H.G. Wells, et cette bande dessinée de Dobbs, Vicente Cifuentes et Mateo Vattani est une adaptation fidèle de son roman mondialement connu "La Guerre des mondes" ! Niveau graphismes les dessins de Vincente Cifuentes assisté aux couleurs de Matteo Vattani sont plaisants, mais ils ont leurs qualités et leurs défauts… Les qualités ? Les personnages sont réussis et de découpage est dynamique… Les défauts ? Les Martiens sont un peu trop inspirés de succès hollywoodiens bien connus, les soldats sortent tous du même moule du bidasse bodybuildé, et les arrière-plans sont un peu léger… (et l'introduction du tome 2 a failli me paumé : on a le frère du narrateur qui ressemble comme deux gouttes au narrateur qui lors de l'invasion de Londres par les Martiens essaye de sauver une femme qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la femme dudit narrateur… Je ne sais pas si c'est fait exprès pour faire une sorte de flashforward et semer une fausse piste quant au dénouement ou c'est juste de la maladresse…)
Normalement tout le monde doit connaître l'histoire qui a été tellement reprise qu'elle en est devenue un classique : en 1894, les Martiens débarquent dans le Surrey et les autorités britanniques sont impuissantes à stopper l'invasion et la destruction de l'Angleterre avant que les orgueilleux envahisseurs sûrs de la supériorité de leur civilisation ne se fassent rattraper par les dures lois de la nature… Mais en fait il s'agit de littérature du réel et non de littérature de l'imaginaire : nous sommes dans un pamphlet contre l'impérialisme britannique car les génocides effectués par les conquérant Martiens dans le Surrey sont le reflet des génocides effectués par les conquérants anglais en Tasmanie. D'ailleurs ces derniers ont poussé le vice jusqu'à organiser des safaris façon chasses du Comte Zaroff sous prétexte que les Aborigènes n'étaient pas des êtres humains… le suprématisme est le cancer de l'humanité : dès que vous l'identifiez combattez-le de toutes vos forces, sinon nous sommes tous foutus par avance ! Car c'est bien montré par les humains qui de la science des martiens n'obtiennent que de nouvelles armes de destruction, avec un parallèle entre la poupée brûlée par les conquérants aliens et la poupée brûlée par les savants terriens : nous ne sommes que des marionnettes à utiliser puis à jeter pour les crevards suprématistes. Sinon on retrouve le frisson existentialiste commun à tellement d'oeuvre à cheval sur les XIXe et XXe siècle et à contre-courant de l'idéologie occidentale : l'homme n'est plus l'être créé par Dieu à son image qui règne sur une planète créée pour lui et placée au centre de l'univers, mais une espèce comme les autres qui apparaît, évolue et disparaît comme les autres (ah ça, l'auteur s'en donne à coeur joie contre les grenouilles de bénitier ! ^^)…
On se demandera donc par quelle infamie un tel ouvrage d'engagement ancré historiquement s'est vu catégorisé « jeunesse » par les commissaires littéraires franco-français : leur inculture en cessera jamais de m'étonner, donc je ne cesserai jamais de m'insurger contre leur débilité !
Comme dans "La Machine a voyagé dans le temps", tout est raconté à la première personne mais le narrateur n'est ici que le spectateur passif et impuissant des événements (je vais à la rencontre des Martiens, je mets ma famille à l'abri, je vais de nouveau à la rencontre des Martiens mais je culpabilise et donc je repars à la recherche de ma famille… Ce n'est pas très cohérent ni très intéressant tout ça, mais l'auteur envoie le narrateur pour être le témoin des événements qu'il veut dénoncer au lieu de développer des thématiques survivalistes). du coup le récit apocalyptique manque cruellement de peps, car l'auteur place ses idées avant son histoire…. Son imagination d'avant-garde aurait pu se marier aux codes du roman populaire (H.G. Wells + Alexandre Dumas = rhââ lovely), et dans ce cas je serais mort et ressuscité au paradis des geeks, mais malgré ses convictions socialistes H.G Wells n'est jamais arrivé à se débarrasser des préjugés de sa classe : il a toujours expliqué qu'il écrivait des essais romancés et non de véritables romans, car le roman c'est divertissant donc à vouer aux gémonies selon la doxa de l'intelligentsia… Plus les choses changent et plus elles restent les mêmes : les petits cercles intellos prout prout héritiers des salons d'Ancien Régime continuent d'opposer « speculative fiction » digne d'intérêt car appartenant à la « vraie littérature », et « science-fiction » sous-genre populaire destiné à meubler les pertes de temps mensuelles des masses décérébrées (sic)… Si quelqu'un utilise le terme « speculative fiction », ou « roman graphique » dans un autre domaine, vous pouvez être sûr à 100% d'avoir affaire à un bobo hispter qui essaye de se placer au-dessus du commun des mortels…

PS1: je comprends désormais la haine viscérale que porte moult auteurs anglais de SFFF entre JRR Tolkien, car selon eux la SFFF lancée par des hommes de convictions progressistes a sur le fond reculé de plusieurs siècles en arrière avec les convictions chrétiennes et conservatrices du créateur de la Terre du Milieu…
PS2: hommes-bête, guerres des mondes, voyages dans le temps… j'ai retrouvé tout cela chez David Gemmell le maître anglais de l'heroic fantasy : décidément la SFFF anglaise est plus forte que jamais, alors que la SFFF française vit toujours sous le joug des commissaires culturels de mes couilles...
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tchouk-tchouk-nougat
  06 mai 2017
Voici donc le deuxième tome de l'adaptation BD de la guerre des mondes de Wells. L'Angleterre est envahie de martiens qui trouvent appétissant les humains et accueillante la planète Terre. Les tripodes venus de l'espace sèment donc le carnage partout où ils passent. Puis un jour ils cessent d'apparaitre, et les humains s'aperçoivent qu'ils sont malades et décèdent les uns après les autres...
C'est plaisant à lire mais pas franchement transcendant. Ca manque d'événements plus palpitant. le personnage principal est là uniquement pour raconter ce qu'il voit, il est totalement passif, ne fait rien, ne sert à rien. On a du mal à ressentir de l'empathie pour lui, et on lit la bande dessinée sans vraiment d'engouement. La menace martienne apparait et disparait aussi vite sans que l'humanité n'est eu à vraiment se défendre. Merci les bactéries et virus!
Mais je pense que le roman est comme ça. Je ne l'ai pas lu mais c'est déjà ce qui m'avait frappé dans l'adaptation cinématographique.
Le dessin est agréable, bien réalisé et avec des couleurs sympathiques. Il est adapté à un public adolescent qui prendra peut être plaisir à découvrir à travers cette bande dessinée l'oeuvre de Wells qui a marqué la fin du 19eme siècle.
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Mladoria
  28 mai 2019
Second et dernier tome de cette adaptation en diptyque du roman de Wells. comme sur le premier j'ai beaucoup aimé le soin du détail apporté aux graphismes qui restituent avec beaucoup de justesse l'atmosphère de cette époque chamboulée par l'arrivée des tripodes extra-terrestres.
On suit avec intérêt le destin du personnage principal, même si le dénouement un peu rapide et l'explication de la fin est un peu simple pour moi mais l'ouverture de la toute fin laisse en suspens des questionnements sur la destinée extra-planétaire de l'être humain.
Une duologie BD qui donne envie d'aller se plonger dans le roman originel. Avis aux amateurs du genre, je ne le conseillerai peut-être pas à ceux qui connaissent le roman qui trouveront sans doute des redondances et des manques dans cette adaptation.
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MarquePage
  17 juillet 2017
Pas de nouveauté entre le premier tome et le deuxième. On y retrouve les mêmes faiblesses.
Il s'agit d'un enchainement de faits sans que le personnage principal n'y participe vraiment. Tout se résout de lui-même. C'est très monotone, il n'y a aucune tension, ni de suspense et encore moins un sentiment d'angoisse ou de noirceur malgré les évènements. Ca se lit bien et rapidement mais sans aucune passion, c'est très plat.
Le personnage principal, le seul en fait puisque tous les autres ne font que des brèves apparitions, est sans caractère. On ne s'attache pas à lui malgré qu'il ne soit pas désagréable. Il n'a pas un grand intérêt.
Les dessins sont très jolis, bien réalisés et avec une colorisation donnant un petit air de speampunk.
Une série adaptée du célèbre livre qui, pour moi, n'a pas su m'intéresser. le seul intérêt que je vois est une façon de remettre l'Homme à sa place, dans l'univers on est bien peu de choses.
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CapitaineBapt
  14 juin 2017
Le tome 2 débute avec d'autres personnages et dans un autre lieu, permettant de voir l'étendue de l'attaque des envahisseurs Martiens. On se rend compte que de conquête il n'est pas question, on assiste plutôt à une extermination du genre humain.
On rentre clairement dans un récit survivaliste où même la nature devient hostile, où la recherche de nourriture devient une priorité, où les autres ne sont plus dignes de confiance, où les animaux reprennent leurs instincts premiers… où tout se désagrège en somme. Pourtant là encore, il ne se passe pas grand-chose, le héros tente d'échapper au massacre jusqu'à la conclusion finale que j'avais trouvé dans le roman surprenante et intelligente. le fait que ce soit les bactéries qui est raison d'entités quasi indestructibles, une chouette trouvaille de la part de Wells.
Un diptyque à lire une fois pour découvrir l'ampleur de ce qu'a pu apporter à la science-fiction H.G. Wells, immense écrivain visionnaire et avec un esprit moderne.
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critiques presse (2)
BDGest   10 mai 2017
Revisiter tout en respectant, le pari est réussi pour cette adaptation de H.G Wells, «La guerre des mondes». Une manière différente, plus agréable et divertissante d'aborder un classique.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   17 février 2017
Une nouvelle adaptation pleinement réussie d’un roman à sensations qui a fait, depuis la fin du 19ème, de nombreux émules et, entre autres, dans le 7ème et le 9ème art.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   15 mai 2018
Après l’échec de tous les moyens de défense, nos ennemis ont été tués par les plus infimes créatures terrestres. Tués par les bacilles des contagions et des putréfactions, contre lesquels leurs systèmes n’étaient pas préparés… Quelle ironie…
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tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   06 mai 2017
-En fait ce n'est pas une guerre. Ça n'a jamais été une guerre, pas plus qu'il n'y a de guerre entre les humains et les fourmis.
-Et nous sommes des fourmis comestible, soldat...
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