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ISBN : 2302023390
Éditeur : Soleil (04/07/2012)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Londres, 1890. L’inspecteur Tobias Gregson est une des valeurs montantes du Yard. Mais sa carrière serait accélérée s’il n’était pas considéré comme un humaniste trop sensible et avant-gardiste, et surtout s’il n’avait pas pour fonction principale d’être le défouloir quotidien de son supérieur Lestrade.

Alors lorsqu’un transfert de prisonniers ne se passe pas comme prévu, Gregson se retrouve au placard.

Un blâme qui va vite se transfo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
  08 septembre 2018
Sombre plongée au coeur de Londres.
C'est l'époque de Jack l'éventreur et de Scotland Yard, l'époque des histoires sordides et des crimes atroces...
Cette Bd regorge de clins d'oeil que je ne reconnais pas forcément car je n'ai pas du tout de références en matière de romans policiers datant de la fin du XIX eme siècle. C'est dommage car tout l'intérêt de cette Bd tient, je pense, de cette référence à la culture littéraire du polar anglais et à son univers bien particulier.
Ici, tout est glauque et bien courageux seront les détectives de s'enhardir sur les pas des meurtriers.
Ce n'est pas forcément ma tasse de thé mais cela se lit assez aisément. A noter : des dessins tout à fait représentatifs de cet univers infâme et sanglant.
Avis aux amateurs !
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belette2911
  19 juillet 2012
Londres, décembre 1889... Décidément, je suis abonnée au Londres de l'époque de Jack l'Éventreur, moi. Et, une fois de plus, me voici plongée dans des crimes sordides.
Oui, j'aime ça...
Ici, point d'élément fantastique, point de van Helsing, chasseurs de vampires ou de toute autre créature de la nuit aux dents longues et pointues.
Non, pas de ça, même si le criminel est digne d'un Dracula point de vue des sentiments... C'est vous dire son empathie envers ses victimes. Un sadique de la pire espèce.
Par contre, point de vue références littéraires de l'époque, ça foisonne ! En ce qui concerne la plupart, je les ai tous croisé dans le canon holmésien.
Que du beau linge : l'inspecteur Lestrade (en version moins sympa que dans les aventures de Sherlock Holmes originales), l'inspecteur Gregson (défouloir de Lestrade, ici, sinon, il apparaît dans quelques récits de Sherlock Holmes), Bradstreet, le colonel Moran, âme damnée du professeur Moriarty (cité mais pas croisé), Wiggins, ancien des "Baker Street Irregulars", employé par Sherlock Holmes (cité lui aussi, mais non présent).
Pour le reste de la littérature, citons le docteur Seward qui est présent dans Dracula de Bram Stoker, présent aussi dans la bédé, aux côtés du commissioner Fix, discutant d'un certain Phileas Fogg.
Dernière référence, l'assistante du docteur Seward, Faustine Clerval, était présente dans "Mister Hyde contre Frankenstein".
Que des têtes connues !
Mais que font-ils, tous ces gens connus, dans cette bédé ?
Et bien, vu que deux criminels jugés extrêmement intelligents et tout aussi extrêmement dangereux ont joués les filles de l'air, une partie de ces personnages vont atteler à les retrouver en menant une enquête et quelques investigations avec l'aide de la pègre londonienne.
Mariage contre-nature ? Oui, mais la pègre préfère coopérer avec la maison poulaga, dans son intérêt. Enfin, la coopération ne se fera qu'avec Gregson.
Vous pourriez penser que l'intrigue n'est donc pas d'une folle originalité puisque consacrée à une évasion et à des meurtres. Croyez-moi, il n'en est rien.
La narration devient rapidement captivante, surtout vu la manière dont le livre commence : deux filles poursuivies dans Hyde Park, munies d'un collier fort étrange... et d'un type qui vous ficherait les chocottes si vous le croisiez !
Le scénariste se base aussi sur des luttes internes au Yard, sur Lestrade qui déteste Gregson et qui a Wiggins en horreur, sur la traque des deux prédateurs avec l'aide d'un médecin psychiatre, sur cette alliance contre-nature avec la pègre, sur cette foule de personnages qui restent tout à fait crédibles et séduisants.
Un récit qui se dévore.
Et le graphisme de Stéphane Perger ?
Une sacrée surprise ! M'attendant à des dessins "habituels", dirais-je, quelle ne fut pas ma stupéfaction en découvrant des dessins aux lavis et en aquarelle...
Spécial, mais au bout de deux pages, j'étais dedans. Ce genre de dessins donnent des ambiances différentes de celles auxquelles je suis habituée.
Cela donne de la lumière sur certaines scènes tandis que d'autres sont plus sombres. Certaines scènes sont même dénuées de décor, ne gardant que le personnage et un fond "uni". Cela renforce les expressions des personnages, le lecteur n'étant pas distrait par les décors.
Le seul bémol ? Ben, c'est pour quand, le second ? Oui, j'ai grand envie de lire la suite, même si l'auteur n'a pas terminé l'album par un cliffhanger comme j'aurais pensé qu'il le ferait.
Pas un sadique, l'homme. Merci à lui.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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MissSherlock
  02 mai 2017
Londres, décembre 1889. L'inspecteur Gregson est mis sur la sellette après qu'un convoi de prisonniers dont il avait la charge ait été attaqué, permettant aux criminels de s'échapper. L'inspecteur ne le sait pas encore mais cette mise au placard lui sera bénéfique.
Je n'avais pas encore lu de BD de Dobbs et je n'avais jamais vu un dessin de Stéphane Perger aussi je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. Scotland Yard, au coeur des ténèbres a été une sacrée bonne surprise.
D'abord les dessins : une splendeur ! Je pensais trouver un dessin classique et je me retrouve avec des aquarelles et des lavis de toute beauté. Ce style ne plaira pas à tout le monde mais, moi je suis conquise. Je mets d'ailleurs une étoile de plus à la BD pour le graphisme. Quel talent mais quel talent !
J'aime autant le travail de Stéphane Perger que celui de Cécil qui est mon illustrateur favori.
Ensuite l'histoire : classique mais rondement menée. C'est une enquête honnête conduite par une chouette équipe. Mais ça ne va pas plus loin. le récit manque de profondeur.
Pour tout dire, plus que l'enquête, c'est l'atmosphère qui m'a plu et toutes les références, essentiellement culturelles, à l'époque victorienne.
En préambule, on assiste à la pendaison d'une femme, Mary Pearcey. Et cette jeune personne a réellement existé : elle a été condamnée pour le meurtre de la femme et de l'enfant de son amant. Elle a même été soupçonnée pendant un temps d'être... Jack l'Éventreur !
Et Lestrade évoque Fred Abberline, le détective chargé d'enquêter sur les meurtres du Ripper.
Ensuite, on croise l'inspecteur Gregson, l'inspecteur Lestrade, le colonel Moran, Wiggins et on mentionne Moriarty. Tous sortent de l'imagination d'Arthur Conan Doyle.
On croise également Bram Stocker, l'auteur de Dracula, qui parle de Phileas Fogg (héros du Tour du monde en quatre-vingts jours de Jules Verne). D'ailleurs, le Docteur Seward qui aide Gregson dans son enquête sort tout droit de Dracula.
Et pour finir, Faustine Clerval, la jeune psy qui assiste Gregson porte le même patronyme qu'Henry Clerval, l'ami fidèle de Victor Frankenstein que l'on retrouve dans l'oeuvre de Mary Shelley.
Toutes ces références ne sont pas du name-dropping mais servent à consolider l'univers de la BD. Les héros fictionnels croisent des personnages réels sans que cela ne choque l'esprit.
Avec un tel univers et un tel graphisme, il aurait été merveilleux d'avoir un récit plus original. le tome deux nous réserve peut-être une bonne surprise, qui sait ?
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Xian_Moriarty
  18 février 2016
(chronique des deux tomes)
Un diptyque sympathique, mais sans plus.

Je crois que ce que j'ai le plus aimé dans cette oeuvre, c'est le dessin et son encrage qui donnent de la vitalité et de la noirceur à l'ensemble.
Pour ce qui est du scénario, on ne va pas se mentir, ce n'est pas hyper transcendant. Mais l'ensemble reste sympathique. L'ensemble reste réaliste et c'est peut-être ce qui fait le charme de cette série en deux tomes de chez 1800, où souvent le fantastique règne en maitre. Il fait dire que c'est aussi un peu le principe de cette collection : mélanger des oeuvres gothiques, holmésiennes… et parfois réalités historiques.
Les deux tomes sont complémentaires, mais narrent chacun la traque de deux criminels « légèrement » déranger. Si le premier tome m'a le moins plu – le dangereux psychopathe manquant de profondeur —, le second m'a beaucoup plus intrigué. En effet, j'ai trouvé que l'idée du personnage de Renfield très intéressante, bien qu'elle n'est pas sans rappeler quelques idées mit en place dans le film « le silence des Agneaux ».
D'ailleurs, le mélange se fait bien ici puisqu'on retrouve ces éléments.
Je mentirai en disant que je n'ai pas été heureuse de voir le colonel Moran, bien que je n'ai pas accroché à son character design.
Le mélange des divers personnages et personnages historiques fonctionne d'ailleurs assez bien. Et je pense que c'est ce qui permet à ces deux tomes de bien fonctionner.
Un diptyque que j'ai lu tranquillement, qui reste sympathique, mais qui ne marquera pas les mémoires.
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Fredo_4decouv
  15 juillet 2012
Honte à moi, je ne connaissais pas le travail de Stéphane Perger et je viens de prendre ma petite claque. J'achète les titres scénarisés par Dobbs les yeux fermés et une fois encore, il a trouvé en Stéphane Perger la meilleur personne pour retranscrire son script. L'immersion est totale et les auteurs nous réservent quelques moments de toutes beautés. Nous avons droit, par exemple, à une superbe scène d'hypnose, où l'illustrateur part des yeux d'un enfant pour glisser vers les roues d'un carrosse, donnant à cette scène intense un "mouvement" particulièrement intéressant. Une belle symbiose donc pour un diptyque dont on attend la dernière partie avec impatience. Un titre qui devrait permettre une belle déclinaison, vu l'énorme potentiel qu'il nous propose. À lire !
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critiques presse (3)
BulledEncre   04 septembre 2012
Cet album est une nouvelle réussite, [et] c’est aussi grâce au dessin de Stéphane Perger, magnifique et impressionnant. Son trait reconnaissable, sa mise en scène et ses couleurs à l’aquarelle sont une merveille.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BDGest   18 juillet 2012
Un premier tome extrêmement réussi qui a toutefois un défaut : mais où est la suite ?
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   16 juillet 2012
On est rapidement pris par l'intrigue qui avance très lentement malgré tout, alors que paradoxalement les évènements vont bon train.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
belette2911belette2911   06 juillet 2013
Melle Clerval : Nous pourrions utiliser Wiggins comme estafette...
Colonel Moran (truand) : Je surveille de très près le petit, car il renseignait déjà Sherlock Holmes auparavant. Je ne voudrais pas qu'il s'égare à nouveau... Mais il semble vous apprécier, alors je suis d'accord sur le principe.
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