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EAN : 9782211306256
144 pages
L'Ecole des loisirs (05/02/2020)
4.19/5   37 notes
Résumé :
Sophie Germain est une mathématicienne du 19ème siècle, une pionnière qui s'est frayée un chemin dans le monde scientifique grâce à sa détermination et son culot. À treize ans, pour échapper à la tourmente révolutionnaire, Sophie Germain se réfugie dans les maths qu'elle apprend en cachette. En 1797, elle se fait passer pour Le Blanc, un étudiant, afin d obtenir les cours de Polytechnique. Elle utilise le même pseudo pour correspondre avec les plus grands mathématic... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
C'est un livre que mon fils avait reçu en 6ème primaire (11 ans) mais il ne l'a jamais lu. Ce livre-là, il me tentait bien. Il n'était pas long et je déteste les maths (ahaha), je suis nulle et mon fils qui pour l'instant (il a 13 ans), se "moque" bien de moi car pour lui, c'est du tout cuit.

Bref, ce livre m'a presque fait aimer les maths voir de m'y intéresser , mais j'ai dit presque, hein. Parce que bon, fondamentalement, les maths et moi... ;).

C'est un livre qui se lit facilement, pas du tout rébarbatif où l'on apprend beaucoup de choses sur la "premier femme" mathématicienne française qui a du étudier par elle-même cette matière qu'elle adorait . Et à cette époque, entre autre, sous la révolution française, ce n'était pas gagné étant donné la condition de la femme. Cet aspect est fort présent dans le livre : les difficultés à faire connaitre ses recherches, l'attitude des hommes en général (mais pas tous) vis-à-vis des femmes . Elle rencontrera d'autres hommes, illustres mathématiciens avec qui elle correspondra. C'était une femme passionnée par ses recherches, elle aura consacrée toute sa vie aux maths, à la physique et à la philosophie.

Elle également son propre théorème. Bref, l'a "reconnue" en tant que mathématicienne bien après sa mort.

C'est un livre vraiment très intéressant autant pour les filles que les garçons qui pourra mettre en avant le fait que les maths ce n'est pas que pour les mecs.

A partir de 11/12 ans
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Sophie Germain découvre les mathématiques alors que la Révolution française commence. Elle n'a que 13 ans. Comme c'est une fille, elle va apprendre seule, à l'aide de livres. D'abord opposés, ses parents vont la soutenir. Elle va bénéficier indirectement des cours à Polytechnique, correspondre avec le grand mathématicien Gauss, participer à un concours de l'Académie des sciences... Elle s'intéresse à de nombreux problèmes mathématiques, mais elle n'a jamais vraiment réussi à faire reconnaître son talent par ses collègues (masculins)... Elle a un théorème à son nom et pourtant rare sont ceux qui la connaissent aujourd'hui...

Je n'avais jamais entendu parler de Sophie Germain auparavant et j'ai vraiment apprécié cette biographie. L'auteure montre bien les difficultés à se faire reconnaître en tant que femme dans un monde d'hommes (qui, cependant, n'hésitent pas à reprendre une partie des travaux de Sophie Germain). le texte montre aussi les difficultés qu'avaient une femme à dépasser le simple degré d'amateur d'un domaine en raison des très nombreux préjugés sur les capacités intellectuelles des femmes... Il y a quelques citations qui éclairent bien tout cela (et jusqu'à très récemment comme le montre l'auteure). La lecture est très fluide, très agréable. Les quelques adresses au lecteur l'incluent vraiment dans le récit.
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Ni biographie à proprement parler, ni essai, ni document, Sylvie Dodeller avec Sophie Germain La femme cachée des mathématiques propose un roman biographique très bien documenté et facile d'accès pour les 12 ans et plus.

Le nom de cette mathématicienne de la fin du XVIIIè / début XIXè ne vous dit probablement rien puisqu'elle fait partie des très nombreuses femmes invisibilisées par les hommes.

Pour ma part, je l'ai découverte lors de mes lectures du très bon document Les insoumises, de la bande dessinée Les découvreuses et de Ni vues ni connues et j'étais vraiment curieuse d'en apprendre davantage sur cette personnalité des Lumières.

Avec un style fluide, l'autrice nous raconte le destin de cette femme hors du commun et réussit même l'exploit à nous divertir avec les mathématiques, ce qui était loin d'être gagné pour moi, vu que je n'aime pas du tout cette matière.

Ce très court roman se dévore, j'ai appris beaucoup de chose sur cette très brillante mathématicienne, sur les débuts de l'école polytechnique et sur les mathématiciens de son époque.

Bien qu'étant du sexe faible comme on disait alors, elle a été reconnue de son temps et a pu s'adonner à sa passion des mathématiques grâce à quelques hommes qui vont l'aider et l'encourager : son père, Antoine Auguste Leblanc qui lui prête son nom et lui donne ses cours de polytechnique, Joseph-Louis Lagrange, professeur à Polytechnique qui va devenir son mentor et quelques autres qui vont l'accueillir dans le cercle très fermé des scientifiques.

Au-delà de la vie de Sophie Germain, Sylvie Dodeller interpelle les lecteurs et lectrices d'aujourd'hui en dévoilant la place des femmes de l'Ancien Régime à celles et ceux qui ne la connaissent pas encore.

Une condition féminine révoltante comme vous le savez probablement puisque la femme était considérée comme une mineure toute sa vie, soumise à l'autorité masculine d'un père, d'un frère, d'un mari ou d'un fils et que cette condition va encore se dégrader avec l'instauration du code Napoléon.

Un roman biographique très intéressant et facile à lire qui a le mérite de mettre en lumière une personnalité méconnue et qui donnera peut-être envie aux jeunes lectrices d'intégrer les filières mathématiques dans lesquelles elles sont encore trop peu nombreuses.

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Cette biographie a pour but de mettre en valeur et en lumière Sophie Germain, qui est une mathématicienne auto-didacte, et qui n'a eu aucune (et n'a toujours pas d'ailleurs...) reconnaissance malgré ses recherches et ses démonstrations, que ce soit sur les "surfaces élastiques" (sujet qui a permis de construire la Tour Eiffel) ou dans la théorie des nombres (sur la piste du grand théorème de Fermat qui est : "il n'existe pas de solution à l'équation x^n + y^n = z^n pour tout entier n>2 ).

Sophie Germain a eu, à son époque, la chance d'avoir eu un soutien de la part de ses parents et de certains mathématiciens (Gauss ou Legendre par exemple), sans quoi elle n'aurait probablement pas pu étudier les mathématiques autant qu'elle l'a fait. Sans oublier qu'elle a tout de même du prendre un nom masculin au depart que pour échanger avec les mathématiciens de l'époque, et que certains ne l'ont pas considérée comme une "vraie" mathématicienne sous prétexte que c'était une femme...

Ce livre est bien écrit, montre la persévérance qu'a fait preuve Sophie Germain pour travailler sur ce domaine qui la passionnait, ainsi que la difficulté pour une femme de s'instruire dans les années 1790-1830. le contexte historique est rappelé, et la discrimination des femmes, leur dépendance aux hommes et la "supériorité masculine" qui prônaient à l'époque nous font forcément tiquer, et nous demander : où en sommes-nous maintenant ?

Évidemment, certaines choses se sont améliorées (et heureusement !) Cependant, il n'y a toujours que peu de femmes dans les domaines scientifiques (et mathématiques en particulier). Par manque de modèles féminins ? Par manque de confiance ? A cause des stéréotypes ancrés dans la société ?

En tous les cas, je conseille fortement à toutes et tous de lire ce court roman, pour mettre -enfin- en lumière Sophie Germain, et déconstruire ces préjugés tels que "elle n'aime pas les maths, c'est normal c'est une fille".
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La vie est l'oeuvre d'une des plus grandes mathématiciennes françaises.
Elle découvre les mathématiques en autodidacte dans son adolescence pendant la Révolution française.
Puis elle va travailler avec un étudiant de Polytechnique et utilisera son nom pour correspondre avec de grands mathématiciens.
Malgré un apport conséquent aux mathématiques, son nom sera oublié et elle n'obtiendra aucun statut car c'est une femme au 18ème siècle.
Le livre est facile à lire, de style agréable et on se passionne facilement pour la vie pas si simple de cette femme qui ne vit que pour les Mathématiques.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Depuis 1804, et le nouveau Code civil promulgué par l'Empereur, la femme française a perdu le peu d'autonomie que la Révolution lui avait accordé. Le fameux Code Napoléon la considère comme une mineure juridiquement incapable et la place sa vie durant sous l'autorité d'un homme. D'abord le père, puis le mari à qui elle promet obéissance lors du mariage. En échange, l'époux s'engage à veiller sur elle. Notez qu'il a beau jeu de se placer en protecteur, vu que tout est organisé pour la rendre fragile et vulnérable. Comment une femme pourrait-elle obtenir une once d'indépendance avec toutes les interventions qui s'abattent sur elle ?
Interdiction de travailler sans l'autorisation écrite du mari,
Interdiction de toucher elle-même un salaire,
Interdiction d'ouvrir un compte bancaire sans autorisation,
Interdiction d'accéder aux lycées et aux universités,
Interdiction de gérer ses propres biens et encore moins les biens communs,
Interdiction de signer un contrat,
Interdiction de voyager à l'étranger sans autorisation,
Contrôle du mari sur la correspondance et les relations de son épouse.
Cela vous choque ? Attendez la meilleure. Il faudra patienter jusqu'en 1965 et la génération de vos grands-mères pour que les femmes puissent travailler sans l'autorisation de leur mari et disposer d'un compte bancaire à leur nom.
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Le matin où sa mère la découvre écroulée de fatIgue sur sa table de travail, les paupières closes, la tête posée à côté de l'encrier gelé, elle prend peur. Sophie est donc prête à mourir de froid plutôt que de renoncer à l'étude des mathématiques?
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Sachez qu’à l’heure où vous lisez ces lignes, la formation des nombres premiers reste un mystère complet. C’est même devenu une question à un million de dollars, soit le montant du prix décerné à celui où à celle qui répondra à cette question, et que l’on attend comme le messie.
Et c’est loin d’être la seule énigme mathématique qui excite au plus haut point la communauté scientifique! Sophie est tombée sur un autre problème qui va la tarauder pendant de longues années : la résolution du grand théorème de Fermat.
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Sophie cherche un livre. Cela fait dix bonnes minutes qu'elle est plantée devant la bibliothèque de son père et elle n'a toujours rien trouvé.
Un livre ?
Mais les étagères débordent de livres  ! Souvent d'excellente réputation. On croise ici des contes philosophiques de l'ami Voltaire, des pièces mutines du sieur Marivaux et un trésor, plusieurs volumes de l'Encyclopédie de Messieurs Diderot et d'Alembert. Voilà qui devrait satisfaire n'importe quelle nature jeune et curieuse en quête de lecture.
Tout à fait le genre de Sophie.
Mais en ce jour particulier, elle ne veut surtout pas d'un livre léger, entraînant ou bourré de savoir passionnant, encore moins d'un livre qui conviendrait parfaitement à une adolescente de treize ans. Car elle sait que ce serait loin d'être suffisant.
Ce qu'elle cherche, c'est un livre à part, un ouvrage coriace qui lui donnerait du fil à retordre, un texte qui réclamerait son attention pleine et entière, qui nécessiterait un engagement de tout son être.

Un livre qui la scotche.
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Argument n°4 : Les mathématiciennes se comptent sur les doigts d'une main

Dans L'Histoire des mathématiques que Sophie a lu en entier, est-ce que Montucla parle de femmes mathématiciennes ?
Non ?
Alors…

Pour le coup, Sophie doit en convenir : elle a beau chercher, Montucla ne cite que quatre femmes dans son ouvrage de 1200 pages. Et encore, on ne peut pas dire qu'il s'étende beaucoup sur le sujet. (...) Avouez que ces chiffres sont très décourageants. Pas pour Sophie cependant qui retourne l'argument comme un gant. Elle déclare à ses parents que, justement, si à chaque fois qu'une fille s'intéresse aux maths on lui rétorque pour la dissuader qu'il n'y a pas de femmes mathématiciennes. Il est évident que leur nombre ne risque pas d'augmenter…
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