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EAN : 9782264061515
264 pages
Éditeur : 10-18 (20/06/2013)
3.66/5   82 notes
Résumé :
Après Hugh Corbett et Kathryn Swinbrooke, Paul C. Doherty – cette fois sous le pseudonyme de Paul Harding – nous présente un nouveau « grand détective », frère Athelstan, un dominicain de vingt-huit ans, féru d'astronomie, assistant éclairé de Sir John Cranston, coroner de Londres.

Cette première enquête se déroule en 1377, au lendemain de la mort du fameux Prince Noir, bientôt suivi dans la tombe par son père, le roi Édouard III. Alors que la couronn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Krout
  31 août 2015
Attention ici c'est eau et gaz à tous les étages comme dirait Gainsbourg. Ca pète et ça rote, ça pue aussi dans les rues, la pisse court le long des caniveaux en cet an de grâce 1377 à Londres. Les gibets dégagent leur lot de pestilence et les drôles de paroissiens de Southwark ne fleurent pas la rose, non plus, on le devine. Aussi, le rossignol c'est juste pour épater la galerie, car s'il n'était pas de bois alors il serait mort asphyxié depuis longtemps.

Dans mon esprit, il y a deux grands archétypes de policiers, Sherlock Holmes et l'inspecteur Columbo. Deux approches différentes : soit examen minutieux de tous les indices possibles, validations des preuves une à une, et confrontation des faits avec les actes des suspects potentiels -à priori tous les personnages-,
soit une approche intuitive basée sur l'expérience et l'observation comportementale, suivie d'une recherche des preuves à postériori et d'un combat psychologique pour faire avouer le coupable. Hé, hé : ici, il y a deux inspecteurs...

"- Et si nous allions nous rincer le gosier ?
- Dieu nous en préserve ! marmonna Athelstan, qui rentra dans son église en laissant le coroner l'invectiver tout son soûl."
C'est sur ces phrases que se clôture cette bonne enquête policière qui nous fait aussi sentir l'ambiance de ce moyen-âge anglais et nous permet d'imaginer les luttes intestines qui animaient les puissants repus d'une nourriture trop riche.

Distrayant et léger, à ne pas comparer avec le nom de la Rose ou les piliers de la terre, mais un agréable moment de lecture.
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Under_the_Moon
  26 août 2018
Un frère dominicain au parcours atypique, et un coroner mènent l'enquête dans l'Angleterre poisseuse et intrigante du Moyen Age.
J'avais peur de moins apprécier ce roman que ceux d'Ellis Peters -avec les enquêtes de Frère Cadfael - mais il n'en fut rien ! L'intrigue fait ittéralement revivre l'époque médiévale des Plantagenêt. On se représente aussi bien dans les bas-fonds mal famés et sales que dans les sphères des petits bourgeois dont la vie est faite d'intrigues et de luttes de pouvoir.
Je me suis totalement laissée embarquée par ce roman policier haletant dont l'ambiance est si bien travaillée et les personnages très bien construits.
Maintenant j'ai hâte de découvrir d'autres aventures de ce duo !
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belette2911
  22 juin 2020
Vos oreilles ne saigneront pas car "La galerie du rossignol" n'est pas un nouveau récital du fameux Rossignol Milanais, mieux connu sous le nom de Bianca Castafiore.
Le rossignol de cette galerie n'a rien à voir non plus avec le petit oiseau d'un homme qui sifflerait chaque fois qu'une dame passe.
Mais comme le plancher de cette galerie grince, faisant penser à un chant de rossignol, va falloir en tenir compte si vous voulez aller tuer une personne en passant par cette galerie.
Le masque est conseillé pour lire ce roman, si possible avec une arrivée d'oxygène car en l'an de grâce 1377, tout le monde rote, pète, même à table, même devant un régent.
Ajoutez à cela la pestilence des corps qui ne voient pas souvent l'eau et encore moins le savon, les habits qui dégagent des senteurs aussi délicates que 20 chiens mouillés qui resèchent et des cadavres en putréfaction, pendus à des gibets. Respirez un bon coup à fond et paf, vous mourrez étouffé !
Le temps me manque souvent pour lire tout ce que je voudrais lire et malheureusement, les enquêtes du frère Athelstan et du coroner Sir John Cranston en pâtissent en premier lieu. J'essaie au moins d'un lire un à chaque Mois Anglais car je les adore, ces deux enquêteurs atypiques.
Le Dominicain frère Athelstan est homme pieu, calme, posé, tandis que Sir John Cranston est ventripotent, gras, gros, a le gosier plus qu'en pente, s'endort partout, rote, pète, dit des gros mots. Gérard Depardieu serait parfait dans le rôle.
La force de cette saga tient dans ces deux personnages qui se complète malgré leurs différences et dans la description de l'Angleterre de 1377. Les bas-fonds sont présents, bien décrits, ne manque que l'odeur (heu, oubliez l'odeur, on s'en passera) et la dichotomie est bien faite avec le monde d'en haut, celui des nobles (qui ne sentent pas meilleur que ceux du Londres d'en bas).
On ne pourra pas reprocher à l'auteur de ne pas immerger ses lecteurs dans l'Histoire et de ne pas mettre le prix sur les décors qui sont plus vrais que nature. Je reproche parfois à certains livres d'être frileux sur l'époque où se déroule leurs romans, ici pas, l'auteur connait son sujet, il le maîtrise et nous le sert sans que cela soit indigeste ou mal mélangé.
Les romans ne sont pas fort épais, ils sont rythmés car l'auteur s'attache à nous montrer la vie de nos deux enquêteurs, leurs petites misères, les paroissiens qui se crêpent le chignon, les blessures secrètes de Cranston, sans que tout cela ne vienne briser le rythme de l'enquête. Toutes ces petites choses forment un tout que l'on dévore car il a du goût (et des odeurs).
Distrayant, amusant, odorant et les quelques touches d'humour ou de bisbrouilles entre nos deux personnages ajoutent du piment au récit, de la vie. C'est réaliste, tout simplement.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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stefmet
  11 septembre 2021
Pour avoir lu pas mal de Paul Doherty, j'étais curieux de découvrir cette série commencée il y a une trentaine d'années. Et je dois reconnaitre que si je n'avais pas lu des oeuvres plus récentes de cet auteur, je n'aurais surement jamais cherché à poursuivre mon expérience après la lecture de la Galerie du Rossignol.
Pour faire court, si l'intrigue policière est correcte sans être révolutionnaire, cette histoire pêche, à mes yeux, par certains excès.
L'environnement pour commencer. Encore une fois, on nous propose une vision du Moyen-Age pleine de clichés (saleté, violence, laideur etc...) que bon nombre d'historiens médiévistes tentent de combattre pour offrir un regard nuancé sur cette époque si riche.
Ensuite, j'ai relevé quelques anachronismes ou erreurs historiques (le cercueil par exemple lors d'un enterrement d'un paroissien d'Athelstan).
Une autre chose m'a un peu exaspéré : les pauvres sont systématiquement laids! Pourquoi?
Le personnage d'Athelstan m'est apparu plein de potentiel. Entre ses capacités de réflexions et ses démons intérieurs qui le tenaillent (culpabilité vis à vis de son passé et attirance amoureuse envers une de ses paroissienne) cela a de quoi nourrir un personnage qui en est encore qu'à ses débuts.
Par contre, le côté outrancier de Cranston, surtout dans la première moitié du récit, m'a empêché de m'attacher à lui. Doherty tente pourtant de nuancer son personnage en deuxième partie en révélant des éléments de son passé, mais cela n'a pas suffit à contre balancer l'impression construite dès le départ. Difficile de combattre une première impression.
Mais comme je l'ai dit, ce roman date de 1991 et en 30 ans, Doherty s'est amélioré dans son style et ses histoires. Je continuerai donc ma découverte des enquêtes de ce binôme si particulier.

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Woland
  29 août 2008
The Nightingale Gallery
Traduction : Christiane Poussier & Anne Bruneau
Tel est le nom d'une galerie menant aux chambres des maîtres dans la demeure de sir Thomas Springall. Ce nom poétique, elle le doit à un plancher finement boisé où il est impossible de marcher sans se faire entendre.
Pourtant, personne n'a rien entendu alors que sir Thomas se mourait dans son lit pour avoir bu un gobelet d'hypocras porteur d'un poison invisible mais qu'on identifiera plus tard comme un mélange de belladone et d'aconit. Ni sa belle épouse, lady Isabella, avec laquelle il faisait chambre à part. Ni son frère, sir Richard. Pas même leur mère, lady Ermengilde à qui d'habitude échappent cependant bien peu de choses.
Au début, l'affaire paraît donc des plus simples : sir Thomas s'était disputé avec Brampton, son intendant. En guise de réconciliation, celui-ci a été vu (et entendu) qui portait le fameux gobelet dans la chambre de son maître. A partir de là, plus rien. Si ce n'est le cadavre de Brampton, retrouvé pendu dans le grenier. Un plus un faisant ordinairement deux, il est évident que l'intendant, désireux de se venger de sir Thomas, a empoisonné celui-ci puis, pris de remords, s'est donné la mort.
Bien qu'ils n'aient pas de preuve de ce qu'ils pensent tous deux, sir John Cranston et son secrétaire, frère Athelstan, dont c'est ici la toute première aventure, pressentent là-dedans une entourloupette qui sent encore moins bon que le breuvage empoisonné. Et les faits ne vont pas tarder à leur donner raison puisque l'un des invités de sir Thomas le soir fatal, Théobald Vechey, dont le comportement s'était subtilement modifié depuis le meurtre, est découvert lui aussi pendu à une arche du pont de la Tamise.
Une ambiance toujours aussi prenante, un livre où s'anime tout le Moyen-Age au fur et à mesure que nous nous y enfonçons avec, en prime, le début de l'amitié qui présidera aux relations de sir John et de son clerc. Et, ce qui ne gâte rien, un coupable inattendu.;o)
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
KroutKrout   31 août 2015
- Et si nous allions nous rincer le gosier ?
- Dieu nous en préserve ! marmonna Athelstan, qui rentra dans son église en laissant le coroner l'invectiver tout son soûl."
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VoltaireVoltaire   16 juin 2011
"Le vieux roi se meurt." Le vent s'emparait de la rumeur et la propageait le long de la Tamise. Les bateliers la murmuraient et les cogghes de mer au ventre rond l'emportaient sur la côte. Edouard déclinait ; le grand et blond vainqueur de la France, le nouvel Alexandre de l'Occident, se mourait.
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Obi974Obi974   04 juin 2018
Athelstan lui avait posé des questions approfondies. Apparemment, un scélérat, poussé par un violent désir, avait acheté les faveurs de Meg avant de lui plonger un couteau entre les côtes. Ce n'est qu'à l'aube que l'on avait trouvé, dans un bosquet infesté de rats, le corps déjà atteint par la rigidité cadavérique.
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GrouchoGroucho   14 novembre 2014
- Maudite philosophie ! ironisa-t-il. J'ai vu plus de vérités au fond d'un verre et appris davantage après une bonne chope d'hypocras que je ne l'aurais fait auprès d'un philosophe desséché dans une salle poussiéreuse !
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rulherulhe   06 juin 2019
frère athelstan sourit.
- sans vouloir t, offenser,
Bonaventure? philomel est
peut-être un vieux destrier,
mais il mange comme quatre et se traine comme un limaçons.
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