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Régina Langer (Traducteur)
ISBN : 2264042745
Éditeur : 10-18 (30/11/-1)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 54 notes)
Résumé :
De retour du delta du Nil, Touthmôsis II s'effondre dans la clameur du peuple de Thèbes... Pharaon est mort, manifestement mordu par une vipère. Alors qu'une lutte souterraine s'engage pour l'accession au trône, le juge Amerotkê est sommé par la reine Hatchepsout de faire la lumière sur les nombreuses incohérences de l'affaire. Mais bientôt, une inquiétante série de viols de sépulture a lieu dans la cité des Morts...
Se pourrait-il que ces effractions soient ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
pompimpon
  17 mai 2019
Paul Doherty, c'est cet écrivain anglais prolifique qui a créé Frère Athelstan et le Juge Cranston, Katherine Swinbrooke, Hugh Corbett et nombre d'autres traduits ou non en français, sous des noms aussi divers que C.L Grace, Paul Harding, Ann Dukthas, Vanessa Alexander et j'en passe, quand ce n'était pas sous celui de Paul Doherty, Paul C. Doherty ou P.C Doherty.
Rien à faire, ça m'a toujours fait rigoler, cette profusion de bouquins assortie de tous ces pseudonymes !
Le monsieur est calé en histoire médiévale, et j'ai longtemps apprécié ses romans policiers se déroulant dans l'Angleterre d'Edouard Ier ou celle de la régence de John of Gaunt.
Et puis je me suis lassée.
Patatras, de nombreuses années plus tard, voilà que je tombe par hasard sur Sous le masque de Rê dans une brocante.
Je me suis dit que je ne courais pas grand risque, même pour l'Egypte Ancienne Monsieur Doherty avait dû travailler ses sources comme de coutume pour nous offrir un bon petit roman bien informé, bien troussé, bien traduit.

Je n'ai pas été déçue.
Le héros, donc, cette fois-ci, n'est pas anglais mais égyptien, en 1479 avant J.C.
Il s'appelle Amerotkê, il est juge en chef de la cité de Thèbes.
À ce titre, il officie dans la salle des Deux Vérités, au temple de Maât, la déesse de l'équilibre du monde, de la justice, de la paix et de la vérité.
La reine Hatchepsout lui demande d'enquêter sur la mort de son époux, Thoutmôsis II, dont le décès brutal à son retour de guerre met l'empire en difficulté.
A-t-il été assassiné ?
Si oui, par qui ?
Amerotkê va devoir mener ses investigations avec finesse et discrétion, alors que le trône de Pharaon échoit à un enfant de sept ans, impliquant une régence pour laquelle les candidats ne manquent pas.
Il aura également à composer avec les coteries à la cour de Thèbes, et préserver l'intégrité qui lui a valu sa nomination comme juge en chef.
Et il courra bien des risques pour parvenir à approcher cette vérité qui se dérobe sans cesse, quelles que soient les prières qu'il adresse à la déesse Maât.
C'est bien fait, les personnages sont bien campés, les descriptions intéressantes.
On apprend une foule de détails tels que l'interdiction pour les prêtres de manger du mouton et des oignons, la faveur de Pharaon symbolisée par le don d'une fleur de lotus, la Maison des Secrets comme ancêtre des services secrets…
Je m'y suis vue très vite, dans ces rues de Thèbes, à la suite d'Amerotkê et de Shoufoy, un nain qui lui sert bien davantage d'ange gardien que de porte-parasol.
Ou bien dans la salle des Deux Vérités, au milieu des scribes.
Sans parler de visite nocturne dans la Vallée des Morts, ou de la bataille hallucinante à laquelle il prend part.
Sur le plan historique, les femmes ayant réussi à monter en nom propre sur le trône de Pharaon ne sont pas légion, et Hatchepsout m'a toujours intriguée.
Hatchepsout n'a pas pu être Pharaonne, tel que c'est parfois indiqué. Il fallait qu'elle se présente "à l'égal d'un homme" pour faire valoir son caractère divin. Pas de caractère divin, pas de pharaon.
Et dans l'Egypte ancienne non plus, une femme n'avait pas de caractère divin…
Hatchepsout a voulu être Pharaon, elle a été Pharaon.
Pas reine d'Egypte comme Cléopâtre VII (dont tous les fanas d'égyptologie vous diront que, peuh, elle ne compte pas, elle appartient à la dynastie macédonienne des Lagides, et toc… Mais ils n'ont pas lu Astérix et Cléopâtre quand ils étaient petits, à tous les coups… sans parler de ce qu'Hollywood en a fait avec Elisabeth Taylor et Richard Burton !).
En plus il lui a fallu porter une barbe-postiche à chacune de ses apparitions publiques en tant que Pharaon ! Bon, pas une barbe de bûcheron, juste la barbiche en forme de crosse qu'on trouve sur la plupart des statues et autres masques funéraires de pharaons, mais tout de même, son règne ayant duré vingt ans, ça en fait, des barbes-postiches…
Bien sûr, dans le cas présent il s'agit d'un roman. Paul Doherty a moins de trois cents pages pour la faire accéder au trône donc il compacte les sept ans qu'elle a mis à y parvenir réellement, et réduit le nombre de ceux qui lui ont taillé des croupières tant qu'ils ont pu.
Sinon, ils auraient été trop nombreux.
Mais c'est une lecture bien agréable, documentée et gentiment mouvementée, comme toujours avec cet auteur.
Et si, comme moi, vous avez été bercés enfants par le récit de la découverte de la tombe de Toutânkhamon et de la mythique exposition de 1967 au Petit Palais¹, et si comme moi vous avez dégommé l'ouvrage de Christiane Desroches-Noblecourt à propos du même Toutânkhamon à force de rêver sur son iconographie incroyable, lu et relu Astérix et Cléopâtre, stoppé pendant des années au département des antiquités égyptiennes du Louvre sans parvenir à embrayer sur la suite, êtes allés voir deux fois l'exposition "Tanis l'or des pharaons" au Grand Palais¹ en 1987 (un temps que les moins de…) et vous faites une fête d'aller voir "Toutânkhamon le trésor du pharaon" à la Villette¹, un petit polar antique des bords du Nil vous mettra dans l'ambiance !

¹ parigote d'adoption, toutes mes excuses si je vous semble parler en parigocentrée !
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Crazynath
  16 septembre 2019
Apres avoir découvert et apprécié une des (nombreuses) séries écrites par Paul Doherty mettant en scène le Frère Althestan et le juge Craston, je reconnais que j'avais envie de découvrir un autre de ses héros qui officie dans l'Egypte des pharaons, le juge Amerotkê.
Plongée dans l'Egypte donc et à une période que j'apprecie particulièrement car liée à un des personnages de son histoire que j'affectionne le plus : Hatchepsout qui a été une femme qui a su s'imposer dans un monde d'hommes et occuper la place de pharaon.
Il faut dire que j'avais découvert ce personnage dans le très beau livre de Pauline Gedge , La dame du Nil. Donc, quant au travers de mes recherches j'ai découvert que Hatchepsout était présente dans les enquêtes du juge Amerotkê, le pas était très facile à franchir.
Nous sommes d'ailleurs au début de son accession au pouvoir. Son époux et demi-frère Thoutmosis II vient de décéder dans des circonstances plutôt mystérieuses et la lutte pour prendre la régence va être féroce entre le vizir Rahimene et Hatchepsout.
En parallèle de cette guerre intestine, Amerotkê va être chargé d'enquêter sur la mort de pharaon mais aussi sur d'autres qui semblent se trouver régulièrement sur son parcours…
Je trouve la restitution de cette période vraiment bien écrite par l'auteur. Paul Doherty a su avec beaucoup de talent nous plonger dans une ambiance bien imagée où les moeurs des égyptiens sont fort bien racontées.
L'enquête d'Amerotkê peut paraitre un peu secondaire devant la vraie histoire car Hatchepsout prend une place importante dans ce livre ce qui n'a pas été pour me déplaire.
Je vais continuer à me plonger dans les enquêtes de ce juge incorruptible…

Challenge A travers l'Histoire 2019
Challenge Séries 2019
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Northanger
  07 juin 2013
Paru en 1998, ce tome est le premier de la série consacrée aux enquêtes du juge Amerotkê dans l'Antiquité égyptienne. Paul Doherty, professeur d'histoire médiévale diplômé de Cambridge, est également l'auteur d'autres séries policières et historiques : Hugh Corbett, clerc à l'époque d'Edouard Ier d'Angleterre ; Kathryn Swinbrooke, médecin et apothicaire à Cantorbéry ; les enquêtes de Telamon au temps d'Alexandre le Grand... Et ce n'est pas tout, il y en a pour tous les goûts !
1479 avant J.-C. le Pharaon Touthmôsis II, de retour de voyage, trouve la mort mystérieusement. Il semble avoir succombé à une morsure de vipère. le pays est également assombri par une vague de violations de sépultures apparemment commises par les Amemets, des tueurs sans scrupules. le juge Amérotkê est le témoin et l'acteur des événements qui vont marquer les débuts du règne d'Hatcheptsout.
Ce fut une lecture agréable, sans plus. Si j'ai aimé déambuler dans les rues de Thèbes, humer les parfums de l'Egypte, me mêler à l'agitation des rues et admirer les fresques, l'intrigue m'a semblé un peu statique. Ce n'est pas une enquête à proprement parler ; ni interrogatoires ni recherches frénétiques pour élucider le meurtre de Pharaon. Les quelques frissons auxquels on pourrait s'attendre au vu du résumé de la quatrième de couverture sont bien lents à se manifester. Je reste donc un peu sur ma faim. Il m'est arrivé la même mésaventure lorsque j'ai lu le Capuchon du moine, une enquête de frère Cadfaël au Moyen-Age, un roman d'Ellis Peters. A croire que Les Grands détectives ne sont pas pour moi ?!
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Andarta
  30 août 2012
Pharaon revient en triomphateur à Thèbes et s'effondre dans le Temple pour mourir dans les bras de son épouse Hatchepsout. Il n'est que le premier de la liste et ce sera au juge Amerotkê de résoudre l'affaire aussi vite que possible.
Honnêtement, les romans policiers et moi, c'est comme l'huile et l'eau. Je déteste les coupables sortis du chapeau au dernier moment. Et hélas, il semblerait bien que ce roman fasse parti de cette catégorie… le faux coupable était bien trop évident alors que tout était fait pour masquer le vrai, si évident que l'ensemble paraît cousu de fil blanc.
Un autre gros point qui m'a gênée est l'enquête en elle-même… Enfin il paraît qu'il y a une enquête. J'ai plutôt eu l'impression de lire un roman historique qu'un policier. La rivalité politique entre le grand vizir Rahimere et la reine Hatchepsout est si prépondérante qu'au final, le juge Amerotkê est relégué en arrière-plan. Je me suis même demandée à quoi il pouvait bien servir, ce juge… Tout lui est apporté sur un plateau, il ne découvre rien de lui-même, aucun indice et son seul mérite est juste de reconstituer les faits… J'en suis restée pantoise…
Quant à l'autre affaire, j'attendais quelque chose de plus important, une conspiration ou autre… Surtout avec les remous dus à la succession de Touthmôsis… Mais non… Rien de tout ça… Tout est retombé à plat comme un soufflet…
Du coup, ce n'est pas ce genre d'ouvrage qui va réussir à me réconcilier avec le genre policier. On en est loin et je m'attendais à mieux de la part d'un éditeur comme 10/18.
En dehors de ces gros points noirs, le seul côté positif, pour ma part, est que l'auteur soit parvenu à recréer une Egypte des Pharaons bien vivante, nous faisant découvrir des lieux bien emblématiques : le temple de Râ, la salle des jugements, le domicile du notable moyen, le palais, la place centrale, les zones commerciales… Parfois même, alors que je n'y connais pas grand-chose en égyptologie, je me suis retrouvée un peu perdue au milieu de l'avalanche de termes spécifiques, mais cela donnait sans nul doute un cachet local coloré. Au moins, à défaut d'un policier, avait-on un guide touristique…
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stefmet
  21 novembre 2014
Paul Doherty est sans aucun doute dans la liste de mes auteurs favoris en matière de policiers historiques. le suivre en plein coeur de l'Égypte ancienne s'annonçait donc très intéressant.
Et encore une fois, il est parvenu à m'embarquer dans un très passionnant voyage dans le temps.
Que vous dire qui ne soit pas déjà dans le 4ème de couverture ? À chaque page, je me suis imaginé dans l'Égypte des Pharaons avec ses intrigues de palais, ses croyances, ses coutumes, son désert etc... Vraiment ce livre est très bien tourné et si cette période de l'Histoire vous intéresse n'hésitez pas une seconde.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AndartaAndarta   25 août 2012
Touthmôsis vacilla et son menton se mit à trembler. Sa mâchoire se contracta tandis qu’il portait la main à sa gorge. Puis sa tête se renversa en arrière si brusquement que la double couronne rouge et blanche glissa pour aller se fracasser sur le sol. Hatchepsout se mit à crier et tendit les bras pour retenir son époux qui s’effondra contre elle, saisi de convulsions. Elle coucha doucement sur le sol son corps déjà rigide et vit ses yeux rouler dans leurs orbites. De l’écume moussa au coin de sa bouche peinte en rouge.
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NorthangerNorthanger   07 juin 2013
La foule emprunta le dromos, l'allée sainte menant à la porte principale, bordée de sphinx, des animaux au corps de lion et à la tête de taureau ou de bélier. A l'entrée se tenaient des scribes dans leurs robes de lin étalées sur leurs genoux pour leur servir de pupitre, plumes et feuilles de papyrus à portée de main.
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