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EAN : 9782714480644
448 pages
Éditeur : Belfond (10/01/2019)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Le sujet absolument révolutionnaire de cet ouvrage : le cerveau peut changer et se transformer par lui-même. Doué d'un talent de conteur et du sens de l'anecdote, Norman Doidge illustre brillamment cette étonnante capacité du cerveau à se réparer à travers un livre qui se lit comme un roman : chaque chapitre est consacré à l'histoire d'un patient. Un propos à la rigueur scientifique servie par la prose vivante, accessible et enlevée d'un excellent journaliste.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
pictura
  17 mai 2019
Cet essai expose des expériences scientifiques sur le cerveau, organe qui aujourd'hui encore n'a pas livré tous ses secrets. L'auteur construit ses écrits en partant souvent d'études de cas cliniques, (maladies, accidents…). Là où la guérison issue des pratiques usuelles de la santé est vraiment moyenne, pour ne pas dire insuffisante (par exemple, après un AVC, un bras gauche malgré tous les soins prodigués refuse toujours de se lever), il se trouve qu'après un nouveau mode d'essais cliniques basés sur une meilleure connaissance du cerveau dont la neuroplasticité, la guérison est maintenant une vraie guérison. le patient, après son AVC, arrive à lever son bras gauche et le manipuler.
A partir de faits concrets et précis, l'auteur théorise ensuite et livre sa recette … magique. Oui vraiment magique. Norman Doidge, fin pédagogue, livre un essai passionnant sur la neuroplasticité, ou comment le cerveau est capable de se réorganiser tout au long de sa vie !
ET oui !! miracle !!
Moi, on m'a toujours appris (les profs, la société, les médias, ceux qui se la racontent, ceux qui croient savoir, et même de grands scientifiques (j'y reviendrai…)) que le cerveau, après 20 piges, commence à vieillir. le stock de neurones décroit vite, très vite, nos facultés d'apprentissages deviennent au rythme de nos rides moins performantes. le corps vieillit, les neurones ne sont plus fabriquées et dégénèrent. C'est inéluctable. Voilà.
Et ça, ce sont aussi les médecins qui le disent, et même de grands cerveaux pontificaux…
Et bien, ce n'est pas aussi simple. Loin de là. Notre cerveau est capable de s'améliorer, de guérir, de trouver des parades pour réparer tel organe défaillant… Et quel que soit l'âge.
Alors pendant que j'y suis, en parlant des scientifiques qui détiennent la vérité, qu'est ce qu'il leur est difficile d'admettre leurs erreurs. Doidge a souvent eu affaire à des confrères qui avaient appris que la neuroplasticité était impossible et malgré les preuves scientifiques, eux-mêmes, continuent de nier la vérité. Une personne lambda, oui admettons, mais un scientifique ne peut pas nier les preuves. le combat est long pour faire admettre la vérité à tous. Si même les scientifiques réfutent les preuves, on comprend l'engouement des religions, des traditions.. Oui, pardon, je m'éloigne du sujet.
(p 167, Taub ne tarda pas à se rendre compte que de nombreux scientifiques n'étaient pas du tout disposés à voir leurs certitudes remises en cause)
Bref, la lecture du livre est fort agréable, constructive, intelligente. Je me sens diablement intelligent. – hé cerveau ! Recable-toi ! Et que mes neurones me fassent apprendre une nouvelle langue. Je peux le faire. Même si j'ai dépassé la période critique.
Oui, vous apprendrez aussi qu'il y a des périodes critiques. C'est un peu normal aussi, les enfants apprennent mieux une langue qu'un homme quadragénaire. Lisez ce livre, il vous dira tout.
Mais bon, je n'ai pas dit mon dernier mot, langues étrangères, me voici ! Je vais commencer par l'anglais.
Ah oui, dernier point. le livre est découpé en chapitres par rapport aux pathologies. Et il y a un chapitre qui parle d'amour et … de pornographie. Mais pourquoi diable le porno entre-t-il ici ? Et là, chapeau à l'auteur. Il analyse finement ce fait sociétal et trouve une corrélation avec le cerveau. L'amour, ça se travaille aussi. Je n'en dis pas plus. Un régal.
Allez, une dernière pour vous donner envie de lire : un jeune homme va être papa. Mais il n'est pas prêt du tout à endosser la responsabilité. Pas du tout. Et bien pourtant, il va plutôt s'en sortir. Mais pourquoi vu qu'il n'avait aucune disposition à le devenir ?
Ah la magie de la neuroplasticité… ah l'ocytocine (p145 : Beaucoup de jeunes gens qui doutent de leur capacité à endosser leurs futures responsabilités de parents ignorent à quel point l'ocytocine peut transformer le cerveau et les mettre à la hauteur des circonstances.)
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claudialucia
  15 mai 2019
J'ai d'abord été un peu inquiète en recevant le livre de Norman Doidge, psychanalyste, chercheur et professeur à l'université de Toronto et de Columbia à New York, « Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau : guérir grâce à la neuroplasticité » car je me suis demandée si je n'allais pas caler ,- moi qui ne suis pas scientifique -, devant ce pavé de 400 pages! Mais non, le livre est à la portée de tous avec des explications scientifiques claires et précises, toujours illustrées par des expériences passionnantes. La rencontre de personnes malades qui ont été transformées par les pouvoirs de la neuroplasticité du cerveau donne une dimension humaine à cet essai.
La découverte de la neuroplasticité du cerveau est encore bien récente et s'est heurté pendant des années au cours de la deuxième moitié du XX siècle au scepticisme des chercheurs tenants de la localisation.
Pour les localisationnistes, certaines zones du cerveau sont spécialisées et correspondent selon leur localisation à des fonctions précises et non modifiables. Pour eux, si l'une des zones est lésée, une autre ne peut pas prendre sa place. Les scientifiques, qui ont découvert la plasticité du cerveau comme le professeur Paul Bach-y-Rita ou le professeur Michael Merzenich affirment, au contraire, que si certaines parties du cerveau sont abimées, d'autres peuvent prendre le relais. Ils ont nommé cette propriété du cerveau, la neuroplasticité, de « neuro » pour « neurones » et de « plasticité » pour exprimer ce qui est malléable, transformable. Cette découverte est révolutionnaire car elle implique qu'un cerveau lésé peut se remodeler de façon à ce que la partie endommagée soit remplacée par une autre. Ainsi par des exercices physiques et mentaux, soutenus, répétés pendant des heures et programmés sur des mois, certains patients, victimes d'un accident cérébral, peuvent se remettre à marcher ou à parler. le champ d'application de cette découverte est large et infinie, elle concerne la formation professionnelle, l'éducation comme celle des enfants qui ont des troubles du langage ou d'apprentissage, des personnes âgées dont la mémoire est défaillante, des victimes des TOCS… Mais elle peut avoir aussi des résultats nocifs, de mauvaises habitudes, des pensées constamment négatives, des comportements sociaux, en transformant notre cerveau, nous ancrent dans une rigidité qui peut nous porter préjudice.
Si j'ai choisi de lire Les étonnants pouvoirs de la transformation du cerveau à l'opération Masse critique Babelio, c'est, bien sûr, que le sujet m'interpellait de prime abord car le cerveau est à lui seul un monde surprenant, extraordinaire, que les chercheurs, de l'antiquité à nos jours, sont loin d'avoir exploré complètement et qui a encore beaucoup de secrets à nous révéler. Lire ce livre m'a permis une plus grande compréhension du fonctionnement de notre cerveau et de nos comportements. Je l'ai trouvé passionnant. Il m'a apporté une grande bouffée d'optimisme et d'espoir. Et je dois l'avouer je me suis même inscrite à l'entraînement Dynamic Brain sur des entraînements conçus par le docteur Michael Merzenich et d'autres scientifiques pour améliorer la mémoire !

Lien : https://claudialucia-malibra..
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CS_Constant
  15 février 2016
Cet ouvrage a été pour moi la révélation en des termes scientifiques clairs et précis de quelques intuitions personnelles jusque-là informulées à propos de cette plasticité cérébrale qui m'a semblé relever de l'évidence dès que j'en ai connu le nom. A la lecture de ce livre, mon cerveau s'en est approprié les enseignements et les a intégrés à sa structure, qui doit quelque part s'en trouver modifiée. Si je ne me souviendrai pas de tous les éléments de recherche et des résultats scientifiques, j'en retiendrai au moins ceci : le cerveau est un organe en constante interaction avec le monde, qui évolue en permanence en fonction de ces interactions. C'est à chacun de choisir quelle forme lui donner : le laisser se rigidifier, par la force des habitudes, ou faire travailler sa souplesse et sa capacité à s'adapter. Je n'hésite pas une seconde sur le choix qui mène aux choses intéressantes.
Ce livre s'adresse au grand public et il est extrêmement bien fait ; il n'abaisse pas le niveau, il rend son lecteur plus intelligent. J'encourage vivement tout ceux qui ne connaissent rien à la neuroplasticité à lire ce livre, ils seront très surpris de découvrir tout ce dont leur cerveau est capable !
Lien : http://le-cornepage.ek.la/le..
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reve2003
  08 mars 2021
Un livre étonnant qui nous en apprend beaucoup sur les progrès concernant nos connaissances sur le cerveau. Si vous en êtes restés comme moi à la cartographie des différentes zones du cerveau, vous allez être surpris des découvertes que nous dévoile l'auteur. La lecture est longue car les recherches et études présentées entrent dans le détail. Cependant, je n'ai rencontré aucune difficulté de compréhension, le vocabulaire choisi permet de toucher un large public. Il y a de nombreux chapitres qui donnent espoir, dans la mesure où la plasticité de notre cerveau nous promet toutes les guérisons. Mais il y a également des passages plus sombres où sont mis en relief les plus bas instincts de l'homme et ça fait peur.
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alzaia
  16 novembre 2011
Excellent ouvrage de vulgarisation sur un sujet passionnant : la neuroplasticité cérébrale; doublé d'un documentaire visible sur le web, du même titre, qui transpose les parcours des différents protagonistes du livre à l'écran...on suit les avancées, les questionnements, les tâtonnements de chercheurs tous enthousiastes (certains directement touchés par des problèmes cérébraux)...on assiste à des progrès tout simplement géniaux!!!
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
BigDreamBigDream   12 février 2015
Quand un enfant commence à faire des gammes au piano, il a tendance à mobiliser toute la partie supérieure de son corps, épaule, bras, poignet, pour jouer chaque note. Même les muscles faciaux se contractent en grimaces. Avec un peu de pratique, le pianiste en herbe cesse d'utiliser des muscles inutiles, et bientôt il ne se sert plus que du seul doigt nécessaire pour jouer la note. Son toucher s'allège, s'il est doué; il acquiert de la grâce et joue d'une façon plus détendue. Cela vient du fait que l'enfant passe de l'utilisation massive de neurones multiples à celle de quelques uns, dûment appropriés. Cet usage optimisé des neurones de produit chaque fois que nous devenons très compétents dans l'accomplissement d'une tâche, et il explique pourquoi nous ne tombons pas à court d'espace neuronal tandis que nous pratiquons une discipline et enrichissons notre répertoire.
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BigDreamBigDream   14 février 2015
A quatre-vingt-dix ans, l'architecte Frank Lloyd Wright a dressé les plans du musée Gugenheim. À soixante-dix-huit ans, Benjamin Franklin a inventé les lunettes bifocales. Dans une étude datant des années 1950, H.C. Lehman et Dean Keith Simonton ont établi que si le pic de la créativité, dans presque tous les domaines, se situe entre la trente-cinquième et la cinquante-cinquième année, les sexagénaires et septuagénaires, bien qu'ils travaillent plus lentement, sont aussi productifs qu'ils l'étaient à vingt ans.
Un étudiant demanda un jour au violoncelliste Pablo Casals, alors âgé de quatre-vingt-onze ans, pourquoi il continuait à pratiquer son instrument.
- Parce que je fais des progrès, répondit le maître.
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BigDreamBigDream   15 février 2015
La plupart des gens pensent que les problèmes soulevés par les médias sont une affaire de contenu. Mais le célèbre théoricien de la communication canadien Marshall LcLuhan, qui prophétisa l'arrivée d'Internet avec vingt ans d'avance, a eu le premier l'intuition que les médias transforment notre cerveau indépendamment de leur contenu. D'après lui, c'est le média lui-même qui constitue le message. Il estime que chaque média a une façon qui lui est propre de réorganiser l'esprit et le cerveau, et que les conséquences de cette réorganisation sont plus importantes que le contenu du message diffusé.
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BigDreamBigDream   15 février 2015
Certains sujets atteints de lésion au lobe fronto-temporel gauche perdent leur faculté de compréhension des mots, mais se révèlent spontanément habiles dans des activités artistiques telles que la musique ou la poésie, normalement situées dans le lobe temporal et le bloc pariétal droits. Ils dont aussi très bons en dessin, notamment pour représenter les détails. Miller considère que la tutelle quelque peu "tyrannique" de l'hémisphère gauche sur le droit est ici annihilée, et que l'hémisphère ainsi affranchi en profite pour exprimer tout son potentiel.
Les personnes qui n'ont aucune incapacité cérébrale peuvent très bien, elles aussi, libérer un de leurs hémisphères cérébraux au profit de l'autre. Le livre si populaire de Betty Edwards Dessiner grâce au cerveau droit, rédigé en 1979, c'est a dire des années avant les travaux de Miller, en fournit un bon exemple. Ce livre se propose d'apprendre le dessin à ses lecteurs en empêchant l'hémisphère gauche, verbal, logique et analytique, de censurer les facultés artistiques de l'hémisphère droit. La méthode d'Edwards, qui s'inspire des recherches en neurologie de Richard Sperry, consiste à confier à l'élève des tâches que l'hémisphère gauche ne peut pas comprendre, ce qui l'incite à réduire son activité. Par exemple, elle lui demande de copier un croquis de Picasso retourné devant lui. Effectivement, le novice s'en sort mieux ainsi qu'avec l'original placé dans le bon sens...
Dans l'encéphale d'une personne normale, éveillée et active, plusieurs milliers d'activités se déroulent en même temps. Il nous faut des forces pour inhiber, contrôler et réguler nos actes, pour ne pas nous éparpiller, et éviter de "ruer dans les brancards".
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BigDreamBigDream   15 février 2015
L'immigration est presque toujours une épreuve sans fin et un rude exercice pour le cerveau adulte. Le vécu inédit qu'elle impose demande que soit renouvelé le câblage de vastes régions du territoire cortical. C'est là un "chantier" beaucoup plus ardu que celui qui consiste simplement à engranger de nouvelles connaissances, parce que la nouvelle culture se trouve en compétition plastique avec des circuits neuronaux qui ont connu leur phase critique de croissance dans le pays natal de l'immigré. Il faut au moins une génération pour que l'assimilation soit réussie, à quelques exceptions près. Seuls les enfants d'immigrés dont la période de développement critique se déroule au sein de la culture d'adoption peuvent espérer s'adapter sans heurts. Pour la plupart des gens, le transfert de culture est un électrochoc.
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