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ISBN : 2842302974
Éditeur : Hoëbeke (06/09/2007)

Note moyenne : 4.53/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Entre les années 50 et les années 60, Doisneau a photographié ce qui paraît impossible à photographier : les sentiments, le désir de bonheur, l'exultation de former une famille unie. Les petits chenapans aux doigts pleins d'encre, nous les voyons cette fois chez papa et maman, entre frères et sueurs, dans leurs efforts attendrissants pour mettre le couvert tout en rêvant au terrain vague. Tout commence par un mariage au rythme de la danse du tapis. On est joyeux mai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
paroles
  11 juillet 2014
Que sont devenues toutes ces photos en noir et blanc, dont je me délectais lorsque j'allais passer les journées chez grand-mère ? Je ne connaissais pas les personnes qui posaient, ni ne reconnaissais maman lorsqu'elle était petite. Ce temps-là avait-il vraiment existé ?
Pourtant, en feuilletant ce très bel album photos de Doisneau, prises entre les années 50 et 60, et annoté avec humour par Pennac, je ne peux que retrouver toutes ces scènes familiales que mon oeil d'enfant avait bien imprimé quelque part dans ma mémoire. Quel plaisir de feuilleter tous ces moments du passé : mariage, pique-nique, fête, vie de famille, frères et soeurs, scènes de rue...
Oui ce noir et blanc à quelque chose de paisible et de saisissant à la fois. Paisible par l'apparence de quiétude qui règne lors de ces instants de vie sortis du passé. Saisissant par le contraste et l'étendue de la palette des noirs et blancs.
Attention !
Parcourir ce bel ouvrage provoque une vraie bouffée de tendresse. À consommer sans modération...
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madameduberry
  24 novembre 2013
La vie en noir et blanc. Doisneau et Pennac ont fait le livre des familles de cette époque où seule la voix de la radio rompait l'intimité. Une époque étouffante, avec ses papiers peints chargés, ses buffets Henri II, son odeur d'encaustique et de soupe de poireaux. Les hommes sont bien carrés sur leurs chaises et les femmes s'affairent debout. Les garçons grelottent , car si on les affuble d'un béret, ils n'ont pas droit aux pantalons longs avant la puberté. Les filles elles n'ont jamais de pantalon, ou alors il ferme sur le côté. La grand-mère a droit au seul fauteuil de la maison, le salon n'existe que dans les maisons très bourgeoises où la bonne met les housses en dehors des jours de réception.
Qauand on tousse, on a un cataplasme à la farine de moutarde, quand on a la fièvre on est à la diète. On ne sait pas souvent nager et on se baigne trois heures après le repas, dans un maillot de bain tricoté maison, qui gratte et ne sèche jamais.
On a des chaussures toujours trop grandes ou trop petites, et cela paraît normal à tout le monde. L'hiver, on a des engelures.A l'ecole on est entre soi: filles d'un côté garçons de l'autre. On prend des coups de règle en fer sur les doigts.
Maman ne travaille pas, elle n'a donc pas besoin d'un compte en banque que de toute façon elle n'a pas le droit d'ouvrir sans l'autorisation de son mari.La contraception est assimilée à la débauche, l'avortement est interdit. Mais maman peut aller voter (à quelle date? En tout cas après les femmes turques). L'autorité parentale se nomme puissance paternelle.
La peine de mort n'a pas été abolie.
Papa rentre manger à midi et repart au travail, en même temps que les enfants repartent à l'école.Maman fait la vaisselle, le ménage, elle coud et tricote pour tout le monde et fait ses courses dans le quartier, à pied ou à vélo. Il arrive aussi, souvent, que maman travaille à l'usine, aux champs ou dans un bureau en plus de tout ça.
Les filles ne se maquillent que vers 20 ans, l'avant-veille de leur mariage.
Il y a beaucoup, beaucoup moins de livres édités. Il y a beaucoup de livres à l'index.
Les gens se parlent, ils parlent aussi beaucoup les uns des autres. L'opinion des proches ou du voisinage est décisive et pèse sur les destinées.
J'arrête là, en fait j'ai adoré ce livre, mais il faut se souvenir de l'époque qu'il évoque, qu'on l'ait connue ou qu'on la déduise du discours familial, des livres, des films, et des photographies.
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sultanne
  25 septembre 2012
Avec toute la tendresse dont il est capable, caché derrière son objectif, Robert Doisneau nous propose de remonter le temps jusqu'aux années 50-60 en jettant un oeil curieux aux moeurs et aux coutumes de la famille française à cette époque : du mariage aux repas dominicaux, en passant par le rituel du bain ou l'agrandissement de la fratrie, c'est un oeil amusé qui rencontrera ces clichés d'un naturel très appréciable.
Le texte, assuré par Daniel Pennac, est plein d'une verve juvénile qui fera le bonheur d'un lecteur attendri. Dialogue enjoué ressassant les souvenirs d'amis un peu vieillis, les mots jonglent adroitement avec les images et chacun, même s'il ne fait pas partie de cette génération, aura l'impression, en ouvrant cet album, d'ouvrir l'album de sa propre famille et de participer à la discution enjouée d'une famille qui se réunit une énième fois un dimanche après-midi.
Et là, vous retrouverez un Petit Nicolas comme vous l'aviez laissé chez Sempé, l'odeur de craie du lundi matin et l'ennui du dimanche après-midi, les culottes courtes et le petit frère chiant qu'on doit traîner partout ; vous y retrouverez le buffet Henri II qui trône encore chez mamie, cette armoire à peine luisante qui a entendu les voix des grand-tantes, qui a entendu la voix du grand-père, qui a entendu la voix du père.
Un vrai bonheur qui nous rendrait presque nostalgique d'une époque qu'on n'a pas connue !
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pilou62200
  31 août 2014
Un petit modèle de fraicheur, de nostalgie, de simplicité. de très belles photos de Robert Doisneau, agrémentées des textes frais de Daniel Pennac.
A déguster.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
parolesparoles   11 juillet 2014
Francine a une belle phrase aussi. En parlant des dimanches, elle dit : "J'entends encore le silence des visites."
- ...
- Oui... À la fin du déjeuner, les hommes digèrent d'un côté, les femmes de l'autre, et les enfants ont trouvé le temps si long qu'ils n'ont même plus l'énergie de jouer ensemble...
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sultannesultanne   24 septembre 2012
C'est qu'on meurt, en famille, autant que l'on naît (un peu plus même, paraît-il... ), et pas un seul enfant n'oublie le jour où la mort lui a passé le relais.
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sultannesultanne   19 septembre 2012
La famille tue énormément, c'est dans toutes les statistiques.
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sultannesultanne   24 septembre 2012
Le cul est universellement un objet de convoitise et de discorde. Sauf le cul de bébé, qui a toujours été un graal fédérateur.
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