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ISBN : 103490079X
Éditeur : Liana Lévi (10/01/2019)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 18 notes)
Résumé :
À Peterborough, deux hommes d’origine étrangère ont été sauvagement assassinés dans la rue à quelques semaines d’intervalle. Les caméras de surveillance montrent leur agresseur masqué exécutant le salut nazi après les avoir tués à coup de pied. L’inspecteur Zigic et sa partenaire, le sergent Ferreira de la section des crimes de haine mènent l’enquête lorsque survient un autre drame : trois travailleurs immigrés sont renversés devant un arrêt de bus par une voiture. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  14 juillet 2019
Des victimes dans les communautés d'origine étrangère de la Grande Bretagne, des gangs de mouvance néonazie, un parti politique d'extrême droite qui tente de faire croire qu'il a les mains toujours propres...
Un contexte réaliste, comme un second volet au premier roman remarqué* de l'auteure anglaise, qui continue à nous sensibiliser à la peur des étrangers et aux mécanismes pernicieux des conséquences de l'émigration, et la pauvreté et la violence qui s'y attachent.
L'essai n'est pourtant pas transformé pour moi. C'est même une déception. C'est laborieux, ça tourne en rond, on peine à avancer dans la recherche de la vérité, à l'image des pauvres enquêteurs qui passent de déconvenue en déconvenue au fil de leur enquête.
J'ai même fini par me mélanger les noms et conclure une lecture en diagonale, aucun ressort narratif ou aucun suspense devenant dynamiser le récit.
Eva Dolan s'attache à dénoncer la haine ordinaire dans une population de « gagne-petit », une tendance à la xénophobie, gangrène de certaines couches de la société anglaise très multiculturelle. Ce second roman apparaît moins convaincant dans son travail d'écriture et beaucoup plus convenu pour une réalité qui dépasse les frontières de son pays.
*Grand prix Polar des lectrices ELLE 2018
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JIEMDE
  10 mars 2019
Same player, do not shoot again !
Autant j'avais adoré le premier livre d'Eva Dolan, autant Haine pour haine - traduit par Lise Garond - m'a laissé sur ma faim, avec le goût amer d'avoir relu le même livre, en moins bien. Dommage...
J'étais pourtant content de retrouver ce même cadre de Peterborough, bourgade de l'Est de l'Angleterre, la même brigade anti-haine et le duo Zigic-Ferreira qui fonctionne si bien, et enfin ce contexte de migrants des pays de l'est échoués en Angleterre se refaisant une communauté expatriée dans un pays qui les regarde de travers.
Mais l'intrigue est inutilement compliquée, allongée et la couche politico-mafieuse ajoutée n'apporte pas la nouveauté d'intérêt attendue. D'où une certaine impatience devenue agacement au fil de ma lecture.
Il n'empêche que Eva Dolan est manifestement douée dans sa capacité à monter ses intrigues policières et à les placer dans un contexte noir et contemporain. Mais j'espère un peu de renouveau dans le prochain...
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Eroblin
  25 janvier 2019
« Haine pour haine » est le deuxième roman d’Eva Dolan traduit en français et mettant en scène une petite brigade de crimes de haine dans la ville anglaise de Peterborough. J’ai lu le premier tome « Les chemins de la haine » l’année dernière quand j’étais jurée pour le Grand Prix des Lectrices de Elle. Et j’avais beaucoup aimé ce roman policier plus sociologique que noir. Car, au-delà de l’enquête policière, Eva Dolan s’intéressait aux problèmes de l’immigration, de la difficile intégration pour ne pas dire acceptation de ces migrants venus d’Europe ou du monde qui peinent à trouver leur place dans une société en proie à des difficultés économiques.
On retrouve le même arrière-plan socio-économique avec une histoire tout aussi macabre que la précédente. La brigade doit mener de front deux enquêtes qui, au départ, ne semblent pas liées : une voiture renverse trois personnes devant un arrêt de bus, le chauffard s’est enfui. Particularité, ce sont des travailleurs immigrés qui ont été renversés. Est-ce un crime raciste ? La brigade peine à trouver un coupable et a d’autant mal à faire son travail qu’elle doit aussi résoudre trois meurtres d’immigrés, tabassés à mort par un individu qui s’est débrouillé pour faire un salut nazi devant une caméra de surveillance comme pour les narguer. Ces crimes racistes n’arrangent pas les affaires d’un député local d’extrême-droite qui s’inquiète, c’est un comble, des conséquences qu’ils pourraient avoir sur les prochaines élections. On voit là le cynisme d’un individu qui fait campagne contre l’immigration et tient des propos nauséabonds mais qui ne veut pas être débordé par des groupuscules néo-nazis jugés trop remuants. Zigic qui mène la brigade n’a pas beaucoup de temps pour résoudre ces meurtres qui pourraient déboucher sur des émeutes et des règlements de compte entre les différentes communautés de Peterborough.
J’ai beaucoup aimé ce roman et le climat dans lequel évoluent les deux personnages principaux, il montre le danger de tous ces replis communautaristes qui, si on ne fait rien, pourraient faire émerger les pires pouvoirs extrémistes. A lire donc !

Lien : https://labibdeneko.blogspot..
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cathe
  22 mai 2019
Dans une ville de l'Est de l'Angleterre, victime de la désindustrialisation, des assassinats d'immigrés d'origine africaine ou pakistanaise, ont lieu. Puis, quelques jours après, ce sont trois personnes d'Europe de l'Est qui sont volontairement fauchées par une voiture. L'affaire est prise en main par la brigade des crimes racistes, mais avec mission de ne pas trop l'ébruiter. On est juste avant des élections et on essaie de minimiser le racisme dans cette ville. Même le candidat d'extrême-droite essaie de se racheter une conduite et en public il condamne ces crimes et le salut nazi de l'assassin, filmé par les caméras extérieures.
Comme dans son premier roman, « Les chemins de la haine », Eva Dolan reconstitue très bien l'atmosphère de cette petite ville minée par le chômage de masse et par l'installation massive d'immigrés. Là où le premier livre mettait l'accent sur le racisme des anglais de souche par rapport aux immigrés, dans celui-ci ce sont les rivalités communautaires qui sont mises en avant. Ceux qui sont arrivés un peu avant se considèrent comme maîtres du territoire et sont encore plus violents que les anglais. le roman est très noir, heureusement on s'attache au duo de policiers que l'avait déjà rencontrés et cela permet un peu d'humanité et même d'humour. L'intrigue est peut-être un peu moins fluide que dans le premier roman et on sent une certaine redite dans les thèmes abordés et la construction du livre. Mais c'est un auteur qui aborde des thèmes importants et pour cela je la suivrai encore dans ses prochains livres.
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encoredunoir
  09 janvier 2019

Retour à Peterborough, petite ville anglaise en proie à des tensions entre communautés. L'inspecteur Zigic et le sergent Ferreira, découverts dans le très bon Les chemins de la haine, se trouvent cette fois confrontés à deux enquêtes.
D'une part une voiture qui, à un arrêt de bus, a foncé dans un groupe d'immigrés d'Europe de l'Est. D'autre part des immigrés d'origine africaine ou pakistanaise tués à coup de pieds par un ou des néonazis. En pleine période électorale et au moment où l'English Patriot Party essaie de se racheter une image plus lisse, cela n'arrange personne. Ni la direction de la police qui, malgré le peu de moyens qu'elle accorde à sa section d'enquête sur les crimes de haine, ne veut pas se faire épingler par les médias. Ni Richard Shotton, le député d'extrême-droite, qui ne voudrait pas qu'un lien soit fait entre ces actes et son parti.
Comme dans son précédent roman, Eva Dolan excelle ici dans sa manière de rendre vivante la ville qu'elle met en scène et de montrer les différents mouvements qui l'agitent. C'est toute une géographie, et même une géopolitique, qui se révèle. À Zigic, malgré l'impétueuse Ferreira, de jouer de diplomatie entre ces différents mondes qui se heurtent et/ou se fondent les uns dans les autres. Tout ce sous-texte politique, qu'Evan Dolan réussit avec brio à ne pas exposer de manière aride ou par trop démonstrative, fait incontestablement la richesse de ce roman en montrant combien les intérêts des uns et des autres peuvent s'affronter ou cohabiter selon les alliances du moment et combien aussi peuvent jouer les réflexes de défense des différentes communautés dans un pays d'immigration. Ici en particulier, elle réussit à montrer comment, face à l'afflux de travailleurs d'Europe de l'Est, la communauté indo-pakistanaise arrivée bien avant peut adopter une position défensive au point parfois pour certains de ses membres de se laisser tenter par un discours patriote d'extrême-droite pour peu qu'il soit un peu lissé, poli, et tourné vers le rejet des nouveaux arrivants. Bref, Eva Dolan n'abandonne rien à la simplification hâtive et montre un monde complexe, avec ses contradictions, ses salauds et ses bons qui, selon les circonstances, peuvent parfois être les mêmes.
Et tout cela, elle le fait vivre d'autant plus intensément qu'elle le place dans le cadre d'une intrigue policière qui, pour être relativement classique – bien que parfois retorse avec un usage plaisant des fausses pistes ou faux indices abandonnés ici ou là – est fort bien menée et toujours très tendue. En y ajoutant des personnages auxquels on s'attache autant par la grâce de leurs qualités que de leurs défauts, elle réussit un parfait amalgame qui rend, une fois encore, son roman passionnant.
Polar réussi, chronique vivante d'une Angleterre pré-Brexit divisée, sapée par la crise économique et les tensions identitaires, Haine pour haine (dont, par charité, on ne dissertera pas une fois encore sur le titre) est un roman noir qui mérite amplement le détour.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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critiques presse (1)
Liberation   18 janvier 2019
Après les Chemins de la haine, son premier roman très remarqué l'an dernier, la jeune Britannique enfonce le clou de l'extrême droite à combattre dans Haine pour haine.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   07 février 2019
Bientôt la Croatie allait rejoindre l’Europe et l’arrivée des Croates au Royaume-Uni réveillerait de vieilles haines sectaires, de vieux comptes à régler. Il s’agissait d’un racisme invisible, quelque chose que les Anglais avaient du mal à concevoir. Les conflits sanglants d’Europe de l’Est continuaient de couver sous la surface et ils étaient au cœur d’un grand nombre d’incidents qu’ils avaient à traiter aux crimes de haine. Les Polonais détestaient les Lituaniens, les Bulgares détestaient les Roumains, et tout le monde méprisait les Roms. Un racisme Blancs contre Blancs qui ne se basait que sur le nom des gens. »
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JIEMDEJIEMDE   05 mars 2019
- Vous allez quand même devoir retourner à l'hôpital.
- Je dois rien faire du tout, répliqua t-elle sèchement. Cet endroit... Ils laissent les vieux mourir dans leur merde. Ils feraient pas ça avec un chien. Les Anglais, ils sont fous, c'est plus important les animaux pour eux que les gens.
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JIEMDEJIEMDE   10 mars 2019
Il ne se sentait lui-même aucune ferveur patriotique, c'était même un concept dont il se méfiait, qui copinait trop souvent avec des idées nauséabondes : nationalisme, xénophobie et autres notions de suprématie raciale qui n'auraient pas dû avoir leur place dans le XXIe siècle.
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cathulucathulu   31 mars 2019
Le monde ne cessait de rapetisser et de devenir soi-disant plus homogène, mais les gens ne se rapprochaient pas pour autant et il semblait que plus ils partaient loin de chez eux, plus ils mettaient de hargne à défendre le caractère supposé unique de leur culture.
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Polars_urbainsPolars_urbains   28 janvier 2019
Marshall n’avait pas de vraies convictions, c’était ça le problème. Il avait senti le vent tourner et avait suivi. C’aurait été dix ans plus tôt, il aurait rejoint les conservateurs. Il y a vingt ans, il aurait chanté The red flag, l’hymne des travaillistes et aurait été le petit toutou de Tony Blair. C’était un de ces carriéristes velléitaires qui se contentaient de récoler les fruits de la réussite des autres.
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Videos de Eva Dolan (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eva Dolan
Trois auteurs imaginent une enquête criminelle dans le chaos politique et social. Pendant la "semaine sanglante", dans les derniers jours de la Commune de Paris. Dans l'Angleterre pré-Brexit d'une ville touchée de plein fouet par la crise. Dans le Paris de la fin de la guerre d'Algérie, entre 1959 et 1961. le polar à son meilleur ! Une émission animée par Michel Abescat et Christine Ferniot.
"Dans l'ombre du brasier" de Hervé le Corre (Rivages/Noir) "Haine pour haine" d'Eva Dolan (Liana Lévi) "Requiem pour une République" de Thomas Cantaloube (Gallimard/Série Noire)
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