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ISBN : 2359840657
Éditeur : Esperluète éditions (10/03/2016)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Cette histoire est née au bord d'une rivière, alors que regardant l'eau qui dévalait, je me disais qu'elle n'était jamais la même. Elle s'écoule, elle nous renvoie à l'éphémère. Ce roman nous conte les relations et les non-dits d'un groupe de femmes qui s'isolent dans un chalet afin de vivre une passion partagée, la pêche à la mouche. Leurs retrouvailles sont comme un rituel dont l'auteur joue pour raconter leurs solitudes dans toutes ses conjugaisons, mais aussi le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
latina
  29 mai 2016
Grâce. Tremblement de l'instant. Lecture fine et sensible.
Oh que j'ai aimé accompagner sur la pointe des pieds ces « Women Fly Fishing », ces 4 femmes passionnées de pêche à la mouche qui se retrouvent le temps d'un week-end dans une cabane perdue au fond des bois, le long d'une rivière. La rivière. Endroit de toutes les émotions, lieu de recueillement, de plongée en soi-même.
« le présent s'adoucit.
Chuchotement. Il faut se taire. C'est une des premières choses que l'on apprend à la pêche.
Le temps plane au-dessus des flots. Les soies dessinent des arabesques. Une écriture s'inscrit dans les airs, des hiéroglyphes secrets se racontent.
La rivière les unit dans un instant présent pétri d'attention à l'onde. Elles se sentent héroïnes d'une histoire hors du temps, voguant d'épisode en épisode, connectées à ce qu'elles recherchent la plupart du temps inconsciemment. le vivant. »
Il y a Georgia, veuve encore en peine.
Il y a Olivia, entièrement tournée autour d'elle-même et se voulant brillante, politique, soi-disant altruiste.
Il y a Fanny, sa soeur, dont l'âme et la langue bégayent.
Il y a Lucie, au physique d'allumette anorexique, en proie au stress permanent, qui cette fois est flanquée de sa fille Pauline, ado de 14 ans révoltée et pleine de vérité, et son amie Emy, la jeune Africaine au 6e sens prophétique.
Et puis Sophie s'en mêle, la policière qui est de garde, justement ce week-end-là. Et puis, et puis, et puis...
Non, je m'arrête. Il faut les découvrir une à une, ces femmes au passé et au présent lourds comme des pierres de rivière, ces pierres tortueuses si traîtres...
Car quand l'amour, tel un hameçon, se fiche dans votre peau, il y a de l'orage dans l'air.
« le soleil tourne aigre. Les haies hirsutes se taisent. Les arbres tombent dans la lumière du ciel. »
Et puis survient le drame, inévitable, qu'on pressent dès le début, dont l'intuitive Emy est emplie dès son entrée dans la cabane.
« Un coup de poing dans la gorge.
Le coeur devient gravier. »
Emplie de poésie, j'ai ondoyé avec ces femmes tout au long de ma lecture.
J'ai adoré cette écriture au plus près de la nature, de la rivière et de la femme.
J'ai épousé les non-dits.
J'ai frémi devant des paroles explosives.

Il m'a fallu cheminer lentement dans ce roman. M'approprier chaque phrase, chaque mot, chaque relief.
Et je peux vous assurer que j'en suis sortie tout étourdie, comme après un rêve très flou et très présent.
Merci aux éditions belges Esperluète, que je découvre et que j'explorerai à l'avenir sans hésitation, car elles m'ont fait découvrir une auteure sensible, à l'écriture perlée.
« Là où l'eau touche l'âme », là où l'intimité explose pour se fondre dans la nature...
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lucia-lilas
  27 mai 2016
Jeudi, vendredi : Olivia, Sophie, Georgia, Fanny, Lucie vaquent à leurs occupations. L'une s'agite pour sa campagne électorale, l'autre fabrique des cadres dans son atelier, une troisième se bat pour que son mari garde les filles ce week-end.
Elles sont les Women Fly Fishing et vont se retrouver comme d'habitude au chalet de pêche. Elles ne louperaient ce rendez-vous pour rien au monde ! Enfin une pause pour oublier un quotidien pas toujours terrible, des soucis qui vous rongent l'âme, lentement mais sûrement….
Pêcher, ça vide la tête. Elles en ont besoin ! Ah, le grand air ! Et puis, on rit avec les copines…
Enfin toutes réunies ! Ouf ! Elles déballent leurs affaires et s'installent au chalet. le week-end peut enfin commencer. « Elles entrent dans un autre rythme, un autre temps, un autre espace. Il y a quelque chose de fascinant à les voir se transformer, comme lorsque l'on se prépare pour un bal masqué ou une première d'opéra. »
La rivière gronde, « les herbes hautes, les graminées éparses, les amorces de digitales et d'épilobes frôlent les jambes et le bord de l'été. »
Se taire, s'imaginer « algue au fond de l'océan se laissant traverser par la fluidité de l'eau », oublier qui l'on est, se laisser porter…
Georgia murmure « Vous devez devenir eau, vous devez devenir poisson, vous devez devenir ciel et rivière. »
Silence.
« le temps plane au-dessus des flots. Il y a de la grâce, il y a de la magie. Les soies dessinent des arabesques. Une écriture s'inscrit dans les airs, des hiéroglyphes racontent. »
Mais l'apaisement ne vient pas.
« Les solitudes rôdent les unes collées aux autres. »
Les non-dits, les violences contenues, les mensonges étouffés, les souffrances tues et refoulées refont surface. Olivia vomit. Fanny détourne le regard. le bruit de la tronçonneuse « la percute, la déchire », Georgia pense à son fils. Elles pleurent, dissimulent leurs blessures et leur haine…
« La nuit, elles rêvent d'assassinats, de tortures, elles trouent le corps des autres, elles les lacèrent. »
La tension est de plus en plus palpable. « Un coup de tonnerre, proche. »
Comment trouver les mots pour traduire les émotions que j'ai ressenties à la lecture de ce livre ? L'écriture poétique et sensuelle m'a littéralement envoûtée, je me suis sentie intimement liée à ces femmes, dans leurs douleurs intimes, leur solitude profonde au milieu de cette nature à la fois apaisante et hostile. J'ai fait corps avec elles. La tension m'a tenue jusqu'au bout, prisonnière que j'étais du drame imminent, pressenti et redouté.
Un texte vraiment éblouissant, accompagné de références musicales dans les marges pour un plaisir total, absolu…
SUPERBE !

Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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eszter
  01 juillet 2016
Je remercie beaucoup les éditions Esperluète de m'avoir envoyé ce roman .
J'ai tout de suite aimé la couverture avec cette illustration . Et après lecture , elle reflète bien le coeur du livre .
C'est un moment de vie d'un groupe de femmes aussi différentes les unes que les autres avec une passion commune , la pêche à la mouche .On est transporté avec elles quand elles sont au bord de la rivière ; on entend presque l'écoulement de l'eau et les oiseaux ...
J'ai beaucoup aimé l'écriture qui ressemble à un moment de cinéma et c'est avec un grand plaisir que je l'ai lu une deuxième fois avec la bande originale qui m'a définitivement conquise .
Merci à vous Frédérique Dolphijn .
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
esztereszter   01 juillet 2016
l' ennui elle aime ça .Ne rien faire , chercher à sortir du ne rien faire en trouvant un rien qui remplit le temps , qui l'amène vers quelque chose à faire , qu'elle quitte sans savoir pourquoi , pour inexorablement se glisser à nouveau dans l'ennui .
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