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EAN : 9782266176354
608 pages
Éditeur : Pocket (12/04/2007)
3.9/5   162 notes
Résumé :
Dans cet ouvrage très original, la célèbre psychanaliste, Françoise Dolto, en dialoguant avec un collègue d'enquête, tente pour la première fois de considérer d'abord le monde du point de vue de l'enfant et dans son seul intérêt.
En dressant un bilan historique et critique de la condition des enfants et en la confrontant ici à son expérience de psychanaliste, Françoise Dolto nous aide à mieux communiquer avec les nouveaux nés et ouvre les chemins de l'avenir ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Nowowak
  01 novembre 2020
Tout se joue avant six ans…ou avant quatre ans ? Une fois exposé à la société qui l'entoure l'apprenti humain doit se dresser sur ses deux pattes et apprendre à avancer seul. Lourde mission qui peut être contrariée par quantité de situations et de complications. L'avenir se joue peut-être plus tôt, peut-être dans le ventre de la mère, avant qui sait. Si cette résidence utérine abrite un maelstrom d'orages, de tourmentes, de conflits, de colères, de souffrances, dans quel état l'enfant sortira ? L'enfant s'éduque dès sa conception. Quand il vient au monde il n'est pas âgé de zéro mois zéro jour mais du temps de sa gestation. Moi qui vous parle j'ai mon âge plus neuf mois : ceux que l'on m'a volé sur mon livret familial. Ne parlons pas ici de son inné, de savoir d'où il vient et s'il traîne ou non avec lui une valise remplie d'épisodes d'éventuelles vies antérieures. L'enfant a déjà de la bouteille quand il sort de son flacon !
Ce livre insiste sur l'obligation évidente de respecter l'enfant, sa parole et ses actes, de le considérer comme un égal sur le plan de l'écoute. Lui parler comme à un arriéré avec des goui-gouzi est le réduire : « On l'ignore trop, naît et se développe le projet intuitif d'être considéré comme une (grande) personne. Aussi attend-il qu'on ait à son égard le comportement et le respect que l'on a vis-à-vis d'un adulte. » le parent représente l'autorité mais celle-ci doit être juste, ferme, calme tout en demeurant ouverte et souple. Il est là pour soutenir, réconforter, soigner, encourager, stimuler, protéger, pardonner. L'écueil est de vouloir trop assister, servir et épauler à tout bout de champ ou pire laisser l'enfant agir à sa guise. Grandir est devenir autonome. de là à donner le droit de vote aux enfants il ne faut pas charrier et Dolto pousse parfois le bouchon un peu loin.
Être parent vous en fait voir de toutes les couleurs. Comme l'écrit Françoise Dolto c'est une responsabilité et non un caprice. Un rôle qu'il faut jouer et bien jouer jusque son dernier souffle et sans rien attendre en retour : « Il faut une très grande maturité pour être capable d'être parent, car cela implique d'être conscient que ce n'est pas une situation de pouvoir, mais une situation de devoir, et qu'on n'a aucun droit à attendre en échange. » le malheur est que l'on fabrique trop d'enfants. L'usine pollue la planète. Ceux qui en veulent et qui pourraient être de bons parents ne peuvent parfois pas en avoir. Ceux qui en ont une sacrée collection à la maison continuent d'en pondre. La nature est mal faite. C'est vrai... mais pourquoi l'aider à mal faire ?
Dur métier d'être parent. Il faut naviguer entre la satisfaction des besoins et des désirs de son enfant sans dire cependant amen à tout. Proposer sans imposer. Composer sans s'exposer. « Si le désir est toujours satisfait, c'est la mort du désir. » L'enfant aime pousser les limites, il a vite fait de se sentir à l'hôtel et de vous prendre pour son domestique. Dès la crise d'ado vous êtes considéré comme un vieux con et il est loin le chérubin que l'on amenait au CP et qui vous quittait devant le portail avec de gros câlins et de la pluie dans les yeux. Les enfants poussent vite, dès le collège c'est fini de pouponner. Vous n'en aurez que pour dix ans de jouer à la poupée. Où est passée votre peluche ?
En matière d'éducation, le juste milieu est parfois mal aisé à définir. Il faut préserver l'insouciance de l'enfant tout en lui apprenant la rigueur. le jeu, l'amour et le rire doivent accompagner cette mission. Sinon c'est foutu. Vous risquez un jour d'entendre votre gosse vous dire : « Je n'ai pas demandé à naître". Parent est un boulot énergivore et chronophage. Il faut le savoir avant de prendre la décision de désirer un enfant. C'est un sacerdoce.
Nowowak

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Marti94
  21 avril 2016
Si dans "La cause des enfants", Françoise Dolto retrace l'histoire de la place de l'enfant dans la société, ce n'est pas que cela. C'est un livre essentiel car la pédo-psychanaliste y propose aussi des actions concrètes.
Son nom résonne comme un mythe emblématique du 20ème siècle auprès du grand public comme des professionnels de l'enfance. Car elle a fait de l'enfant en souffrance et de ses rapports avec la mère son domaine de prédilection. C'est là qu'elle innove, aussi bien dans la réflexion que dans la pratique.
D'ailleurs, très jeune, Dolto avait promis : « Quand je serai grande, je tâcherai de me souvenir de comment c'est quand on est petit. » Elle n'oubliera jamais que le nouveau-né aspire d'abord à communiquer et que ses désirs, indépendants de ceux d'un adulte, sont aussi respectables.
Françoise Dolto m'a beaucoup aidé pour l'éducation de mes 3 garçons. J'ai retenu que l'enfant a toujours l'intuition de son histoire et que si la vérité lui est dite, cette vérité le construit.
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brigittelascombe
  14 août 2011
Françoise Dolto la célèbre psychanalyste phare du XX° siècle a toujours pris faits et cause pour les enfants.
Spécialisée dans leurs soins psychiques,elle a transmis son témoignage et son enseignement dans de nombreux livres,grace aux quels il ressort que tout est langage et que parler vrai aide à la construction ou à la reconstruction de l'enfant.
Dans cet essai, paru en 1985,elle évoque la sexualité de l'enfant souvent passée sous silence, les contes qui par identification lui permettent de grandir,les difficultés à naitre,à vivre et à renaitre,les erreurs commises par les parents et les enseignants.Elle parle également de la maison verte lieu d'accueil crée pour des tout petits en souffrance afin que se rétablisse la communication perdue.
A nouveau un témoignage vécu exceptionnel de cette grande dame qu'était Françoise Dolto.
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domisylzen
  27 août 2015
Certainement un livre charnière pour nous faire comprendre le monde selon les enfants. Nous l'avons tous été avec des fortunes divers : bons ou mauvais souvenirs. Une revue de détail sur la condition des enfants et le respect que nous leur devons. En final la déclaration universelle des droits de l'enfant. Toujours du mal à porter une critique sur un livre de Dolto ; on aime ou pas c'est selon mais cela reste une grande dame.
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Mammny
  09 janvier 2013
Françoise Dolto adulée critiquée mais encore heureux qu'elle a su faire entendre sa voix car elle a permis une évolution de la pédiatrie et de la compréhension des enfants. Elle m'a souvent accompagnée lors de ses émissions sur France Inter . Enfin un autre regard sur l'enfant en tant qu'être pensant et non plus petit animal humain§
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
RhiaRhia   08 septembre 2013
FAIRE VOTER LES ENFANTS
Nulle part le fait d'être père ou mère ne donne plus de voix au citoyen qui est responsable de futurs adultes. Il est tout à fait inhumain de penser que ceux qui ont mis au monde n'ont qu'une voix, comme le vieillard, comme le célibataire à vie, alors qu'ils représentent l'humanité montante.
Je propose entre autres : Dans une famille de quatre enfants (deux garçons et deux filles), le père devrait avoir trois voix, et la mère trois voix, la voix des filles à la mère, la voix des garçons au père, jusqu'à leurs 12 ans.
Et puis à 12 ans, les enfants voteraient. On les laisserait devenir responsables de leur propre voix. Ce serait consultatif de 12 à 18 ans (puisque la majorité n'est, hélas qu'à 18 ans). Mais au moins, on aurait, en face du vote exécutif des adultes, le vote consultatif des 12 à 18 ans, ce qui donnerait une image du pays en devenir, et surtout donnerait le moyen aux élus, de faire quelque chose pour l'avenir du pays.
Alors qu'on ne parle jamais que de l'actuel du pays et du passé du pays. On fait des choses pour les vieillards, on fait des choses pour les adultes. Mais pour les enfants, presque rien. Même à l'école, on leur donne ce qu'ils ne demande pas puisque la moitié ne suit pas l'école... ce qui prouve qu'on leur donne quelque chose qui ne leur convient pas et que c'est venu de ce qu'on ne s'est pas occupé de la population montante, dans le scrutin dit universel. Il n'est pas du tout universel puisque les enfants n'ont pas de voix à travers leurs parents, et ensuite à exprimer par eux-mêmes.
Elle est débile ou perverse cette démocratie qui ne veut pas compter avec les enfants.
J'ai essayé de dire à un député, familialement proche, que je trouvais qu'on devrait tout faire pour soutenir les jeunes à s'intéresser à leur présent et à leur devenir. Non à la politique politicienne mais oui à la politique de la vie qui monte dans un pays.
Il m'a répondu : "Mais c'est totalement impensable, ça changerait complètement la carte électorale." - "Tant mieux! Les parents qui ont des enfants qui sont l'avenir du pays auraient autant de voix que d'enfants, au lieu de donner autant de voix à des gens qui ne défendent que leur sécurité existentielle personnelle et non l'avenir."
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PiertyMPiertyM   13 septembre 2014
Il faut une très grande maturité pour être capable d'être parent, car cela implique d'être conscient que ce n'est pas une situation de pouvoir, mais une situation de devoir, et qu'on n'a aucun droit à attendre en échange.
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RhiaRhia   06 septembre 2013
"Tu me demandes un conseil; je te le donne, mais surtout ne le suis que si toi tu le désires, parce que ce conseil n'a de valeur que d'échange parlé; c'est la réaction de quelqu'un d'une autre génération à ce qui te questionne. Tu avais besoin de parler de ton questionnement,et que je te réponde, mais ne prends pas ce que je te dis comme une vérité, c'est seulement une opinion. Puisque les humains ont besoin de communication, je te dis ce que tes questions ont suscité de réflexion en moi, mais surtout, ne suis pas ce conseil; demande à beaucoup d'autres personnes et, grâce à cela, tu élaboreras de toi-même la réponse à ton questionnement."
L'important est que cela soit dit depuis que l'enfant est tout petit : ne pas imiter et ne jamais se soumettre à l'autre fût-il un adulte, mais trouver sa propre réponse à ce qui le questionne.
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RhiaRhia   08 septembre 2013
Aucun enfant n'entre en analyse sans payer : il a droit à trois séances pour lui gratuites, c'est-à-dire payées par les parents ou la Sécurité Sociale.
Je le préviens : "Si le travail t'intéresse, tu verras ça au bout de trois séances; alors , tu paieras un prix symbolique, je ne te verrai pas si tu n'apportes pas quelque chose..."; les petits, un caillou; les plus grands, un timbre; s'ils ont de l'argent de poche, une pièce de dix centimes. L'enfant qui arrive les mains vide à la séance suivante, je le félicite de son refus (ou de son oubli) et lui dis de revenir s'il le désire la fois suivante avec son paiement symbolique et je lui garde son rendez-vous.
Je rassure les parents : "Non... Vous êtes inquiets pour votre enfant, mais lui (ou elle) ne trouve pas que ça vaut la peine de payer dix centimes : ça casse un carambar, et il a raison : c'est qu'il n'éprouve pas le besoin d'être aidé, ou qu'il n'a pas confiance en moi, vous feriez de même."
C'est un extraordinaire levier : ça provoque l'enfant à désirer authentiquement s'exprimer. Il expérimente parfois tout nouvellement qu'on ne le prend pas de force; ce n'est pas terrible de préparer un petit timbre chez lui, de ramasser un caillou et de l'apporter... Et ceux qui ne le font pas, c'est vraiment qu'ils n'ont pas besoin du traitement.
Ce sont les parents qui alors, inquiets de lui (ou elle) viennent pour l'enfant. Je les y invite : "Venez pour parler de la situation avec votre enfant... Nous chercherons ensemble pourquoi votre enfant ne peut pas encore se sentir responsable de lui."
Très souvent ce sont les parents qui empêchent leur enfant de devenir autonome. Eux, sont angoissés mais leur enfant ne l'est pas encore. Il s'exprime par opposition passive ou active aux désirs d'autrui qui veut s'imposer à lui.
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RhiaRhia   03 septembre 2013
C'est important pour les très jeunes lecteurs. Si le personnage auquel il s'est identifié meurt ou connaît le supplice éternel, l'enfant qui lui doit continuer à vivre, peut être tenté d'abandonner la lutte. Le happy-end est nécessaire pour l'encourager à l'effort, à la combativité.
Je pense que le happy-end des contes de fées donne à l'enfant l'image d'épreuves qui, évidemment, sont loin de sa réalité, mais qui lui permettent momentanément de s'identifier à des héros qui traversent des passes difficiles et qui arriveront tout de même à triompher des obstacles.
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Françoise Dolto défendait la pédophilie "consentante". Inceste et psychanalyse.
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