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ISBN : 2911447840
Éditeur : Skol Vreizh (11/06/2003)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Deux historiens observent les étapes menant à l'union du duché au royaume de 1341, date du début de la guerre de succession, à 1532, mort de François 1er.
C'est toute la complexité d'une époque que restitue avec clarté ce livre à deux mains.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
ibon
  01 mars 2017
Un livre sérieux sur l'union de la Bretagne avec la France, mais agréable à lire. Sérieux, car il prend ses sources dans une centaine de livres récents puis sur de nombreux documents administratifs de la fin du XVème siècle et les restituent à bon escient.
Agréable. J'ai eu le sentiment que la vie des personnages tels qu'Anne de Bretagne, Charles VIII, Louis XII ou François Ier n'avait pas besoin d'être romancée (ou idéalisée) pour être intéressante et que, la multitude des enchaînements historiques en faisait naturellement un récit vif et parfois palpitant. J'ai apprécié cette distance.
Par exemple je ne résiste pas à l'envie de reformuler cet épisode de l'histoire bretonne.
Vers la fin du XVème siècle, la Bretagne connaît une période troublée. le duc François II de Bretagne, s'il veut, après lui, un duché non assujetti au royaume de France, doit avoir un fils. Faute de quoi, naîtra un problème dynastique.
Et c'est le cas: pas d'héritier mâle. le mariage de sa fille Anne devient un enjeu capital pour l'avenir de la Bretagne. Des idées de mariage naissent d'un peu partout en Europe: de France, de Castille, d'Angleterre, etc. A quatre ans, Anne de Bretagne est déjà promise au fils de l'empereur d'Autriche, Maximilien. Cela ferait un allié puissant pour se protéger de la France...
Mais ce mariage-là, comme les autres, ne se fera pas, car le roi de France Charles VIII veille au grain. Pour éviter que ces projets d'alliance de la Bretagne avec ses ennemis ne se concrétisent, il va entrer en guerre en terre bretonne, imposer et précipiter son mariage avec Anne de Bretagne, avant que Maximilien n'intervienne, en 1491 alors qu'elle n'a que 14 ans!
Il étaient pourtant cousins à un degré prohibé et Charles promis à une autre femme! Mais le pape leur adressera une lettre de dispense.
Que dire sur ces arrangements sinon que...avec ce mariage arrive la paix et la Bretagne n'est plus indépendante dans les faits dès 1491.
Bien sûr, l'année de 1532 scellera le traité d'union des deux territoires après un autre mariage, celui de François Ier et de Claude de Bretagne et mettra un terme à toute idée de succession en Bretagne et ainsi, à toute idée d'indépendance.
Le Page et Niassey précisent sans lasser les nombreuses interactions entre les têtes couronnées de l'époque et le duché de Bretagne. Ils soulignent l'importance des stratégies matrimoniales, des d'alliances économiques et militaires pour développer un récit loin d'être simpliste.
Avec ces informations, on apprend aussi beaucoup sur Anne de Bretagne et son attachement à la Bretagne.
Reine de France deux fois mais qui malgré cela, fait battre monnaie pour son duché entre ces deux mariages.
A sa mort, la partition de sa dépouille est prévue ainsi par ses soins: son corps à Saint Denis, une première pour une reine alors que c'est le privilège des rois de France, mais son coeur à Nantes, en Bretagne, lors d'une cérémonie qui manifestait une dernière fois la réalité de l'Etat breton en 1514.
Paradoxalement, contrairement à ce que je soulignais au départ, je reprocherais une certaine froideur, aux deux auteurs qui ont choisi de retranscrire en une seule page, sur les deux cents, ce dernier épisode qui méritait bien un chapitre sans doute!
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
ibonibon   27 février 2017
Anne de Bretagne donna naissance à cinq enfants (avec pour père Charles VIII). Le premier était un fils, Charles- Orland, qui naquit quand sa mère n'avait que quinze ans (en 1492), puis Anne perdit un enfant mâle à deux mois de son terme en août 1493. Une fille naquit en avril 1495, Charles le 8 septembre 1496, une fille enfin, le 20 mars 1498. De ces cinq enfants, seul le premier était né viable, ce qui constitue une mortalité infantile particulièrement élevée et dramatique. Or ce garçon, le dauphin, mourut à trois ans, le 16 décembre 1495, victime d'une épidémie de petite vérole ou de rougeole.
(La Bretagne sous Charles VIII)
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