AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Isabelle Troin (Traducteur)
EAN : 9782266178297
672 pages
Éditeur : Pocket (14/02/2008)

Note moyenne : 2.99/5 (sur 108 notes)
Résumé :
Écrivain à succès, Thomas Covenant mène une vie de famille tranquille, jusqu'au jour où il apprend une terrifiante nouvelle : il a la lèpre. A cause du risque de contagion, il est rejeté par tous ses proches, et sa femme le quitte en emmenant leur fils. Abandonné et en état de choc, il se fait renverser par une voiture et se retrouve "projeté" dans un monde parallèle, le Fief, pays de légende où règnent surnaturel et magie blanche. Commence alors pour Thomas Covenan... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
domisylzen
  14 septembre 2018
Thomas Covenant est un écrivain de notre époque qui est atteint de la lèpre. Femme et enfant sont partis, les autres lui tournent le dos. Suite à un accident il se retrouve propulsé dans un nouveau monde, le Fief, un univers de fantasy et de magie. Là pas de jugement quant à sa maladie. Les autochtones le prennent pour un sauveur et malgré ses frasques vont l'aider à réaliser la quête pour laquelle ils pensent qu'il a été envoyé.
C'est très très lent avec beaucoup de descriptions. Pourtant le collègue qui me l'a conseillé ne jurait que par ce livre. Je me suis accroché aussi loin que j'ai pu mais force est de reconnaître qu'il m'a fait bailler d'ennui. J'ai arrêté au quatre cinquième du bouquin.
Commenter  J’apprécie          290
Aline1102
  25 juin 2020
Thomas Covenant, atteint de la lèpre, brave le mépris et le dégoût que ses concitoyens ressentent à son égard pour se rendre à la compagnie de téléphone de sa ville et y régler sa facture.
En chemin, l'ancien écrivain à succès rencontre un étrange vieillard, avec lequel il échange quelques paroles auxquelles Covenant ne comprend pas grand chose.
Alors qu'il rentre chez lui, Covenant est victime d'un étrange accident : tentant d'éviter la collision avec une voiture de police qui lui fonce dessus, il se réveille dans un autre monde. Là, il se retrouve aux prises avec Sialon Larvae et le seigneur Turpide. Ce dernier exige que Covenant soit son messager : il devra traverser le fief afin de communiquer une prophétie funeste aux seigneurs du Fief.
Thomas Covenant est un anti-héros pur jus. Il est colérique, antipathique, pessimiste, entêté. Il ne fait confiance à personne et jure comme un charretier toutes les trois lignes tout au long d'un bouquin de près de 700 pages... Et pourtant, il reste attachant !
Car le destin de ce héros pas comme les autres est suffisamment dramatique pour attirer la sympathie. On comprend donc la colère et la révolte dont le personnage fait montre tout au long du récit.
Ce premier volet des aventures du lépreux s'est d'ailleurs révélé passionnant à tout points de vue, et pas seulement du fait de la personnalité du personnage principal.
Tous les ingrédients d'une excellente saga de fantasy sont présents et distillés petit à petit par Donaldson. Et de nombreux éléments m'ont rappelé mon auteur préféré, J.R.R. Tolkien (ce qui explique sans doute en partie pourquoi les aventures de Thomas Covenant m'ont autant passionnée) : les ranyhin ressemblent furieusement aux Mearas du Rohan (Gripoil choisit de se laisser monter par Gandalf comme les ranyhin choisissent certains cavaliers), le Mont Tonnerre partage de nombreuses similitudes avec la Montagne du Destin de Sauron, et Morinmoss pourrait carrément s'appeler Fangorn. Quant à l'alliance de Covenant, elle rappelle l'anneau de Bilbo et Frodon,
Mais même si le Seigneur des Anneaux semble clairement avoir influencé Donaldson lors de l'écriture de son roman, il ne faut pas avoir peur de se lancer dans La Malédiction du Rogue. Car l'intrigue développée par l'auteur garde malgré tout suffisamment d'originalité pour se distinguer de son illustre prédécesseur, et les aventures de Covenant sont passionnantes à suivre.
Les divers personnages qu'il croise sur sa route sont très intrigants et j'ai hâte de découvrir la suite de cette saga, afin de savoir si la plupart (ou tous ?) sont toujours présents dans les autres volumes.
Enfin, les aventures qui attendent Covenant et ses acolytes sont absolument prenantes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Walktapus
  31 décembre 2009
Je crois que cette série est peu connu parce qu'elle avait souffert à l'époque d'une traduction réputée calamiteuse et charcutée. Je l'ai donc lu en anglais directement à l'époque, l'année du BAC. Ca ne me rajeunit pas. Il a été réédité récemment en texte intégral et dans une nouvelle traduction (que je n'ai pas lue non plus à vrai dire).
Une trilogie, donc. Traditionnel pour de la fantasy. Et qui à première vue est très tolkienienne. le monde libre est menacé par lord Foul, le seigneur du mal local. Au premier rang des défenseurs, un collège de bons magiciens qui ne sont malheureusement que l'ombre de ce qu'ils étaient dans le passé. La cause semble perdue.
L'univers : on est plus dans la fantasy magique et "morale" à la Tolkien que dans la sword and sorcery à la Howard où l'on découpe des ennemis en rondelle. Je crois qu'on dit "High Fantasy". le monde - the Land - est magique, éthique et vivant, et peuplé de gens aux hautes vertus morales. Je ne vous dévoilerai pas tout ici mais il y en a une liste longue comme ça, et ce ne sont pas des elfes, nains et orcs. Que des créations originales et "intéressantes". le monde est passionnant à découvrir, ainsi que son histoire. C'est un univers complet et vous pouvez toujours vous reporter à la page qui lui est consacrée (en anglais) sur wikipedia. Une création majeure par elle même, mais ce n'est pas tout, car...
Attention, spoiler !
...et Thomas Covenant dans tout ça ? C'est le "héros" de cette histoire. En même temps le pire des anti-héros qu'on puisse imaginer. Et il rend cette histoire encore plus intéressante et ambitieuse. Thomas Covenant est un écrivain de notre monde qui a écrit un ou deux romans à succès. Et puis tout bascule. Il contracte la lèpre.
Il perd deux doigts, et toute sensibilité dans ses extrêmités. Tout le monde l'évite. Ses concitoyens essaient de lui faire quitter la ville. Sa femme le quitte avec leur jeune fils. Pour survivre, aussi bien physiquement que mentalement, il est obligé de se durcir, de se forger une mentalité de survivant. Aucune pesrpective de guérison.
Et il se retrouve projeté dans cet univers... qui le guérit. Et il est sensé être le héros détenteur d'un pouvoir immense qui doit sauver tout le monde (qu'il ne sait pas utiliser). Et là il n'y croit pas. Il refuse d'y croire. La guérison est impossible. Cet univers doit être un fantasme. S'il se met à se comporter comme un homme guéri, combien de temps pourra-t-il survivre de retour dans la réalité ? D'où le titre complet : les Chroniques de Thomas Covenant l'Incrédule.
Du coup il se comporte dans cet univers d'une manière assez détestable. Un peu comme l'archétype du touriste détestable convaincu que sa culture est supérieure à tout ce qu'il rencontre. D'ailleurs tout ce qu'il rencontre est sensé être une création de son esprit. Peut-on imaginer une pire manière d'appréhender quelque-chose. Pire, il va commettre un crime abject. Thomas Covenant est sans doute l'anti héros le plus frustrant et le plus irritant que j'ai jamais lu. On est loin des héros vengeurs de la fantasy du stade anal.
Bref, une mise en abyme passionnante entre la psychologie du héros et l'univers dans lequel il évolue. Plus un univers original. Je ne vous raconterai pas comment tout ça évolue, mais pour moi c'est une "oeuvre majeure" de la fantasy, ce qui ne veut pas dire grand chose d'ailleurs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
meygisan
  30 septembre 2014
Quelle belle surprise que ce premier tome des chroniques de Thomas Covenant. J'abordai ce livre avec un gros à priori à savoir que je n'aime absolument pas les bouquins de fantasy qui commencent dans le monde reel et qui nous permet de suivre un type ou une nana normale projeté dans un monde fantastique.. Il y en a eu tellement....!! Sauf que là, ce passage est très rapide et bien maitrisé et le personnage projeté en question est loin d'être commun puisqu'il est atteint d'une maladie incurable et qu'il lui arrive déjà des désagréments liés immédiatement à celle ci. La sympathie ( la pitié!) s'installe immédiatement et j'ai envie de voir de quoi il retourne. Et j'ai bien fait car la maladie de ce Thomas Covenant va rester le centre, le fil conducteur du récit de fantasy que nous propose l'auteur. Alors certes il est projeté dans un univers à la Tolkien on ne sait ni comment ni pourquoi. Pourtant cet univers se développe et se dévoile progressivement pour donner naissance à une mythologie loin d'être rasoir ou "déjà vu". Thomas Covenant se retrouve dans la peau d'un élu aux merveilleux pouvoirs devant se battre contre l'ennemi ultime du royaume dans lequel il échoue. Jusque là rien de bien original mais si l'on veut bien y creuser un peu on remarquera que les descriptions des créatures du mal ne sont jamais bien définies, jamais précises, toujours laissées dans le vague, ce qui laisse au lecteur une grande part d'imagination. En revanche les atmosphères, les cultures et moeurs des différents peuples, les états d'âmes sont franchement très bien dépouillées et riches de diversités. Chapeau bas au géant de service!! Vous n'en avez jamais croisé comme celui ci. le monde qui s'installe petit à petit devant nous nous s'ouvre comme un livre pour enfants, révélant ses subtilités, ses splendeurs et ses touches originales. Mais tout cela n'est rien sans l'importance accordée au personnage central et, comme je le disais plus haut à sa maladie, centre du récit. Car Covenant est absolument convaincu jusqu'au bout de l'aventure qu'il vit dans un rêve, qu'il ne va pas tarder à se réveiller. Il évolue dans un doute constant, un refus catégorique de la réalité qui s'est substitué à son quotidien de souffrance. L'auteur joue sur l'ambivalence de son état de santé, autant physique que mental, pour défricher et décrire un personnage torturé et suicidaire. L'auteur n'a de cesse de nous le présenter par ses défauts et ses faiblesses. Thomas Covenant veut en finir, parfois il s'étonne à penser à la meilleure façon de disparaitre, il se laisse aller, il tente des actes démentiels... et pourtant il s'accroche à ce qu'il est, il rejette en bloc sa condition de sauveur du Fief ( nom donné au royaume dans lequel il échoue) mais il continue ses actes quotidiens de SVE ( exercices d'hygiène extrême dûs à son état), il se met même en danger, sans trop réfléchir, pour sauver des alliés, fait acte de bravoure en rejetant systématiquement sa volonté de le faire. C'est à travers toutes ses faiblesses que nous apparait la véritable force de Thomas Covenant, car son combat contre la maladie est ici cristallisée dans l'aventure dans laquelle il est jeté bien malgré lui. Sa quête devient son combat face à la mort.Et c'est d'ailleurs en faisant face à l'un des adversaires, celui qui l'a appelé depuis son monde bien reel, qu 'il retrouvera son quotidien. Et ce n'est que le premier tome d'une série qui en compte dix.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Monsieur-L-
  31 mars 2014
« Pour avoir mystérieusement contracté la lèpre, l'écrivain à succès Thomas Covenant est mis à l'écart par les habitants de sa petite ville, puis abandonné par les siens.
Alors qu'il croit mourir, il se retrouve projeté dans le Fief, un univers fantastique plongé dans le chaos. La population de cette contrée étrange le considère comme un héros détenteur d'un pouvoir incommensurable qui, à lui seul, pourrait briser la malédiction du Rogue.
Mais Thomas Covenant n'est pas davantage préparé à mener une existence de paria qu'il ne l'est à devenir le sauveur d'un monde dont il ignore tout. » (Elbakin.net)
Je vais commencer le début de ma critique par la fin du livre. Les amoureux du livre (s'il y en a) m'excuseront ma mémoire approximative du récit puisque cela fait un moment que j'ai lu ledit livre. Pour en revenir à la fin, elle est horrible. Horrible parce que le héros se tire d'une situation où il devrait être impossible de se sortir et cela, avec des pouvoirs surgis de nulle part. Je refuse. Je refuse d'être complice de la résolution d'une fuite avec un lapin qui sort du chapeau, comme ça, sans préavis, sans explication. Une histoire cohérence aurait glissé quelques indices ici et là pour nous laisser présager la possibilité, même mince, que le rapport de force se change aussi fortement. de plus, si mon souvenir est bon, tout cela se passe sans que le personnage principal le veuille ou plutôt, sans que le personnage soit conscient du processus. Pour bien faire saisir mon propos, c'est un peu l'équivalent de résoudre une intrigue policière, où il y avait plusieurs suspects durant l'enquête, par l'accusation d'une personne qui ne figurait même pas dans les suspects. Ou encore, dans un suspense, à nous expliquer à la fin que toute l'histoire était une supercherie, mais qu'à aucun moment, il y avait des indices et voir pire, où il y avait des indices vitaux qui nous étaient cachés et qui auraient dû nous être dévoilé si le personnage principal n'était pas un débile léger.
Exemple fictif : le personnage principal va se faire tuer par une boule de feu quelconque, mais arrivé sur le personnage principal, elle ne lui fait rien. Et le personnage principal de répondre : « Ha oui, je ne vous l'avais pas dit, mais j'ai une amulette de résistance au feu ». Et bien sûr, cette amulette n'avait été jamais mentionnée nulle part dans l'histoire auparavant. de cela, j'en ai VRAIMENT marre et la fin de tome n'échappe pas à ce phénomène.
L'idée d'avoir un vrai anti-héros, c'est-à-dire pas un petit « bad boy »au coeur pur, était intéressante. Cela nous débarrassait du héros chevaleresque d'une certaine fantasy enfantine et du faux anti-héros. À cela, je réponds présent de tout mon être. Toutefois, le livre berce quand même dans une dichotomie bien \ mal. Pourtant, le personnage de Thomas Convenant aurait pu très bien s'inscrire dans une histoire exempte de cette dichotomie étant donné que lui-même est, d'une certaine façon, est une pourriture morale, mais destinée à faire le bien.
Voilà une autre idée qui commence à faire son temps. La destinée et la prophétie. Il me semble qu'il est possible de mettre en scène un conflit sans nous remâcher l'éternelle existence d'une prophétie. BORING!
Malheureusement, ces idées désagréables finissent par l'emporter sur la beauté de l'univers.



+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (3) Ajouter une citation
sld09sld09   04 septembre 2017
Elle sortit du magasin juste à temps pour voir son jeune fils jouer sur le trottoir - droit sur le passage de l'homme gris et émacié qui descendait la rue à grandes enjambées raides, telle une épave mécanique. L'espace d'un instant, son cœur défaillit. Puis elle bondit en avant, saisit l'enfant par le bras et le tira vers elle, à l'écart de la menace.L'homme passa sans tourner la tête. Tandis qu'il s'éloignait, elle siffla dans son dos :- Allez-vous-en ! Filez d'ici ! Vous devriez avoir honte !Thomas Covenant continua à marcher avec la régu­larité d'un mécanisme d'horloge remonté à bloc. Mais en lui-même, il s'exclama : «Je devrais avoir honte ?» Son visage se tordit en une grimace féroce. «Prenez garde à l'impur !»Il voyait bien que les gens qu'il croisait - ces gens qui le connaissaient, et dont le nom, la maison et la poignée de main lui étaient familiers - faisaient un écart pour l'éviter. Certains d'entre eux semblaient retenir leur souffle. L'indignation de Covenant retomba. Ceux-là n'avaient pas besoin de l'ancien avertissement rituel.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
FantineFantine   18 juillet 2011
De mon côté, je n'ai pas réussi à lire au delà du tome 2, et encore, la lecture des deux premières tomes a été laborieuse tellement c'est plat, ennuyeux.
Enfin bref, une série pas terrible du tout, sans intérêt.
Commenter  J’apprécie          40
ChrisTaisChrisTais   13 mars 2008
- Par l'enfer ! s'exclama Covenant. Combien de fois devrais-je te répéter que je suis lépreux ?
Commenter  J’apprécie          40

autres livres classés : fantasyVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

La fantasy pour les nuls

Tolkien, le seigneur des ....

anneaux
agneaux
mouches

9 questions
1531 lecteurs ont répondu
Thèmes : fantasy , sfff , heroic fantasyCréer un quiz sur ce livre

.. ..