Accueil Mes livres Ajouter des livres
Découvrir
Livres Auteurs Lecteurs Critiques Citations Listes Quiz Groupes Questions Prix Babelio
EAN : 9782844504012
157 pages
Ibis Rouge (17/05/2012)
5/5   1 notes
Résumé :
un livre où se mêlent parcours individuel et histoire collective, écriture et image

Bien plus que l’histoire du bagne, déjà largement connue, c’est la vie d’un homme qui apparaît ici.

Albert Ubaud, né en Algérie, fils d’un fonctionnaire civil de l’administration pénitentiaire coloniale en poste à la Nouvelle-Calédonie, puis lui-même fonctionnaire civil de cette même administration en Guyane de 1926 à 1943, est le héros de cet ouvrage.> Voir plus
Acheter ce livre sur

Lireka Fnac Amazon Rakuten Cultura
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
wellibus2
  13 décembre 2014
Mémoire, patrimoine, projet éditorial : le fonds Ubaud
À l'origine, un patient travail sur un fonds familial d'archives et d'objets...
Mme Jacqueline Ubaud-Anjot, fille d'Albert Ubaud, fonctionnaire de l'administration pénitentiaire coloniale, a confié il y a quelques années à Mme Danielle Donet-Vincent l'ensemble du fonds légué par son père à sa mort : tirages photographiques et plaques de verre, cartes postales, manuscrits et tapuscrits personnels, peintures, dossiers d'archives, aquarelles et autres objets. Ce fonds, Mme Danielle Donet- Vincent s'en est servi pour réaliser cet ouvrage et a choisi de le donner au Musée Ernest-Cognacq de Saint-Martin-de-Ré.
réalisé par une spécialiste de l'histoire du bagne colonial...
Mme Danielle Donet-Vincent, docteure en histoire, ancienne conservatrice de maison d'écrivain, est spécialiste de l'histoire du bagne colonial. Elle a fait partie du groupe de recherches sur les prisons de la République, dirigé par Michelle Perrot et Robert Badinter, à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS).
Elle a participé à de nombreux colloques et publié plusieurs ouvrages et articles sur l'histoire de la transportation et de la déportation. Elle a également travaillé sur les fêtes officielles de la IIIe République, et en particulier sur la place des femmes au cours de cette période, sujet sur lequel elle a publié plusieurs articles, dont un, véritablement pionnier, sur Lucie Dreyfus.
http://www.criminocorpus.fr
+ Lire la suite
Commenter   J’apprécie          13 0

Citations et extraits (3) Ajouter une citation
wellibus2 wellibus2   13 décembre 2014
« À Fort-de-France, nous assistâmes pour la première fois à un spectacle, paraît-il fréquent, sorte de survivance du temps de l’esclavagisme dans nos colonies tropicales. Ce que nous vîmes nous écœura. Nous vîmes, en effet, toute une colonne de femmes, jeunes et vieilles, en haillons et pieds nus, portant à dos des couffins pleins de houille d’un poids excessif, qu’elles remplissaient à la pelle dans des gabarres amarrées au quai, pour, ensuite, les vider dans les soutes du Pellerin-La-Touche. Cela se faisait sous le regard de surveillants de couleur, vociférant et hurlant, invectivant les porteuses courbées, écrasées sous les couffins d’où s’échappaient des blocs de houille qui en tombant meurtrissaient leurs pieds nus. Cela avait l’aspect d’un manège humain exécutant sans repos une ronde noire infernale... [...]. Et pour ma part, j’eus honte d’appartenir à un pays qui se glorifie d’avoir aboli l’esclavage et avait statufié le libérateur, dont la statue à Cayenne semblait regarder [...] l’horrible sauvagerie contre laquelle il avait lutté dans le passé. »
+ Lire la suite
Commenter   J’apprécie          8 0
wellibus2 wellibus2   13 décembre 2014
« Chaque année, le 1er novembre, jour de Toussaint, on peut assister au cimetière à une veillée qui revêt un caractère de piété macabre : c’est comme une espèce de « réveillon aux morts ». Dès la chute du jour, toutes les tombes s’illuminent. Cet embrasement nocturne des sépultures, parmi lesquelles vont et viennent des silhouettes se parlant à voix basse, comme si elles craignaient de troubler l’éternel repos des ombres, est, en effet, d’un lugubre et saisissant effet. Alors, chacun s’installe, qui sur des pliants, qui sur le bord des tombes, et prie. [...] De pieuses mains illuminent les tombes de ceux qui n’ont plus personne ici-bas. Et l’on voit aussi dans le cimetière des forçats quelques tertres éclairés. Ce n’est pas le côté le moins touchant de cette étrange veillée. »
+ Lire la suite
Commenter   J’apprécie          3 0
wellibus2 wellibus2   13 décembre 2014
« Chaque année, le 1er novembre, jour de Toussaint, on peut assister au cimetière à une veillée qui revêt un caractère de piété macabre : c’est comme une espèce de « réveillon aux morts ». Dès la chute du jour, toutes les tombes s’illuminent. Cet embrasement nocturne des sépultures, parmi lesquelles vont et viennent des silhouettes se parlant à voix basse, comme si elles craignaient de troubler l’éternel repos des ombres, est, en effet, d’un lugubre et saisissant effet. Alors, chacun s’installe, qui sur des pliants, qui sur le bord des tombes, et prie. [...] De pieuses mains illuminent les tombes de ceux qui n’ont plus personne ici-bas. Et l’on voit aussi dans le cimetière des forçats quelques tertres éclairés. Ce n’est pas le côté le moins touchant de cette étrange veillée. »
+ Lire la suite
Commenter   J’apprécie          2 0

autres livres classés : bagnards Voir plus
Acheter ce livre sur

Lireka Fnac Amazon Rakuten Cultura

Autres livres de Danielle Donet-Vincent (1) Voir plus




Quiz Voir plus

La Princesse de Clèves

De quoi traite principalement "La princesse de Clèves" ?

d'un complot
de la guerre entre catholiques et protestants
de la passion amoureuse
du libertinage

12 questions
1921 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur ce livre