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Kette Amoruso (Traducteur)
EAN : 9782203396371
320 pages
Éditeur : Casterman (17/10/2006)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 95 notes)
Résumé :
Jeunes ou vieilles, les femmes sont des créatures bien étranges. A chaque pluie de printemps, leur curiosité devient un peu plus grande.
Les émois amoureux de deux femmes - une mère et sa fille - au fil d'une existence toute simple marqué par les flux et les reflux du sentiment amoureux. La mère est veuve et exploite un petit restaurant dans un village rural de la Corée profonde. Les deux femmes vivent seules et doivent souvent affronter les ragots que le qu'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Windvaan
  30 août 2013
En lisant cette "histoire" sur les femmes, écrite (et dessinée) par un homme, j'ai ressenti un grand bien-être.
J'ai pris tout mon temps pour apprécier ces tranches de vie d'une mère (veuve) et sa fille qui grandit, dans une Corée traditionnelle du début du siècle dernier.
Les relations mère-fille sont imprégnées de douceur et de complicité. Cela permet à la mère de parler, sans complexes, de la sexualité et des sentiments amoureux, à sa fille. Les hommes ne sont pas absents de cet univers féminin ; ils sont médisants, gouailleurs...ou, au contraire, très sensibles...
Les métaphores relatives à la nature (la pluie : symbole de la vie à (re-)naître ; les fleurs et plantes : la féminité), créent une atmosphère poétique, renforcée par des dessins aux traits très fins et expressifs.
Les illustrations (à l'encre de chine) des paysages et des arbres, insérées habilement dans le récit, sont d'une précision et d'une beauté à couper le souffle...j'étais fascinée et leur contemplation m'a procuré un agréable apaisement...

(Première fois que je lis un manhwa...je ne vais pas m'arrêter là !)
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mh17
  01 février 2020
Réalisme et délicatesse
Histoire couleur Terre raconte la vie de deux femmes, la mère et sa fille, dans un petit village coréen du temps jadis qui vit encore au rythme de la nature.
La mère est une très jolie veuve qui travaille dur dans une taverne où se retrouvent les paysans des environs, pas toujours très fins. Un soir elle offre l'hospitalité à un écrivain public itinérant. Son coeur vibrera désormais dans l'attente de ses passages. La petite Ihwa a cinq ans au début de l'histoire et nous la suivons jusqu'à la puberté. Elle apprend la féminité, découvre son corps, celui des garçons, le désir naissant , les premiers émois, les premiers chagrins.
J'ai adoré ce manhwa. D'abord le traitement du scénario, tout en délicatesse pour aborder la découverte de la sexualité chez les enfants. Les métaphores florales, les évocations des parfums et la pluie révèlent les changements du corps, les états d'âme et les émois. Ensuite les dessins m'ont impressionnée. Les paysages, parfois sur deux pages, évoquent des peintures ou des estampes à l'encre de Chine, les traits des personnages sont aussi d'une finesse rare.
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Kawane
  30 octobre 2017
Ô merveille ! pépite !
Nous sommes en Corée dans un petit village
Très belle balade poétique où l'amour d'une jeune mère veuve voit sa petite fille Ihwa, s 'épanouir de jour en jour, et va la voir éclore comme une belle fleur de lotus ...et lui apprendre toutes les subtilités de la féminité.
Merveilleux dessins en noir et blanc et partout des fleurs superbes, des arbres...qui agrémentent cette jolie histoire filiale qui narre la spontanéité et la fraicheur d'une petite fille qui fait l'apprentissage des codes de son intimité et ses premiers émois amoureux sous le regard amusé et bienveillant de sa mère.
C'est tendre, drôle et subtil, une aquarelle.... la pureté des dessins est un vrai bonheur.




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Mariloup
  07 mars 2019
Histoire couleur terre n'est pas mon premier manhwa lu et ne sera pas le dernier. Je suis plus une adepte des mangas et manhuas, mais j'ai vraiment envie de lire plus de bandes dessinées asiatiques.
Nous suivons une petite demoiselle, Ihwa, qui vit seule avec sa mère, patronne d'une taverne dans un petit village coréen du siècle dernier. Elle se pose beaucoup de questions, ce qui est tout à fait normal au fur et à mesure qu'elle grandit. On la voit passer de petite fille à jeune adolescente; elle en apprend plus sur son corps, sur la féminité, sur les hommes et l'amour.
J'ai aimé le côté tranche de vie, le côté simple de la vie. C'est poétique, doux, une histoire très féministe en fait. Une ode à la femme très souvent comparée aux fleurs. C'est important de voir la condition de la femme à cette époque; j'ai aussi apprécié la relation mère/fille très fusionnelle, et on a donc un parallèle entre deux générations dont on suit les peines et les joies. La mère d'Ihwa a elle aussi une vie pleine de rêves et de regrets. On a parfois le point de vue de certains hommes et garçons qui m'ont souvent dérangé, dans leur façon de parler des femmes ou dans leurs gestes sans équivoque, même si évidemment, ils ne sont pas tous comme ça.
J'ai bien aimé le graphisme étrangement. Il y a un côté vintage, très simple, sans fioritures, avec une certaine finesse dans le trait de crayon, avec des éléments très souvent mieux dessinés que d'autres et un design des personnages assez étrange mais peu importe au final, je me suis laissée porter car tout est dans la contemplation. C'est très particulier et nul doute que certains ne seront pas sensibles aux dessins.
J'ai trouvé ce manhwa très juste, romantique, élégant, un peu mélancolique par moment. C'est une histoire racontée avec finesse et délicatesse, avec des sens cachés et diverses figures de style (métaphores, comparaisons...) qui sont subtiles et bien pensées. Il me tarde de lire les deux derniers tomes car c'est vraiment une bien jolie découverte.
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blandine5674
  21 mai 2016
Tendre, Odorant, Poétique. TOP quoi ! où la gente féminine est à l'honneur avec cette petite coréenne et sa mère. Des questionnement différents et proches à la fois sur la vie, les sentiments, la sexualité, les fleurs et les mystères de la nature. L'auteur fait partie de ces hommes que l'on aimerait rencontrer. Une bonne bouffée d'air frais avec des dessins lumineux de fleurs et de pluie. J'attends encore un peu avant de lire les deux suivants, un peu comme deux carrés de chocolat que l'on garde en sachant que l'on va se régaler.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
WindvaanWindvaan   30 août 2013
C'est bien d'élaguer un arbre !
Je crois que c'est pareil pour les sentiments ! Il faut alléger le cœur de tout ce qui l'encombre. À quoi bon s'éparpiller inutilement ?
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liratouva2liratouva2   26 mai 2010
Pluie de printemps: Les scarabées, Pluie de printemps: L'arbre "sent mauvais", La fleur de calebasse, Le lis doré, Le camélia, Les émois de la pluie de printemps, Vent de fleurs, Une petite gamine, Un jeune cœur tendre, Un amour impossible.

"Jeunes ou vieilles, les femmes sont des créatures bien étranges. A chaque pluie de printemps, leur curiosité devient un peu plus grande."
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okkaokka   28 octobre 2018
p.295.
Tu sais quoi, Ihwa ? J'ai cru au début que tu serais aussi importante qu'une toute petite graine de fleur. J'ai cru que le vent finirait par t'emporter comme une graine de pissenlit.
Mais je me suis trompé.Tu as pris racine dans mon cœur et ton ombre est devenue aussi immense que les feuillages d'un Ginkgo. Tu occupes maintenant une place aussi grande que ces lettres tracées au sol.
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okkaokka   28 octobre 2018
p.67-8.
- Moi, je préfère les arbres. Ce qu'ils font est tellement plus joli. Ils ont de la chance de faire des fruits rien qu'en se touchant du regard.
- C'est parce que tu es encore trop petite. Nous concevons dans la joie et nous enfantons dans la douleur. Voilà pourquoi nos petits nous sont si chers. D'ailleurs ne dit-on pas qu'il est possible de s'enfoncer son enfant dans l’œil sans avoir mal* ?

N.d.t. : un vieil adage coréen pour exprimer l'amour des parents pour leur progéniture.
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LaPinupLitteraireLaPinupLitteraire   28 février 2012
Savez-vous ce qui fait courir les vagabonds comme moi? C'est le regard d'une jolie patronne de taverne qui tantôt me poursuit, tantôt me chasse. C'est le jeu du chat et de la souris. A vrai dire, je ne cours pas les marchés mais les accortes patronnes de taverne. C'est pour leurs beaux yeux que je suis sans cesse sur la route.
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