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Histoire Couleur Terre tome 2 sur 3

Kette Amoruso (Traducteur)
EAN : 9782203396395
312 pages
Casterman (23/10/2006)
4.27/5   88 notes
Résumé :
La petite Ihwa est à présent devenue une belle adolescente presque en âge de se marier. Elle va vivre sa première véritable histoire d'amour avec Deok-sam, un jeune homme pauvre, mais sincère et honnête, qui travaille comme valet chez maître Park, vieux notable du village. Très épris l'un de l'autre, les deux amoureux sont bien décidés à faire leur vie ensemble. Mais hélas, la jeunesse et la beauté d'Ihwa attisent bien des convoitises, y compris celle de maître Park... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Dans ce deuxième tome, la féminité d'Ihwa, enfant devenu adolescente va éclore. La complicité entre mère et fille qui leur permet de se livrer leurs sentiments, parfois très intimes, est toujours là...balayée de temps à autre par le vent des querelles...
Après les premiers émois amoureux (dans le 1e tome), Ihwa va être initié à la découverte des sensations de son corps par son amie (et rivale) Bang-sun et elle fait la connaissance de Deok-sam : jeune homme pauvre, sincère et travailleur. Tous les sens d'Ihwa s'éveillent alors...très épris l'un de l'autre, ils rêvent de se marier.
Or, Ihwa, jolie jeune femme enjouée, est convoité par le vieux et richissime employeur de Deok-sam

Comme dans le tome précédent, les femmes sont le sujet majeur ; la féminité est synonyme de vie, de poésie et de luminosité. le langage allégorique est présent dans beaucoup de dialogues...la femme devient fleur (forsythia, azalée, magnolia, rose sauvage...), l'homme est papillon (tigré, blanc, tacheté...ou de feu). Ihwa dit : "je préfère me consumer dans un amour brûlant. Mon homme sera aussi passionné qu'un papillon de feu".
Mais ce n'est ni un conte, ni une bluette. Nous sommes dans la Corée confucianiste du siècle dernier : les us et coutumes, ainsi que la vertu, dirigent la vie quotidienne des femmes. La mère d'Ihwa, veuve, qui tient une taverne est méprisée (elle vend nourriture et alcool !), les croyances populaires sont multiples, les mariages des jeunes filles sont souvent arrangés...

Kim Dong-Hwa raconte bien tout cela, mais de ses dessins (encre de Chine et crayon) on retient surtout le charme d'une nature omniprésente ainsi que le trait invariablement net et précis, faussement naïf qui suggère (dévoile ?) la féminité : courbes, candeur, gracilité, sensualité...rêveries...
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Fleurs et papillons
La petite Ihwa éclot bientôt comme une fleur de mars et les papillons multicolores commencent à voleter autour d'elle. Mais c'est au troisième mois du printemps que les fleurs qui s'épanouissent sont les plus belles. En amour aussi le troisième sera le bon lui prédit sa mère, peu pressée de la voir partir...
Je suis toujours sous le charme de ce manhwa, gracieux et faussement naïf, bel hommage aux femmes coréennes.

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L'éveil amoureux de notre héroïne, la petite Ihwa est au coeur de ce deuxième tome de la trilogie de Kim Dong-Hwa, Histoire couleur terre, qui est un véritable hymne à la nature, à la femme, à la vie.
La mère d'Ihwa est toujours présente pour la supporter même si… son propre amour, son chéri n'est pas toujours au rendez-vous.
« Où est-il ?
Est-il encore loin?
La lune éclaire-t-elle suffisamment son chemin? »

Après le petit moine et le jeune étudiant, Iwha va vivre sa première véritable histoire d'amour avec un jeune homme pauvre qui se nomme Deok-sam, qui travaille chez un vieux notable du village. Il est costaud, charmant et vaillant. Tout pour faire battre le coeur d'Iwha.

« Jamais deux sans trois… c'est à la troisième coupe que l'on apprécie vraiment le goût de l'alcool. Les fleurs qui s'épanouissent au troisième mois du printemps sont les plus belles. En amour aussi, le troisième sera le bon… »

Iwha peine à croire à son bonheur et s'efforce de mieux comprendre ce qui unit l'homme et la femme. Elle apprivoise de nouvelles sensations et son lien avec la nature lui permet de mieux comprendre ce qui se passe en elle.

« Et l'homme alors? Il est comme le vent. Tantôt il fait voler les pétales de fleurs, tantôt il amène les nuages qui tomber des pluies de larmes… »

Ihwa et son amie Bong-sun partagent leurs expériences et leurs craintes mais chacune garde sa petite part d'ombre.

« J'ai eu tort de croire que l'amour avait la douceur des friandises. En vérité, il a le goût du sel. Quand on tombe amoureux, on a perpétuellement soif de l'autre… »

Le vieux notable s'avère être un vieux ratoureux et il jette son dévolu sur Ihwa. Il engage une commère pour faire des négociations avec la veuve Namwon et lui offre une vraie fortune pour faire d'Ihwa sa concubine. Lorsqu'il apprend qu'Ihwa est amoureuse de son employé, il fait tout pour les séparer et acheter sa flamme.
Quel être abject!

Alors, la suite de ces aventures coréennes dans le tome 3. Je vis d'espoir…


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J'avais plutôt bien aimé le premier tome d'Histoire couleur terre, une lecture qui m'a changé de ce que je lisais d'ordinaire. Une jolie découverte, faisant l'éloge de la femme.

Ihwa est une adolescente maintenant, qui a désormais de plus grandes aspirations. Elle est en quête du grand amour, le vrai, le bon. Sa mère lui répète souvent "jamais deux sans trois!". Alors, est-ce ce grand jeune homme fort et gentil, Deok-Sam? Une idylle est en train de naître petit à petit.

Parallèlement, la mère d'Ihwa est en plein doute, la solitude lui pèse plus que jamais. Elle est toujours dans l'attente de la venue de son amant, l'écrivain itinérant et ses visites sont trop rares et trop courtes. Quel avenir pour eux? de plus, elle repense à son défunt mari, sans compter qu'Ihwa lui cause bien des soucis sans le vouloir.

La relation mère/fille est plus que jamais fusionnelle, elles sont de plus en plus proches au fur et à mesure qu'Ihwa grandit et cette dernière se confie beaucoup plus à sa mère bien qu'il y ait des sujets un peu plus personnels qu'une jeune fille a parfois du mal à aborder. Une certaine jalousie s'installe aussi, une jalousie de la mère pour sa fille mais en même temps, elle a aussi peur de voir sa fille prendre son envol et la défend bec et ongles contre ceux qui veulent lui nuire.

J'aime toujours cet aspect de comparer les femmes aux fleurs, aux éléments de la nature, au printemps en général. Cela est fait en finesse et de façon poétique. Les dialogues sont donc très intelligents et invitent à la réflexion.

La question de la sexualité est encore plus mise en avant, ce qui est normal en un sens puisqu'Ihwa est désormais une adolescente. C'est assez drôle de voir la perception du sexe qu'avaient les gens à l'époque alors qu'aujourd'hui, ce n'est plus vraiment un tabou. Ce tome est la découverte du corps, de nouvelles sensations, d'expériences, de gênes et de malentendus. Aussi, on en apprend plus sur la Corée d'autrefois avec ses traditions, ses us et coutume.

En bref, on a une bien jolie avancée dans l'histoire. Ce manhwa est très féministe et poétique, plein de douceur et de justesse et il me reste donc à découvrir le troisième et dernier tome pour enfin connaître le destin de la mère et de la fille.
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La jeune Ihwa a bien grandi depuis le tome précédent et semble prête à trouver chaussure à son pied (et ceinture à sa taille) après ses sentiments amoureux envers Chung-myoung, le jeune moine du temple Bulwonsa, et Sun-woo, le fils de la ferme fruitière. Son corps de jeune femme semble s'ouvrir à de nouveaux sentiments plus sérieux, après deux amourettes d'adolescente.

Jamais deux sans trois … c'est à la troisième coupe que l'on apprécie vraiment le goût de l'alcool. Les fleurs qui s'épanouissent au troisième mois du printemps sont les plus belles. En amour aussi, le troisième sera le bon …

Tout en prenant en considération les conseils de sa mère, qui sait que l'éclair de l'amour peut éblouir sur le moment, mais que c'est le modeste feu du foyer qui tient chaud toute la nuit, la jeune Ihwa va perdre son innocence au fil des pages.

Deak-sam, l'élu de son coeur, est comme la brise qui fait voler les pétales de fleurs, il lui chatouille tendrement le visage et fait virevolter ses jupes, mais ses longues périodes d'absence commencent à peser. Ihwa a eu tort de croire que l'amour avait la douceur des friandises. En vérité, il a le goût du sel. Quand on tombe amoureux, on a perpétuellement soif de l'autre… et petit à petit elle commence à comprendre ce que sa mère ressentait en scrutant l'horizon à la recherche de l'écrivain public de passage.

L'auteur coréen Kim Dong-hwa (« La Bicyclette rouge ») continue donc de développer cette complicité émouvante entre une mère et sa fille, deux femmes qui au fil des saisons laissent libre cours à leurs sentiments amoureux.

Même les moments de légèreté et d'humour qu'il intègre parfaitement à son récit sont emplis de poésie, de subtilité et de délicatesse. Même les plaisanteries les plus grasses des ivrognes de la taverne où travaille la mère d'Ihwa ont un fond de vérité. Une fois débarrassées des sous-entendus obscènes, elles cachent de vraies leçons de sagesse.

En utilisant les formes, les couleurs, les odeurs et la symbolique de la nature (arbres, papillons, fleurs, coquillages, chiens, et une petite dose de piment), Kim Dong-hwa va parvenir à exprimer des sentiments intimes avec une délicatesse extrême. En utilisant métaphores, ce poète coréen va libérer un parfum de sentiments avec subtilité et grâce.

Si la poésie est un art, Kim Dong-hwa l'illustre également à merveille. Alternant des cases sans décors afin de se concentrer sur les personnages et leurs échanges de sentiments, et des cases plus larges qui lui permettent de tirer la symbolique vers la nature en utilisant un maximum d'espace et de liberté, l'auteur nous livre un dessin gracieux qui contribue considérablement au côté poétique de cet album.

Si de nombreuses bandes dessinées utilisent la beauté plastique des femmes, Kim Dong-hwa leur rend l'hommage qu'elles méritent vraiment, dans le fond et dans la forme.
Lien : http://brusselsboy.wordpress..
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
- ton père est parti après m'avoir offert un amour immense que la plupart des gens n'auraient pu connaître en une vie entière.
[...]
- mais tu pleures ?
- c'est à n'y rien comprendre ! J'ai toujours gardé les yeux secs même pendant les pires épreuves de ma vie. Mais je ne peux m'empêcher de pleurer chaque fois que je pense à lui.
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Tu rêves de mariage alors que tu ne sais même pas allumer un feu. [...]
Il faut y aller en douceur. D'abord les brindilles, et ensuite les grosses bûches pour faire monter la flamme petit à petit. Surtout pas de brusquerie. Chaque étape doit se négocier avec délicatesse.
Finalement le feu n'est pas très différent des hommes.
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Je voudrais tant qu'il soit auprès de moi... Nous bavarderions de tout et de rien autour du feu. À défaut de bavardages, je me contenterais de son regard...À défaut du regard, je me contenterais de sa présence...
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p.178-9.
Mère d'Ihwa : Comme je la plains. La vie de femme mariée est déjà si pénible*. Elle sera en plus privée de l'affection d'un époux digne de ce nom.
Ihwa : Pire encore, elle va devoir s'occuper de lui comme si c'était son propre enfant.
Mère d'Ihwa : Quand la vie chez la belle-famille se fait trop dure, la jeune mariée n'a pas d'autre refuge que les bras de son époux. Le sort a été bien cruel avec la pauvre petite !
Ihwa : Justement, elle était en train de pleurer toutes les larmes de son corps quand je l'ai croisée. Je suis si triste pour elle.
Mère d'Ihwa : Sais-tu pourquoi le soja a un goût aussi salé ? C'est parce qu'il a été assaisonné par les larmes des belles-filles. Ne dit-on pas qu'une femme mariée accomplie doit vivre 3 ans comme une muette, 3 ans comme une sourde, et 3 ans comme une aveugle ? Et ce n'est pas tout ! Tout gamin qu'il est, son futur mari est l'aîné de la famille et elle va avoir encore plus de responsabilités.
Ihwa : Quel cauchemar !
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Le vainqueur remportera ce superbe bœuf d’une grande valeur. Allez, les gars! Donnez tout ce que vous avez dans le ventre! Il y a au bout une magnifique bête à gagner.

Moi, à chaque fois que je donne tout ce que j’ai dans le ventre, je deviens père d’une petite fille…
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Video de Kim Dong-Hwa (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kim Dong-Hwa
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