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ISBN : 2330072805
Éditeur : Actes Sud (04/01/2017)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 59 notes)
Résumé :
N’en déplaise à l’ingrate postérité, la célèbre Sonate à Kreutzer n’a pas été composée pour le violoniste Rodolphe Kreutzer, qui d’ailleurs ne l’a jamais interprétée, mais pour un jeune musicien tombé dans l’oubli. Comment celui-ci est devenu l’ami auquel Beethoven a dédié l’un de ses morceaux les plus virtuoses, voilà l’histoire qui est ici racontée.
Au début de l’année 1789 débarquent à Paris le violoniste prodige George Bridgetower, neuf ans, et son père, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  03 avril 2017
George Augustus Polgreen, fils de "Frederick de Augustus Bridgetower de Bridgetown, prince d'Abyssinie”, un prodige du violon âgé de neuf ans.
Le père étant premier page du prince austro-hongrois Esterhazy, le petit passe son enfance dans un palais, au coeur du domaine Esterhaza, où les moyens sont riches pour parfaire son éducation musicale. Haydn, le Kapellmeister de la cour est son maitre. Mais rien n'arrête le père ambitieux, qui, calquant sa conduite sur l'exemple du duo, père-fils, Leopold-Wolfgang Amadeus Mozart, se lance sur leur traces dans une Europe où la notion de " Liberté " commence à s'éclore. Nous sommes en avril 1789, à la veille de la révolution française, à Paris.
Formidable aventure dans cette Europe dans l'effervescence des Lumières pour un Négre de la Barbade et son fils mulâtre et nous lecteurs, mélomanes ou non à la découverte du monde musical de l'époque étroitement lié à la politique, avec ses mécènes,ses concerts, ses compositeurs dont le Chevalier de Saint-George, surnommé le Mozart Noir, ses musiciens, le célèbre violoniste Rodolphe Kreutzer.....et un Paris où défilent des personnages historiques, le général Dumas (père de l'écrivain), Jefferson, Condorcet, Lavoisier...et d'autres, un Paris où le pain manque mais pas les concerts....
Ce n'est que le début.....
Le fond de ce livre qui retrace le parcours initiatique d'un violoniste virtuose tombé dans l'oubli, traite avant tout des multiples visages de la condition noire en Europe et dans les colonies. Etre noir ou métisse, même faisant parti de l'élite noire, qui existe bel et bien au sein de l'aristocratie européenne, est difficile. Dans le cas du père-fils, l'aristocratie du génie musical du fils comble l'origine mulâtre et leur permet d'accéder aux plus hautes sphères de la société. Mais...le père traine un passé d'esclave qu'il veut effacer à tout prix, restant dans le mensonge. Un mensonge, que le fils au parcours plus lisse dû à son talent, peine à comprendre.
Un livre aussi sur les multiples contradictions humaines; celle du père, à découvrir dans le livre; celle de l'américain Thomas Jefferson, l'homme qui rédige la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis, "un hymne à la liberté", mais en vérité un raciste et un hypocrite; celle de Louise de Keralio,femme "émancipée", propriétaire d'un journal, qui lutte pour la liberté des Noirs mais la nie pour ses consoeurs......"La liberté" une notion décidément encore abstraite à l'époque ....
Un fond de musique classique également riche sans tomber dans le pédant; étonnant pour quelqu'un qui d'après ses propres mots, n'y connaissant pas grand chose, prit des cours de "music appreciation ", étudiant un peu le baroque, le classique et la musique romantique, pour avoir l'air de savoir un peu de quoi il parlait.
Quand au titre qui a inspiré ce livre à Dongala, l'explication arrive à la fin. C'est l'originalité du livre et une belle surprise pour qui ne le connaît pas déjà .
Une histoire foisonnante à plusieurs facettes que j'ai dévoré. Également beaucoup apprécié la prose de Dongala que je découvre avec ce premier livre grâce à la critique d' Isabelleisapure qui m'a séduite.



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Kittiwake
  03 juin 2017
Un voyage musical à travers l'Europe de la fin du dix-neuvième siècle. Mozart fait parler de lui tandis que Beethoven dérange ses auditoires par l'audace de ses créations. Les renommées se font et se défont au gré des mondains et mondaines qui reçoivent les artistes dans leurs salons privés.
Nous suivons l'itinéraire d'un personnage qui renaît des cendres de l'oubli sous la plume d'Emmanuel Dongala. L'homme est un curieux lascar, qui se sert de l'ignorance de ses contemporains pour agrémenter sa carte de visite de titres honorifiques improbables, mais crédibles si' l'on se réfère à sa couleur de peau. Il est en réalité descendant affranchi d'une famille d'esclaves de la Barbade.
Son arbre généalogique fluctuant est un sésame pour promouvoir les talents de son fils prodige , le jeune George Bridgetower, à peine âgé de dix ans lorsque le récit commence. George est un virtuose du violon, qui impressionne son public autant par ses dons d'interprète que par la grâce de ses traits de métis.

Comment en viendra-t-il à croiser le chemin de la fameuse sonate à Kreutzer? C'est ce que nous narre Emmanuel Dongala dans un roman historique documenté.
C'est très instructif, et comme souvent à la lecture de romans dont le thème est musical, on ne résiste pas à l'envie d écouter ou de ré-écouter la célèbre sonate.
Un bémol sur l'écriture, irréprochable, mais trop convenue, en particulier en ce qui concerne les dialogues (on imagine mal une servante d'hôtel, à peine pubère, user de « préalablement » dans ses échanges avec le jeune musicien). Et cette écriture techniquement parfaite, est un peu soporifique, au point de limiter les temps de lecture vespérale, avec le risque de se retrouver endormie, lumières allumées, semi-assise et la tête ballante, entre deux pages.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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isabelleisapure
  31 mars 2017
Avec ce roman très étayé sur le plan historique, Emmanuel Dongala nous dresse le portrait de George Bridgetower que nous découvrons à l'âge de neuf ans, en 1789, lorsque son père Frédérick de Augustus Bridgetower, un Noir, originaire de la Barbade quitte l'Autriche, bien décider à présenter son fils, violoniste virtuose, au tout Paris mélomane.
Très vite, la réussite est au rendez-vous, et père et fils rencontrent tous les grands noms des milieux intellectuels et politiques. George se fait de nombreux amis artistes et scientifiques, et découvre avec bonheur et émerveillement la vie à Paris.
Les grondements de la foule en ce mois de juillet 1789 précipiteront leur départ à Londres, où le jeune George, avec toujours le même succès, parviendra à s'émanciper de la tutelle de ce père ô combien encombrante.
Poursuivant sa quête de célébrité, il revient à Vienne où il côtoie les plus grands compositeurs et interprètes.
Ce livre est un régal. La musique l'habite de bout en bout à travers les rencontres du jeune George avec Mozart, Haydn, ou encore Beethoven.
Nous y croisons également quelques grandes figures tels Condorcet, Olympe de Gouges ou encore Camille Desmoulins.
La simplicité de l'écriture et le rythme de la narration maintiennent l'intérêt du lecteur malgré la complexité du récit, passant du parcours mouvementé d'un enfant célèbre à l'observation approfondie de son évolution tant psychologique que musicale.
« La sonate à Bridgetower » fait, à mon sens, partie de ces grands livres qui savent nous distraire tout en nous instruisant.
A lire absolument que l'on soit mélomane ou pas.
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hcdahlem
  17 mars 2017
À travers le portrait de George Augustus Polgreen Bridgetower, jeune violoniste métis, Emmanuel Dongala explore tout à la fois une époque, celle de la fin du XVIIIe siècle, nous entraîne vers les grandes révolutions – politiques et scientifiques – à venir et revient sur une page méconnue d'histoire de la musique. Autant dire que cette Sonate à Bridgetower est un roman d'une densité rare et d'une folle érudition tout en conservant les caractéristiques d'une belle aventure. Bref, c'est un vrai coup de coeur !
Avant d'en venir au récit proprement dit, saluons une autre performance de l'auteur qui s'est totalement investi dans son sujet. Après avoir appris incidemment en écoutant la radio que la célèbres Sonate à Kreutzer de Beethoven n'avait pas été écrite pour ce soliste mais pour un jeune mulâtre, l'écrivain congolais s'est mis à rechercher toutes les informations disponibles sur ce jeune homme mystérieux. Il a notamment déniché une partition annotée par Beethoven, dédicaçant son oeuvre au «mulâtre Brischdauer». Il a ensuite décidé de mettre ses pas dans ceux de George «pour palper la réalité des choses». Mieux encore, il a pris des cours de musique classique afin de vraiment se mettre dans la peau de son personnage. Une expression qui prend ici tout son sens.
Le roman s'ouvre sur le premier concert parisien du jeune prodige. L'élite musicale et intellectuelle ne tarit pas d'éloges sur la dextérité de George. du coup son père n'a plus guère de difficultés pour négocier des contrats et s'intégrer à cette aristocratie qui trouve fort exotique ces noirs, métisses, mulâtres, quarterons et autres octavons. Il faut dire que Frederick de Augustus Bridgetower s'arroge le titre de «Prince d'Abyssinie». En réalité, il est né à la Barbade d'un père affranchi. « La bienveillance du planteur lui avait permis d'apprendre non seulement à lire et à écrire en même temps que le fils de celui-ci, du même âge que lui, mais aussi d'assister aux leçons de français et d'allemand qu'il recevait. » Confié à un capitaine d'un cargo, il se retrouva à Londres où après de multiples péripéties, il réussit petit à petit à grimper les échelons de la société.
Alors même qu'il entrevoit la fin de ses soucis financiers, la grande Histoire va le rattraper. Nous sommes en 1789 et l'agitation devient de plus en plus palpable. Dans les cafés du Palais-Royal et dans les salons, les esprits s'échauffent. Camille Desmoulins croise Pierre de Beaumarchais, le général Lafayette fait découvrir Paris à Thomas Jefferson, on fredonne « il pleut, il pleut, bergère » de Fabre d'Églantine, on découvre Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos ou Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre. L'ébauche d'une Déclaration des Droits de l'homme s'accompagne des revendications d'Olympe de Gouges et de Théroigne de Méricourt pour les femmes. L'abolition de l'esclavage enflamme les débats… et le peuple commence à empaler les têtes des aristocrates sur les piques.
Pour les Brigetower, il est temps de fuir, direction Londres.
Bien que connaissant la ville, Frederick est loin d'être introduit à la Cour, ni même dans les cercles de musique. Mais à force de persévérance et de rencontres plus ou moins fortuites, George deviendra le protégé du Prince de Galles. Une relation qui ne va pas plaire à son père jusque-là seul directeur des opérations et grand bénéficiaire du produit des concerts. le conflit sous-jacent va finir par éclater et provoquer la colère royale. « Frederick de Augustus quitta Londres le 5 janvier 1791. Personne ne sut où il était parti. Il disparut de la vie de George et on ne le revit plus. George Augustus Polgreen Bridegetower se retrouva alors sous la tutelle exclusive du prince de Galles. Il avait onze ans. »
Le garçon reprend alors contact avec sa mère qui se meurt et obtient l'autorisation d'aller la retrouver en Allemagne où il renouera aussi des liens avec son frère Friedrich, également bon musicien. Pour que ce dernier puisse jouer à la Staatskapelle, il va lui proposer de l'accompagner lors d'un concert où, outre les oeuvres des musiciens locaux, on jouerait la symphonie d'un compositeur encore jamais joué, un certain Ludwig van Beethoven.
Le récital fera coup double, assurant l'avenir de Friedrich et propulsant George vers Vienne où il se liera d'amitié avec le musicien dont il découvrait le travail.
Je vous laisse découvrir de quelle manière est née la «Sonata mulattica» en lisant ce formidable roman. Un joyau qu'il serait dommage de laisser passer.
Lien : https://collectiondelivres.w..
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traversay
  12 janvier 2017
Le dernier roman (merveilleux) d'Emmanuel Dongala, Photo de groupe au bord du fleuve, datait de 2010. Autant dire que l'attente a été longue jusqu'à La sonate à Bridgetower. Exit les sagas africaines, voici un roman surprenant de la part de l'auteur, une fresque historique de 1789 au début du siècle suivant qui suit les pas d'un jeune violoniste prodige, un certain George Bridgetower, polonais de nationalité mais dont le père était originaire de la Barbade. Un métis, donc, à l'incroyable talent, qui fit frissonner de plaisir musical les foules de Paris, Londres et Vienne mais qui, aujourd'hui, n'est connu que des spécialistes de musique classique. Emmanuel Dongala précise ainsi son but en écrivant un tel livre : "Quand on parle des noirs ou des métis en Europe, on parle des esclaves, des domestiques, or il y avait à l'époque une élite africaine et surtout métisse qui évoluait dans le milieu des aristocrates dans les cours européennes et dont on parle peu." le roman est effectivement passionnant quand il évoque la figure de ce jeune musicien confronté au regard de privilégiés, parfois mécènes, dont la bienveillance n'exclut pas parfois un racisme bien ancré. Mais La sonate à Bridgetower, dans sa première partie, la meilleure, est surtout l'histoire d'une relation entre un père tiraillé entre plusieurs aspirations, s'intégrer ou se battre, et un fils, que l'on pourrait dire "exploité" par son géniteur. Dans le Paris pré-révolutionnaire, le duo rencontre tout un tas de personnages passés à la postérité : Condorcet, Jefferson, Desmoulins et des féministes qui finiront sous la guillotine. Se pose alors la question habituelle de ce type d'ouvrage : comment marier la reconstitution historique avec la liberté de la fiction ? Dongala semble parfois encombré par les faits qui limitent le champ de son imagination et c'est sans doute ce qu'on pourrait lui reprocher. Mais gentiment, parce qu'il reste un auteur de tout premier ordre qui sait rendre son récit passionnant et toujours prenant. Ainsi, dans la deuxième partie, du côté de Vienne, à l'évocation de l'amitié tumultueuse entre Beethoven et Bridgetower qui débouchera un temps sur une sonate dédiée par le premier au second avant la rupture et sa nouvelle appellation de Sonate à Kreutzer. Dans sa postface, Dongala confesse qu'il connaissait assez peu la musique classique et son histoire. En nous faisant découvrir le destin de ce métis prodigieux, il l'a tiré de l'oubli et composé un roman moins inoubliable que son précédent mais d'une facture impeccable et d'une grande richesse de thèmes.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   03 avril 2017
Il ôta ses chaussures, posa ses pieds sur la tablette et cala confortablement son dos dans le fauteuil, ouvrit le livre qu’il avait toujours entre ses mains et attaqua la première phrase. Il avait le culte des premières phrases, elles étaient pour lui la porte qui permettait d’entrer dans l’univers que proposait l’auteur. Pour lui, une porte d’entrée devait être facile à ouvrir ; de même, la première phrase d’un livre devait être simple, claire et belle.....
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hcdahlemhcdahlem   17 mars 2017
Combien étaient-ils dans cette grande salle du palais des Tuileries dite salle des Cent-Suisses ? Quatre cents, cinq cents, six cents ? Un peu intimidé, il se tourna vers le chef d’orchestre. Celui-ci fit signe aux musiciens de se lever ; ils se levèrent et se mirent à applaudir à leur tour. Alors il oublia tout.
Il oublia les heures impossibles auxquelles son père le tirait du lit pour l’obliger à faire ses gammes, les journées assommantes passées à faire des exercices tirés des premières études ou Caprices pour violon de Rodolphe Kreutzer, les moments de timidité paralysante qui le saisissaient chaque fois que le Kapellmeister Haydn le recevait pour lui donner des leçons. Il oublia tout. Il n’y avait plus que cette tribune où il se tenait, avec sa balustrade rehaussée d’or et ses balustres en forme de lyre, ces lumières, ces musiciens dont certains jouaient en habit brodé, l’épée au côté et le chapeau à plumes sur la banquette, ces aristocrates et ces bourgeois rivalisant d’élégance, ces dames aux coiffures et chapeaux sophistiqués, étranges même, vêtues de robes légères avec volants et falbalas, le tout dans un tourbillon d’applaudissements, de bravo, bravissimo.
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NuageuseNuageuse   24 août 2017
Liberté d'expression, valorisation de l'individualité et du trait d'esprit, diversité sociale, tout cela était nouveau pour Frederick de Augustus. Jusque-là, comme tous les opprimés, il savait ce que voulait dire ne pas être libre, mais il ne savait pas ce qu'était la liberté. Ne pas être libre était quelque chose de physique que l'on ressentait en soi, dans sa chair. La liberté se définissait en creux. Elle consistait uniquement à se débarrasser des entraves qui vous asservissaient : la lourde et pesante chaîne de fer qui rivait les pieds de l'esclave dans l'entrepont d'un navire négrier, les lanières de fouet qui lacéraient le corps pendant les corvées dans les plantations, la violence des maîtres. C'était de cette liberté-là qu'avait rêvé son grand-père dans les cales du bateau qui le transportait à la Barbade, celle qu'avait reconquise sa grand-mère en se suicidant, privant ainsi le maître de la satisfaction de la posséder, celle dont avait rêvé son père lorsque le sang giclait de son dos sous les coups du contremaître dans les champs de canne à sucre de l'île. Mais le type de liberté que Frederick Augustus découvrait ici était tout à fait autre chose, une liberté qui ne pouvait être conçue que par des hommes qui étaient déjà libres. Elle était abstraite mais réelle, elle allait au-delà de celle rêvée par les asservis tout en l'englobant.
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BookycookyBookycooky   02 avril 2017
Dans un des balcons en demi-cercle situés au-dessus des piles du pont, un chanteur installé à côté d’un bouquiniste vendait des partitions d’airs populaires et d’ariettes d’opérettes à succès. Pour un liard le couplet, il vous chantait l’air sans obligation d’achat.
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blandine5674blandine5674   26 avril 2017
La scène n’avait pas échappée à Olympe de Gouges. Aussitôt que Frederick de Augustus et George eurent fini de faire leurs adieux à la marquise, elle s’approcha d’eux et, sarcastique, lança :
- Ainsi vous vouliez faire des amabilités à cet hypocrite de Jefferson ?
- Hypocrite ? s’exclama Frederick de Augustus. L’homme n’est certes pas amène, mais de là à le traiter d’hypocrite…
- Il est venu faire ses adieux à la marquise car il vient d’être rappelé pour assurer la fonction de secrétaire d’Etat dans son pays. Je suis sûr qu’il sera heureux de retrouver ses esclaves.
- Vous voulez dire qu’il possède des esclaves ?
- Oh oui, près de deux cents, m’a-t-on dit ?.
- Mais non, protesta Frederick de Augustus. Vous devez confondre avec quelqu’un d’autre. C’est lui qui a écrit que « tous les hommes sont créés égaux ».
- Oui. Sauf les Noirs, les Indiens et les femmes.
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Emmanuel Dongala - La sonate à Bridgetower : sonata mulattica
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