AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2842612914
Éditeur : Le Serpent à plumes (31/10/2001)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Véritable saga au coeur de la colonisation, Le Feu des origines se propage de la brousse à la ville, sur les traces d'un héros en révolte, Mandala Mankunku De sa naissance merveilleuse à ses dernières années, la vie de Mandala raconte l'histoire de son pays, le Congo, et de son continent, l'Afrique. La sanglante construction du chemin de fer congolais, la mise en coupe du pays, et jusqu'à l'utilisation massive des hommes lors de la guerre de 1940, où le Tchad, le Ca... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
wellibus2
  20 mars 2016
Le feu des origines, c'est l'histoire d'un homme (Mandala Mankunku), d'un pays (le Congo), d'un continent (l'Afrique) et d'événements historiques et mondiaux (la colonisation, la guerre…).
Le personnage principal est aussi curieux que mystérieux. En effet, Mandala Mankunku qui est déjà bon guerrier et bon forgeron, voudra atteindre la perfection dans tous les domaines de la connaissance. Il enchaînera donc des métiers et des expériences très variées comme esclave révolté, médecin, politicien et conducteur de train. Il voudra toujours en savoir plus, de sa naissance jusqu'à son dernier souffle. Mandala Mankunku ou « celui qui détruit » va aller jusqu'à défier les éléments et le temps. Il va partir en quête de son passé, pour tenter de comprendre le mystère de sa naissance et de ses yeux. Il n'hésitera pas à combattre sa propre famille et les colons qui viennent d'arriver dans son village et sur ses terres pour trouver le feu des origines. Plus fasciné qu'apeuré par les étrangers, il tentera de comprendre la civilisation des colons et même de l'améliorer. de la campagne à la ville, les lieux, le progrès technique, l'histoire et la vie défilent à toute vitesse dans cet ouvrage qui semble être à la fois un documentaire, un témoignage et une sorte de conte africain. Dongala nous donne une leçon de vie et d'histoire de manière rapide, synthétique et efficace. Les 325 pages du roman se lisent étonnamment vite pour ensuite ralentir et aboutir à une fin poétique.

Dix bonnes raisons de lire l'ouvrage
1- Amusant, émouvant, passionnant et didactique, ce livre ne se lit pas comme un cours d'histoire mais en a les effets. Si vous voulez apprendre et enrichir votre culture générale sur un continent dont on parle peu tout en vous détendant…, ce livre est fait pour vous.
2- Si le contenu et la symbolique de l'ouvrage est richissime, le roman se lit rapidement et n'est pas excessivement cher. En une matinée de lecture et pour seulement 10 euros vous visiterez l'Afrique… Ça vaut le coup, non ?
3- Ce roman dégage une sorte de magie africaine indescriptible qui vous plongera au coeur d'un continent et de ses traditions. En l'espace d'une lecture, vous aller vous identifier à Mandala Mankunku et devenir africain. de colon, vous deviendrez colonisé, tout comme vous troquerez le statut de lecteur pour celui de héros.
4- le feu des origines évoque des valeurs humaines fortes et importantes sur lesquelles nous devrions constamment penser. En effet, le pays, la mémoire et la famille ont par exemple une place très importante dans le roman tout comme dans notre quotidien. Dongala nous rappelle qu'il faut surtout penser à l'essentiel.
5- On trouvera dans ce roman des chansons et du vocabulaire africain que l'on ne trouverait pas dans un roman ordinaire ou dans un cours d'histoire magistral. Cet ouvrage est unique, tout comme votre lecture sera une expérience unique.
6- C'est le genre de roman qu'on peut relire plusieurs fois sous différents angles de vue sans se lasser. (du point de vue de l'historien, d'un point de vue littéraire…).
7- L'auteur étant congolais d'origine, professeur de chimie, de littérature et écrivain, il a utilisé son vécu et sa culture pour rendre le roman le plus réaliste possible. On ne sait plus quand l'auteur invente et quand il décrit la réalité. le roman devient alors un jeu de devinettes dans lequel le lecteur prend plaisir à se perdre.
8- Structuré en 42 petits chapitres et de nombreuses subdivisions, le livre est un outil à la fois pédagogique et didactique. C'est en partie un cours organisé.
9- Les personnages comme l'oncle Bizenga et le vieux Lukeni, dont le caractère et le comportement sont forts, captivent facilement notre attention.
10- Si vous êtes un petit lecteur vous dévorerez tout de même ce livre entraîné par la curiosité naturelle qui est en vous. Tout le monde devrait découvrir la littérature africaine.
Fiche de Victor
http://littexpress.over-blog.net
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
Biblioroz
  26 octobre 2018
Dans une plantation de bananiers, loin des regards des habitants de ce petit village Congolais, mais sous les pouvoirs de tous les ancêtres enterrés dans cette luxuriante terre africaine, est né un petit garçon. De par sa naissance extraordinaire, on lui donna le nom d'un illustre ancêtre : Mandala Mankunku.
Ses yeux verts nyctalopes inspirent méfiance au sein du clan, n'est-ce pas le signe d'une malédiction ?
En grandissant, il ne peut se résoudre, comme l'exigent les règles du clan, à exercer le métier de son père. Avide de savoir et doté d'une fine intelligence, il oscille entre le respect des règles ancestrales et l'envie de bousculer cette petite société immuable qui ne répond pas à sa soif de connaissances.
Du petit village avec ses us et coutumes africaines, à la capitale où il va tenter de participer à l'évolution de son pays, Mankunku se heurte à la colonisation française, à la fin du monde des ancêtres, à l'arrivée d'un monde technocratique qui le dépasse.
Ce n'est pas un simple exposé d'une tranche d'histoire du Congo que nous livre ici l'auteur. C'est, à travers les interrogations pertinentes de Mankunku, une réflexion profonde sur le comment et le pourquoi du devenir de cette terre africaine.
Sur le chemin de l'Histoire de son pays, Emmanuel Dongala a réussi à me passionner tout au long de ma lecture.
J'ai été charmée par sa belle plume soutenue, au vocabulaire riche et instructif !
En posant les yeux sur les pas de Mandala Mankunku et de son peuple, j'ai découvert avec un intérêt grandissant la transformation inéluctable du Congo suite à sa colonisation.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
nena
  22 juillet 2014
Emmanuel Dongala (14 juillet 1941-) est un écrivain et chimiste de la République du Congo . Il est aujourd'hui professeur de chimie à Simon's Rock College, dans le Massachusetts, et professeur de littérature africaine francophone à Bard College, dans l'État de New York. Il s'inscrit dans le renouveau d'une littérature africaine en pleine mutation Un bon livre où la légende et l'histoire sont étroitement mêlées. l'Histoire du Congo et de l'Afrique racontée par le personnage principal Mandala , Africain d'un petit village perdu dans la brousse, vivant au milieu des anciens qui transmettent les traditions et la vie des ancêtres. Et puis arrivent les hommes blancs aux visages rouges et aux cheveux raides, ils sont là pour construire une ligne de chemin de fer, pour les exploiter afin de récolter du caoutchouc, pour leur imposer la religion chrétienne…et pour couronner le tout, les enrôler de force dans l'armée française pendant la guerre de 40. Ce livre dénonce les cruautés des conquérants, leur cupidité… Une belle écriture qui nous transporte sur ces terres arides, gorgées de soleil, de chaleur…A découvrir J'ai eu l'occasion de le rencontrer lors du FIG de St Dié. Un homme merveilleux, plein de poésie, d'amour pour son prochain et une formidable force de vie Nena
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
loudarsan
  04 février 2015
La puissance d'une langue magnifique au service d'une Afrique belle et forte, loin de tous clichés. Dongala est un grand écrivain, et le Feu des origines un livre splendide, emprunt de magie.
Commenter  J’apprécie          50
tristantristan
  23 novembre 2017
D'une belle écriture, Dongala nous fait voyager d'un village en brousse avec ses rites animistes jusqu'aux régimes politiques africains d'aujourd'hui. On ne peut que regretter avec le héros qu'une fois la cause du bouleversement évanouie (l'esclavage et la colonisation) le fleuve qu'est la vie ne nous ramène jamais au statu quo ante.
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
wellibus2wellibus2   20 mars 2016
voyageur, si un jour tu prends le chemin de fer qui mène du grand fleuve à l'Océan, écoute attentivement le claquement des roues sur les rails car chacun d'eux, chaque tac-tac, dénombre un mort ; alors pense un peu à tous ces hommes ensevelis dans ces montagnes où tu passes et rappelle-toi qu'ici il y a un mort pour chaque traverse. Cela aidera peut-être leur âme à dormir en paix
Commenter  J’apprécie          220
fanfanouche24fanfanouche24   05 septembre 2018
Evidemment, pendant ce temps, il négligeait ce qu'on attendait de lui dans une société où chaque individu a son rôle ; de ce fait, il s'était mis lui-même hors des normes ancestrales du clan. On ne le vit plus ni à la forge de son père ni à la chasse. Personne ne sut que penser de cette conduite sans précédent qui risquait d'introduire un point faible dans la maille du clan. (p. 35)
Commenter  J’apprécie          120
fanfanouche24fanfanouche24   06 septembre 2018
D'ailleurs la cause était entendue dès le moment où le vieux Lukeni avait dit : " Il était parti, il est revenu. Il faut souvent partir pour mieux revenir " (p. 55 / Collection Babel, mai 2018)
Commenter  J’apprécie          80
fanfanouche24fanfanouche24   05 septembre 2018
(...) il y avait une reine, des soldats, des ouvrières, des esclaves... Chaque fourmi connaissait sa place, sa fonction ; ainsi la société tournait, équilibrée, et chacune se sentait indispensable car la défaillance de l'une brisait la chaîne de solidarité. Mais toi, je ne sais pas qui tu es et c'est la première fois que je n'arrive pas à mettre quelqu'un à sa place dans notre société. (Babel, mai 2018, p. 34)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
BibliorozBiblioroz   23 octobre 2018
"Père, comment cela a-t-il pu arriver ?"
Son père bougea à peine ; ses yeux éclairés faiblement par les lumières de la nuit étaient comme tournés à l'intérieur de lui-même. Il murmura :
" Mon fils, c'est toujours trop tard quand on comprend. Prends une forêt touffue, coupes-en un arbre, personne ne s'apercevra de rien ; continue à en couper et, au bout d'un moment, on aura le sentiment diffus que cette forêt n'est plus tout à fait ce qu'elle était sans vraiment savoir pourquoi ; continue encore et un beau jour, brusquement, on réalise : tiens, cette forêt a vraiment changé ! C'est alors trop tard."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Emmanuel Dongala (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emmanuel Dongala
Vidéo Lire avec Emmanuel Dongala.
autres livres classés : congoVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

L'Afrique dans la littérature

Dans quel pays d'Afrique se passe une aventure de Tintin ?

Le Congo
Le Mozambique
Le Kenya
La Mauritanie

10 questions
264 lecteurs ont répondu
Thèmes : afriqueCréer un quiz sur ce livre