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ISBN : 2807001653
Éditeur : MEO (01/09/2018)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Chaque matin, sur une plage déserte en bordure d'Ambleteuse, Amelle vient nager.
Et au risque de passer pour un voyeur, Jésus-Noël, «?l'homme orange, l'homme safran, l'homme soleil?», l'observe au lieu d'écrire ces articles et ce livre pour lesquels il a pris pension chez Mireille, la cuisinière-bibliothécaire, aussi appétissante que les menus qu'elle lui concocte.
Jusqu'au jour où Amelle disparaît, léguant à l'inconnu le journal intime de sa mère, don... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Montahagharib
  29 novembre 2018

 
Lecture de Montaha Gharib

« Un été immobile »,
le titre alléchant et intrigant du deuxième roman du poète et romancier Claude Donnay clignote devant mes yeux sur Facebook.
Je guettais son apparition depuis la lecture de son premier roman “La route des cendres” qui m'avait sidérée et ce n'était pas une surprise pour moi qu'il ait été bien accueilli par la critique et finaliste du prix Saga Café.
Le roman commandé, l'attente est interminable. Entretemps, les critiques ont commencé à fuser sur Facebook. Je les ai toutes lues et j'ai vu aussi une interview du romancier sur une chaîne de télévision locale.  Partout, l'éloge de ce nouveau roman qui, dit-on, diffère beaucoup du premier.
Je n'exagère donc pas si je vous dis que j'ai reçu le roman avec la joie d'un enfant qui attend son cadeau du père Noël.  Et mon plaisir a grandi encore quand j'ai vu l'épaisseur du livre (296 pages), j'allais bien me régaler! J'ai mis de côté tout ce que j'avais entre les mains, fermé les yeux aux corvées quotidiennes, et dès que l'occasion se présentait, je m'enfermais dans mon coin préféré avec mon trésor à la main...

Dès le début, le roman annonce un style épatant propre à Claude Donnay : « au bord d'une mer qui n'est pas une mer, juste un doigt d'océan pointé vers le nord ». 
Je trouve quelque chose de fascinant dans l'écriture de ce romancier belge...
La curiosité du lecteur commence dès la première page avec l'apparition des deux personnages principaux : Amelle « enserrée » « dans un triangle parfait ciel-mer-sable », épousant le paysage et Noël, qui a déjà depuis deux semaines « développé une addiction à un bonnet, à un maillot, à une femme qui se baigne... », mais qui se contente d'observer de loin cette naïade.....
Je ne vais pas raconter les événements qui s'enchaînent d'une manière bien structurée, logique et très attrayante, à vous couper le souffle, puisque beaucoup l'ont déjà fait avant moi...  Il s'agit d'une histoire d'amour, et puisque le romancier est Claude Donnay, on peut s'attendre à une histoire d'amour hors normes, car on ne peut rien prévoir avec lui et sûrement rien de banal et de répétitif.  Chaque chapitre nous apporte quelque chose de nouveau, impossible de s'ennuyer ou de survoler des pages.  Au contraire, on ne sait sur quoi se concentrer ? Sur les événements où sur la beauté du style? Même ceux qui ne savent pas que Claude Donnay est l'auteur d'une vingtaine de recueils,  vont humer la poésie dans son écriture! Quel talent de conteur! Quel talent de poète! Tout chez lui épouse les contours et les indécisions de la pensée, les troubles du coeur et exprime bien les nuances des sentiments : vocabulaire, images, syntaxe, rythme...  S'il m'arrive parfois de parcourir des pages rapidement pour apaiser ma curiosité de lectrice, je ne peux que reprendre à nouveau ma lecture minutieusement pour savourer, déguster, goûter, me délecter, me régaler de la beauté de cette écriture.  Comment rester insensible devant de telles images : « irradier une lumière patinée par le temps, par les caresses des mains de la vie... »
« Une éruption de joie qui traverse la pièce ruisselle sur le balcon, et s'abat sur le trottoir comme une cascade folle »
« Rêveur impénitent dont les silences parlent plus qu'un concert de goélands... »
Sans exagération,  je pourrais citer tout le livre.  Où que tu ouvres le roman, tu trouves des tableaux, un orchestre à lui tout seul…
On suit donc, haletant, ces amoureux jusqu'à la fin, jamais sûr de ce qui va arriver.  Noël succombera-t-il  au charme de Mireille la bibliothécaire-cuisinière « aussi appétissante que les menus qu'elle lui concocte? »
Le diabolique Docteur Elie va-t-il céder à Noël « Son objet de fascination » ?
Tout ce qu'on sait c'est qu'on se sent emporté avec ces personnages, où qu'ils aillent, et on arrive à les trouver sympathiques à la fin,  même le pervers, l'obsédé sexuel Docteur Elie, même les parents injustes d'Amelle, bourgeois ingrats,  on les suit tout le long du roman, on connaît leurs moindres ressentiments, leurs hésitations, leurs sensations, leurs états d'âme...
Claude Donnay ne nous relate pas seulement l'histoire d'un amour insolite et difficile, il ne ménage pas une certaine bourgeoisie belge, qui veut à tout prix sauver les apparences, même aux dépends d'une petite fille innocente, et quand il est question d'amour, on ne peut omettre l'érotisme, la sensualité qui se dégagent de certaines pages, sans jamais tomber dans la trivialité.
Comme le premier roman, « Un été immobile » nous laisse sur notre faim.  On quitte Noël tristement en train « de scruter l'horizon les doigts croisés au fond des poches, pour susciter encore un sourire au destin ».
Je ne peux pas dire que j'ai lu ce roman d'une traite, ça ne se fait pas avec les romans de Claude Donnay je l'ai dit et je le répète encore et encore, on s'arrête longtemps pour se réjouir de la beauté du style et on aime prolonger la lecture, car quand c'est terminé, on va se sentir comme amputé d'un être cher, un être qui a rempli notre vie. Et il ne subsiste que la sensation du vide après la lecture, et il faudra attendre longtemps, très longtemps pour apprivoiser un autre roman aussi fascinant, fond et forme…
 
Montaha Gharib
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pageturner007
  17 octobre 2018
Merci à Babelio et aux éditions M.E.O. pour le livre de Claude Donnay, auteur que j'ai découvert.
Amelle, maillot rouge et bonnet blanc se baigne chaque matin dans la Mer du Nord et chaque matin Noël l'observe, intrigué par cette baigneuse que la météo n'arrête pas.
Ils se trouvent dans une petite cité balnéaire du Nord, Ambleteuse, lui pour écrire un livre, il a pris une chambre chez Mireille toute ravie d'avoir un pensionnaire pour lequel elle déploie ses talents de cuisinière. Amelle a trouvé refuge dans une maison de pêcheur où elle fuit quelque chose ou quelqu'un.
Un matin à sa sortie de baignade elle aborde le ''voyeur'', ils font connaissance et entament une relation platonique.
Après un séjour à Bruxelles, où il a rencontré son éditeur, Noël revient à Ambleteuse et il découvre qu'Amelle a disparu, la maison est vide hormis quelques cahiers abandonnés, c'est le journal de Maria, la mère d'Amelle.
La lecture de ces cahiers ainsi qu'une enquête de voisinage conduisent Noël sur les traces d'Amelle, en Auvergne.
Il décide de s'y rendre et Mireille l'accompagne. Au bout du voyage ils découvrent quAmelle séjourne dans l'Institut du docteur Berger. Ce médecin exerce une emprise très forte sur Amelle. La décision est prise, il faut la sortir de là.
Aux termes d'une échappée rocambolesque, ils sont de retour à Ambleteuse mais les retrouvailles ne se passent pas comme prévu, Amelle ne se sent pas prête pour s'engager avec Noël pas plus que lui d'ailleurs.
La lecture de ce livre est aisée, les phrases ainsi que les chapitres sont courtes. le texte est jalonné de jolies formules poétiques (Son bonnet blanc court sur les vagues comme un ballon perdu par un enfant).
J'ai trouvé que l'ambiance Mer du Nord est bien ressentie.
C'est l'histoire d'une quête, pour chacun des personnages, Noël cherche de l'inspiration pour son livre, Amelle voudrait bien se reconstruire après une enfance et adolescence difficiles et compliquées tandis que Mireille cherche l'amour.
Histoire qui ne m'a rien fait découvrir de vraiment neuf et original, mais j'ai quand même apprécié cette lecture.
Au passage l'auteur envoie une volée de bois vert aux
snobs du Brabant wallon (province belge réputée pour ses habitants fortunés ''bon chic bon genre'') par l'intermédiaire de la grand mère d'Amelle qui n'a jamais accepté le mariage de son fils avec Maria, une fille du Sud, et qui n'a jamais aimé sa petite fille Amelle qui n'entrait pas dans le moule de la jeune fille de bonne famille.
J'ai découvert un auteur belge que je ne connaissais pas du tout et serai attentive à ses futures parutions.

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AlouquaLecture
  13 octobre 2019
Ce que je vais dire est assez contradictoire et pourtant je suis en plein paradoxe avec ce livre de Claude Donnay. Si d'un côté j'ai complètement adhéré au récit au moment de ma lecture, je n'ai pas réellement accroché. Ce qui, franchement me turlupine à un point que vous n'imaginez pas, comment puis-je d'un côté être conquise et d'un autre ne pas accrocher ? Si vous avez une réponse je suis plus que preneuse, parce que je n'y comprends absolument rien ! J'ai d'ailleurs laissé reposer mon esprit après cette lecture, je pensais y voir plus clair dans mon ressenti, mais même après quelques jours, pas moyen de trouver la réponse à cette contradiction. Avant de vous donner mon avis ici sur le blog, j'ai donc repris les notes prises durant ma lecture en me disant que j'avais loupé quelque chose, un détail qui allait me sauter aux yeux en relisant mes notes, mais non, toujours pas de réponse. Je vous livre donc un avis quelque peu contradictoire, et j'espère que malgré tout vous n'hésiterez pas à faire vous-même la découverte de ce livre.
Vous voyez les contes d'autrefois ? Ces histoires que l'on racontait au coin du feu, celles où l'on a l'impression de vivre la vie d'une autre personne à travers les yeux de celui ou celle qui raconte ? C'est ce que j'ai ressenti ici lors de ma lecture, Claude Donnay était le conteur et moi la personne qui l'écoute avec attention tout en me sentant prise dans le récit comme si j'y étais moi-même. Ce n'était plus les personnages que j'imaginais, non, c'était moi que je voyais évoluer en même temps que le récit, j'étais chacun des personnages. Croyez-moi, c'est un effet troublant de s'imaginer dans chacun d'eux et non en un seul comme c'est souvent le cas. Je ne lisais pas l'histoire, je la vivais, je ne lisais pas l'histoire, je l'écoutais.
C'est peut-être justement le fait de me voir à la place de chaque personnage qui au final a fait que je n'ai pas totalement accroché ? Peut-être que oui. Mais alors, pourquoi ai-je tellement aimé me sentir ainsi prise dans le récit et pouvoir me mettre à la place de tous ? Vous voyez mon problème ? Comment je peux aimer et ne pas accrocher ? Je pense que je ne trouverai pas la réponse à ce dilemme malheureusement.
Honnêtement, cela me ravirait qu'une autre personne ayant lu ce livre viennent me voir pour que l'on en parle, ou que l'un (ou l'une) d'entre vous vienne à mon secours et me trouve la réponse à ma grande interrogation avec ce livre. Quoi qu'il en soit, la plume en elle-même m'a ravie, je lirai donc cet auteur à nouveau sans hésiter, en espérant ne pas me retrouver à nouveau face à ce genre de contradiction qui, avouons-le, ne fait pas très sérieux.
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Lucie_Ash
  24 octobre 2018
J'étais tout à fait enchantée de recevoir ce roman de la rentrée littéraire dans ma boîte aux lettres, un grand merci à Babelio et aux éditions M.E.O. ! Je l'ai commencé très vite, et puis… Il a perdu mon intérêt, page après page… C'est toujours compliqué de dire qu'on n'a pas forcément apprécié un service presse. Donc pour détendre l'atmosphère, je vais commencer par ce que j'ai apprécié !
L'écriture abordable et les chapitres courts permettent de lire très vite le roman (ou au moins le début, dans mon cas). Claude Donnay a un style très accessible, qui glisse tout seul. Il sert bien une intrigue intéressante : qu'est-il arrivé à Amelle, la jeune femme qui nage tous les matins à la lisière d'Ambleteuse ? J'ai été happée par la lecture des carnets qu'elle avait laissés à l'attention du héros, reliques de la vie de sa mère, journaux intimes racontant les pensées profondes d'une femme délaissée par son mari et en charge d'une petite fille perdue. le principal souci que j'ai eu avec Un Été immobile, finalement, c'est que j'ai eu de l'empathie uniquement pour le personnage de Maria, qui n'est présente que par les carnets laissés par Amelle…
J'ai trouvé que les personnages manquaient un peu de réalisme et de relief. Étant bibliothécaire, j'étais forcément un peu intriguée par Mireille, qui aide Noël dans sa recherche d'Amelle… Mais elle n'a pas été si creusée que ça. Amelle, un peu plus, et encore ; je trouve qu'il y aurait eu plus à dire sur elle, je reste un peu sur ma faim. Quant à Noël… Pour moi, c'est le véritable point noir du roman. Je suis peut-être à des années-lumières de ce genre de personnalité (si elle existe), c'est possible, mais je n'ai pas compris ses réactions ni sa relation avec Amelle : vous iriez parcourir une partie de la France pour retrouver quelqu'un que vous venez à peine de rencontrer ? J'aurais pu y croire peut-être si l'auteur avait accentué le côté « disparition louche », mais même là, je trouve ça bizarre. Les relations entre les personnages ne m'ont pas semblé naturelles, et je trouve que l'intrigue y a perdu un peu. Mais je suis sans doute trop terre-à-terre et peu romantique, qui sait !
Et enfin, ce qui m'a posé problème pour terminer Un Été immobile, c'est le rythme. Il y avait pourtant un bon rythme dans les chapitres, les deux parties sont identifiables et pertinentes, mais j'ai trouvé l'histoire lente… Lente à démarrer, lente à se poursuivre, et je crois que j'étais plus excitée à l'idée de connaître la suite des journaux intimes de Maria que de savoir si Noël allait retrouver Amelle, et si oui, dans quelles conditions. L'été était un peu trop immobile… Et lorsqu'il était en mouvement, je trouvais ça étrange (je pense entre autres à la visite aux grands-parents, pour ceux qui l'ont lu).
En bref, je ne suis pas conquise par ce roman, même si j'aurais vraiment aimé ! Certaines tournures de phrases sont très belles, empreintes de poésie, et le premier chapitre m'avait semblé tout à fait délicieux… Je passe pour cette fois-ci !
Lien : https://folitteraires.wordpr..
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haut_pignon
  22 décembre 2018
J'ai vraiment apprécié le livre de Claude Donnay. Je l'ai lu en 2 jours. Autant dire que je l'ai dévoré et pourtant je n'ai rien d'un ogre.
J'ai aimé les carnets de Maria, fragments de vie semblables à des vagues venant s'échouer sur le rivage en y déposant des sédiments. Ces alluvions nourrissent le roman et lui donnent de la matière.
Les personnages de Mireille Saint-André et d'Edith Delanges m'ont particulièrement plu. Mireille, la gourmande, et ses moules divines sauce "secrète", j'en ai bavé! Edith Delanges, cette arme de destruction massive qui s'acharne sur Maria et lui brise l'âme.
Amelle et Jésus sont 2 bateaux à la dérive, ils se cherchent, ils baignent dans la doute. Chacun est un peu la bouée de l'autre, mais ils ne parviennent pas à synchroniser leur nage.
Le livre se lit facilement, le style est fluide, le rythme adéquat. Des touches poétiques affleurent comme autant de petits volcans crachant leurs messages de beauté. Du relief, il y en a également, dans ces réflexions qui questionnent la destinée, l'amour, la vie, la mort.
Je me replongerai certainement un peu plus tard dans ce très beau roman qui mérite d'être dégusté à sa juste saveur.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
pageturner007pageturner007   17 octobre 2018
Tout s'arrête sans avoir vraiment commencé. Leur histoire peut-elle porter la dénomination''histoire d'amour''? Il l'a cru au retour d'Auvergne, comme on croit au renouveau quand le printemps embourgeonne les arbres. Ou plutôt non, il ne l'a pas cru, il a voulu le croire, voulu un avenir main dans la main, en refusant de voir les écorchures de la réalité. Au fond de lui, il n'a jamais été sûr de l'amour d'Amelle. Était-il seulement sûr du sien ?
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beatriceferonbeatriceferon   24 septembre 2018
La beauté d'une femme ne disparaît jamais, elle prend d'autres couleurs avec les années, comme si elle irradiait une lumière patinée par le temps, par les caresses des mains de la vie.
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beatriceferonbeatriceferon   24 septembre 2018
Amelle aime le soleil quand il passe sa langue tiède sur sa peau, le soleil du matin, celui qui émerge de ses draps, impatient d'étreindre un corps, un arbre ou le bras clair d'une rivière.
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beatriceferonbeatriceferon   24 septembre 2018
J'ignorais que l'amour est un mirage tant qu'il n'a pas subi l'épreuve du feu, l'épreuve du temps, son usure plus corrosive qu'un bain d'acide.
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beatriceferonbeatriceferon   24 septembre 2018
Elle pense qu'un bateau est une main qui flotte au bout d'un bras de mer. Elle pense que le sable garde l'image des corps et peut-être aussi des âmes.
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