AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2246592917
Éditeur : Grasset (29/08/2001)

Note moyenne : 2.88/5 (sur 8 notes)
Résumé :

" Je sais aujourd'hui que mes parents n'ont été pour moi que des pièges. Sous les visages de la psychanalyse et du communisme, ils formaient les deux pans du même gouffre. " C. D. le narrateur, un adolescent surdoué et névrosé, en proie à des hallucinations, doit être interné dans un centre spécialisé. Comment en est-il arrivé là ? Entre un père disciple de Marx et une mère adep... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
ZeroJanvier79
  01 septembre 2018
Après Ainsi va le jeune loup de sang, j'ai ressorti de mes étagères un autre roman de Christophe Donner qui m'attendait depuis plusieurs années : L'empire de la morale. Sur la quatrième de couverture, on peut lire ceci :
Un jeune adolescent surdoué, habité par une hallucination qui fait de lui un handicapé de la vie auquel tout contact physique est interdit, est interné dans une institution spécialisée. Enfin libéré, il part avec son père à Saint-Tropez avant de revenir vers Paris où il s'affranchit progressivement de ses démons.
Comment le narrateur en arrive-t-il là ? Il est le fils bâtard de Freud et de Marx, de la psychanalyse et du communisme, deux fléaux incarnés par sa mère et son père.
La religion de l'Inconscient contre celle de la Révolution ont coulé dans ses veines depuis l'enfance : c'est cette double violence exercée sur lui, ce double mensonge meurtrier du siècle, qui constituent les véritables personnages du roman.
La révolte contre la tyrannie douce d'une mère psychanalyste passe par la dénonciation de l'escroquerie du freudisme ; l'apostasie de la religion du père communiste passe par le règlement de comptes avec la légende léniniste.
De sorte que l'extrême singularité du « roman familial » touche à l'universalité du roman générationnel. Roman total où l'on trouve de la drôlerie et de la sauvagerie, de la science et de l'histoire, une théorie de la morale et une certain pratique de la fiction ...

L'empire de la morale n'est pas un roman comme les autres. Je suis tenté de dire que c'est plus qu'un roman, tant le narrateur, ou l'auteur, nous entraîne parfois dans des réflexions qui vont au-delà de la fiction. Je vais partir de l'hypothèse que c'est l'auteur qui s'exprime dans les deux passages, excellents et mémorables, où il dénonce la psychanalyse et les théories freudiennes dans un premier temps, puis le communisme, dans des démonstrations qui semblent d'une précision chirurgicale. Je n'ai pas suffisamment de connaissance de ces sujets pour évaluer la pertinence des éléments présentés par Christophe Donner, mais je dois au moins reconnaître que cela semble très bien documenté, mais aussi sa force de conviction et le fait que tout cela semble vraiment « sortir des tripes ». J'ai particulièrement apprécié ce qui ressemble presque à un cours sur l'histoire du socialisme, sur Lénine et sur la révolution russe.
Ces réflexions éclipsent presque le reste du roman, plus anecdotique à mes yeux, avec notamment des éléments sur la relation du narrateur avec ses parents. Je ne sais plus, finalement, si la dénonciation de la psychanalyse et du communisme servent de prétexte au propos du narrateur sur ses parents, ou si c'est l'inverse qui est voulu. Quel est le message, finalement ? C'est peut-être la seule critique que je ferais à ce livre : ne pas vraiment choisir entre fiction et essai. Les deux aspects du livre sont réussis, c'est là la force de Christophe Donner, mais c'est un peu perturbant pour le lecteur un peu simplet que je suis. Je reste malgré tout emballé par ce livre particulier et marquant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
isabellelemest
  19 janvier 2013
Dans ce récit autobiographique consacré aux traumatismes et aux souffrances de son enfance et de son adolescence, Christophe Donner entreprend de régler des comptes avec deux idéologies en vogue dans les années 60-70, la psychanalyse et le marxisme-léninisme, incarnés dans sa famille par une mère analyste et un père militant communiste. Cela commence par l'évocation d'un malaise psychique chez l'enfant, une hallucination obsédante qui transforme sa main en une pince gigantesque et étouffante : les internements en maison de santé spécialisée, les psychiatres et autres interprétations analytiques ne viendront pas à bout de cette souffrance que l'adolescent vaincra seul, à l'occasion de vacances dans le Midi avec son père, communiste fervent ; mais l'idéologie révolutionnaire de ce dernier, fondée sur des prémisses violentes, ne peut qu'aliéner la liberté de pensée du jeune Christophe.
Le roman est aussi l'occasion d'une charge accusatrice contre ces deux interprétations du monde psychologique et social, stigmatisées pour l'hypothèse violente qui les fonde : l'Oedipe pour la psychanalyse, la lutte des classes pour le marxisme. Cela se termine par un éloge un peu provocateur de l'argent comme facteur de civilisation.
Beaucoup de violence dans ce règlement de comptes avec ces deux idéologies par parents interposés (ou l'inverse). Mais la remise en cause du caractère totalisant de ces interprétations du moi et de la société a été faite depuis longtemps et manque d'originalité. En revanche, nier l'existence de l'inconscient et de l'injustice sociale, sous prétexte que Lénine était syphilitique( !), c'est jeter le bébé avec l'eau du bain et manquer de discernement. La rancune contre ses parents semble aveugler C. Donner, qui donne à ce pamphlet un ton inutilement outrancier ou provocateur, sans que ses élucubrations para-philosophiques sur la nature de la morale paraissent bien convaincantes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
jiefp13
  02 avril 2016
Il m'arrive souvent, lorsque je flâne à la bibliothèque municipale, de prendre un livre totalement au hasard.
Et je fais parfois des découvertes réjouissantes.
Mais là ... (très) mauvaise pioche !
Même si je ne suis pas pingre, je m'en serais voulu d'avoir acheté un livre aux propos fumeux (je n'ai rien compris à cette approche pseudo-neurologique de la morale - s'il y a quelque chose à comprendre) ; qui n'est qu'un prétexte à un règlement de compte familial assez sordide.
Je suis très très très ... loin d'être un fan du marxisme-léninisme et de la psychanalyse.
Mais la critique perd tout intérêt quand elle relève de l'hystérie.
Commenter  J’apprécie          40
Videos de Christophe Donner (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christophe Donner
"Au clair de la lune" : c'est sur ces quelques notes, objet du premier son jamais enregistré que se penche Christophe Donner dans cet impressionnant récit. En 1857, Edouard-Léon Scott de Martinville réussit cette prouesse de fixer sa propre voix chantant le célèbre petit air, un enregistrement resté muet jusqu'à il y a dix ans. À travers son histoire mais aussi celle de Nicéphore Niepce, des frères Montgolfier ou encore de Firmin-Didot, c'est tout un siècle, celui des révolutions et des inventions, que raconte l'écrivain.
En savoir plus sur "Au clair de la lune" : https://www.hachette.fr/livre/au-clair-de-la-lune-9782246817154
+ Lire la suite
autres livres classés : révolution russeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Les lettres de mon petit frère

Est-ce que le grand frère est gentil avec son petit frère?

Non, il ne l'aime pas
Oui, il est même attentionné
Il ne le précise pas

10 questions
2 lecteurs ont répondu
Thème : Les lettres de mon petit frère de Christophe DonnerCréer un quiz sur ce livre