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ISBN : 2246800331
Éditeur : Grasset (20/08/2014)

Note moyenne : 3.15/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Qui se souvient de cette folle ambition : le cinéma va changer le monde ? Démiurges au centre de l'intrigue, un trio de meilleurs amis qui vont devenir les beaux-frères ennemis : Jean-Pierre Rassam, Claude Berri, Maurice Pialat. La soeur du premier, Anne-Marie, épouse le deuxième, dont la soeur, Arlette, vit avec le troisième. Ils ne vieilliront pas ensemble. Autour d'eux, Christophe Donner fait tourner la ronde non autorisée des seventies : Raoul Lévy, Brigitte Bar... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  10 décembre 2014
Ils sont trois, trois hommes unis par des liens amicaux, familiaux et professionnels. Une situation somme toute banale, si ce n'est qu'il s'agit là de Claude Berri, Maurice Pialat et Jean-Pierre Rassam. le premier a épousé la soeur du troisième, le deuxième couche avec la soeur du premier et tous les trois font du cinéma. Pialat réalise des films à la hauteur de ses ambitions démesurées, Berri voudrait faire l'acteur, réaliser, produire et Rassam se lance dans la production, un peu en dilettante, mais fort d'une fortune familiale qui semble inépuisable. Entre trahisons, batailles d'ego, engueulades et rivalités, ces trois-là ont marqué de leur empreinte le cinéma français des années 70.

Il faut vraiment être féru de cinéma pour apprécier cette suite d'anecdotes qui tentent tant bien que mal et sans trop de nuances de nous faire revivre les débuts de ces trois figures du cinéma français. On saura que Maurice Pialat veut tourner des films, qu'il jalouse les plus jeunes qui réussissent alors que lui a beaucoup de mal à attirer le public dans les salles. On verra que Berri est peu sûr de lui, qu'il est partisan d'un cinéma autobiographique, qu'il peine à faire l'acteur mais réussit bien en tant que producteur, surtout lorsqu'il décide de financer un cinéma populaire, comique, mauvais mais rentable. Au grand dam de son beau-frère, Jean-Pierre Rassam qui l'accuse de vouloir faire du fric au détriment de la qualité. Ce dernier, personnage central du livre, est décrit comme flamboyant, flambeur, richissime, exubérant et grand consommateur d'alcool, de cigares, de filles et de drogues. A côté de ce fils à papa qui dépense les pétro-dollars que son père distribue à ses enfants comme des bonbons acidulés, Claude Berri, juif mélancolique, qui a commencé par être fourreur dans l'atelier parental, semble bien fade, voire mesquin quand il cherche à assurer ses arrières en finançant des films à succès.
Leurs histoires s'inscrivent dans celle du cinéma français et on assiste à quelques faits marquants comme le festival de Cannes perturbé en 1968 ou le montage de quelques grands classiques comme Nous ne vieillirons pas ensemble de Pialat ou Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil de Jean Yann. Pialat qui d'ailleurs est vite mis de côté par l'auteur qui préfèrent se concentrer sur la rivalité entre Berri Et Rassam, abordant même à l'occasion les crises internationales de l'époque entre Israël
et les pays arabes (guerre des six jours, prise d'otages aux J.O. de Munich, etc.) dans une vaine tentative pour faire de leur opposition professionnelle, un combat politique. Certes, Berri est juif et Rassam libanais, mais ils sont très peu politisés et leurs brouilles successives n'ont aucun rapport avec la situation au Moyen-Orient.
En bref, ce roman ravira les fans de cinéma. Pour les autres, ce sera un peu plus compliqué : détails techniques, listes de personnalités plus ou moins célèbres du cinéma, accumulations de faits sans réel intérêt. On en gardera une découverte de Jean-Pierre Rassam, étoile filante du cinéma, personnalité hors-normes qui, d'ailleurs, méritait d'être un peu mieux traité par l'auteur qui bâcle sa fin de vie de grossière manière. Intéressant mais pas abouti et, surtout, à réserver aux fans de cinéma.
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Bazart
  13 octobre 2014
Dans son excellente autobiographie Casino d'Hiver, parue en début d'année, Dominique Besnehard évoquait à travers quelques lignes les liens de famille très romanesques liant Claude Berri, Maurice Pialat et Jean Pierre Ramsam, la soeur de Berri couchant avec Pialat, pourtant marié, alors que de son coté, la soeur de Ramsam était l'épouse de Berri.
Le romancier Christophe Donner a également capté le potentiel romanesque de ces personnalités incontestables du 7ème art des années 60 à 70, avec son nouveau roman qui traitent de ces personnages, et notamment l'excentrique producteur Jean-Pierre Rassam, véritable personnage central de ce roman, homme que je ne connaissais que de nom, et qui apparait ainsi comme un financier mégalomane, producteur plus ou moins chanceux (quelques succès comme "Le vieil homme et l'enfant", "la grande Bouffe", "Nous ne veillirons pas ensembl"e, "Tout le monde est beau, tout le monde est gentil" et pas mal de bides), aimant l'argent, les femmes et la drogue.
Dans cette veine du biopic romancé très à la mode en cette rentrée 2014 (après notamment le livre de Beigbeder sur Salinger et celui de Nelly Kapriélan), ce roman de Christophe Donner (un auteur qui ne m'avait jamais interessé jusqu'à présent) est de loin un des plus convaincant, faisant revivre ce cinéma des années 70, sous un jour singulier et vraiment étonnant. Donner brosse en effet avec une vraie jubilation un peinture d'un milieu qui n'existe plus, portrait truculent de personnages hauts en couleur qui osait- et réussissait presque tout.
Au coeur de son récit, on voit transiter Raoul Lévy, Jean-Louis Trintignant, Milos Forman, Jean Yanne et Jean-Luc Godard autour de ce trio constitué de Jean-Pierre Rassam, Claude Berri et Maurice Pialat. le romancier nous épargne rien de la faiblesse et de la médiocrité de ce trio d'enfer, en nous disant leurs jalousies, les contradictions, leurs violences, mais aussi l'amour et la force qui pouvaient les animer chacun à leur manière.
En nous dévoilant quantité d'anecdotes croustillantes de tournages (du Vieil homme et l'enfant à Nous ne veillirons pas ensemble), "Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive "(titre emprunté à une citation d'Orson Welles à propos des gens du cinéma) ne peut que passionner les cinéphiles, personnellement j'ai appris pas mal de choses assez étonnantes (l'épopée folle de Ramsam et Berri pour venir chercher dans un Prague à feu et en sang les enfants de Milos Forman), souvent savoureuses, parfois excessifs, et j'ai juste regretté que le livre ne soit pas plus long ( reproche souvent fait à des romans français), car on survole un peu trop, surtout sur la fin du livre, la vie très remplie et très riche de nos trois héros.
On aurait notamment aimé avoir plus d'informations sur l'incroyable Maurice Pialat, qui malheureusement est un peu abandonné dans la dernière partie du livre, pour se concentrer sur les relations devenues très tendues entre Rassam et Berri.
Mais, grâce à une écriture somme toute très cinématographique, centré notamment sur un art consommé de l'ellipse et des dialogues particulièrement percutants, cet excellent roman nous fait revivre avec un vrai plaisir sans nostalgie excessive un milieu du cinéma qui semblait plus attractif plus audacieux et surtout plus amusant que celui de maintenant.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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soleil
  27 décembre 2014
Dans les années 60, Jean-Pierre Rassam, libanais, riche à foison (enfin, riche de la fortune de son père) fréquente Claude Berri et Maurice Pialat. Leurs liens, deviendront des liens familiaux puisque la soeur de Claude Berri aimera Maurice Pialat et la soeur de Jean-PIerre Rassam se mariera avec Claude Berri avec lequel elle aura des enfants. Ce qui les lie est le métier qu'ils exercent. Les uns réalisent ou essayent de trouver des idées et l'autre (Jean-Pierre Rassam) produit, finance au gré de ses amitiés, de l'opinion qu'il a d'un scénario, d'une actrice, d'un titre. Jean-Pierre Rassam est au centre de ces négociations, de ces disputes, de ces amitiés fluctuantes et la drogue, l'alcool, la boisson sont au centre de sa vie à lui. On assiste au long du roman à sa déchéance, à ses excès, à sa fougue, à sa folie, à son absence de morale (à Claude Berri qui demande à Jean-Pierre Rassam s'il a couché avec sa propre soeur, il répond : "Tout dépend de ce que tu entends par "couché ensemble". Si tu me demandes si on a baisé ensemble, oui, bien sûr. Fais pas ta tête de coco puritain").
Mon avis : j'ai beaucoup aimé ce roman vif et entrainant que l'on a du mal à lâcher. J'ai détesté Jean-PIerre Rassam que j'ai trouvé puant (puant d'argent, puant dans ses relations avec les femmes), gâté à outrance, se sentant le roi du monde avec son argent, vulgaire à bien des égards. Dans le roman, Annie, l'amie de Jean-PIerre Rassam se suicide. Dans la vraie vie, lui se suicide (alors que j'ai toujours cru qu'il avait été assassiné) ; sa soeur (femme de CLaude Berri) se suicide ; un des fils de Claude Berri se suicide.
Dans le roman, Claude Berri semble éteint face aux grandes gueules qui l'entourent et on sent sa souffrance d'avoir fait des films sans grand succès, d'avoir eu du mal à garder son épouse (qui au moment de la naissance de leur deuxième enfant lui annonce sans ambages qu'elle le trompe). L'auteur nous dépeint un milieu où la drogue, les prostituées, l'argent, circulaient à foison.
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Lesparadisperdus
  04 mars 2016
Le titre « Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive » lancé comme un anathème à la figure du lecteur m'a intrigué. En général j'y vois un mauvais présage pour ces livres dotés de patronymes à rallonge ( pour les films c'est la même chose ) et qui se vérifie souvent, à savoir que tout est contenu dans le titre. Si on a autant de choses à dire dans un titre c'est qu'on a pas grand chose à raconter par ailleurs. Bravant le danger et surtout mes propres préjugés je m'empare du livre et tente d'en savoir plus avec la quatrième de couverture. Réflexe classique et efficace. Et là je vois que cette sentence aux allures définitives vient d'Orson Welles. C'est donc un livre qui parle de cinéma. Il mérite que je ne fasse pas que passer. de quoi ça parle ? de gens et d'une époque qui ne sont plus. On parle d'un temps qu'on connu nos parents ( pour ceux d'entre nous qui ont une quarantaine d'années ) quand ils étaient jeunes. Les années 1960-1970.
Très vite à la lecture je me rends compte qu'il ne s'agit pas d'un livre nostalgique mais bien d'une sorte de radiographie d'une époque révolue, où le cinéma était à inventer, à réinventer, et où l'avenir d'un film se décidait en cinq minutes à une table de poker ou parce qu'on s'était soudain pris d'une amitié fulgurante pour quelqu'un qui avait le vague et fou projet de faire un film. Ca fonctionnait au coup de sang, au coup de coeur. le hasard ou la chance dominaient la partie. Alors que maintenant tout est très contrôlé : la promotion des films, la distribution, les interviews des acteurs ou chaque question est prévue d'avance, chaque réponse aussi...Chaque centime d'un film doit être également justifié avant et après sa sortie, risques calculés pesés mesurés. de qui s'agit-il ici?Au départ une bande de trois copains : Jean-Pierre Rassam futur producteur plein aux as, Claude Berri et Maurice Pialat. Au début ils sont amis et beaux-frères et puis tout vole en éclat. Et c'est alors toutes ces décennies et leur cortège de films emblématiques qui défilent devant nos yeux et prennent un éclairage différent : « Le vieil homme et l'enfant » qui fera de Berri une star et en même temps l'ennemi juré de Pialat. Pialat qui règlera ses comptes dans le film « A nos amours » en dépeignant la mère de Berri comme une femme absolument odieuse. Comme souvent la petite histoire, les petites histoires irriguent la grande, celle du cinéma, donnant tout son sens à la formule de Truffaut « Le cinéma est-il plus important que la vie ? ». On serait bien en peine d'y répondre en lisant le livre de Christophe Donner et lui même se garde bien de le faire. La vie des uns et des autres nourrit leur cinéma à moins que ce ne soit la fiction qui s'invite dans ces vies parfois rocambolesques. Christophe Donner suit le rythme effréné d'un Rassam qui pense avoir le monde à ses pieds parce que son culot n'a d'égal que son fric, redoutable séducteur qui obtient tout de tout le monde mais n'arrive pas à garder en vie sa petite amie qui se suicide par désespoir. Rassam qui donne, Rassam qui décide, Rassam qui prend et qui reprend à l'origine de haines et de passions tout aussi violentes. On est littéralement fasciné par ce type et ce(ux) qu'il entraîne dans son sillage. On voit à l'oeuvre ici une totale liberté de ton et de mouvement à cent mille lieux du monde du cinéma contemporain. Rassam le démiurge et Rassam le dernier nabab ( l'expression prend ici tout son sens ) auprès de qui tout le monde viendra se brûler les ailes. Christophe Donner réussit à la fois à s'effacer derrière ce personnage envahissant et à s'affranchir d'une trop grande admiration. Il observe de près ce microcosme plutôt à la manière d'un entomologiste afin d'en comprendre les codes et le fonctionnement. Son style est sec, nerveux, il parvient à travers lui à rendre l'impression de course sans fin. Où l'on se prend à regretter un temps que nous n'avons pas vécu. Où de jeunes gens fous, rageurs, excessifs, voulaient embrasser le monde et se sont fait étourdir de trop ( de fêtes, de fric, de succès, de célébrité, de soif de reconnaissance, de femmes...). Il nous reste seulement de toute cette époque un kaléidoscope d'images et d'anecdotes mémorables : Pialat et son bras d'honneur à Cannes vomissant sa haine au monde entier ( qui ferait ça aujourd'hui? ) ; Rassam arrivant à convaincre Mag Bodart productrice très en vogue à ce moment là de l'embaucher en cinq minutes sans qu'il ait eu à en formuler la demande ; le joyeux bazar sur la croisette en 1968 ; Godart alors en pleine gloire insultant les flics en leur disant « Je vous emmerde je suis J.L Godart »...
On finit à la lecture de ce livre par avoir un drôle de sentiment, de nostalgie rétrospective à voir évoluer ces gens qui étaient de vrais passionnés, prenant à leur compte, souvent malgré eux, la fameuse phrase de Welles « Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive. » Comme le tribut à payer de quelque chose dont ils ne pouvaient se passer et qui leur était vital  : faire du cinéma.
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MaiteBravo
  10 novembre 2014
Impressionnant. de Christophe Donner, je ne connaissais que son roman Jeunesse, "Lettres de mon petit frère", que j'aime tellement que je n'avais jamais osé en lire d'autres, par peur d'être déçue. J'ai le même "problème" avec Tabucchi. J'aime tellement "Nocturne indien" que je n'ai jamais osé en lire d'autre.
Bref, je me suis lancée dans celui là parce que Babelio et Grasset me le proposaient (merci!), et parce que je suis cinéphile, que je vois à peu près qui sont tous les protagonistes de cette folle histoire (Jean-Pierre Rassam, Claude Berri, Godard, Pialat, Truffaut, Forman, etc.) et que j'ai vu à peu près tous les films dont il est question. Mais je ne me suis pas retrouvée avec un simple article sur les dessous de leur fabrication, même si ça peut être très intéressant, comme par exemple celui sur "La reine Margot" ce mois-ci dans le Vanity Fair français.
Non, là c'est un écrivain qui est aux commandes et ça dépote! Tout sonne juste, alors qu'on sait bien que Donner n'était pas là quand toutes ses scènes de combat de coqs, de négociations, de sexe, de drogue, d'amour du cinéma et de jalousie pour tous les "confrères" qui le font avaient lieu. Dimitri Rassam (fils de Jean-Pierre Rassam) et Thomas Langmann (fils de Claude Berri) disent d'ailleurs dans ELLE que certains passages les ont fait rire, comme s'ils étaient de vrais lecteurs de romans emportés par la véracité de la scène. Ceci dit, Thomas Langmann dit aussi qu'il interdira que le film tiré de ce roman se fasse car cette vision le dérange.
On peut comprendre. Dans ce roman, le parti pris est que son père est un peu un pauvre type, qui deviendra certes puissant, mais uniquement parce qu'il n'est pas génial. Rassam, qui l'est, lui, mourra empoisonné. Je m'étonne d'ailleurs que le dernier chapitre embrasse d'un seul coup les dix dernières années de la vie de Rassam, sans qu'on s'explique pourquoi. Si Christophe Donner ne voulait pas les traiter, pourquoi ne pas faire complètement l'impasse, tout simplement? J'aurais accepté cette subjectivité, comme j'ai accepté la subjectivité si juste de tout ce qui précède.
A lire absolument pour les cinéphiles, et quant aux autres, sachez que si vous avez quelques doutes sur le sujet, vous serez en tout cas avec une vraie plume.
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Les critiques presse (5)
LeSoir   13 octobre 2014
Christophe Donner signe un livre où tout est réussi, même le générique de fin.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LaPresse   06 octobre 2014
Le ton entraînant de l'ouvrage, qui s'apparente davantage à celui du roman que de la biographie, parvient habilement à faire revivre les rivalités du milieu, les combines de Rassam qui tente par tous les moyens de se hisser dans le cercle fermé des producteurs, et les histoires derrière les films de l'époque.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   08 septembre 2014
L'ouvrage de Christophe Donner, [...] a une grande qualité : il se lit d'une traite. D'où vient, alors, qu'il ne convainc pourtant qu'à moitié ? Il y a tout d'abord cette fin bâclée, qui ramasse les dix dernières années de la vie de Rassam [...] en un seul paragraphe. Et puis une fascination pour les mythologies vénéneuses de l'époque [...].
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   27 août 2014
Donner, c'est une prose électrique, rapide, précise, tranchante, à fleuret résolument non moucheté. Alliée à une acuité hors du commun pour déchiffrer le potentiel scabreux, grotesque ou tragique d'une situation, d'une relation, d'un caractère.
Lire la critique sur le site : Telerama
Culturebox   21 août 2014
"Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive" se lit d'une traite ou presque, porté par une écriture percutante. Regard acéré et drôle sur un monde (le cinéma) et une époque (la fin des années 60 et les 70's), sa lecture est tout simplement jubilatoire.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations & extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
MepsMeps   13 mai 2016
(...) Et puis, on va pas y passer la nuit. L'important, c'est ça : tu as eu un Oscar. Il est à toi. Je te l'achète.
- Ça n'est pas à vendre. Cette statuette représente trop de choses pour moi.
- J'ai bien compris, c'est pour ça qu'elle m'intéresse. Ce qu'on achète dans la vie, c'est toujours le désir de l'autre, c'est la seule chose qui ait un prix. Marx a oublié ça: la valeur ajoutée aux dix grammes d'or qu'il y a sur cet Oscar, ce n'est pas le travail, c'est le désir ! Alors... quel est le prix de mon désir à la foire de ta vanité ? C'est ce qu'on va savoir. Tu en veux combien ?
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blandine5674blandine5674   12 octobre 2014
Les flics frappent au carreau et leurs demandent leurs papiers? Ils constatent que Mlle Wiazemsky est mineure, ils font la remarque, et ce qui met Godard en rogne, il sort de la voiture et commence à insulter les agents :
- Elle est mineure, oui, et alors, qu'est-ce que ça peut vous foutre, espèces de minables ! Vous savez qui je suis ? Je suis Jean-Luc Godard, je gagne dix fois plus de fric que vous tous réunis, et je bécote des super nanas dans mon Alfa Roméo. Et vous, vous êtes juste des esclaves de cette société pourrie.
- Circulez, monsieur Godard. Ramenez cette jeune fille chez elle.
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BazartBazart   03 octobre 2014
on a parfois du mal à distinguer les putains des thésardes tellement elles sont toutes belles, libérées, ou en voie de l’être
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blandine5674blandine5674   12 octobre 2014
- Le problème c'est qu'il (Claude Berri) nous a vendu ça comme un film autobiographique : Pourquoi il a fait ça ?
- Tu viens de le dire : pour le vendre. Sans cet effet comique, il n'y a plus de film.
- Je veux bien, mais pourquoi dire que le vieux ne savait pas qu'il était juif ? Pourquoi dit-il que c'est autobiographique alors que ça ne l'est pas ?
- Je te répète : parce qu'il sait comment vendre son film. Et toi aussi, Maurice (Pialat), il va falloir que tu apprennes à vendre ton film.
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benlebbenleb   15 septembre 2014
Le truc qui pue vraiment, c'est Doisneau, Cartier Bresson, la prétention de ces mecs ! C'est le studio Harcourt du populo. Alors maintenant, tu as tous les clodos et les putes à la queue leu leu pour pour entrer dans leurs cartes postales. C'est à vomir ! Je veux de la couleur ! Tu n'aimes pas la couleur ?
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Videos de Christophe Donner (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christophe Donner
A l'occasion de la rentrée littéraire 2016, Christophe Donner présente son nouveau roman, "L'Innocent" (Grasset) centré sur sa vie sexuelle adolescente.
En savoir plus sur "L'Innocent" : http://www.myboox.fr/livre/linnocent-9782246861065
Musique : Cannon_Silent Partner
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