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EAN : 9782234073234
486 pages
Éditeur : Stock (05/09/2012)
3.3/5   27 notes
Résumé :
Égarés est un recueil de quatorze nouvelles structuré en trois parties qui marquent les étapes de l errance : le départ, la route et l arrivée.
Avec force détails historiques, l auteur de Room nous entraîne du Massachussetts puritain au New Jersey révolutionnaire, en passant par la Louisiane belliqueuse, jusqu aux bas-fonds de Toronto. Par-delà les époques les nouvelles courent du XVIIe au XXe siècle , elle dresse le portrait de personnages fascinants et envo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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gruz
  29 décembre 2012
Emma Donoghue nous propose un voyage. Un voyage dans l'espace et le temps, à travers 14 nouvelles de fiction historique sur le thème... du voyage.
L'univers et l'écriture proposés sont totalement différents de son précédent roman, le fort remarqué (admirable, magnifique, extraordinaire) « Room ».
Donogue profite de son expérience personnelle pour nous concocter ces récits. Historienne de formation et irlandaise émigrée au Canada, elle nous parle de voyage et d'errance (en trois thématiques : le départ, la route et l'arrivée), en prenant comme matière certains faits divers étalés entre le XVII° et le XX° siècle.
Des histoires dans l'Histoire, autant de différents registres et d'ambiances.
Chaque récit est postfacé par l'auteure, qui donne ses sources et son ressenti.
Comme tout recueil de nouvelles, le niveau est inégal et chacun sera touché selon sa sensibilité.
C'est bien écrit, parfois touchant, mais aussi aride, tant l'auteur reste au plus près de la vérité. Un résultat en demi-teinte, mais globalement intéressant.
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LadyDoubleH
  13 mars 2020
Emma Donoghue est une auteure irlandaise, installée au Canada depuis de nombreuses années. Avant d'ouvrir ce recueil de nouvelles, je ne l'avais encore jamais lue ; juste pris une grosse claque en voyant Room, le film sorti en 2016 adapté de son roman éponyme, quant à lui traduit en français en 2011. J'avais prévu de lire Room, bien sûr, et puis les mois ont passé…
Et bien, sitôt refermé Egarés, j'ai commencé Room. Et je n'ai pas pu le lâcher, aspirée un peu plus à chaque phrase, jusqu'à la toute dernière… Une plume unique, un roman éblouissant.
… Mais revenons à Egarés. Ce recueil n'a rien à voir avec Room. Moins affûté, plus prosaïque, volontiers inégal ; mais néanmoins agréable à lire. En tous cas, il m'a bien plu.
« Quels sont ces champs inconnus ? Je me suis égarée, je me suis écartée du chemin invisible que j'étais destinée à suivre à la naissance. Comment me suis-je retrouvée ici ? »
En partant de sa propre expérience, Emma Donoghue s'est emparée de faits, de gens, de correspondances réelles et elle a rassemblé dans ce recueil quatorze nouvelles écrites comme autant de fictions historiques sur le thème de l'exil, du XVIIème au XXème siècle. Egarés est construit en trois parties, en quelque sorte avant, pendant et après. On part de Londres, de New-York, du Texas, d'Irlande, on voyage jusqu'au Canada, au Yukon, en Arizona, à Chicago, on découvre Cap Cod et les premiers immigrants, la Louisiane et ses créoles (qui signifie de souche française), le New-Jersey pendant la guerre de Sécession, New-York au début du XXème siècle et l'Ontario en 1967.
La diversité des histoires, des contextes et des époques donne un rythme agréable à l'ensemble de ces nouvelles. On y cherche de l'or, la liberté, la survie, la vérité. Emma Donoghue fait revivre des épisodes atroces (La chasse), le destin édifiant de femmes hors normes (Fille à papa, de l'avant, le lion) ainsi que diverses anecdotes plutôt jubilatoires (La bonne fortune de la veuve, le dernier dïner de Brown) ou encore parfaitement tristes (Compter les jours). Je me souviendrai de certains personnages : Caroline Thompson, Murray Hall baptisé Mary Anderson, l'esclave dénommé Brown. Vous parler plus avant de ces nouvelles serait hélas en dévoiler le coeur ou la chute… Voici vraiment un recueil à découvrir, mais sans en attendre trop.
« Je ne suis plus rien ni personne désormais. Juste une pelure d'orange qui flotte dans le caniveau. »
Lien : https://lettresdirlandeetdai..
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Nepenthes
  30 octobre 2012
Dans cette série de nouvelles, Emma Donoghue nous emporte au fil du temps et nous fait traverser le monde. Sur les traces de ces exilés, elle nous fait partager des instants de vie. Ambiance western, ambiance gothique... Elle joue avec les points de vue, le temps de la narration, les atmosphères... Elle sait intriguer, elle sait amuser, elle sait attrister...
Son style nous captive à chaque histoire. On vogue de nouvelle en nouvelle avec un plaisir renouvelé, à chaque fois.
Je ne suis pas une très grande lectrice de nouvelles. Mais j'ai trouvé que ce recueil ne laissait pas l'occasion au lecteur de s'ennuyer. La plume d'Emma Donoghue est agréable et efficace, et elle démontre qu'elle sait jouer sur différents registres. Parfait quand on a pas envie de se plonger dans un gros roman, mais tout aussi prenant !
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traversay
  19 septembre 2012
Dans Egarés, Emma Donoghue est partie d'histoires réelles : faits divers ou récits déjà en partie contés, pour tresser une guirlande de 14 nouvelles dont le point commun est le voyage et le lieu quasi unique, l'Amérique, au fil d'époques différentes, dans tous ses Etats, des pionniers du XVIIe siècle à une vieille femme des années 60. Ceux qui ont hautement apprécié Room retrouveront difficilement la plume et le talent de l'auteure canadienne dans ces récits à l'intérêt fort inégal qui sont écrits dans une veine réaliste et souvent prosaïque. Qu'Emma Donoghue montre qu'elle est capable de se renouveler est indéniable. Que ses nouvelles se lisent sans passion, comme des documents quasi ethnographiques, l'est également. Comme si, bridée par le factuel, elle avait voulu rester au plus proche de la vérité, délaissant la fantaisie et l'originalité de son précédent roman. Ce n'est pas désagréable à lire, loin de là, mais tant le style que les histoires elles-mêmes ont un aspect ordinaire et auraient pu être rédigés par n'importe quel écrivain un tant soit peu doué. On vous préfère définitivement dans la fiction pure et au long cours, très chère madame Donoghue. Ici, c'est plutôt Emma bof aride.
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coriala
  24 novembre 2014
Quatorze nouvelles qui se situent au XIXème siècle et sont divisées en trois parties : partir, en route, la fin du voyage et après, nous racontent la vie des migrants anglais, irlandais, français et allemands qui quittèrent l'Europe pour s'établir en Amérique et au Canada.
On y trouve la détresse et la peur de quitter son pays pour l'inconnu mais l'espoir d'un nouveau départ loin de la pauvreté et du mépris. La difficulté de trouver ses marques dans ces nouveaux pays qui ne ressemblent à rien de connu et le non retour malgré ses envies.
Beaucoup de thèmes sont abordés, la pauvreté, la prostitution, la maladie, la fièvre de l'or, la position de la femme dans ce nouveau pays puritain, la religion, l'homosexualité. le tout est issu de faits réels qui ont été romancés, l'auteure nous donne à chaque nouvelle ses références.
Une lecture instructive et agréable;
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critiques presse (1)
Liberation   26 novembre 2012
Un travail documenté, d’historienne - ce que [Emma Donoghue] est, au même titre qu’elle est écrivain.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
gruzgruz   27 décembre 2012
(Extrait de la préface)
Malaise. Émerveillement. Mélancolie. Irritation. Soulagement. Honte. Distraction. Nostalgie. Indignation morale. Culpabilité.
Les voyageurs sont confrontés à un concentré de sentiments confus qui font la condition humaine.
La migration est une forme de mort, une démangeaison que l'on ne peut pas soulager.
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NepenthesNepenthes   04 octobre 2012
Quand on change de pays, emporte-t-on son ancienne identité partout, comme la carapace d'une tortue ?
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corialacoriala   24 novembre 2014
La situation des migrants qui ne se fixaient pas était pire encore, les mots "vagabond", "romanichel", "rôdeur" criminalisent le fait même de rester en mouvement; Le terme équivalent pour les animaux était "errant".
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JosephMackowiakJosephMackowiak   06 avril 2018
Ecrire est ma façon de soulager cette démangeaison, d' échapper à la claustrophobie de mon individualité. Cela me permet, au moins pour un temps, de vivre plus d'une vie, d' explorer plusieurs chemins.
Lire, bien sûr, peut aussi servir à cela.
Bonne route à vous.

Emma DONOGHUE
Londres, Ontario, 2011
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M-PiM-Pi   21 janvier 2013
Le regard de l'amour est capable de couvrir n'importe quelle distance.
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Vidéo de Emma Donoghue
The Walrus Talks - Emma Donoghue
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