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EAN : 9781690182757
78 pages
Éditeur : Auto édition (02/09/2019)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Yencil, le Dieu de la Guerre, veille sur les peuples foisonnant à la surface de Barcil. Son œil diaphane scrute du plus profond des âges le destin des mortels. Sa volition façonne leur destin ; ses Bainges font régner sa loi sur le monde. Son obsession, conserver l’Équilibre entre les morts et les vivants. Mais la quiétude des royaumes vacille. Essaimés à travers le continent, les conflits secouant les peuples menacent l’Équilibre. L’harmonie rompue, ce sera l’avène... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
mcd30
  18 octobre 2019
La mort de Linn le Nain alors qu'il était en compagnie de Gienah l'Elfe mercenaire a semé le trouble dans les esprits.
Yencil dieu de la guerre, assisté d'Orglin la Bainge souhaite la paix mais Laymo le dieu fou sème la discorde et Calipto le dieu du commerce ne refuserait pas le profit qu'une guerre lui apporterait. L'affrontement entre les Nains et les Elfes sera-t-il évité ?
Quel stratagème va trouver Yencil ?
Jean-Marc Doppper nous offre une autre nouvelle tout aussi passionnante que Gienah la mercenaire. Nous y découvrons la genèse de Barcil, l'histoire des dieux et retrouvons Gienah. D'autres personnages Harakuk-Dûm, son espion, Ikor du côté des Nains et la reine des Elfes nous entraînent dans une aventure palpitante.
Merci à l'auteur pour ce SP et à très bientôt pour d'autres aventures du Cycle de Barcil.
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gabrielleviszs
  17 juillet 2020
- Yencil, êtes-vous certain que ce que vous faites ne va pas occasionner une guerre monumentale ?
Le Dieu de la guerre observe l'une de ses créatures ailées le temps d'un instant, puis retourne à son homme de main qui ne sait pas ce que son avenir lui réserve.
- Non, car je serais là bien avant que les peuples se déchirent... Enfin je l'espère...
Ikor, nain espion pour le compte de son "roi" revient avec de très mauvaises nouvelles. Son ami, Linn le Nain est mort dans une bataille qui a détruit tous ses hommes. Il est arrivé alors que Gienah l'Elfe mercenaire rendait les derniers hommages à Linn et les autres tombés au combat. Cette nouvelle ne rend pas honneur, au contraire. le roi Nain Harakuk-Dûm décide que c'est la faute des elfes si l'un de ses hommes n'est plus et décide de batailler contre ce peuple. Un peuple qui était en paix depuis plus de mille ans, un peuple avec qui ils ont de bonnes relations. Mais quelque chose dans l'ombre se trame et quelqu'un veut les voir se déchirer. Créer la discorde, détruire les peuples, abolir la paix... Yencil a beau être le Dieu de la Guerre, il n'est pas l'instigateur de ce qui se produit. Qui alors ?

L'affrontement semble inéluctable entre les nains et les elfes. Et ce n'est pas le fait de retrouver Ikor au milieu d'un carnage qui va aider à garder cette paix fragile. Les restes d'elfes, accompagnés d'autres créatures monstrueuses autour de ce nain en territoire elfique ne rend pas les choses faciles. Ikor va devoir tenter de démontrer que tout n'est qu'un piège. Mais lorsque la Reine des Elfes en décide autrement et ne prend pas en compte ce qu'il peut lui dire, de bonne foi et en toute vérité... L'assaut semble prévu efficacement, sans s'encombrer de détails superflus avec juste les armes qu'il faut. le nain capturé sera tué, et la bataille s'engagera. Oui, mais, car il y a un mais dans cette histoire, le fameux nain Ikor ne sera pas tué, mais sauvé et la bataille qui doit avoir lieu risque de mal se terminer.

- Orglin, va le rejoindre et fais en sorte qu'il reste en vie.
- Bien.
D'un bruissement d'ailes ( de papillon ? Non, je rigole) la Bainge, l'une des créatures de Yencil, reste auprès de Ikor pour le seconder dans chacun de ses combats. Son bras armé ne faiblit pas grâce à son impact sur lui.

Impact que Ikor ne sait absolument pas, mais il se pose malgré tout des questions. Comment arrive-t-il encore à se battre, à combattre des orques monstrueux bien plus grands et forts que lui sans en mourir ? Ikor est intelligent, courageux et n'hésite pas à donner de sa personne. Il est réfléchi et même si cette question le taraude, il est tout de même inquiet sur ce qui se passe autour de lui et en lui. Yencil est le Dieu de la Guerre. Il devrait être heureux de voir des peuples se déchirer, mais c'est tout le contraire. Il n'est pas là pour cela. C'est un fin stratège qui déplace les pions d'un lieu à un autre tout en protégeant les plus importants afin d'obtenir ce qu'il désire.

Ikor et Yencil sont les personnages principaux de cette nouvelle. le cycle de Barcil est composé d'une dizaine de textes qui ne sont pas encore tous parus et chacun d'entre eux décrit un ou plusieurs personnages principaux que nous retrouverons dans un roman, un peu plus tard. Histoire de les comprendre à l'avance, d'avoir déjà le passé et ses actions. Pourquoi ne pas tout mettre dans le roman ? La question ne devrait même pas se poser. le contexte est intense, fourni, un travail est apporté sur le monde crée par l'auteur. La fantasy de base est déjà complexe avec les personnages, les prénoms, le contexte si on rajoute à cela une intrigue, un roman peut devenir vite lourd. Avec cette idée de débuter par des nouvelles sur les personnages principaux est une très bonne idée pour ma part. Nous avons déjà de bonnes bases sur les liens entre certains personnages.

- Et si les choses avaient déjà dégénérées plus vite qu'on ne le pense ? Et si,
- Cela suffit, je trouverais la solution. Quant à toi tu ferais bien d'arrêter de venir me narguer.
Yencil perd patience et décide de s'effacer quelque temps. Durant ce temps, la Reine des Elfes est en colère, véritablement en colère. Et il faut savoir que cette émotion n'est pas bonne conseillère du tout.
Oh que non, cette colère va rendre des actions mauvaises. L'aventure est un véritable labyrinthe pour nos personnages. Ils leur faut composer avec des rois, des reines, des Dieux qui jouent sur leur corps, leur santé mentale pour obtenir leur but. Ikor est un peu plus qu'un pion, il est un cavalier un peu fou sachant manier sa hache telle une tour imprenable. Il veut croire en une paix durable entre son peuple et celui des elfes, même si tout semble vouloir prouver le contraire. le peu que nous découvrons de Gienah la mercenaire m'incite à vouloir découvrir sa propre histoire.

Et puis il y a ce personnage de l'ombre qui veut mettre le bazar un peu partout. On se demande encore à quel fin il veut absolument que les nains et les elfes se fassent la guerre. Des peuples qui étaient en paix depuis si longtemps et que maintenant un rien va mettre dans une guerre qui ne sera que destruction. Sauf si... Yencil y met fin d'une manière ou d'une autre. La fin de cette nouvelle est originale et montre l'ampleur des pouvoirs des personnages. le monde crée prend de plus en plus d'ampleur. Entre les orques, les dragons, les trolls, le royaume d'Oukta n'est pas sans danger. L'équilibre est menacé et il faudra plus d'un seul personnage pour le maintenir.

- La quête d'Ikor n'est pas terminée. La paix est bien trop fragile. Il va nous falloir garder cet équilibre et le contrer pour éviter que les plaines ne deviennent pourpres. La vie humaine est précieuse et nul, à part moi, n'a le droit de jouer avec.

Il est clair que cette quête ne se termine pas totalement dans ce récit. Les scènes d'actions sont prenantes et le rythme est rapide, en même temps il y a peu de pages. c'est toujours l'inconvénient d'une nouvelle, mais elle apporte de bonnes bases à ce monde que nous pourrons découvrir au fil des épisodes. Il s'agit d'une part de l'échiquier qui se met en place avec ce récit et les aventures d'Ikor le Nain, sans oublier Yencil le Dieu de la Guerre qui est tout de même l'un des plus importants de ce passage. En conclusion, j'ai passé un bon moment de lecture. Merci à l'auteur pour me l'avoir proposé par le site simplement !
http://chroniqueslivresques.eklablog.com/le-cycle-de-barcil-yencil-le-stratege-dopffer-jean-marc-a196323230
Lien : http://chroniqueslivresques...
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fredserre
  17 septembre 2019
« Yencil le stratège » est une longue ode onirique à la Fantasy. La longueur de l'ouvrage se situe entre une très longue nouvelle et les prémices d'un roman. L'ambiance théâtrale et quelque peu éthérée prédomine largement l'histoire tout en soulignant certainement plus les références à Jack Vance qu'à E.Feist ou Tolkien. Ikor le nain a une mission ou devrais-je dire une quête. L'allégorie constante de la rédemption de ce héros entre mythologie arthurienne et norroise, finit par fixer notre attention au milieu de l'histoire. Évidemment, il faut faire preuve d'imagination pour suivre Jean-Marc Dopffer, l'auteur, car la narration fait partie d'une trilogie de nouvelles, intitulée « le cycle de Barcil ». Chaque nouvelle faisant référence chronologiquement à l'autre, il me semble plus juste d'évoquer ici des pièces de récit plutôt que des nouvelles à proprement parler. Ce troisième tome nous raconte les aventures d'Ikor le nain, à la fois espion et guerrier au service du puissant roi du peuple nain, Harakuk-Dûm. On sent un style dans l'écriture avec aussi quelques défauts. Les descriptions sont poétiques ainsi que les métaphores filées mais entravent parfois la compréhension de la lecture. le vocabulaire est riche toutefois une meilleure concordance des temps suffirait à tout illuminer. Les souvenirs ou le temps lointain sont illustrés par des plus-que-parfait justifiés puis brutalement coupés par des passés simples hasardeux sans précision d'avance dans le temps. Les scènes de bataille sont bien décrites avec un souffle épique qui donne vraiment l'impression d'y assister. J'aime l'ambiance intimiste en précisant cependant que les références aux races ainsi qu'à leurs actions doivent rester cohérentes. Il est douteux d'envisager un nain pistant des elfes sans se faire repérer ; tout comme des gardes nains utilisant des hallebardes qui mesurent en général entre 1,50m et 1,80m. On se laisse transporter malgré tout dans les pérégrinations d'Ikor au travers des lieux et des architectures.
Yencil, le dieu de la guerre, une référence évidente à Odin, mène le jeu et préside la destinée des peuples. On pourrait y voir un des innombrables ingrédients littéraires inhérent à la construction de cette nouvelle mais ce serait, me semble-t-il, sous-estimer l'importance qu'accorde l'auteur à l'aspect théâtral des effets de lecture. Les dialogues sont ciselés. Cependant ils gagneraient à être moins ampoulés pour moins d'obséquiosité. Je préfère certains passages dosés comme il faut, tel « le destin des mortels est entre les mains des Dieux, continua-t-elle plus fort. Toutefois, une fraction de cette destinée nous appartient. ». L'auteur a compris que l'utilisation des dialogues doit être nécessaire et cela fonctionne très bien.
Cette troisième partie du cycle de Barcil est plutôt réjouissante. Bien écrite, elle puise sa force dans la solennité des enjeux entre les royaumes et la guerre de pouvoir des dieux. J'invite les lecteurs de Fantasy à découvrir cet ouvrage, en espérant qu'un jour Jean-Marc Dopffer ait la bonne idée de fondre sa trilogie en un seul roman.

Lien : https://simplement.pro/u/serre
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AlexandraLFC
  17 septembre 2019
Avant toute chose, il faut savoir que cette nouvelle fait partie de la collection le Cycle de Barcil dont 3 autres textes sont déjà parus. Toutes les aventures de cette saga peuvent être lues indépendamment les unes des autres et dans n'importe quel ordre. Au final, cet univers sera composé autour de dix nouvelles et d'un roman.
« Chaque aventure présente un nouveau personnage, tous seront réunis dans le roman. Chaque récit aborde la vie d'un roi ou d'un ruffian, d'un assassin ou d'un Dieu. Les aventures se croisent et s'entremêlent, peignant une toile et un univers aux multiples nuances. »
Dans cette chronique, je viens donc vous parler de Yencil le stratège qui m'a permis de faire connaissance avec la plume et l'imagination de l'auteur.
Pour ceux dont le format nouvelle peut être rédhibitoire, celle-ci est suffisamment longue pour être proche du roman. de plus, le monde est très fourni grâce aux divers récits de l'auteur ce qui pourra contenter les amateurs du genre.
Ainsi, j'ai fait la connaissance d'Orglin ou de Gienah dont je suis curieuse de lire les aventures respectives. Mais les personnages principaux sont véritablement Yencil, Dieu de la Guerre et Ikor, un émissaire Nain.
L'histoire commence directement au coeur de l'action puisque nous suivons Ikor qui tente tant bien que mal de rentrer chez lui. A travers ses yeux, nous découvrons le royaume d'Oukta et les dangers qui y sont présents (trolls, orques, dragons). Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'Orglin, une bainge, l'aide en secret. le personnage d'Ikor a su me plaire par son courage mais aussi son ouverture d'esprit. Il est l'un des seuls Nains à croire que l'entente avec le peuple Elfe puisse subsister.
Alors qu'il délivre des nouvelles au sujet de son confrère Linn, le roi Nain Harakuk-Dûm donne une nouvelle mission à Ikor qui le mènera en territoire elfique.
Un de mes regrets est de ne pas avoir assisté directement à la quête de Linn dans l'antre du dragon mais peut-être aura-t-il droit à son aventure ? Je l'espère en tout cas !
En parallèle, nous observons Yencil qui cherche à tout prix à empêcher la guerre entre Nains et Elfes. Il souhaite maintenir l'équilibre mis à mal par Laymo, le Dieu Fou. Je me suis moins attachée à ce personnage peut être car je préférais les aventures d'Ikor aux stratégies de Yencil. Toutefois, il nous apprend la création de Barcil et la naissance des Dieux ce qui m'a beaucoup plu.
Concernant l'intrigue, j'ai adoré suivre notre cher Ikor dans sa quête. Il permet d'ajouter de l'action et du rythme au récit grâce à ses combats et à ses aventures dans la sylve des elfes.
D'autre part, j'ai trouvé la fin un peu brutale mais ceci est très certainement lié au fait que ce soit une nouvelle. Je serais bien restée plus longtemps avec les personnages et c'est avec joie que je lirai le reste des aventures du cycle de Barcil.
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lumerolle
  07 mars 2020
Je remercie chaleureusement Jean-Marc Dopffer de m'avoir confié une nouvelle fois son service presse via SimPlement.pro. Yencil le Stratège est l'une des nouvelles qui fait partie du Cycle de Barcil. Pour rappel, ce projet englobe 10 nouvelles qui peuvent se lire indépendamment les unes des autres, et un roman final qui regroupera les figures rencontrées dans les courtes histoires. J'aimerais signaler qu'il est préférable de lire Gienah la Mercenaire que j'ai chroniquée l'année passée, avant de vous lancer dans celle-ci. En effet, des événements et le dénouement sont résumés dans Yencil le Stratège, ce qui pourrait diminuer votre plaisir lors de la lecture de la précédente nouvelle.
La paix entre les nains et les elfes vacille. Dans l'ombre, un être agit dans ce sens et Yencil doit à tout prix l'en empêcher. Pour cela, il dépêche auprès du messager et espion Ikor, l'une de ses baignes, Orglin, afin de l'aider à combattre les obstacles qui se dressent sur son passage et à le garder en vie. le nain a une mission importante à remplir.
Ce quatrième récit nous plonge dans la magnificence du royaume souterrain d'Oukta creusé et sculpté par les mains des nains, et la cité suspendue des elfes dans la forêt de Pevek. Un contraste propre à ces créatures magiques qui sont reliées par un sens artistique fort. le point majeur de cette nouvelle se situe pourtant dans l'autre monde : celui des dieux. La mythologie, la création de Barcil et le fonctionnement de la terre divine y sont exposés. J'ai adoré l'humanité des divinités qui ne possèdent pas un physique parfait et musclé à jalouser ou à admirer. Ils ont des caractéristiques de mortel tout en dégageant la puissance des dieux.
Yencil, sous son large chapeau et son regard sévère, est un paradoxe. Il est le dieu de la guerre et il est le protecteur de l'Equilibre de Barcil. Alors que ce type de divinité est souvent prompte à engendrer le sang et l'esprit belliqueux, lui doit faire en sorte de maintenir la paix tout en permettant aux êtres d'évacuer leur soif de vengeance. Comment peut-on concilier ces deux facettes opposées me direz-vous ? Je vous laisse découvrir l'idée de l'auteur pour réaliser cette prouesse qui fait de Yencil un personnage très intéressant. Au vu de son qualificatif, le Stratège, j'aurai voulu qu'il y ait encore plus d'intervention de sa part dans le monde d'en dessous. J'ai apprécié ce que j'ai lu, mais j'ai un goût de trop peu.
Les protagonistes de cette histoire sont intéressants sauf Orglin qui semble trop esquissée et trop serviable. Elle exécute les ordres sans broncher. Cependant, j'ai remarqué qu'elle est l'actrice principale de la première nouvelle du cycle de Barcil. Sa personnalité y est sans doute plus développée. le format court ne permettant pas d'approfondir tous les aspects ou les intervenants, il est possible que ce soit la raison qui a engendré le manque de relief de ce personnage dans Yencil le Stratège.
La plume de Jean-Marc Dopffer est toujours aussi exquise et poétique. Ses descriptions m'ont encore une fois facilement émergée dans son univers.
En bref, Yencil le Stratège dévoile une partie du monde divin de Barcil en mettant en scène le moment où la balance de l'univers est menacée. Cette nouvelle est tout aussi captivante que la précédente bien qu'elle m'a semblé trop courte. Encore heureux que l'aventure n'est pas finie.
Lien : https://uneloupiotedanslanui..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
fredserrefredserre   17 septembre 2019
Bainge exécutait, imperceptible mais implacable, la volonté de Yencil.
Toutefois, certains coups passaient. Ikor haletait, saignait. Ses protections se disloquaient sous la rudesse des coups qui pleuvaient comme grêle. De larges plaies zébraient son cou, ses bras, ses jambes. Alors qu’il abattait sa hache sur un Orque, pourfendant son crâne en deux, le fil d’un cimeterre siffla. Le choc arracha son casque.
Cabossé, le heaume roula au sol. Le regard hagard d’Ikor apparut, des yeux fous injectés de sang. L’Orque se tenait là, ses babines retroussées sur ses crocs jaunes. Avec ce qui ressemblait à un sourire, il leva encore son cimeterre pour achever son travail. L’instinct primal d’Ikor explosa. Devenu une bête à son tour, il sauta à la gorge de son ennemi, planta ses dents dans la carotide. Ses bras enserraient sa proie comme des serres. Le cimeterre tomba. La bête se débattit de toute sa force. Mais Ikor resserra encore son étreinte jusqu’à ce qu’il sente sous ses membres les os craquer. Quand il libéra sa prise, l’Orque glissa sans un bruit le long de son corps droit, s’affaissa sur ses pieds. Le sang visqueux ruissela sur ses bottes. Son âme s’en était allée rejoindre la Mère.
Non loin, son épée pointée en avant, Orglin scruta le champ de bataille. Le combat était fini, son travail s’achevait là.
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gabrielleviszsgabrielleviszs   17 juillet 2020
C'est alors que la Mère, créatrice de toutes choses, anima les Dieux. Elle pétrit la matière lunaire. Roche et poussière. Une souffla sur ses sculptures et la chair apparut. Yencil, ainsi, naquit. Et ceux de sa condition avec lui.
À son premier souffle de vie, Yencil ouvrit les yeux sur la Mère. Une silhouette aussi immense que translucide, surmontée de cheveux ondulant dans le lointain des vents cosmiques.
Ainsi la Mère déposa l'Équilibre dans le creuset des Dieux.
À eux d'être les gardiens des affaires du Monde. Harmoniser les destins des mortels. Hommes, Elfes, Nain, Dragons, Rahus, insectes, reptiles, arbres et plantes. Tout ce qui recelait la vie participait au flux, ce grand échange des énergies.
Puis, de l'ongle elle avait marqué son œil ; celui-ci retrouva la couleur argent de la lune. Yencil hurla sa douleur. Ensuite la Mère avait relevé d’une main gracile le menton de sa progéniture. Alors il vit clairement : chaque brin de la chevelure de la Mère était un fil de vie. Enchevêtrement vertigineux, inimaginable. Devant sa pupille scintillante défilait le temps. Les ramifications infinies de sa coiffure proposaient à Yencil les perspectives – les opportunités – de chacun des choix de vie.
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mcd30mcd30   19 septembre 2019
Progresser à la surface du royaume d'Oukta, c'était aussi s'exposer aux hordes de trolls, les cousins éloignés des Orques, et des Yabilik, les frères des dragons de l'est.
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mcd30mcd30   12 octobre 2019
La guerre utilise parfois la fourberie pour atteindre ses objectifs, mais cet art est poussé à sa quintessence par le commerce.
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mcd30mcd30   18 octobre 2019
Là où la guerre se profile, les gemmes coulent à flot.
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