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EAN : 9782841119868
480 pages
Editions Nil (20/09/2018)
3.25/5   36 notes
Résumé :
" C'est Bridget Jones à la Maison-Blanche. " The New York Times. Dans les coulisses de la présidence d'Obama, une jeune assistante à l'humour décapant apprend les rouages de la politique, tombe amoureuse, et trouve sa voie : l'écriture.À vingt-cinq ans, Rebecca Dorey-Stein en a assez de cumuler les petits boulots et les histoires d'amour désastreuses. Elle prend alors sa première décision d'adulte et répond à une annonce pour un vrai job à Washington. Quand elle app... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Voilà un livre qui me laisse un avis mitigé...

Comme il est clairement dit dans la quatrième de couverture, il s'agit du récit de cinq années de la vie d'une jeune sténo de l'équipe d'Obama pendant sa présidence.

J'attendais plus, je crois, sur les rouages de la Maison Blanche, sur l'organisation de la journée d'un président, qui plus est charismatique comme Barak Obama. J'espérais apprendre davantage de choses sur l'envers de certaines décisions, sur la vie des personnels de la Maison Blanche proches du président par leurs fonctions.
J'avais juste à mieux lire cette fameuse quatrième de couverture !

Car il s'agit surtout des déboires,  instants de vie, amours, amitiés de l'auteure avec pour toile de fond des voyages incessants sur Air Force One à accompagner le président partout, le tout ponctué de dizaines de soirées alcoolisées entre adulescents. Et j'avoue qu'à la fin de la seconde partie (il y en a cinq...), j'ai failli jeter l'éponge...Mais par égard pour l'éditeur qui m'a permis de lire ce livre, j'ai poursuivi.

Et je reconnais que le ton et l'humour de cette jeune auteure en devenir ont fini par être contagieux, les sujets un peu plus intéressants et les réflexions plus mâtures au fil du récit, ce qui m'a fait le refermer avec un sourire aux lèvres et une pensée positive pour cette jeune femme très humaine et imparfaite. Genre "Bridget Jones à la Présidence" pour vous donner une idée.

Et même si ce récit s'oubliera vite, il m'a donné l'envie d'en savoir plus sur les rouages de la Maison Blanche et les années Obama.
Et comme le disait Obamalui-mëme, repris par Rebecca Dorey-Stein, "rêvez en grand !". Ce que l'auteure a fait en se lançant dans l'écriture.

Merci aux Editions Nil et à NetGalley pour la découverte de ce récit, somme toute plaisant et qui permet de passer un bon moment sans prise de tête.
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Rebecca Dorey-Stein (la Beck du livre) a été professeur d'anglais aux États-Unis et en Corée du Sud avant de se retrouver un peu par hasard engagée pour travailler à la Maison Blanche… Elle y restera mille huit cent vingt-cinq jours : pendant une partie de la première mandature de Barak Obama et la totalité de la seconde. Dans un coin du bureau ovale veut relater cette expérience.

Avant même d'entrer dans le vif du sujet, on devine le travail qu'exerce la narratrice grâce aux « Recommandations à l'usage des futures sténos » qui précèdent le prologue. le travail de « sténo » de Beck consiste à enregistrer les allocutions du président, et parfois de quelques autres personnages importants, certaines réunions, des communiqués, etc., puis à les retranscrire pour la presse et pour les archives. L'avant-propos (ou ce qui en tient lieu) et une citation de Hunter S. Thompson en exergue annoncent la couleur : la forme adoptée par l'auteure pour raconter à la première personne son expérience s'avère résolument subjective et les faits ont été remaniés, condensés, modifiés au besoin. Il sera d'ailleurs question de ce journalisme « gonzo » dans le texte. La division du récit en cinq actes suggère une tragédie…

C'est cependant un ton humoristique qui est adopté dès le titre et qui perdure durant toute la narration. Dans un langage très familier, Beck décrit un milieu particulier, celui du personnel qui fait tourner la machine et qui côtoie de près ou de loin les grands de la politique. Elle n'aime pas le cirque washingtonien, dit-elle souvent, mais elle est vite prise dans le tourbillon et finit par se comporter comme les gens qu'elle jugeait sévèrement au début, tout en tentant de garder ses distances et d'exercer ponctuellement une forme de rébellion, par exemple, en portant une veste ou des chaussures de couleur vive quand tout le reste du personnel est vêtu de sombre...
Elle rencontre Sam (beau, athlétique, intelligent, séduisant, etc.) avec lequel elle vit une histoire d'amour sérieuse, mais qui semble épisodique tant ils sont occupés l'un et l'autre. Elle tombe aussi amoureuse de Jason qui, lui, travaille à la Maison Blanche, à un poste important, dans l'entourage immédiat d'Obama. Il est beau, athlétique, intelligent, très séduisant, etc., et déjà fiancé. Mais surtout, c'est le pire manipulateur qui soit, doublé d'un remarquable égoïste. Elle a une aventure torride, compliquée et humiliante avec cet homme plus âgé et situé bien loin au-dessus d'elle dans la hiérarchie.

Beck aura la chance d'aller dans une soixantaine de pays toujours dans la suite de POTUS (President Of United States), mais si on excepte les visites à Pétra, à Stonehenge et à La Havane, elle borne souvent ses explications à l'installation de son magnétophone, la prise de photos et de selfies avec ses potes-collègues, et les cuites dans les bars avec ses collègues-potes.
À mon avis, c'est là que le bât blesse : les tribulations amoureuses de Beck entre Sam et Jason, les jalousies entre collègues tant masculins que féminins, les innombrables cuites et les nombreuses crises de larmes prennent une trop grande place dans ce récit comme l'auteure elle-même l'avoue : « […] je regarde la pile de carnets que j'ai noircis depuis que j'ai commencé ce boulot et je me rends compte que ma propre vie ne figure que dans la marge. Sam et Jason occupent tout l'espace. » Bref, les amours de la narratrice prennent le pas sur la partie vraiment intéressante de sa vie pour la lectrice que je suis : son boulot. Je voudrais souligner aussi que les références assez nombreuses qu'elle distille çà et là sur son propre talent m'ont agacée ; elle remet quelques textes à des connaissances et à des gens occupant des postes stratégiques dans l'édition ou la politique, et tous ces gens s'extasient : elle écrit tellement bien !

Malgré ces (gros) bémols, les passages où elle développe, trop brièvement, ce qui se passe hors de sa vie privée se révèlent très intéressants, par exemple la routine à bord d'Air Force 1, le plantage catastrophique du lancement du site HealthCare.gov., les « vacances » des Obama à Martha's Vineyard, la deuxième investiture du Président, ses réactions après l'abominable décapitation de James Foley ou lors du massacre de San Bernardino, ou encore immédiatement après l'échec des démocrates et l'élection de Trump comme nouveau POTUS.

Le dernier acte relève bien de la tragédie…

Pour le Grand Prix des lectrices de Elle : merci pour tous ces livres !
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Intéressant, mais pas transcendant...
Rebecca n'envisageait pas de s'installer à Washington après un contrat court en tant que professeure d'Anglais dans une université prestigieuse de cette ville. Mais elle a rencontré l'amour, alors, elle y reste ! Par chance, elle trouve un autre poste : sténodactylo à la Maison-Blanche d'Obama !!!

Plus on s'approche du coeur de la Maison-Blanche et plus l'intérêt grandi. Même si Rebecca n'est pas dans une équipe politique, ni "productive", elle nous fait entrer dans le quotidien d'un des "meilleurs présidents des Etats-Unis", d'après les dire de ses collègues. On passe de l'autre côté du rideau lorsqu'il s'agit de revenir sur certains événements marquants des mandats d'Obama (ObamaCare, multiples tueries, violences racistes, rapprochement avec Cuba, défaite d'Hillary Clinton...). Dans les quelques passages évoquant ou décrivant un moment avec Barak Obama et Joe Biden, ce sont avant tout leur humanité, leur naturel, leur persévérance ou leur humour qui est mis en avant, très rarement leurs politiques.

Ce récit se lit comme un roman alors que c'est un témoignage (certes, aménagé) basé sur le quotidien de Rebecca Dorey-Stein. Elle mêle sa vie privée à la course folle de la présidence des Etats-Unis de 2012 à 2016. Cependant, ne vous attendez pas à des détails croustillants au sujet des Obama : l'histoire est avant tout centrée sur les expériences (professionnelles, itinérantes, amicales et surtout amoureuses) de Beck.
L'écriture est agréable et fluide, l'ensemble se lit facilement et rapidement, mais le style et la construction n'ont rien de "transcendant".
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Un roman divertissant pour cette première lecture de l'année 2019 : le roman est fidèle à la 4eme de couverture, c'est exactement « Bridget Jones à la Maison Blanche » et c'est justement ce coté que je trouve dommage. Si l'écriture et l'histoire sont plutôt plaisants, je m'attendais à moins de frivolité dans ce livre (les déboires amoureux de l'héroïne, les soirées alcoolisées entre amis/collègues forment la plus grande partie de l'histoire) et plus d'anecdotes sur la présidence Obama et l'envers du décor de la Maison Blanche.
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Good morning, Mr. President !
Ma (folle) vie de sténo à La Maison-Blanche d'Obama
Rebecca Dorey-Stein

***

Dans Good morning Mr. President, Rebecca Dorey-Stein fait le récit de cinq ans auprès de l'homme le plus puissant du monde et des autres hommes qui ont partagé sa vie simultanément.

Le New York Times a voulu y voir une Bridget Jones à la Maison-Blanche. Mais une Bridget Jones sans idylle avec Mark Darcy est-ce encore une Bridget Jones, isn't it ?
Beck, dont on ne compte plus les récits de beuverie, pourrait bien être la vieille fille alcoolique de la célèbre réplique de Colin Firth. Et il y a bien opportunément un avocat dans les parages mais son passage dans l'économie narrative est si insignifiant qu'on se dit « Seriously Beck ? Mais à quoi bon ? ». D'ailleurs sa crédulité de chaton (qui occupe quand même les trois quarts du récit) devant son Daniel Cleaver de substitution impénitent sexuel, et sa volonté de mollusque anesthésié à se défaire de ce joueur de sérénade moisie finissent par plomber le récit… et son couple officiel avec Sam, toujours en quête d'un challenge électoral.

Décidément, trop cafardeuse, pas assez joyeuse, pas assez drôle, pas assez gaffeuse pour tenir la comparaison, cette héritière du post-féminisme (libérée sexuellement, individualiste cherchant son bonheur quoi qu'il en coûte, qui pourrait vous dire que la guerre des sexes n'aura pas lieu sous ce siècle, et que l'important est de rêver en grand) est déjà trop connue en littérature et au cinéma pour créer la surprise.

On passe à côté de la grande histoire, celle de la transcripteuse, avec son micro et son enregistreur, placée à moins d'un mètre de POTUS. La toile de fond parfois dramatique de l'actualité internationale et américaine, faite d' accords bilatéraux, de visites diplomatiques sensibles, d'attentats terroristes, et de discours marquants sur l'état de l'Union, ne crée pas le récit intimiste auquel on s'attend. Les quelques anecdotes décousues glissées ça et là et abusivement organisées en cinq actes n'apprennent rien sur Mister President l'homme, sinon ce que nous savions déjà : c'est un humaniste, sans doute le président le plus séduisant depuis John Fitzgerald Kennedy, qu'il manie l'humour avec brio et qu'il nous a tous conquis avec son slogan Yes We Can, sa variante Yes We Did dans son discours d'adieu, et d'autres apogées oratoires que l'on ne compte plus.

Le seul grand moment de ce journal de bord est sans doute celui qui décrit l'atmosphère de fin de règne : on fait jouer son réseau washingtonnien et toutes ses amitiés corporate pour se recycler, on reprend ses études, on déménage, on quitte ses collègues et cela fait l'effet d'une dernière année de lycée. Bad ending effect !

Good morning Mr. President est le livre de la seconde carrière, c'est aussi le livre du deuil de la première, et de la genèse d'une écriture. S'il n'y avait rien de plus grand que le BBEE (bâtiment du bureau exécutif Eisenhower), que le Resolute Desk, que Air Force One, que la West Wing ?
Barack Obama donne une partie de la réponse en expliquant que le fil de l'Histoire est long et qu' « on essaie d'écrire son paragraphe correctement ». Juste cela, essayer chacun d'écrire son paragraphe correctement le temps d'une vie.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Pour l’instant, je sens leurs yeux posés sur moi et j’ai bien l’impression que leur regard n’est pas gentil-gentil, alors je m’attache à sourire avec la même résolution que le poisson qui cherche à sortir du champ de vision d’un requin.
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Je l’aime. C’est l’homme avec lequel je veux me marier et fonder une famille. C’est l’homme qui me fait veiller pour aller à des concerts, qui m’oblige à sortir de ma zone de confort en me tenant par la main, en me protégeant. Il est mon meilleur ami. C’est l’homme qui rit quand je lève les yeux au ciel, qui me rappelle de toujours voir le meilleur chez les gens, d’accorder le bénéfice du doute à tout le monde.
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Avant de raccrocher, il me rappelle que rien n’est permanent, que c’est une occasion en or non seulement d’être témoin de l’Histoire en marche mais aussi de prendre des notes pour coucher mon expérience sur le papier.
— Puisque tu ne peux pas parler, écoute. Et franchement, qu’est-ce qui pourrait t’arriver de pire ?
C’est la question fétiche de mon père chaque fois que je suis angoissée. Il a raison. Je l’embrasse et glisse mon téléphone dans ma poche. Je me sens mieux. Je respire bien fort et entre dans la première boutique qui se présente.
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Vous vous souvenez de cette mère qui avait soulevé une voiture pour sauver son fils coincé dessous parce qu’elle était boostée à l’adrénaline ? En voyant Sam pleurer à chaudes larmes, j’ai l’impression de pouvoir soulever une colonne de Hummer. Il me demande pardon, reconnaît les faits, je les ai sous les yeux. Il m’explique qu’il a mis un point final à cette histoire la semaine précédente et c’est la raison pour laquelle Wendy m’a contactée. Il a cessé de répondre à ses e-mails, à ses coups de fil, d’où son appel en pleine nuit qui m’a réveillée.
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La chose étrange est que personne n’a cure de ce que vous faites. Les gens ne posent pas la question par curiosité, pour savoir à quoi vous passez vos journées ou ce qui vous passionne. En revanche, ce qui importe à toute créature washingtonienne, c’est de savoir si vous êtes quelqu’un d’important ou si vous avez des relations, du pouvoir et de l’argent. Des atouts qui peuvent fournir un fameux coup de pouce à une carrière.
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Videos de Rebecca Dorey-Stein (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rebecca Dorey-Stein
« C?est Bridget Jones à la Maison-Blanche. » The New York Times.
Dans les coulisses de la présidence d?Obama, une jeune assistante à l?humour décapant apprend les rouages de la politique, tombe amoureuse, et trouve sa voie : l?écriture.
En 2012, Rebecca Dorey-Stein répond à une petite annonce pour un job à Washington. Quand elle apprend que c?est pour travailler à la Maison Blanche, dans l?équipe de transcripteurs d?Obama, c?est l?euphorie !
Pendant cinq ans, de 2012 à 2017, elle accompagne le Président partout où il va, enregistreur et micro à la main. Elle se lie d?amitié avec les équipes de campagne, des jeunes hommes et jeunes femmes qui, comme elle, font le choix de laisser leur vie derrière eux pour monter à bord de l?Air Force One au service du Président le plus séduisant depuis Kennedy. Entre deux points presse à la Maison Blanche et un voyage au bout du monde, Beck apprend les ficelles du protocole, se frotte à la concurrence entre les services, fête son anniversaire avec le président, et tombe amoureuse de celui qu?il ne fallait pas approcher?
Un univers fascinant, des intrigues à tous les étages, beaucoup de joie et quelques désillusions : ce récit trépidant et drôle se lit comme un roman.
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