AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782253023227
248 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/02/1979)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Le Cabaret de la Belle Femme ! Un nom qui les faisait rêver, les poilus, sevrés d'amour ou tout simplement de féminité, au long des nuits de la guerre... Mais quand ils y parvinrent, pour une fois volontaires de bon cœur, afin de repérer et occuper la position, il n'y avait plus qu'un tas de gravats et de tuiles brisées. Le romancier des Croix de bois, un des classiques de la Grande Guerre à l'égal des chefs d’œuvre de Barbusse ou E.M. Remarque, nous raconte ici la ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Laerte
  12 août 2017
Ce livre est une sorte de suite aux Croix de bois, le plus célèbre roman de Roland Dorgelès. C'est une suite d'anecdotes, de portraits et de scènes de la vie quotidienne des poilus de la Grande Guerre, mais peut-être en plus léger que les Croix de bois.
On y prend conscience de la morne attente des hommes pendant leurs courtes périodes de repos en deuxième ligne, mais aussi de leur simple espoir d'entrevoir une femme. D'où le titre du livre puisque le Cabaret de la Belle Femme qui suscite tant d'enthousiasme, n'est finalement qu'une amère désillusion.
On y voit aussi un voyou devenir un héros ou un général pacifiste et tant d'autres personnages, pauvres hommes arrachés à leurs vies pour aller se faire tuer.
Le livre est conclu par trois chapitres des Croix de bois qui n'avaient pu paraître à cause de la guerre encore trop proche.
J'ajoute à cela, une plume magnifique pleine de poésie, un style éblouissant digne des plus grands auteurs.
Commenter  J’apprécie          50
herve_bleiz
  29 novembre 2015
Un classique

Ecrit il y a près de 90 ans, ces 14 récits décrivent la vie quotidienne des soldats de la Grande Guerre.
Dans un style simple et fluide, plus axé sur les moments de repos et d'attente que sur la furia des combats, très souvent drôle, ce recueil est une belle découverte.
Il faut maintenant que je retrouve mon exemplaire des Croix de Bois.
Commenter  J’apprécie          50
Baslody
  07 juillet 2016
Formidables récits sur la grande guerre, pas sur la conduite et le déroulement de celle-ci, de nombreux historiens et hommes politiques s'en sont occupés pour justifier, à posteriori, ces milliers de morts.
Non, Roland Dorgelès nous fait vivre le quotidien des tranchées, mais avec une telle plume, que l'on est parmi ces soldats et que l'on vit leur quotidien. Pas de grands morceaux de bravoure, que du réel et de l'humain. Oui : voici le livre le plus humain qui ait été écrit sur la première guerre mondiale.
Commenter  J’apprécie          20
pdbloti17730
  28 avril 2014
Suites d'historiettes sur le quotidien du poilu.
Pas de misérabilisme, mais la misère de tous les jours de ces combattants
Pas de haine pas de révolte, l'acceptation résignée de ses souffrances...
Image de mon grand père 160 cm de courage: 3ans de service militaire , 4 ans de guerre blessé plusieurs fois gazé , 1 an d'occupation en Rhénanie... 8 ans de sa vie
Dans chaque ligne je te vois Papy
Comment as tu fait?
Commenter  J’apprécie          21
michdesol
  05 septembre 2017
Moins connu que les Croix de bois, ce livre nous conte la vie du poilu à travers quelques nouvelles indépendantes.
A la fin du livre, demeure le sentiment de l'absurdité de la guerre, et tout particulièrement de cette guerre.
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
michdesolmichdesol   05 septembre 2017
Dans le premier élan, nous enlevâmes deux lignes de tranchées, mais sur la position de repli le combat devint atroce. Les rafales de mitrailleuses et les salves de 105 faisaient de tels ravages qu'il fallut se blottir dans un boyau allemand. Seul, Boucard voulut se nicher à son idée et préféra un entonnoir, qu'il jugeait mieux garanti. La nuit s'écoula, mouvementée, et quand l'aube parut, nous aperçûmes ce pauvre sourcier inerte dans son trou, la tête fracassée.
- Pauvre gars, soupira Lousteau. Je l'avais bien dit qu'on avait tord de lui refiler une capote neuve.
Et ce fut là toute l'oraison funèbre de Boucard, le braconnier, que j'ai laissé quelque part en Artois, sur la terre à personne où les ronces sont de fer rouillé et les terriers creusés à coups d'obus.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
BaslodyBaslody   07 juillet 2016
Comme la guerre sera jolie, racontée dans cent ans !
..................................................................................................
N’est-ce pas atroce de penser, devant ce jeune mort étend, que la guerre terminée, des milliers de sacrifices pareils tomberont dans l’oubli et que rien, jamais rien, ne paiera les héros : pas même un souvenir.
....................................................................................................
Les hommes ont cela dans la peau, c’est leur bêtise, leur cruauté qui ressort, et lorsqu’ils se tiennent tranquilles, c’est simplement que la peur parle plus fort que leur instinct. Le malheur, c’est qu’avec la méchanceté, Dieu leur ait donné l’intelligence, sans cela on se battrait encore à coups de trique, et cela vaudrait tout de même mieux…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   03 septembre 2013
Mais je ne vous en veux pas, petite réfugiée. Ce que nous allions chercher chez vous, ce n’était pas des lunettes, pas de l’amour non plus, car vous étiez honnête. C’est un rien qu’on ne vend pas, une illusion…
C’était la joie fabuleuse, au sortir des tranchées, la capote brossée et les mains nettes, d’échapper un instant à cette vie brutale et de parler, de vivre un peu comme autrefois, d’oublier les obus, la boue, le riz froid, la vermine,les rats, tout ce morne tourment…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   03 septembre 2013
...elles prenaient des mines importantes, se pavanaient dans la grand’rue, tortillaient de la croupe comme un paon fait la roue et acceptaient tous les hommages comme de la petite monnaie, convaincues que leurs charmes n’en méritaient pas moins.
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   03 septembre 2013
Leurs jupes, surtout, nous faisaient envie, abondantes,gonflées aux reins comme des sacs de grains, et l’on regardait goulûment leurs lèvres, ouvertes sur un sourire où il manquait des dents. Ces grosses filles,nées pour deux passades brutales de campagne et finir bonnes épouses dans les bras d’un charron, n’étaient pas du tout éblouies de se voir poursuivies par ces centaines d’hommes qui, civils, ne les auraient jamais regardées.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Roland Dorgelès (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Roland Dorgelès
Roland Dorgelès - Entretiens dans "Entretiens avec" (1966).
autres livres classés : première guerre mondialeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2016 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre