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Marc Freeman (Traducteur)Georges-Albert Astre (Préfacier, etc.)
EAN : 9782070401123
192 pages
Éditeur : Gallimard (14/01/1997)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Résumé

Premier grand roman d'un jeune homme qui considérait la guerre comme la dernière des barbaries humaines et qui s'engagea comme brancardier dans l'armée française.
Quatrième de couverture

«- Et en Amérique, ça leur plaît la guerre ?

- Ils ignorent ce que c'est. Ils sont comme des enfants. Ils croient tout ce qu'on leur raconte ; ils n'ont aucune expérience des affaires internationales, comme vous, les Europée... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
chartel
  18 novembre 2008
Ce roman n'est pas du tout construit comme "USA", mais on sent que l'écriture de John Dos Passos va à l'essentiel. Il ne palabre pas en de longs paragraphes sur la psychologie d'un personnage ou la description d'un paysage. On doit deviner à partir d'un, deux ou trois mots très vifs et éclairants avant de passer à une autre séquence. Il y a beaucoup d'ellipses. Il enchaîne des scènes qui ne sont pas forcément continues. On y fait donc des sauts dans le temps et dans l'espace, pour atteindre l'essentiel de son propos. Dans "L'initiation d'un homme : 1917", il décrit avec beaucoup de justesse le front franco-allemand pendant la Première Guerre mondiale.
Ce qui est frappant également dans ce premier roman est la présence récurrente de la pluie et de la boue à l'arrière front, avec le passage incessant des convois militaires qui partent au combat, prêt à affronter une mort certaine ou, pour les rares chanceux, revenir dans un état de décrépitude extrême. John Dos Passos use aussi énormément des couleurs pour qualifier les différentes scènes du roman. Y domine le gris, le verdâtre, le noir et le jaune.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
chartelchartel   12 septembre 2007
C’était juste derrière les tranchées de deuxième ligne, qui zigzaguaient entre le gros abcès de glaise humide, retournée, le long de la crête d’un petit coteau. L’autre jour il y était allé, il avait grimpé dans l’argile boueuse à l’endroit où le boyau s’était affaissé, et à fleur de terre il avait regardé pendant une ou deux longues, anxieuses minutes l’enchevêtrement de tranchées et le terrain défoncé, gangrené, dans la direction des avant-postes allemands. Et tout au long de ces entailles irrégulières, dans l’argile fangeuse, étaient placés des hommes aux jambes et aux pieds énormes à force d’être bottés de glaise, des hommes à la face gris verdâtre, couturée de rides par la tension continue, la peur et l’ennui, aussi défigurés que l’était le coteau balafré par les tranchées et les trous d’obus.
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fraxinusfraxinus   17 août 2015
Cette guerre qui a mis en pièces notre petit monde européen, ou l'ordre avait tant de mal à se substituer au chaos, me semble simplement une bataille gigantesque livrée pour le pillage du monde par les pirates qui se sont engraissés jusqu' à la démence du travail de leurs peuples, du travail de millions d’être en Afrique, dans l' Inde, en Amérique, qui sont tombés directement ou indirectement sous le joug de la race blanche et de sa folle cupidité...
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Bruno_CmBruno_Cm   29 décembre 2016
La sueur coulait du visage de Martin sur la face de l'homme ; il sentait les muscles des bras et les côtes du blessé pressés contre lui, en l'étreignant de toutes ses forces pour tâcher de le porter vers l'abri. Cet effort donnait à Martin un contentement étrange. C'était comme si son propre corps avait pris part à l'agonie de ce homme. Enfin, ils étaient lavés, tous les mensonges, toutes les haines, dans la sueur et dans le sang. Rien n'en restait que l'amitié calme d'êtres semblables en tout, éternellement semblables.
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Bruno_CmBruno_Cm   29 décembre 2016
Il regarda longtemps les petits rangs de nuages qui commençaient à remplir le ciel, comme des jabots et des fraises de dentelle sur une robe de femme. Est-ce qu'il ne se pourrait pas, se demandait-il, que le ciel fût une bienfaisante déesse qui se pencherait doucement au balcon de l'espace pour le soulever contre son sein, où il pourrait s'étendre parmi les jabots de dentelle des nuages bordés d'ambre légère, et de là-haut regarder curieusement la terre tourner comme une boule ? Ce ne serait pas sans beauté s'il en était assez éloigné pour ne plus sentir l'odeur fétide de la douleur.
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Bruno_CmBruno_Cm   29 décembre 2016
Dans ce même moment, combien d'hommes, tout le long de cet immense Golgotha qui s'étend de Belfort à la mer, doivent être en train de tromper leur ennui et leur souffrance par ce grand geste en abattant les cartes pour faire le pli, pendant que dans leurs oreilles, comme des tam-tams, résonne la danse macabre des canons...
Martin reste allongé sur le dos, regardant le cintre en tôle ondulée de l'abri, où les ombres des cinq têtes se tordent en des formes fantastiques. Est-ce la Mort qu'ils jouent, pour être si joyeux lorsqu'ils font un pli ?
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Videos de John Dos Passos (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Dos Passos
John Dos Passos, parle d'Hemingway.
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