AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Karine Laléchère (Traducteur)
ISBN : 2283024692
Éditeur : Buchet-Chastel (19/05/2011)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Tout a commencé en août 1968 quand Babo Patel, membre d’une famille jaïn de Madras, prend l’avion pour Londres afin de parfaire son éducation.
Le matin de son départ, son père qui avait fait cette nuit-là le seul rêve de sa vie où toute sa famille s’était perdue, aurait pourtant dû sentir venir le grabuge. Mais Babo est déjà loin ! Dans un appartement de Finchley Road, il fait l’amour avec frénésie à Sian Jones dont il est tombé fou amoureux à la vue de sa mi... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
petitsoleil
  16 novembre 2014
Une jolie saga familiale. Nous suivons une famille indienne sur une trentaine d'années. le livre est écrit simplement, mais saisit les moments poétiques ou drôles de l'enfance vue comme un paradis perdu, les dilemmes douloureux des exilés et des couples mixtes, les affres de l'adolescence, les inquiétudes des mères quand leurs enfants s'exilent ou ont une vie amoureuse difficile, la sagesse et la philosophie de l'aïeule Ba ...
J'ai bien aimé les personnages, surtout les personnages féminins : Ba, Sian l'épouse galloise de Babo, les filles de Sian et Babo ...
A lire si vous aimez les fresques familiales ou les romans indiens.
Commenter  J’apprécie          200
Puszi
  13 février 2016
C'est en consultant les critiques et en lisant des citations de le plaisir ne saurait attendre sur le site Babelio en vue de la séance de mon groupe de lecture sur la littérature indienne que j'ai eu envie de le lire.
J'ai trouvé très intéressant de me plonger dans l'ambiance indienne depuis mon nid douillet français. Pas de décalage horaire, ni tourista, ni mousson, ni gros coup de chaud...
Je me suis attachée aux personnages : à Sian et à Babo bien sûr mais pas seulement, à toute le tribu indienne aussi puis à leurs filles. J'ai bien aimé la manière dont l'auteur décrit l'adaptation de Sian à sa nouvelle vie. L'accueil que la famille de Babo lui réserve. J'ai été moins emballée par les dernières pages une fois que les filles ont pris leur envol.
Au final un bon moment de lecture qui m'a donné envie de manger indien.
Commenter  J’apprécie          70
Atasi
  19 octobre 2015
1968. Babo Patel quitte sa famille et Madras pour poursuivre ses études à Londres. Après des débuts difficiles à trouver ses marques dans ce pays à mille lieues de l'Inde, Babo finira par prendre goût et s'essayera à ce que sa religion lui interdit. Mais Babo tombera surtout amoureux de Sian, une jeune femme d'origine galloise et ils décideront de plus jamais se quitter.
Une douche froide pour les parents à Babo qui avait tout misé sur leur fils.
Babo reviendra au pays croyant sa mère malade, mais ce n'était qu'un leurre inventé de toute pièce par ses parents. Babo se rebellera grâce au soutien de Ba son exceptionnel grand-mère et finira par épouser Sian. Cette dernière quittera sa terre natale pour rejoindre Babo en Inde. Commencera pour eux, une vie à deux, trois puis quatre, à l'ombre de la famille Patel.
"Le plaisir ne saurait attendre" est une fiction où le lecteur suit quatre générations sur une période d'une trentaine d'années. Une fiction dont l'auteur a sans doute puisé certaines anecdotes de l'histoire de sa propre famille.
Tous les ingrédients sont réunis pour faire un bon roman et l'écriture de Tishani Doshi est sublime.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
traversay
  28 août 2012
Beaucoup aimé ce roman qui court sur plus de trente années. La figure tutélaire de Ba, l'aïeule, qui anticipe l'arrivée des membres de sa famille en y associant des odeurs, domine ce livre écrit d'une plume claire et poétique, presque insouciante, malgré les drames et les vicissitudes de l'existence. Il y est essentiellement question d'amour et d'exil, entre Londres et Madras. le temps qui passe, la nostalgie, la violence, le métissage : autant de thèmes brassés par de nombreux romans indiens, qui prennent ici un tour sensuel et tranquillement lyrique. Fortement recommandé aux amateurs de la littérature indienne contemporaine.
Commenter  J’apprécie          50
VivianeB
  22 août 2012
Ce livre offre un vrai enchantement de lecture où le lecteur suit une famille en Inde. Une chronique sur les joies et peines de la vie. Un auteur à retenir et un livre à mettre entre toutes les mains.
Commenter  J’apprécie          60
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleilpetitsoleil   16 novembre 2014
Le basilic sacré qui envahissait les jardins répandait dans l'air ses pouvoirs magiques.

Il y avait des femmes partout : certaines triaient le riz et retiraient des cailloux, d'autres suspendaient leurs jupes colorées et leurs odhnis sur un fil, oignaient leurs cheveux d'huile ou se peignaient, la saluant au passage.

Autrefois, les commérages seraient allés bon train ; elles se seraient enfermées chez elles et auraient baissé les yeux en apprenant qu'elle était enceinte et sans mari. Mais Ba leur avait fait la leçon. Ba qui avait compris la vraie nature du monde au cours de sa cinquante-troisième année et qui, depuis, guidait les habitantes de Ganga Bazaar ; Ba dont la sœur s'était enfuie avec un musulman et dont le petit-fils avait épousé une blanche.

Bean profiterait de son enseignement, elle aussi. La vieille dame lui apprendrait à distinguer l'amour de la trahison, la colère de l'abandon. Elle ramasserait les morceaux cassés et l'aiderait à retrouver son chemin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          104
petitsoleilpetitsoleil   15 novembre 2014
Rien pour distinguer leur maison des autres, si ce n'était le jardin où s'épanouissaient les magnifiques roses de sa mère.
L'intérieur était identique à celui de ses tantes Blodwyn et Carys (...)
Pareil chez l'oncle Rhys un peu plus loin, et chez la tante Eleri au bout du village.
Même agencement des pièces, avec le salon et la cuisine au rez-de-chaussée, trois chambres et la salle de bains à l'étage ; même remise transformée en réserve à charbon à l'arrière, même portail en bois, mêmes fenêtres, même vue.

Sian rêvait d'échapper à cette uniformité depuis ce jour de 1962 (...) Il y avait un groupe de Liverpool ce soir-là : quatre garçons, les cheveux coupés à la Jeanne d'Arc. Sian avait dansé juste devant la scène, dans sa nouvelle robe (...) et l'un des chanteurs, celui qui avait un visage sérieux et doux, lui avait adressé un clin d'œil pendant la chanson Love Me Do.
Ces jeunes hommes seraient un jour les Beatles, mais ce soir-là, ils appartenaient à Sian. Ils étaient des phares pour elle - tous les quatre, des guides qui l'encourageaient à s'envoler très loin d'ici. Alors, elle avait regardé autour d'elle et s'était demandé où elle pouvait aller.

C'était à ce concert qu'était né son rêve de Londres. (...) Un désir poussait en elle, un désir qui ressemblait à une ville immense et bouillonnante où s'affairaient des millions de gens.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
petitsoleilpetitsoleil   15 novembre 2014
[La grand-mère Ba a su que Babo et Sian arrivaient]
Ces deux-là lui paraissaient un rêve sorti tout droit d'une autre vie.
Elle les prit à part et leur dit trois choses.

Regardez le ciel chaque jour, car le soleil et la lune sont synonymes de dévouement éternel entre époux.

Regardez la mer, car l'amour plonge dans les abysses et vous devez être prêts à aller plus profond encore.

Voyagez comme les poissons et les oiseaux, car seuls ceux qui acceptent de revenir participeront à la divinité du monde.

Elle versa du miel dans leurs mains et les fit boire au creux des paumes de l'autre, pour qu'ils se comblent de douceur tout au long de leur vie.
Puis elle leur révéla une coutume pour exaucer un vœu en sept nuits.

A Prem Kumar et à Trishala [les parents de Babo], elle rappela gentiment que celui qui trouble un mariage renaissait sous la forme d'un moustique.

Ce n'était encore qu'un début. Une fenêtre qui s'ouvrait. Une libération.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
petitsoleilpetitsoleil   15 novembre 2014
[La vieille dame, Ba, la grand-mère de Dharmesh surnommé Babo, y voit très mal ... Sian est l'amie galloise de Babo, qui a vécu un an en Angleterre pour ses études, en tant que fils aîné. Babo est en conflit avec ses parents jaïns qui souhaitaient qu'il épouse sa fiancée indienne, Falguni. Il a décidé de vivre quelque temps chez sa grand-mère]

Elle l'examina de plus près et toucha sa tête.
"Qu'est-ce que c'est ? La nouvelle mode en Angleterre ?
S'exhiber comme un homme de la jungle, la crinière en bataille ? Et ça ? ajouta-t-elle en tirant sur sa barbe.
C'est la mode aussi ? Ou ce sont les Galloises qui aiment ça ?

- C'est un signe de protestation, déclara-t-il fièrement.
J'ai fait le vœu de ne pas me couper les cheveux et de ne pas me raser pendant six mois, jusqu'à ce que je revoie Sian.

- Oh ! Alors comme ça tu es en grève. Fort bien.
Mais pourquoi devrait-on tous souffrir, uniquement parce que toi tu es malheureux ?
- Parce que je suis ton petit-fils préféré ?
- Oui, c'est une bonne raison. Une excellente raison.
Maintenant, raconte. Raconte depuis le début. Je veux tout savoir."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
petitsoleilpetitsoleil   15 novembre 2014
[Babo échange avec sa grand-mère Ba, âgée et veuve]
"Est-ce que tu aimais Bapa ? lui demanda Babo un soir, pendant la grève des postes britanniques, alors qu'il n'avait pas eu de nouvelles de Sian depuis dix jours. Quand il est mort, est-ce que tu as eu l'impression que tu allais le suivre ? Est-ce qu'il te manquait à ce point ?

- Ce n'était pas ainsi entre nous, Babo. Il y a bien des manières d'aimer.
Dans notre cas, c'était un sentiment très doux, sans commune mesure avec ce que tu éprouves aujourd'hui.

Nous l'appelons l'ekam. On ne le rencontre qu'une fois au cours de son existence, ou jamais.
Certains disent que c'est une caverne obscure qui n'a ni début, ni fin.
D'autres le comparent à un feu très lent qui consume le cœur.
Quand on connaît l'ekam, on croit être capable d'éradiquer toute la culpabilité du monde, toute la pollution et le malheur.

- Est-ce que tu as éprouvé cela avec quelqu'un d'autre ?
- Non, répondit Ba avec une certaine mélancolie.
C'est une chose que je découvrirai dans une prochaine vie."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Video de Tishani Doshi (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tishani Doshi
Vidéo de Tishani Doshi
autres livres classés : littérature indienneVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle




Quiz Voir plus

La littérature indienne : etes-vous intouchable ?

Quel est le nom de l'ancienne propriétaire de la maison qu'occupe le couple dans "Loin de Chandigarh" de Tarun Tejpal ?

Fizz
Karine
Catherine
Angela

10 questions
72 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature indienne , indeCréer un quiz sur ce livre
. .