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ISBN : 2742737634
Éditeur : Actes Sud (30/11/-1)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 166 notes)
Résumé :

"Je suis un homme ridicule. Maintenant, ils disent que je suis fou. Ce serait une promotion, s'ils ne me trouvaient pas toujours aussi ridicule. Mais maintenant je ne me fâche plus, maintenant je les aime tous, et même quand ils se moquent de moi…"

Lassé du monde, détourné du suicide par une rencontre fortuite, le héros de ce monologue imprécatoire plonge dans un profond sommeil. Son rêve le conduit alors vers un univers utopique, un double de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Blacksad
  29 juin 2013
Si Dostoïevski est plus connu pour ses - énormes - romans, voici une nouvelle certes bien plus courte mais non moins exceptionnelle.
Nous voici, nous, lecteurs, plongés dans l'âme d'un homme moqué par tous, qui est et se dit ridicule. Acceptant la fatalité, il tente alors de se détacher petit à petit du Monde pour devenir jusqu'au fond de son âme, un zéro absolu, sans réelle pensée, sans émotion, sans attachement aucun à la Vie. C'est ainsi qu'un jour, se promenant dans la rue, il prend la décision de se suicider le soir même. Mais une fois assis, le revolver devant lui, il s'endort et alors lui est révélée la Vérité.
Ce petit ouvrage se lit fort rapidement et est tout à fait formidable. Prônant un message universel, Dostoïevski nous fait le portrait d'un narrateur, qui, transformé par son songe, est animé par le rejet d'une vie guidée par la raison, et prône l'Amour brut, sans conscience de lui-même. Il veut que les Hommes vivent la vie telle qu'elle est, menant ainsi au bonheur, plutôt que de continuellement rechercher ce qu'est la vie; et place la vie au-dessus de la conscience de la vie, et le bonheur au-dessus de la connaissance de ce qui fait le bonheur. Et ainsi, le plus naturel des sentiments de la Vie, qui mène au bonheur, hors de toute raison, est l'amour. le narrateur décide donc de prêcher l'amour, et privilégie la foi à la connaissance. Si croire est un acte naturel et irrationnel (propre à la nature de l'Homme, et donc inhérent à la vie), la raison qui privilégiera plutôt la connaissance de toute chose ne peut mener au bonheur qui est pourtant ici le bien suprême
Je ne peut que recommander cette nouvelle à tous, lecteur de Dostoïevski ou pas !
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Fabinou7
  18 août 2018
I Have A Dream. Dostoïevski signe ici une courte nouvelle fantastique et engagée sur la place de la religion dans la vie des hommes à la fin d'une ère de forte industrialisation qui a vu la science et la rationalité succéder à la foi et à l'ésotérisme.
Ce texte m'as fait penser (excusez cette petite fantaisie, mais en littérature tout est permis) au Monsieur Scrooge de Dickens qui renaît à la vie en une nuit, porté, comme notre narrateur, par une sorte de fantôme dans un songe initiatique.
Je suis toujours un peu perplexe face à la genèse d'une humanité pure et bonne. Cet historique de la naissance de la corruption du monde est quelque peu manichéen. Mais peut-être a-t-il le mérite de nous montrer que chez l'homme la bonté est instinctive et même si le monde est corrompu, les hommes gardent ce désir utopique et cette conscience de ce que le monde devrait et pourrait être, et cet instinct Dostoïevski l'explique par l'allégorie du paradis perdu.
Par la foi retrouvée, l'ancien nihiliste nous propose sans suspense (suffit hélas de lire la 4ème de couverture) d'arrêter de réfléchir, de penser, d'analyser et plutôt d'agir pour la vie, pour les autres et pour le bonheur sans se perdre dans des pérégrinations mentales sans fond sur la connaissance, le savoir et la science.
Certes le narrateur est touché par la grâce divine, mais on aurait tort de ne pas voir dans cette nouvelle une critique féroce de la religion et notamment du christianisme. En effet notre narrateur fustige le paradoxe de ces fidèles qui érigent des temples et prient pour un paradis sans être fichus de le faire advenir hinc et nunc, dans cette vie. Les peuples croient tout à fait possible un monde parfait dans l'au-delà et s'abritant derrière cette croyance renoncent à le faire éclore sur la terre. Comme s'il suffisait d'adorer un Dieu pour se dispenser de vivre selon ses préceptes.
Pour finir sur la forme, je vous parlerai des deux écoles de traduction, la française et l'allemande (Actes Sud) par André Markowicz. J'ai appris que si la tradition française est d'adapter le style de l'auteur à la langue et la culture française quitte à le dénaturer (enrichir le vocabulaire, langage soutenu, tournures de phrase alambiquées etc.) afin de le rendre plus fluide et attractif pour le public français, la tradition allemande met un point d'honneur à restituer la langue de l'auteur dans toute son originalité. J'ai désormais le souci de trouver la meilleure traduction pour éviter le maximum de perdition de l'oeuvre originale sauf que j'avais déjà acheté ce livre avant de prendre conscience de ces différentes traductions ! Au final tout va bien j'avais l'édition d'Actes Sud avec la traduction « à l'allemande » qui me parait être la meilleure philosophie (d'ailleurs : qu'en pensez-vous ?).

Le style est très vivace, saccadé, excité, empreint d'ironie et sans boursouflures. le fantastique, c'est-à-dire la part du rêve, est pittoresque. Cela permet au lecteur de vivre de manière vertigineuse le songe du personnage. En perspective : de belles réflexions sur l'onirisme et l'état psychosomatique du sommeil paradoxal. A lire les yeux fermés !
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Tatooa
  29 octobre 2015
Wouch ! Je crois que pour mon premier auteur russe (et oui, c'est la honte...), et pour mon premier Dostoievski, j'ai choisi le bon. le très bon, même !
Je l'ai commencé hier soir, alors que j'étais moi-même un peu cuite (C'est très ponctuel, je vous rassure, un motard alcoolo est un motard mort. La raison en étant comme qui dirait un besoin de "déconnecter" suite à de menus soucis de début de semaine qui ne m'intéressent plus du tout aujourd'hui...). le livre était à côté de moi et je l'ai attrapé.
La première page est étrange. Et j'ai tourné pour lire la seconde... Et ainsi de suite jusqu'à plus de 30 pages... Halluciné et Hallucinant voyage que de lire ce bouquin en étant soi-même un peu parti, c'est une étrange expérience.
Je pense que le nouveau traducteur, qui n'a pas cherché semble-t-il à "améliorer" quoi que ce soit du style ou de la façon d'écrire, rend exactement l'espèce de délire qui précède "le rêve".
Or, pour qui l'a vécu, cette sensation de "nonsense" est vraiment très réaliste. Alors oui c'est halluciné, mais en fait, non. Je ne suis pas claire, je sais. Mais pour moi, Dostoïevski a clairement vécu tout ce qu'il a écrit dans cette nouvelle, du moins ce qu'il se passe avant le rêve.
Après, le rêve mystique, en lui-même, redevient assez classique, et m'a moins touchée, même après l'avoir relu "à jeun" ce matin... le "paradis perdu", ma foi, ça me laisse assez froide, car je sais combien l'être humain peut être moche, au fond, et je ne crois pas une seconde qu'on pourrait échapper à la société qu'on a construit depuis des millénaires. Les cultures vont et viennent, mais à la base, c'est toujours la même rengaine, la loi du plus fort qui écrabouille et esclavagise les plus faibles.
Mais c'est une belle nouvelle, le rêve d'un homme ridicule, ridicule d'y croire, ridicule de vouloir ce monde-là, ridicule de rêver de coopération et non de compétition.
Je sais que je suis une femme ridicule... mais, contrairement au personnage du livre, je n'ai aucun espoir, je n'y crois pas une seconde.
Bref, j'ai un beau coup de coeur pour ce très court Dostoïevski, idéal pour découvrir l'auteur, ce qui était mon cas... ça donne envie de lire autre chose de lui !
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Luniver
  01 octobre 2013
Recueil de trois nouvelles. Dans la première, « Le rêve d'un homme ridicule », un homme qui n'éprouve plus de sentiments décide de se suicider. Sur le chemin, il rencontre une petite fille qui lui demande de l'aide. Son refus le ronge de culpabilité, à sa grande surprise. Renonçant à son projet, il rentre chez lui, s'endort, et fait un rêve mystique.
Dans « La douce », un homme épouse une jeune fille, et la tire ainsi de la misère. Croyant lui démontrer ainsi son amour et sa grandeur d'âme, il la prive de tout confort, et de toute consolation. La mort de sa femme le trouble énormément, et il tente de comprendre quelles ont été ses erreurs durant leur vie commune.
Dans la dernière nouvelle, « Bobok », un homme surprend une discussion entre les morts dans un cimetière. Les discussions vont bon train, et scandalise l'homme qui espérait un peu plus de dignité et de pudeur dans la mort.
J'ai moins accroché à ces trois nouvelles qu'aux autres romans de Dostoïevski. Je suis assez peu sensible aux rêveries mystiques ou aux voyages intérieurs, et je préfère quand l'auteur passe au scalpel les sentiments de ses protagonistes dans des situations réelles. « La douce » est donc la seule nouvelle qui m'a vraiment intéressé. Pour les deux autres, je ne faisais pas vraiment partie du public ciblé.
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dedanso
  05 août 2017
J'ai toujours voulu lire Dostoïevski, question de culture littéraire, mais je n'ai jamais franchi le pas, question de peur (j'ai l'image de Russes écrivant des drames sociaux sous forme d'énormes pavés). Aussi ai-je sauté sur le Rêve d'un homme ridicule lorsque je l'ai trouvé dans une caverne d'Ali Baba (59 pages pour découvrir un auteur russe mondialement reconnu c'est ce qu'on appelle une bonne occasion).
Mais 59 pages c'est sans doute aussi trop peu pour découvrir un auteur. Je serais bien en peine d'apporter mon "jugement" sur la plume de Dostoïevski...
J'ai apprécié le récit de cet homme au bord du suicide, revenu à la vie grâce à la pitié ressentie pour une fillette et au rêve qui a suivi cette rencontre. Mais était-ce réellement un rêve ? N'était-ce pas plus tôt le chemin vers un monde parallèle au nôtre, un monde dans lequel il n'y aurait pas eu de péché originel ?
Le Rêve d'un homme ridicule, c'est l'histoire d'un dépressif, c'est un récit qui s'interroge sur le Moi et sur le Monde, sur les notions de Nature et de Culture, sur la vie après la mort, sur le bonheur, sur l'existence de Dieu... Vous allez me dire qu'en 59 pages, c'est assez vaste, et vous aurez raison. Mais Dostoïevski s'y prend à merveille et son texte est loin d'être fourre-tout. Je regrette seulement qu'il n'ait pas su m'emporter durablement et profondément aux côtés de son narrateur, la faute sans doute à un style narratif un peu décousu.
NB : le précédent "propriétaire" de ce livre a noté à plusieurs reprises qu'il lui faisait penser à L'Étranger de Camus. N'ayant pas lu celui-ci, je ne peux cependant confirmer...
Challenge Multi défis 2017
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   06 août 2013
Je suis un homme ridicule. Maintenant, ils disent que je suis fou. Ce serait une promotion, s'ils ne me trouvaient pas toujours aussi ridicule. Mais maintenant je ne me fâche plus, maintenant je les aime tous, Et même quand ils se moquent de moi --- c'est surtout là, peut-être que je les aime le plus. Je me moquerais bien avec eux, pas de moi-même, non, mais en les aimant, si je n'étais pas si triste quand je les vois. Si triste, parce qu'ils ne connaissent pas la vérité, et, moi, je connais la vérité. Oh qu'il est dur d'être seul à connaître la vérité ! Mais, ça ils ne le comprendront pas. Non, ils ne comprendront pas.
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LuniverLuniver   26 septembre 2013
L'homme le plus intelligent, d'après moi, c'est celui qui se traite d'imbécile au moins une fois par mois. Mais personne n'en est plus capable aujourd'hui. Autrefois, tout imbécile se rendait compte, une fois l'an au moins, qu'il était réellement un imbécile. À présent, c'est fini. Et l'on a tellement brouillé les cartes qu'il n'est plus possible de distinguer l'homme intelligent de l'imbécile. Ils l'ont fait exprès.
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dedansodedanso   05 août 2017
Le ciel était terriblement obscur, mais on pouvait nettement distinguer les nuages, avec, entre eux, des taches noires insondables. Tout à coup, dans une de ces taches noires, j'ai remarqué une toute petite étoile, et je me suis mis à la regarder fixement. C'est parce que cette toute petite étoile m'avait donné une idée :j'ai décidé de me tuer cette nuit-là. Cette décision, je l'avais prise depuis déjà deux mois, et, tout pauvre que j'étais, j'avais acheté un très beau revolver et, le jour même, je l'avais chargé. Mais deux mois s'étaient déjà passés, et il était toujours resté dans son tiroir ; mais tout m'était tellement égal que j'avais fini par vouloir tomber sur une minute où ça me serait moins égal - pourquoi ça, je n'en sais rien. Et donc, de cette façon, tous les soirs, en rentrant chez moi, je me disais que j'allais me brûler la cervelle. Je guettais la minute. Et là, donc, maintenant, cette petite étoile m'avait donné l'idée, et j'ai décidé que ce serait absolument pour cette nuit. Et pourquoi cette petite étoile m'a donné cette idée, je n'en sais rien.
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TatooaTatooa   29 octobre 2015
N'est-ce pas égal que ce soit ou non un rêve si ce rêve est venu m'annoncer la Vérité ? Car si, une seule fois, vous avez su la vérité, et si vous l'avez vue, vous savez bien qu'il ne peut pas y en avoir d'autre, que vous dormiez ou que vous viviez.
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OttoOtto   06 avril 2013
Mais, soit : je marcherai, et je parlerai toujours, sans me lasser, parce que j'ai quand même vu de mes propres yeux, même si je ne sais pas redire ce que j'ai vu. Mais voilà bien la chose qu'ils ne comprennent pas, ceux qui se moquent : "Un rêve qu'il a vu, n'est-ce pas, un délire, une hallucination." Et ils trouvent ça malin ? Et ils en sont si fiers ! Un rêve ? Qu'est-ce qu'un rêve ? Et notre vie, elle n'est donc pas un rêve ?
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Videos de Fiodor Dostoïevski (62) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fiodor Dostoïevski
http://www.club-livre.ch#Bessa_Myftiu Interview de Bessa Myftiu réalisée par le Club du Livre en partenariat avec Reportage Suisse Romande
Bessa Myftiu, née à Tirana, est une romancière, poète, conteuse, essayiste, traductrice, critique littéraire, journaliste, scénariste et actrice établie à Genève, en Suisse romande, de nationalité suisse et albanaise. Pour commander un ouvrage de Bessa Myftiu : En SUISSE : https://www.payot.ch/Dynamics/Result?acs=¤££¤58REPORTAGE SUISSE ROMANDE36¤££¤1&c=0&rawSearch=bessa%20myftiu En FRANCE : https://www.fnac.com/SearchResult/ResultList.aspx?SCat=0%211&Search=bessa+myftiu&sft=1&sa=0
Fille de l'écrivain dissident Mehmet Myftiu, Bessa Myftiu fait des études de lettres à l'université de Tirana et par la suite elle enseigne la littérature à l'université Aleksandër Xhuvani d'Elbasan. Elle devient ensuite journaliste pour le magazine littéraire et artistique albanais La scène et l'écran. Elle émigre en Suisse en 1991 et s'établit à Genève dès 1992, passant son doctorat et devenant enseignante à l'université de Genève en faculté des Sciences de l'éducation, tout en poursuivant en parallèle ses activités dans les domaines de l'écriture et du cinéma. Depuis 2013, elle enseigne à la Haute École Pédagogique de Lausanne. Elle est par ailleurs membre de la Société Genevoise des Écrivains BIOGRAPHIE 1994 : Des amis perdus, poèmes en deux langues, Éditions Marin Barleti [archive], Tirana 1998 : Ma légende, roman, préface d'Ismail Kadaré, L'Harmattan, Paris (ISBN 2-7384-6657-5) 2001 : A toi, si jamais?, peintures de Serge Giakonoff, Éditions de l'Envol, Forcalquier (ISBN 2-909907-72-4) 2004 : Nietzsche et Dostoïevski : éducateurs!, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 978-2-915741-05-6) 2006 : Dialogues et récits d?éducation sur la différence, en collaboration avec Mireille Cifali, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 978-2-915741-09-4) 2007 : Confessions des lieux disparus, préface d'Amélie Nothomb, Éditions de l'Aube, La Tour-d'Aigues (ISBN 978-2-7526-0511-5), sorti en 2008 en livre de poche (ISBN 2752605110) et réédité en 2010 par les Éditions Ovadia (ISBN 978-2-915741-97-1), prix Pittard de l'Andelyn en 2008. 2008 : An verschwundenen Orten, traduction de Katja Meintel, Éditions Limmat Verlag [archive], Zürich (ISBN 978-3-85791-597-0) 2008 : le courage, notre destin, récits d'éducation, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 9782915741087) 2008 : Littérature & savoir, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 978-2-915741-39-1) 2011 : Amours au temps du communisme, Fayard, Paris (ISBN 978-2-213-65581-9) 2016 : Vers l'impossible, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 978-2-36392-202-1) 2017 : Dix-sept ans de mensonge, BSN Press, (ISBN 978-2-940516-74-2)
CLUB DU LIVRE : http://www.club-livre.ch#bessa_myftiu REPORTAGE SUISSE ROMANDE : http://reportage-suisse-romande.ch/
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