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André Markowicz (Traducteur)Francis Marmande (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
ISBN : 2868697992
Éditeur : Actes Sud (25/02/1992)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 360 notes)
Résumé :
Publié en 1864 Les Carnets du sous-sol, longtemps méconnu, est pourtant un texte central dans l'oeuvre de Dostoïvski.
Seul dans son "souterrain" un homme parle et parle encore. A l'instar du monde, le mouvement de sa parole, inquiet, exalté, jamais ne s'arrête. Cet homme parle de lui et dit la haine, la solitude, l'humiliation. Il parle de meurtre.
On trouvera dans Les Carnets du sous-sol comme une épure des thèmes essentiel de l'oeuvre.
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
PhilippeCastellain
  04 janvier 2017
Un jour qui devait être particulièrement sombre, Dostoïevski décida de dépeindre l'homme le plus abject qu'il puisse imaginer.
Voila comment on pourrait résumer le Sous-sol. L'homme que Dostoïevski imagina n'est pas un assassin, ni même un petit criminel. C'est un être infect et méprisable en tout point. Un anonyme, à qui personne ne s'est jamais intéressé et ne s'intéressera jamais. Totalement insignifiant. Sa seule façon d'exister, c'est d'enquiquiner les autres. Il ne conçoit pas l'existence autrement.
Pour lui, le fait d'avoir mal aux dents est une jouissance : cela lui donne une bonne raison de se plaindre, de gémir et d'empêcher les autres de dormir. L'amitié ou l'amour, pour lui cela n'a qu'une seule signification, et il le revendique fièrement : c'est accepter d'être torturé moralement par l'autre. On l'évite comme on évite une crotte de chien sur le trottoir. Et même cela lui procure une forme de jouissance.
Forcément, il y a une prostituée avec un visage un visage un peu enfantin. On est dans Dostoïevski. Et la façon dont il va se comporter avec elle est… Plus basse encore que ce qu'on est en droit d'attendre.
Dostoïevski a-t-il eu besoin de creuser profondément dans l'âme humaine pour composer son personnage ? Non. En fait il a plutôt tout enlevé. Et simplement laissé un égoïste dans la solitude au milieu des hommes.
Et pourtant même cet homme-là peut espérer son rachat, nous dit la fin. S'il se repend au plus profond de lui-même. Et si on accepte cette interprétation, alors ce livre représente probablement l'apogée de ce courant étrange et torturé que fut l'existentialisme chrétien...
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zohar
  18 mars 2011
Souterrain, certes ! Mais incroyablement bavard. « Les carnets du sous-sol » est comme un long monologue intérieur où l'écrivain russe défie l'homme dans ses comportements admis, et ses repères moraux et/ou sociaux.
«Je suis un homme repoussoir, voilà ce que je suis.», écrit Dostoïevski dans ses carnets ! Pour cause, son anti-héros (un petit fonctionnaire) est un homme mesquin et méprisant.
Emmarbré dans son sous-sol, et derrière une méchanceté sans borne, ce dernier déverse tout son fiel et ses angoisses contre l'espèce humaine.
Par sa franchise et sa subjectivité haineuse, il ne voit que des actions tendancieuses derrière les actes gratuits : tout son comportement découle de cette idée là !
Homme plat et sans relief, il se croit pourtant supérieur aux autres : « je suis seul, mais eux, ils sont tous ». En effet, dans sa quête de dévalorisation, notre anti-héros montre sa colère envers « les hommes d'action » : ceux qui vivent leur vie et agissent sans réfléchir.
En revanche, « l'homme de conscience » comme lui, est celui qui pense : trouvant dans la connaissance des raisons pour ne pas agir !
Parallèlement au thème de la conscience, le narrateur expose, également, dans les carnets du sous-sol, son deuxième grand thème : la raison ! le narrateur se révolte aussi contre le déterminisme au nom duquel l'homme essaie toujours d'expliquer ses actions sous l'égide des lois de la raison. Convaincu de son destin d'exception, l'anti-héros du roman de Dostoïevski, est un personnage qui doute (un doute omniprésent) et par corrélation, il ne peut comprendre les autres vu son conflit intérieur qui le ronge déjà.
Dostoïevski nous montre dans ce roman son grand talent en matière de psychologie. C'est un texte violent et tranchant dont les pages ouvriront la voie aux plus grands maîtres de la littérature contemporaine, notamment Kafka.
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taktic66
  14 novembre 2012
Le premier grand écrit de dostoievski qui rompt avec ses anciennes amours. Dostoieski a certe ouvert la porte à des grands écrivains, à des grands philosophes. Ce livre se lit comme un traité philosophique où D. par le biais de l'homme du sousol critique les idéologies (l'homme de nature de rousseau, le beau/sublime de schiller et kant, le déterminisme ) le seul écrit de D. où l'espoir s'est enfui, la prostitué aurait bien pu jouer le role de redemptrice comme lisa pour Raskolnikov... pourtant il n'en est rien... il y a un moment pour croire et d'autres...
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Joualvert
  10 août 2016
Un homme solitaire et isolé écrit ses pensées et ses souvenirs. Dans un premier temps, il expose des raisonnements philosophiques qui m'ont émerveillé par leur portée et leur pertinence. Il disserte notamment sur le libre arbitre, sujet encore loin d'être élucidé de nos jours. Ensuite, il raconte des épisodes pénibles de sa vie, avec toute la force de cette écriture viscérale que l'on connaît au véritable auteur de ce texte. Son personnage perçoit tout le pathétique de ses actions mais ne peut agir autrement. Ce trait de caractère magnifié à l'extrême chez lui illustre bien, je trouve, ce que plusieurs doivent vivre à des degrés moindres. On le voit, c'est un être tourmenté qui a écrit ces lignes. Il rappelle le personnage du ''Rêve d'un homme ridicule'', mais le présent livre est venu me chercher davantage.
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Hammerklavier
  17 avril 2014
Lucide :
Le discours initial (la première partie du livre) présente la vision d'un homme a la première personne qui s'est retiré dans "son sous-sol", il rumine mais il ne geint pas. Je l'ai trouvé d'une lucidité éclatante, noire aussi, mais convaincante.
Il me semble que le processus qui a acculé ce personnage au fond de son trou est l'absence du désir de vengeance. Vengeance porté par l'homme d'action spontanée (son anthitèse) comme l'oeuvre de la justice. Cet homme ne s'excuse rien, alors il amasse autour de lui "une sorte de fange mortifère, un genre de boue mal-odorante qui vient composer ses doutes, ses inquiétudes et , pour finir, les crachats que lui envoient les hommes d'action spontanées qui l'entourent gravement comme ses tyrans ou ses juges, le couvrent, riant à gorge déployée, de ridicule."
Dur. et pourtant, il en tire une satisfaction, "l'essence d'une jouissance bizarre" et cela est je crois en rapport à ce fameux mur, le mur des lois naturelles, le mur du 2+2=4, le mur contre lequel s'écrase l'homme d'action spontané qui se résigne, puisque son oeuvre de justice, sa vengeance, ne peut que s'y briser. de son sous-sol, Son discours prend de la hauteur et semble survoler la "comédie humaine". L'homme qui ne s'excuse rien a cette liberté, disons cette volonté, de ne pas être fait de la substance de ceux qui se cognent sur le mur de la réalité. Une volonté puissante certes, mais qui le force a ne plus agir.
ne plus agir :
L'homme du sous-sol nous délivre a la suite de son premier monologue, les carnet qui sont, les mémoires d'une époque où il arpentait encore la surface, parmi les hommes d'actions spontanées (surface couverte de neige mouillées) ; et nous le voyons alors stopper sa ronde, s'immobiliser dans la foule, et entamer sa descente, alors qu'autour de lui, le monde s'amuse (ces anciens camarades de classes) ou espère (la jeune prostituée), subit (le valet) ou exerce un pouvoir (Le militaire qu'il tentera de frapper de l'épaule). Car L'homme du sous-sol est quelqu'un qui ne se soumet pas, qui ne se soumet à rien, (pas même au 2+2=4), alors il s'élève contre l'autre pour monter qui il est. C'est le chercheur d'une vérité qu'il veut faire éclater au grand jour, dont il se sert comme d'un miroir dresser sur le visage de l'autre, pour lui montrer son ricanement, son pouvoir pitoyable, sa beauté éphémère, sa lâcheté dans sa soumission.
Mais qu'a-t-il à gagner. ? Une honnêteté vis-à-vis de lu même, lui permettant de se libérer d'une vengeance personnelle quant à sa condition ? Au prix de la solitude et des ténèbres, a macérer dans la bile et avec son foie malade.
La toute fin du texte nous laisse avec cet homme qui en en est venu à descendre lui même, pour ainsi dire volontairement, mais non sans douleur les marches de son caveau, quittant la surface pour trouver le seul espace possible lui permettant d'exercer son art de la vérité. Heureusement (c'est la petite lumière dont je craignais l'absence), au-delà de la surface, un narrateur nous met en garde. Car bien que l'homme du sous-sol nous dit qu'il écrit en ces dernières pages la fin de son carnet, ce narrateur nous informe que « c'était plus fort que lui, il a continué… ».
J'ai compris cela comme une invitation à le laisser avec sa bile, le laisser tranquille tandis qu'il mange son propre foie, le lasser faire son travail de souris depuis son royaume de morts, ramassant les détritus de l'humanité, pour les concasser et faire éclater au grand jour toutes la misérable condition de notre existence. Il reste alors toute la tension de la lecture de ce texte, c'est a dire le questionnement qui émerge de cette lucidité écrasante face à l'envie de vivre.
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Citations et extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
papillon_livres30papillon_livres30   28 mars 2010
Laissez-nous seuls, sans les livres, et nous serons perdus, abandonnés, nous ne saurons pas à quoi nous accrocher, à quoi nous retenir; quoi aimer, quoi haïr, quoi respecter, quoi mépriser?
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YANCOUYANCOU   07 mai 2016
Je sentait bien que mon discours était lourd, maniéré, livresque même, mais je ne connaissais rien d'autre, moi, que les "livres". Ce n'était pas cela qui me gênait ; je le sentais bien, j'en avais l'intuition, que je serais compris, et c'est ce côté "livre" qui m'aiderait le mieux. Mais là, une fois l'effet atteint, j'ai brusquement pris peur. Non, jamais, jamais encore je n'avais été le témoin d'un désespoir pareil ! Elle gisait de tout son long, le visage enfoncé dans un coussin, elle l'étreignait de ses deux bras crispés. Sa poitrine éclatait de l'intérieur. Tout son jeune corps était parcouru de frisson, comme de convulsions. Les sanglots étouffés qui lui pesaient sur la poitrine la déchiraient et jaillissaient soudain au-dehors par des cris, presque des hurlements. Alors, c'est son coussin qu'elle serait encore plus ; elle ne voulait pas que quelqu'un dans la maison, non, pas âme qui vive, puisse découvrir ses tortures et ses larmes. Elle mordait son coussin, elle s'était mordu le bras jusqu'au sang (cela, je l'ai su plus tard) ou bien, en s'accrochant les doigts dans ses nattes défaites, elle restait figée, dans cet effort, en retenant son souffle et en se mordant les lèvres. Je voulais lui dire je ne sais quoi, l'implorer de se calmer, mais j'ai senti que je n'oserais jamais, et, tout d'un coup, moi-même, comme sous l'effet d'un choc, on aurait dit sous l'effet de l'épouvante, je me suis agité, à tâtons, pour ramasser mes affaires, je voulais filer. Il faisait noir ; j'avais beau essayer, ça me prenait du temps. Soudain, je suis tombé sur une boîte d'allumettes, un bougeoir, avec une bougie toute neuve. À peine avais-je éclairé la chambre, Lisa a bondi d'un seul coup, elle s'est assise, une sort de grimace lui déformait le visage, un sourire à demi fou, elle me regarda avec des yeux presque privés de sens. Je me suis assis à côté d'elle, je lui ai pris les mains ; elle est revenue à elle, elle s'est jetée sur moi - elle a voulu m'étreindre mais elle n'a pas osé, et, tout doucement, elle a penché la tête."
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enkidu_enkidu_   05 février 2018
Mesdames les fourmis ont commencé avec la fourmilière, elles finiront dans doute avec la fourmilière, ce qui fait honneur à leur constance et à leur caractère positif. Mais les hommes sont des créatures frivoles et pas jolies-jolies, et, comme le joueur d’échecs, peut-être, ils n’aiment que le processus qui mène au but, et non le but en tant que tel. Et, qui sait (on n’en jurerait pas), peut-être tout notre but en ce monde, ce but vers quoi l’humanité tend tellement, ne tient-il justement que dans le caractère continuel du processus de sa conquête, en d’autres mots – que dans la vie elle-même et non à proprement parler dans le but, lequel, cela est évident, ne doit être rien d’autre qu’un deux et deux font quatre, c’est-à-dire une formule, car deux et deux font quatre, ce n’est déjà plus la vie, messieurs, mais le début de la mort. Du moins les hommes ont-ils toujours eu peur, d’une façon ou d’une autre, de ce deux et deux, comme j’en ai peur moi-même à l’instant où j’écris. Supposons que les hommes ne fassent que rechercher ces deux et deux, qu’ils traversent les océans, qu’ils sacrifient leur vie dans cette recherche, mais – les trouver, les trouver pour de vrai, je vous le jure, ils en ont un peu peur. Ils sentent bien que dès qu’ils les auront trouvés, ils n’auront plus rien à chercher. Les ouvriers, à la fin de leur travail, reçoivent au moins de l’argent, ils peuvent faire un tour au bistro, se retrouver au poste – et voilà une semaine bien remplie. Mais les hommes, où peuvent-ils aller ? Au moins, chaque fois, remarque-t-on chez eux comme un malaise quand ils atteignent ce genre de buts. Ils aiment l’action d’atteindre, mais, le fait même – ils ne l’aiment pas du tout, ce qui, bien sûr, est terriblement drôle. Bref, les hommes sont conçus d’une façon comique: il y a sans doute là comme une espèce de calembour. Mais deux et deux font quatre reste quand même résolument insupportable. Deux et deux font quatre, mais c’est, à mon avis, si je puis me permettre, un sarcasme pur et simple. Deux et deux se pavane comme un coq, se dresse au milieu de votre route, les mains sur les hanches, et reste là à vous cracher dessus. Je vous accorde que deux et deux est une chose excellente; mais tant qu’à tout louer, c’est deux et deux font cinq qui peut être un engin combien plus adorable.

D’où vient que vous êtes si fermement, si triomphalement persuadés que seuls le positif et le normal – bref, en un mot, le bien-être – sont dans les intérêts des hommes ? Votre raison ne se trompe-t-elle pas dans ses conclusions ? Et si les hommes n’aimaient pas seulement le bien-être ? Et s’ils aimaient la souffrance exactement autant ? Si la souffrance les intéressait tout autant que le bien-être ? Les hommes l’aiment quelquefois, la souffrance, d’une façon terrible, passionnée, ça aussi, c’est un fait. Ce n’est même plus la peine de se rapporter à l’histoire du monde ; posez-vous la question vous-même si seulement vous êtes un homme et si vous avez un tant soit peu vécu. Quant à mon opinion personnelle, aimer seulement le bien-être, ça me paraît presque indécent. Que ce soit bien ou mal, mais casser quelque chose, c’est parfois très plaisant. Car ce n’est pas la souffrance, au fond, que je défends ici, et pas non plus le bien-être. Ce que je défends, c’est... mon caprice, le fait qu’il me soit garanti quand j’en ressentirai le besoin. (pp. 48-49)
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dibordediborde   14 octobre 2011
Je le répète, je répète et j’insiste : les hommes spontanés, les hommes d’action sont justement des hommes d’action parce qu’ils sont bêtes et limités. Comment j’explique cela ? Très simple : c’est cette limitation qui leur fait prendre les causes les plus immédiates, donc les causes secondaires, pour des causes premières ; ainsi parviennent-ils plus facilement et plus vite que les autres à se convaincre d’avoir trouvé la base indubitable de leur affaire – et ça les tranquillise ; et c’est là l’essentiel. Parce que, pour se mettre à agir, il faut d’abord avoir l’esprit tranquille, il faut qu’il n’y ait plus la moindre place pour les doutes. Mais, par exemple, moi, comment ferais-je pour avoir l’esprit tranquille ? Pour moi, où sont-elles donc, les causes premières qui me serviront d’appui, où sont les bases ? D’où est-ce que je les prendrais ? Je m’exerce à penser ; par conséquent, chez moi, toute cause première en fait immédiatement surgir une autre, plus première encore, et ainsi de suite jusqu’à l’infini. Telle est l’essence de toute conscience et de toute pensée.
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wiggybiswiggybis   19 septembre 2013
Vous vantez votre conscience, mais vous n'êtes capable que d'hésitation, car bien que votre intelligence travaille, votre coeur est sali par la débauche ; or, si le coeur n'est pas pur, la conscience ne peut être clairvoyante, ni complète.
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Videos de Fiodor Dostoïevski (63) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fiodor Dostoïevski
http://www.club-livre.ch#Bessa_Myftiu Interview de Bessa Myftiu réalisée par le Club du Livre en partenariat avec Reportage Suisse Romande
Bessa Myftiu, née à Tirana, est une romancière, poète, conteuse, essayiste, traductrice, critique littéraire, journaliste, scénariste et actrice établie à Genève, en Suisse romande, de nationalité suisse et albanaise. Pour commander un ouvrage de Bessa Myftiu : En SUISSE : https://www.payot.ch/Dynamics/Result?acs=¤££¤58REPORTAGE SUISSE ROMANDE36¤££¤1&c=0&rawSearch=bessa%20myftiu En FRANCE : https://www.fnac.com/SearchResult/ResultList.aspx?SCat=0%211&Search=bessa+myftiu&sft=1&sa=0
Fille de l'écrivain dissident Mehmet Myftiu, Bessa Myftiu fait des études de lettres à l'université de Tirana et par la suite elle enseigne la littérature à l'université Aleksandër Xhuvani d'Elbasan. Elle devient ensuite journaliste pour le magazine littéraire et artistique albanais La scène et l'écran. Elle émigre en Suisse en 1991 et s'établit à Genève dès 1992, passant son doctorat et devenant enseignante à l'université de Genève en faculté des Sciences de l'éducation, tout en poursuivant en parallèle ses activités dans les domaines de l'écriture et du cinéma. Depuis 2013, elle enseigne à la Haute École Pédagogique de Lausanne. Elle est par ailleurs membre de la Société Genevoise des Écrivains BIOGRAPHIE 1994 : Des amis perdus, poèmes en deux langues, Éditions Marin Barleti [archive], Tirana 1998 : Ma légende, roman, préface d'Ismail Kadaré, L'Harmattan, Paris (ISBN 2-7384-6657-5) 2001 : A toi, si jamais?, peintures de Serge Giakonoff, Éditions de l'Envol, Forcalquier (ISBN 2-909907-72-4) 2004 : Nietzsche et Dostoïevski : éducateurs!, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 978-2-915741-05-6) 2006 : Dialogues et récits d?éducation sur la différence, en collaboration avec Mireille Cifali, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 978-2-915741-09-4) 2007 : Confessions des lieux disparus, préface d'Amélie Nothomb, Éditions de l'Aube, La Tour-d'Aigues (ISBN 978-2-7526-0511-5), sorti en 2008 en livre de poche (ISBN 2752605110) et réédité en 2010 par les Éditions Ovadia (ISBN 978-2-915741-97-1), prix Pittard de l'Andelyn en 2008. 2008 : An verschwundenen Orten, traduction de Katja Meintel, Éditions Limmat Verlag [archive], Zürich (ISBN 978-3-85791-597-0) 2008 : le courage, notre destin, récits d'éducation, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 9782915741087) 2008 : Littérature & savoir, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 978-2-915741-39-1) 2011 : Amours au temps du communisme, Fayard, Paris (ISBN 978-2-213-65581-9) 2016 : Vers l'impossible, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 978-2-36392-202-1) 2017 : Dix-sept ans de mensonge, BSN Press, (ISBN 978-2-940516-74-2)
CLUB DU LIVRE : http://www.club-livre.ch#bessa_myftiu REPORTAGE SUISSE ROMANDE : http://reportage-suisse-romande.ch/
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