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Henri Mongault (Autre)Louise Desormonts (Autre)Claude Roy (Autre)
ISBN : 2070369250
Éditeur : Gallimard (15/03/1977)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 133 notes)
Résumé :
La maison des morts, c'est le bagne de Sibérie où Dostoïevsky a purgé comme condamné politique une peine de quatre années de travaux forcés et de six ans de " service militaire ". Mais la maison des morts, c'est aussi le Goulag. La Russie de Dostoïevsky est déjà celle de Staline, de Beria, de Vychinsky, des grands procès où les accusés rivalisent devant leurs procureurs de contrition et d'aveux. Comme l'écrit Claude Roy, " la Russie d'hier et la Russie moderne sont ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Ecrits-slaves
  29 juin 2008
Dostoievski, est arreté en 1849 pour avoir fréquenté des cercles révolutionnaires (contre le Tsar Nicolas Ier). Il est envoyé, après une mise en scène d'execution capitale, dans un bagne de Sibérie pendant 4 ans. le livre raconte donc sous forme de notes la vie du camp, l'organisation qui y règne, les bourreaux, la faim, le travail forcé...
Il est particulierement important pour tout lecteur assidu de Dostoievski de lire ce livre. Outre son intérêt historique et son caractère autobiographique, cette oeuvre a surtout marqué un tournant dans la vie littéraire de l'auteur. En effet, au retour du bagne, Dostoievski s'éloigne des cercles révolutionnaires et devient un profond croyant (en Dieu comme en l'âme russe). Il devient conservateur et commence à développer réellement ce qui fera son génie...
L'idée que celui qui est reconnu comme l'un des plus grands génies de la littérature russe (cortège funéraire suivi par 30 000 personnes) ait pu vivre un tel enfer, dans un tel dénuement ... et qu'il ait pu dans cette souffrance, trouver matière à élaborer tant de chefs d'oeuvre sur l'âme humaine... Comment a-t'il pu garder amour et confiance envers son pays ? A quel moment précis s'est déroulée sa rencontre avec Dieu ?
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Henriette
  25 mai 2011
Beaucoup plus lumineux et léger que son thème (le journal d'un déporté en Sibérie...) ne pourrait le suggérer, ce roman autobiographique m'a surtout frappée par sa galerie de personnages hors du commun et sa succession d'anecdotes, parfois profondément tristes, parfois édifiantes, parfois franchement drôles.
Je m'attendais à la description féroce d'un cauchemar, avec matons sadiques, prisonniers qui s'entretuent, famine et maladies et au final, c'est un récit somme toute presque... banal, d'un quotidien répétitif, et qui illustre l'un des propos principaux (et grand sujet d'effarement de l'auteur), qui est que l'être humain est capable de s'adapter à absolument tout.
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Nikoz
  22 novembre 2016
Quel témoignage (déguisé) quelle expérience (pour le futur auteur)... Et quelle distance, tout de même, avec le Goulag... oui, les siècles qui avancent peuvent faire reculer...
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PascalMalosse
  06 mai 2019
A la lecture, on a l'impression de vivre auprès des détenus, de partager leur quotidien, leurs humeurs, on se surprend à rêver avec eux d'une simple liberté. A la fin, nous sommes, comme le narrateur ému, de quitter les compagnons de la douleur. Un des récits les plus authentiques de Dostoïevski, sans doute l'expérience qui a changé son écriture à jamais, ouvrant la voie aux grands chefs d'oeuvres plus tard,, tels Crime et Châtiments, les frères Karamazov et les Possédés
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Chasto
  30 juin 2016
Murs de silences sourds se faisant échos de ces secrets trop longtemps étouffés.
Journées de jardins oubliés, pas de graviers et de pensées furtives.
A lire avec découverte et curiosité.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
PeteplumePeteplume   28 janvier 2012
La tyrannie est une habitude douée d'extension, elle peut se développer. devenir à la longue une maladie.Je soutiens que le meilleur des hommes peut, grâce à l'habitude, s'endurcir jusqu'à devenir une bête féroce. Le sang et la puissance enivrent, engendrent la brutalité et la perversion, si bien que l'âme et l'esprit deviennent accessibles aux jouissances les plus anormales.
...
Chose étrange, tous les bourreaux qu'il m'a été donné de voir donnaient l'impression d'individus intelligents, beaux parleurs, doués d'un amour-propre excessif. L'orgueil avait-il grandi en eux pour résister au mépris général, s'était-il fortifié par la peur qu'ils inspiraient à leurs victimes, par le sentiment de leur pouvoir sur elle?
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NikozNikoz   22 novembre 2016
Il m'est venu un jour à l'idée que si l'on voulait réduire un homme à néant, le punir atrocement, l'écraser tellement que le meurtrier le plus endurci tremblerait lui-même devant ce châtiment et s'effrayerait d'avance, il suffirait de donner à son travail un caractère de complète inutilité, voire même d'absurdité.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   07 décembre 2013
Sans travail, sans lois, sans rien qui lui appartienne en propre, l'homme n'est plus lui-même, il s'avilit, il redevient une bête.
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KirsikkaKirsikka   09 janvier 2016
Il m'est venu un jour à l'idée que si l'on voulait réduire un homme à néant, le punir atrocement, l'écraser tellement que le meurtrier le plus endurci tremblerait lui-même devant ce châtiment et s'effrayerait d'avance, il suffirait de donner à son travail un caractère de complète inutilité, voire même d'absurdité.
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Luna26275Luna26275   03 septembre 2017
L'homme est une créature qui s'habitue à tout, et je pense que c'est là sa meilleure définition.
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Videos de Fiodor Dostoïevski (62) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fiodor Dostoïevski
http://www.club-livre.ch#Bessa_Myftiu Interview de Bessa Myftiu réalisée par le Club du Livre en partenariat avec Reportage Suisse Romande
Bessa Myftiu, née à Tirana, est une romancière, poète, conteuse, essayiste, traductrice, critique littéraire, journaliste, scénariste et actrice établie à Genève, en Suisse romande, de nationalité suisse et albanaise. Pour commander un ouvrage de Bessa Myftiu : En SUISSE : https://www.payot.ch/Dynamics/Result?acs=¤££¤58REPORTAGE SUISSE ROMANDE36¤££¤1&c=0&rawSearch=bessa%20myftiu En FRANCE : https://www.fnac.com/SearchResult/ResultList.aspx?SCat=0%211&Search=bessa+myftiu&sft=1&sa=0
Fille de l'écrivain dissident Mehmet Myftiu, Bessa Myftiu fait des études de lettres à l'université de Tirana et par la suite elle enseigne la littérature à l'université Aleksandër Xhuvani d'Elbasan. Elle devient ensuite journaliste pour le magazine littéraire et artistique albanais La scène et l'écran. Elle émigre en Suisse en 1991 et s'établit à Genève dès 1992, passant son doctorat et devenant enseignante à l'université de Genève en faculté des Sciences de l'éducation, tout en poursuivant en parallèle ses activités dans les domaines de l'écriture et du cinéma. Depuis 2013, elle enseigne à la Haute École Pédagogique de Lausanne. Elle est par ailleurs membre de la Société Genevoise des Écrivains BIOGRAPHIE 1994 : Des amis perdus, poèmes en deux langues, Éditions Marin Barleti [archive], Tirana 1998 : Ma légende, roman, préface d'Ismail Kadaré, L'Harmattan, Paris (ISBN 2-7384-6657-5) 2001 : A toi, si jamais?, peintures de Serge Giakonoff, Éditions de l'Envol, Forcalquier (ISBN 2-909907-72-4) 2004 : Nietzsche et Dostoïevski : éducateurs!, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 978-2-915741-05-6) 2006 : Dialogues et récits d?éducation sur la différence, en collaboration avec Mireille Cifali, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 978-2-915741-09-4) 2007 : Confessions des lieux disparus, préface d'Amélie Nothomb, Éditions de l'Aube, La Tour-d'Aigues (ISBN 978-2-7526-0511-5), sorti en 2008 en livre de poche (ISBN 2752605110) et réédité en 2010 par les Éditions Ovadia (ISBN 978-2-915741-97-1), prix Pittard de l'Andelyn en 2008. 2008 : An verschwundenen Orten, traduction de Katja Meintel, Éditions Limmat Verlag [archive], Zürich (ISBN 978-3-85791-597-0) 2008 : le courage, notre destin, récits d'éducation, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 9782915741087) 2008 : Littérature & savoir, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 978-2-915741-39-1) 2011 : Amours au temps du communisme, Fayard, Paris (ISBN 978-2-213-65581-9) 2016 : Vers l'impossible, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 978-2-36392-202-1) 2017 : Dix-sept ans de mensonge, BSN Press, (ISBN 978-2-940516-74-2)
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