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EAN : 9782742701872
Éditeur : Actes Sud (14/12/1993)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Polzounkov - qui met en scène un bouffon revendicateur et ridicule - s'inscrit dans une vaste entreprise de retraduction de l'intégrale de Dostoïevski. Tel qu'on le lisait jusqu'ici en traduction, Dostoïevski paraissait avoir écrit comme un romancier français du XIXème siècle. "Les traducteurs, écrit André Markowicz, ont toujours amélioré son texte, ont toujours voulu le ramener vers une norme française. C'était, je crois, un contresens, peut-être indispensable dans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
latina
  22 décembre 2015
Personne n'égale Dostoievski lorsqu'il se met à décrire un de ses personnages. La présentation, par le narrateur, de Polzounkov ne déroge pas à la règle : faux, flatteur, ridicule, « emprunteur perpétuel », une « lavette », en somme. Je me suis donc régalée durant les premières pages de ce récit très court (20 pages) et me suis retrouvée au temps de mes études, lorsque j'avais étudié « Crime et châtiment » qui m'avait plongée dans une extase littéraire.

Mais la suite (heureusement très courte, je le répète) m'a fait regretter cette lecture.
Il faut dire que la maison d'édition Babel s'est lancée dans les années 90 dans la retraduction des oeuvres de Dostoïevski, qui jusque là paraissaient écrites par un romancier français du 19e siècle, tellement elles avaient été édulcorées. Ici, rien de tout cela : le traducteur s'est attaché à reproduire l'oralité, la « haine de l'élégance », « l'intonation qui crée l'atmosphère ».

En effet. Et c'est ce qui m'a perdue. Ce Polzounkov, monté sur une chaise, se lance dans une diatribe ridicule narrant un fait auquel il a pris part. Une espèce de farce mêlant chantage, trahison, argent, promesse de mariage rompue. Je serais incapable de vous en dire plus parce que...je n'ai pas tout suivi ! Non, je suis restée à la traîne, perdue dans les élucubrations puissantes et grotesques de ce fantoche.

Littérature de l'oralité ? Oui ! Ici, oui ! Je verrais d'ailleurs ce Polzounkov parfaitement à l'aise sur une scène de théâtre. Et j'irais sans hésiter l'applaudir.
Mais la lecture a été pénible. J'en rougis encore.
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seblac
  03 mai 2016
Polzounkov est une très courte nouvelle faisant partie de ce qu'on pourrait appeler les écrits de jeunesse de Fiodor Dostoïevski. Écrite en 1847, elle parut l'année suivante dans l'almanch illustré publié par I. Panaiev et N. Nekrassov.
Ce court récit, s'ouvre sur une description d'Ossip Mikhaïlytch Polzounkov. Un personnage qui tient vraiment tout du bouffon, terme qui lui va comme un gant, tant dans son apparence que dans sa volonté de distraire son auditoire.
Un auditoire qui dans ce court récit va apprendre, pour sa plus grande surprise, que le bouffon Polzounkov a bien failli se marier…
Commence alors le récit de cette curieuse histoire dans laquelle Polzounkov se lie avec un certain Fièdossiéï Nikolaïtch qui fut l'un de ses chefs de bureau dans l'administration.
Un chef qui semble bien le traiter et même le considérer au point de lui ouvrir les portes de sa famille….mais c'est aussi un chef corrompu que Polzoukov va faire chanter et dénoncer.
Vient ensuite le temps de la réconciliation, des promesses...mais le premier avril il faut se méfier de tout et Polzounkov va l'apprendre à ses dépends.
Une nouvelle sympathique, sans plus, dans lequel on reconnaît bien sur le style très vif de Dostoievski. Un courte nouvelle dans laquelle on discerne assez nettement la volonté de l'écrivain de dénoncer la corruption et le fait que les corrupteurs et les canailles finissent par l'emporter. Une nouvelle surtout sur le mode de la farce. Ce n'est pas l'aspect que je préfère chez cet écrivain mais ce n'est pas sans intérêt non plus.
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Vidéo de Fiodor Dostoïevski
Hommage à Dostoïevski par Luc Durtin avec Madame Roubéssinski et Pierre Descaves. Première diffusion le 20 avril 1956 sur Paris Inter. Un grand russe du siècle : Fiodor Dostoïevski, auquel était rendu un hommage, en 1956, à l’occasion du 75ème anniversaire de sa mort, au Théâtre des Arts à Paris. Gens de théâtre, une belle voix russe, des comédiens interprétant des extraits de pièces (adaptation des romans : “L’éternel mari”, “Crime et châtiment”, et “Les frères Karamazov”…), oui, l’émission sera très théâtrale.
Thèmes : Littérature| Littérature Russe| Roman| Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Source : France Culture
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