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EAN : 9782818019153
240 pages
Éditeur : P.O.L. (02/01/2014)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Marie Marron avait toujours été un peur gourde.
Par toujours il faut entendre non pas depuis sa naissance, mais depuis ses premiers pas qu'elle avait faits vers l'âge de vingt mois car cette demoiselle, en plus d'ètre gourde était aussi remarquablement lente. Et quand Marie ne disait rien, on était à deux doigts de la croire morte.
Gustave Machin était un petit être plein de hargne qu'on aurait pu croire tout droit sorti d'une forêt maléfique. Mais il ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
kalimera
  13 novembre 2014
Gustave Machin est un con.
Un vrai, un authentique con, doublé d'un esprit de clocher, pourvu d'une hargne toute masculine, celle du con mâle égotiste, haut comme trois pommes à genoux, le nez merdeux et la calvitie portée haut les coeurs mais avec rancoeur.
Berk quoi.
Il rencontre une gourde aux gros seins et à l'esprit aussi vif qu'une brouette oubliée sur un tas de fumier.
Et bien sûr un con + une idiote ça fait des dégâts, c'est mathématique, logique, évident, imparable !
Et c'est jubilatoire, drôle et plein de verve.
On ressort le nez de ce petit roman vite lu, bien lu, avec un petit sourire narquois en pensant à la galerie de personnages tous plus déjantés les uns que les autres, une pêche d'enfer et la certitude que les romanciers français ne sont pas tous des cons infatués d'eux même.
Si si c'est vrai.
^^
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absolu
  08 juillet 2014
Si Marie, jeune fille un peu gourde, n'avait pas croisé le chemin de Gustave, un petit être plein de hargne qu'on aurait pu croire tout droit sorti d'une forêt maléfique, rien de tout ça ne serait arrivé. En fait, si Marie n'était pas devenue orpheline elle n'aurait jamais habité chez sa tante Hortense dans cette commune si petite que les habitants (et même Josette) finissent ratatinés, et, du coup n'aurait jamais croisé le chemin de Gustave. de ce fait, il n'aurait jamais essayé ce qu'il a essayé, n'aurait jamais entrepris de séduire la secrétaire du maire ni de commettre avec elle ce que peu de gens sur terre se permettraient de commettre. Il n'aurait pas atterri là où il a atterri, n'aurait pas croisé, puis décroisé les voeux d'une jeune religieuse, n'aurait pas tenté de faire de l'alambic de carottes pour transmettre son savoir.
Si Marie ne travaillait pas quelques heures au cabinet du dentiste de ladite commune, jamais l'on n'aurait entendu parler du fils de ce dernier, Maurice, étudiant une matière qui ne sert à rien et qu'il n'arrive même pas à expliquer : la philologie, ni de Maryse, sa mère, qui « avait passé sa vie à tout revoir à la baisse, c'était comme ça, » et qui finirait ratatinée au milieu de gens ratatinés dont les rêves avaient toujours été ratatinés, et puis voilà tout », et qui n'aurait pas fini elle non plus à l'Institut de Récupération (qui, au final ne récupérait que des ennuis depuis la rencontre de Gustave et Marie.)
L'on n'aurait pas plus entendu parler de Joséphine, l'ex-camarade d'amphithéâtre de Maurice, ni de son futur ex-petit ami Rudolph, ingénieur providentiel de son état, qui, faute de mieux, saccagera l'intérieur de tante Hortense aussi violemment qu'une bourrasque (elle qui ne supportait jusqu'alors pas le moindre courant d'air)
Et encore moins de Josette, la prostituée ratatinée entre une usine de poix et une cidrerie, qui, pour pas grand chose, ne disait jamais non, rendait service pour presque rien, et qui aimait la gentillesse et le fromage, mais surtout les pâtisseries.
Bref, si Marie Marron et Gustave Machin ne s'étaient pas rencontrés, ce « joyeux bordel » - pas si joyeux que ça, au final, où chacun passe de l'ombre à la lumière et réciproquement, où les rideaux tombent, où certains voiles se lèvent, et quand l'un jette l'ancre, l'autre prend le large – n'aurait jamais existé. Et c'eût été bien dommage.

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darcourt
  10 mars 2014
Excellent style, du souffle, de la clarté, de le dérision. Un vrai plaisir pour l'esprit. Mention spéciale à l'ingénieur providentiel (Rudolph) !
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estelleogier
  01 janvier 2015
Zone Critique vous invite à découvrir un conte burlesque imaginé par Julie Douard au titre énigmatique : Usage communal du corps féminin. Vous partagerez le destin de ses personnages gratinés en comprenant que « ces sortes d'êtres dévalent leur destin selon les rebondissements de la longue mégarde que fait leur vie » (Pascal Lainé, La dentellière).
Lien : http://zone-critique.com/201..
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critiques presse (4)
Lexpress   03 mars 2014
La folie douce du second roman de Julie Douard sied à merveille à cette peinture corrosive d'une petite communauté, quelque part entre Marcel Aymé et les meilleurs films de Jean-Pierre Mocky.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaLibreBelgique   04 février 2014
La jeune Julie Douard dans une comédie foldingue sur les gens ordinaires. Plongée dans le huis clos claustrophobe d’un village français.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Culturebox   24 janvier 2014
On rit très souvent et l'on suit avec délectation cette fable pleine de rebondissements, où l'on voit éclore une Marie Marron enfin débarrassée de sa gangue.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Liberation   15 janvier 2014
Julie Douard fait penser à la fois à Raymond Queneau et à Valérie Lemercier, en beaucoup plus politique, cependant.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
darcourtdarcourt   07 janvier 2014
"On s'en doute un peu, la vie de Marie Marron chez sa tante, la vieille Hortense, était franchement austère et monotone. Dans ces conditions, on comprend mieux comment la pauvre Marie, la grande Marron comme disait la buraliste qui lui vendait le tabac à rouler dont raffolait la tante, put ne serait-ce que daigner jeter un coup d'oeil à ce taré de Gustave Machin.
Taré, le mot est peut-être fort si l'on s'en tient à une conception purement génétique du personnage car, après tout, il n'y avait pas, dans la famille Machin, de défauts héréditaires tels qu'on pût expliquer par ce biais la monstruosité du petit Gustave. Evidemment, le problème pouvait venir d'un lointain aïeul dont on avait enterré jusqu'au souvenir. Mais il se pouvait aussi que le pensionnat dans lequel les parents Machin avaient placé leur fils lui avait appris la roublardise plus finement que le latin.
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Après l'enfance de Julie Douard aux éditions P.O.L. (Juin 2010)
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