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Citations sur Dark desire (3)

CyCy-71
CyCy-71   29 mai 2018
« Et à une nuit du Diable, il n’y avait pas si longtemps, où un garçon (moi) avait pourchassé une fille qui aurait pu être comme Rika dans un endroit comme l’hôtel que j’apercevais par la fenêtre en ce moment même.

Sauf qu’à la différence de ce soir ce garçon n’avait pas su s’arrêter. Il avait fait quelque chose qu’il n’aurait pas dû faire. »
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Marlene_lmedml
Marlene_lmedml   06 juillet 2018
La pluie était semblable à la nuit. On pouvait être une personne différente aussi bien dans l’obscurité que sous les nuages.

Je ne sais pas trop à quoi c’était dû. Peut-être que c’était l’absence de soleil et la façon dont ça aiguisait nos autres sens, ou le voile subtil qui dissimulait les choses à notre vue. Toujours est-il que certains gestes ou certains comportements n’étaient acceptables qu’à certaines heures. Retirer sa veste et remonter ses manches de chemise. Se servir un verre et se détendre. Rire avec ses amis et crier devant un match de basket à la télé.

Suivre dans les toilettes d’un pub une fille qu’on a baisé du regard pendant une heure et être gratifié d’un hochement de tête approbateur de la part de ses amis quand on en ressort.

Essayer de faire ça dans la journée avec la stagiaire du bureau. Non pas que j’aimerais jouir de la liberté de faire tout ce que je voudrais à n’importe quel moment. Les choses prenaient de la valeur lorsqu’elles étaient rares.
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Ninie067
Ninie067   19 juin 2018
La pluie était semblable à la nuit. On pouvait être une personne différente aussi bien dans l’obscurité que sous les nuages. Je ne sais pas trop à quoi c’était dû. Peut-être que c’était l’absence de soleil et la façon dont ça aiguisait nos autres sens, ou le voile subtil qui dissimulait des choses à notre vue. Toujours est-il que certains gestes ou certains comportements n’étaient acceptables qu’à certaines heures. Retirer sa veste et remonter ses manches de chemise. Se servir un verre et se détendre. Rire avec ses amis et crier devant un match de basket à la télé. Suivre dans les toilettes d’un pub une fille qu’on a baisée du regard pendant une heure et être gratifié d’un hochement de tête approbateur de la part de ses amis quand on en ressort. Essayez de faire ça dans la journée avec la stagiaire du bureau. Non pas que j’aimerais jouir de la liberté de faire tout ce que je voudrais à n’importe quel moment. Les choses prenaient de la valeur lorsqu’elles étaient rares. Mais chaque matin, lorsque le soleil se levait, le nœud dans mon estomac se resserrait sous le coup de l’impatience. La nuit allait retomber. Mon masque à la main, je me tenais sur le palier du premier étage, à regarder Rika, assise dans sa voiture. Elle avait la tête baissée. En dépit des trombes d’eau qui s’abattaient sur son parebrise, on pouvait voir son visage, éclairé par la lumière de l’écran de son portable. Je secouai la tête, les dents serrées. Elle n’écoute vraiment rien de ce qu’on lui dit. Je regardais la fiancée de mon meilleur ami finir de pianoter. Puis la lumière de l’écran s’éteignit et elle ouvrit sa portière, sortit de la voiture et se mit à courir sous la pluie battante. Je l’examinai attentivement. Yeux et tête baissés. Clés serrées dans son poing. Bras au-dessus de la tête pour se protéger de la pluie, bloquant son champ de vision. Totalement inconsciente. La victime parfaite. Je desserrai le harnais à l’arrière de mon masque (une tête de mort argentée) et l’enfilai. L’intérieur épousait de près les contours de mon visage. Tout autour de moi m’apparut comme dans un tunnel. Je ne pouvais voir que ce qui se trouvait droit devant moi. Une sensation de chaleur naquit dans mon cou, s’étendant jusque dans ma poitrine. J’inspirai une longue bouffée d’air frais, le cœur battant, en proie à une faim grandissante. Soudain, le bruit de la pluie, qui tombait en trombe dans l’allée dehors, envahit le dojo et la lourde porte en fer claqua au rez-de-chaussée.
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