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EAN : 9782757872727
Éditeur : Points (11/10/2018)
3.79/5   74 notes
Résumé :
Au fil de ses vingt-cinq ans au FBI, l'agent spécial John Douglas est devenu une légende vivante, considéré comme le premier profileur de serial killers. Il a suivi et résolu des dizaines de cas, dont le dernier lui a presque coûté la vie.
John Douglas est entré dans l'intimité et dans l'esprit de tueurs en série pour parvenir à établir leur profil et à les arrêter. Il a ensuite formé une nouvelle génération d'agents spéciaux et a notamment inspiré à Thomas H... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
3,79

sur 74 notes

Kirzy
  09 novembre 2018
Yes, un agent du FBI, précurseur du profilage dans les années 1970, une légende vivante qui a suivi et résolu des dizaines de cas, interviewé des wagons entiers de serial killers, inspiré à Thomas Harris le personnage de l'agent Jack Crawford dans le Silence des Agneaux ... oui, lui-même qui témoigne dans ce Mindhunter ... oui le Mindhunter de Netflix c'est lui, ou plutôt c'est à partir de ce bouquin que David Fincher a crée sa série ...
Je me frottais les mains, prête à passer une nuit blanche ... et ben loupé de chez flop !
Je me suis fait yèche comme ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Ça démarre tout mou avec le pourquoi du Monsieur est devenu profiler ... pff, balance ta came, John, moi je veux que ça saigne d'emblée, balance ta couenne #bourrine !
Et puis s'en suit en enfilade les affaires traitées par notre profiler star. On y retrouve les plus atroces des tueurs en série américains, d'Ed Kemper, l'ogre de Santa Cruz, spécialité démembrage, décapitation, viol post-mortem si possible de maman à la family Charles Manson.
Mais malheureusement, même si ça débite, viole, trucide, démembre à tour de bras, ça manque terriblement de chair, juste un os à ronger mais zéro vibration dans le palpitant. Tout est clinique, alphabétique, ripoliné sans aucun liant, sans fil directeur, sans vision . Au suivant comme dirait Jacques. On passe tristement d'une affaire à l'autre, certes avec plein de détails, et moi, j'ai tourné tristement pour finir par lire en diagonale. Le pire, c'est que comme le style est d'une terrible platitude, toutes les explications - qui auraient du être passionnantes sur les ressorts de ce job de psychologie criminelle - deviennent très simplistes, je n'ai pas eu l'impression d'apprendre grand chose, alors que ce John Douglas est forcément un être brillant au vu de sa carrière. Ouin ....
Lu dans le cadre du jury Prix Meilleur Polar des Lecteurs de Points 2018.
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Tatooa
  26 février 2020
Suite à un visionnage de vidéos sur M. Bourgouin (ou plutôt "contre", on va dire), dans lesquelles il est souvent question de ce livre, j'ai eu envie de le lire (et j'ai vu la saison 1 de la série il y a quelques temps déjà). Je me dois de préciser, vu les avis que je viens de parcourir, que ceci n'est pas un roman... C'est une autobiographie (Autobiographie et roman dans le même avis, ça ne veut simplement rien dire)... Tous les noms sont ceux de personnes existantes ou ayant existé.
Je ne suis pas déçue. Certes c'est extrêmement difficile à lire, car les cas décrits sont affreux. L'auteur en reste à une description "clinique" des faits, assez froide, et on n'a évidemment pas affaire à un roman thriller. Pas question d'entretenir un quelconque suspense.
L'auteur nous livre simplement son vécu. "Simplement", dans ce cas, reste relativement inimaginable pour le commun des mortels.
A peine si il évoque à demi-mots ses ressentis, sa peur pour ses propres enfants, le délitement de son mariage. Pourtant, à chaque fois, l'homme sous l'enquêteur n'est jamais loin, et j'ai bien apprécié de l'apercevoir de temps à autres, même si ça parait trop peu et trop distancié.
En fait, je ne vois pas comment il aurait pu écrire un livre objectif autrement...
A prendre pour ce que c'est, à savoir comment a pris naissance et s'est développé le département des sciences du comportement (qui ne s'appelle pas du tout comme ça) du FBI, quels criminels ils ont étudiés lors de ces enquêtes pour développer et affiner leurs profils, par un de ses initiateurs. C'est un homme habitué aux rapports d'enquêtes, aux résumés, aux synthèses, et c'est sous cette forme à peine améliorée qu'il présente ses conclusions (qui vont dans le sens des miennes, de celles d'Alice Miller et autres...). A savoir que certains esprits criminels sont définitivement irrécupérables, quoi qu'en pensent les utopistes bien pensants et moralisateurs qui n'ont jamais eu affaire à eux.
Quiconque en attendra autre chose sera forcément déçu.
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MELANYA
  13 juin 2021
Dans la tête d'un profileur  ? Une proposition qui ne pouvait que me tenter et je l'ai fait avec « Mindhunter : Dans la tête d'un profileur » (Editeur POINTS) de John Edward Douglas et Mark Olshaker - « Le livre qui a inspiré la série Netflix de David Fincher.» (série que je n'ai pas vue mais dont j'ai entendu parler).
L'américain John Edward Douglas est connu pour avoir été un ancien agent du FBI (pendant vingt-cinq ans) et l'un des premiers profileurs de serial killers, dont l'un d'entre eux, a failli lui coûter la vie. Il a également écrit d'autres ouvrages sur la psychologie des criminels.
On dit de lui qu'il entrait dans l'intimité et l'esprit des tueurs comme, par exemple, Charles Manson, Ted Bundy ou Ed Gein, dont il a permis l'arrestation. « Pour comprendre leur folie, il est devenu prédateur. Pour établir leur profil, il est devenu proie. »
Quant à Mark Olshaker, c'est un écrivain américain, qui a été l'auteur de nombreux best-sellers, surtout en co-écriture avec John Douglas.
Ce livre est dédicacé ainsi : « Aux lecteurs et aux femmes des unités de sciences du comportement et d'aide aux enquêtes du FBI, de Quantico, Virginie, camarades d'exploration, partenaires du voyage, d'hier et d'aujourd'hui.»
Pour débuter, on remarque que l'on emploie le nom de « profileur » ainsi que « profiler ». Lequel est le plus correct ? On dit d'un « profileur », que c'est une personne devant ébaucher le type de portrait psychologie d'une personne recherchée – qu'il est surtout formé dans les pays anglo-saxons. le nom de « profiler «, lui, ne se réfère à aucune source réelle et a été inventé pour la télévision.
A présent, le livre autobiographique de John Douglas : dans la « »Note des auteurs » il est écrit que « ce livre est le fruit d'un travail d'équipe .»
Dans cet ouvrage très dense, c'est un retour sur de multiples enquêtes où on a demandé à John Douglas d'établir un profil et il était capable de le faire si exactement (par exemple, donner à peu près l'âge – ses défauts – et, là où j'ai été bluffée, c'est quand il indique les vêtements, notamment un « veston croisé » ! Tout cela parce qu'il a compris la psychologie du meurtrier et ses gestes indiquant un état d'esprit….). Cela tient presque à de « la voyance « , pas celle d'une diseuse de bonne aventure mais plutôt à une véritable clairvoyance.
On découvre aussi, malheureusement, combien ce métier est nuisible à la vie de famille : toujours sur la brèche, prêt à démarrer au quart de tour au moindre appel et à n'importe quel endroit.
Ce qui a transformé sa carrière, a été le fait de se trouver « sous la tutelle d'agents légendaires tels que Howard Teten et Pat Mullany. » C'est ainsi qu'il a eu son « premier contact avec ce que l'on désignait sous le nom de science du comportement. »
On voit qu'il a fait « une grosse bourde après l'arrivée de Jerry Hogan qui a remplacé Herb Horse. » Ce qui lui a valu d'être convoqué chez Jerry à la suite de quoi Ray Byrne lui a dit : « Tu sais, John, Jerry Hogan t'apprécie vraiment beaucoup mais il doit te donner une petite leçon. Il te charge de la réserve indienne. C'était à l'époque des incidents de Wounded Knee et de la reconnaissance des droits des Indiens. » Une parenthèse dans son parcours.
Chapitre après chapitre, nous voyons non seulement des meurtres horribles, mais aussi les déductions avec des explications on ne peut plus détaillées qui nous laissent abasourdis surtout par l'horreur de certains événements et par la justesse du raisonnement du profileur.
Tout y est : retours sur la jeunesse de l'auteur (lui qui voulait devenir vétérinaire avec l'accord de sa mère : « Le nom de jeune fille de ma mère était Holmes, et a failli être mon deuxième prénom au lieu d'Edward qui est plus prosaïque. » …) - sa vie familiale – Histoire – psychiatrie – psychologie - politique – justice (peine de mort) - meurtres à profusion (comme les enquêtes) – bref, tout ce qui a fait dire à Jonathan Demme, réalisateur du Silence des Agneaux : « John E. Douglas en sait plus sur les tueurs en série que n'importe qui au monde. »
Un petit bémol, désolée, mais j'ai trouvé qu'il y avait quelques pages en trop, pas vraiment nécessaires après tous ces événements et explications. Mais c'est sans problème que j'ai apprécié ce livre.
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Bazart
  27 novembre 2018
Mindhunter que l'on peut voir sur Netflix n'est pas une série comme les autres.
Produite et réalisé par le génial David Fincher il y adapte l'essai d'un agent du FBI et précurseur du profilage à la fin des années 1970. Un thriller psychologique rigoureux et captivant.
On est en pleine plongée dans l'histoire (certes romancée) et la naissance de ce qu'est un profiler du FBI, du mariage entre la psychologie, la psychiatrie,la psychanalyse et l'investigation policière.
suite et concours sur le site
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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TelKines
  20 novembre 2018
Parmi la large liste de souhait de la Masse Critique d'octobre (et il y en avait du choix !), j'ai reçu ce livre. Je l'avais mis dans ma sélection, sans grande conviction, car j'avais déjà pu voir la première saison de la série éponyme. Série qui m'avait pas mal intrigué, bien jouée, malgré quelques longueurs.
Et là, pfiou ! Ceci est une biographie mais ça se lit comme un thriller sur des enquêtes menées par John Douglas, agent fédéral du Bureau et l'un des tous premiers profileurs au monde. Ce livre se laisse lire si facilement que c'en est à la fois très bon et très étrange au vu des faits qui nous sont relatés. C'est glauque, ça peut glacer les sangs, c'est froid et cruel… Et intéressant lorsqu'on suit les étapes de déduction !
John Douglas n'était pourtant pas parti pour faire ce genre de job dans sa jeunesse. Il pensait être véto (ce qui ravisait sa mère) mais ses études se sont mal passées, puis il a été dans l'armée où il a suivi des cours du soir sur la psychologie et pour, enfin, devenir agent du FBI où il a gravi les échelons. Et surtout il a intégré une cellule d'études de psychologie criminelle, toute nouvelle, où les agents se mettaient peu à peu à réfléchir comme les criminels (principalement des tueurs et/ou violeurs) qu'ils poursuivaient. En quelque sorte, pour le commun des mortels, cela revenait à agir comme des « sorciers » ! Car leurs déductions étaient (sont) souvent justes.
Et des crimes, en 25 ans, il en a suivi des centaines. Et il a permis d'en élucider des tas. John Douglas nous raconte alors plusieurs enquêtes qu'il a suivi, plusieurs criminels qu'il a aidé à placer derrière les barreaux et aussi les quelques serial killers qu'il a interrogé pour comprendre leur mode de fonctionnement. Car là est toute la méthode apprendre des tueurs eux-mêmes.
Il y a aussi quelque chose d'énorme dans la méthodologie des profileurs. Douglas et ses collègues pouvaient très bien ne pas avoir à se déplacer sur le terrain pour comprendre comment fonctionnait le criminel. En examinant des photos, en interrogeant les policiers en charge de l'affaire, ces profileurs pouvaient cerner le suspect sur son âge, sa vie sociale et professionnelle, sur ses activités, sa voiture. En gros, encore de la « magie ». En parlant voiture, à l'époque, dans les années 1970, il ne faisait pas bon avoir une Coccinelle !
Cependant, ce John Douglas n'est pas exempt de défauts. Malgré le fait d'être heureux en ménage, il a plutôt délaissé sa femme et ses enfants pour ses enquêtes. Et ça peut se comprendre, il veut retrouver des salopards pour probablement dormir l'esprit tranquille auprès de ceux qu'il aime. Mais bon… Aussi, cet homme est entièrement pour la peine de mort. Quand des mecs qu'il a pu faire arrêter se retrouvent avec cette sentence, il est assez « heureux » de la sentence finale.
Il a aussi mis en péril sa propre santé. Toujours en déplacement, en décalage horaire, sur le qui-vive, toujours en pleine tension, faisant peu de sport. Il se retrouve à faire une crise et à être dans le coma pendant plusieurs jours. Au point que l'on pensait qu'il n'aurait plus toutes ses facultés physiques et mentales. Mais il s'en remet bien.
Donc ce récit est prenant, particulièrement intéressant, sans non plus que ce soit trop scientifique ni technique (quoique cela soit un peu dommage). le découpage narratif est assez particulier mais il est aussi vivant : on a l'impression d'avoir face à soi une personne qui nous raconte sa vie et qui tout d'un coup se souvient d'un événement particulier, bifurque dans sa narration sur celui-ci, avant de revenir au sujet initial. C'est assez dynamique, même si on peut se perdre un peu dans les noms de tous les collègues et suspects.

Des petites remarques sur l'édition.
Une première en rapport avec la traduction (effectuée en 2017, j'ai vérifié). C'est trois fois rien mais cela m'a fait sortir de ma lecture. Dans le texte, on se retrouve avec une phrase suivante « a appelé le 17 ». Euh… mais pourquoi ne pas avoir laissé « 911 » ?! En tant que lecteur, on sait qu'on se trouve aux States. Avec un peu de culture, on est au courant que les ricains ne font pas le 17 (ou alors juste indiquer l'information par une note de bas de page). Donc voilà…Et dans une autre phrase le mot « franc » est utilisé en remplacement de « dollar ». Encore une fois, tout se déroule aux Etats-Unis donc autant se servir de la monnaie locale (même si le livre a été rédigé en 1995, que le franc avait encore cours)…
Ma deuxième remarque… le livre est divisé en chapitre avec des titres pour chacun d'entre eux (pas juste des numéros) mais aucun sommaire ! Ça, je dois avouer que ça m'énerve un tantinet à chaque fois qu'il y a cet « oubli » !
Merci à la Masse Critique de Babelio et aux éditions Points.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
MELANYAMELANYA   13 juin 2021
Aux lecteurs et aux femmes des unités de sciences du comportement et d’aide aux enquêtes du FBI, de Quantico, Virginie, camarades d’exploration, partenaires du voyage, d’hier et d’aujourd’hui.
Dédicace
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MELANYAMELANYA   13 juin 2021
Même recouverts par la terre entière, les crimes finissent par venir au jour.
William Shakespeare, Hamlet, acte 1, scène 2
Epigraphe
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MELANYAMELANYA   13 juin 2021
Le nom de jeune fille de ma mère était Holmes, et a failli être mon deuxième prénom au lieu d’Edward qui est plus prosaïque.
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TatooaTatooa   24 février 2020
Mes 25 années d'observation m'ont aussi montré que les criminels étaient plutôt "devenus" criminels que "nés" ainsi, ce qui signifie qu'à un moment ou à un autre, quelqu'un qui a exercé sur eux une influence profondément néfaste aurait pu, à la place, en exercer une profondément positive. Ma conviction est qu'en plus des moyens financiers et policiers, ce dont nous avons le plus besoin, c'est d'amour. Ce que je vous dis là n'est pas simpliste. C'est le coeur du problème.
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TelKinesTelKines   23 novembre 2018
En raison de la sauvagerie de ses crimes, Speck a fait l’objet de toutes sortes de spéculations de la part des médecins et des psychologues. On a dit au début qu’il avait un chromosome mâle ( Y ) supplémentaire, ce qui était considéré à l’époque comme augmentant l’agressivité et le comportement antisocial. Ce genre d’idées connaît régulièrement une certaine vogue. Il y a plus de cent ans déjà, les béhavioristes de l’époque utilisaient la phrénologie – c’est-à-dire l’étude de la forme et des bosses du crâne – pour prédire le caractère et les capacités intellectuelles des individus. Plus récemment, on a pensé qu’un tracé encéphalographique avec certains pics répétés était la preuve de troubles graves de la personnalité. L’hypothèse d’un chromosome Y supplémentaire pour expliquer l’agressivité est toujours d’actualité, mais de très nombreux hommes ont cette disposition génétique particulière et ce n’est pas pour autant qu’ils sont violents ou qu’ils font preuve d’un comportement antisocial. Et pour terminer, ajoutons que lorsqu’une étude approfondie a été menée sur Richard Speck, on s’est aperçu que son caryotype était parfaitement normal et qu’il n’avait pas de chromosome Y supplémentaire.
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