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Céline Schwaller (Traducteur)
EAN : 9782742765249
357 pages
Actes Sud (23/10/2006)
3.41/5   28 notes
Résumé :
Amantle accomplit son service national dans un dispensaire de brousse, du côté des superbes paysages du delta de l'Okavango. Affectée à des tâches subalternes, elle découvre une boîte contenant les vêtements d'une petite fille, couverts de sang. Il s'avère que ce sont ceux de la jeune Neo, disparue cinq ans plus tôt. La police avait classé l'affaire : "attaque par un lion, aucune trace de l'accident."
Véritable empêcheuse de danser en rond, Amantle va relance... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Zazaboum
  15 août 2022
Lecture commune d'un thriller botswanais proposée par Sallyrose pour coller au thème de la lecture thématique de l'été : polars africains.
Il y a effectivement une enquête mais elle est menée par la population et une jeune femme en service national dans un dispensaire de brousse. En rangeant un cagibi elle a retrouvé des vêtements de fillette, raides de sang séché. Elle va apprendre par la famille que cette enfant a disparu il y a quelques années, puis que les vêtements avaient disparus eux aussi et que l'enquête menée par la police n'en fut jamais une réelle ! Une chape de silence s'était abattue sur cette mort qui avait été classée comme un accident dû à un fauve !
Amantle s'est bien rendu compte que les habitants sont considérés comme de peu d'importance par les riches et le pouvoir et que la disparition de l'un deux ne génère qu'une indifférence qui va s'avérer de façade !
Le début du roman est proprement insoutenable parce que c'est quelque chose de réelle, révoltante et d'une violence inouïe, à la hauteur du mépris affiché pour le peuple !
Un thriller menée par des femmes, celles qui n'ont aucune valeur, celle qui veut les aider et faire surgir la vérité avec en parallèle celle qui aurait pu voir et comprendre ce qui se passait quand elle était enfant !
Même si le style n'est pas très travaillé, j'ai vraiment été touchée par ce roman qui dénonce et combat des pratiques rituelles de sorcellerie que l'on pourrait dire ordinaire ainsi que la corruption qui règne au plus haut niveau de la société !
Challenge Plumes Féminines 2022
Challenge Mauvais Genre 2022
Lecture Thématique POLAR juillet/août 2022 : Polars africains ou portés à l'écran
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Luneaucoeur
  18 avril 2021
Il y a des lieux sur terre où les humains découpent vivantes des jeunes filles prépubères pour s'assurer le succès de leurs ambitions, détourner le mauvais sort, assouvir leur fièvre de carnassiers.
Dans ce roman, Unity Dow, juge à la Cour suprême du Botswana, met en scène l'exécution d'un de ces "crimes rituels", l'omerta des autorités qui s'ensuit et le combat d'une poignée de femmes déterminées à faire la lumière sur cet acte de barbarie. L'auteur nous donne également un aperçu de la corruption qui sévit à tous les étages et de l'absurde médiocrité du système judiciaire.
La cruauté dénoncée ici suffit à insuffler à ce roman une valeur capitale, même si ni le style, ni l'intrigue, ne sont déployés avec un talent littéraire hors-norme.
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Sallyrose
  14 août 2022

Ce roman publié par Actes Sud - Actes noirs n'est pas à un polar à proprement parler.
S'il y a bien une enquête, elle est conduite par des civils à l'encontre de la police.
Nous sommes au Botswana et une petite fille a disparu. Seuls ses vêtements ensanglantés sont retrouvés et déposés au commissariat.
Mais le lendemain, ils ont disparu à leur tour. Les enquêteurs sont débordés par cette affaire et affichant une mauvaise foi absolue, annoncent leur conclusion officielle : ce sont les lions qui ont mangé la fillette.
Mais dans ce cas, qui l'a déshabillée ?
5 ans plus tard, une jeune femme qui fait son service civique, en poste au village où vit la famille de la fillette disparue, découvre les vêtements au fond d'un placard. Les villageois s'organisent pour faire éclater la vérité.
L'autrice est juge à la Cour suprême du Botswana et première femme à occuper ce poste.
Elle met en avant la difficulté à faire respecter les règles de la justice dans un pays où les traditions sont ancrées depuis des siècles, où les croyances superstitieuses ont plus de pouvoir que les juges, où la corruption est établie en institution.
De ce point de vue, ce roman est à considérer comme un témoignage sociétal et un acte de lutte pour faire appliquer la loi en mettant sur le papier les dysfonctionnements dont souffre le pays.
Cependant, le style approximatif et le manque d'articulation dans le récit en font un texte assez plat que j'ai eu envie d'abandonner plus d'une fois.
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Fuyating
  29 août 2021
Il faut avoir le coeur accroché pour lire ce roman d'Unity Down. En effet, l'auteure s'attaque au "dipheko", soit le meurtre rituel en setswana.
Au Botswana, en effet, certains hommes puissants décident de découper vivante des jeunes filles afin d'avoir plus de pouvoir, une meilleure position ou faire prospérer leurs affaires. Oui oui, vous avez bien lu.
Ce roman est un coup de poing, il questionne et condamne. Outre le fait de dénoncer cet acte horrible, l'auteure met également en lumière la corruption qui sévit dans le pays. Moults affaires de dephiko sont en effet étouffées, soit par crainte des représailles divines, soit (et surtout) par peur des commanditaires qui sont presque toujours des hommes extrêmement puissants.
Outre cette atrocité dont parle l'auteure, elle nous permet également d'en découvrir plus sur son pays : l'importance des croyances, des devins, sorciers et guérisseurs. Beaucoup de personnes vont en voir, et malheureusement pour de bonnes comme de mauvaises raisons. Nous apprenons également qu'il y a au Botswana le "tirelo sechaba" (le service national" durant lequel les jeunes sont envoyés un an loin de chez eux pour aider à divers travaux. Durant ce laps de temps, ils sont logés dans une famille locale.
Concernant les personnages, Amantle, la jeune femme mise en scène par Unity Down, fait preuve d'un grand courage dans toutes ses actions. C'est une jeune femme attachante qui ne cherche qu'à aider son prochain et à faire éclater la vérité.
Ses amies avocates donnent également un léger aperçu du système juridique local, de l'absurdité de certains actes, et de la paresse de certains fonctionnaires.
Ce roman est poignant et absolument à lire. Je vous le conseille vivement.
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myrtille81
  07 avril 2013
Botswana, détroit de l'Okavango. L'endroit, connu pour ses documentaires animaliers, pourrait faire rêver. Mais c'est une toute autre réalité de son pays que nous fait découvrir Unity Dow, bien loin de ces images de carte postale ou des gentilles enquêtes de la N°1 des femmes détectives (que j'aime beaucoup par ailleurs).
L'innocente est une petite fille d'une dizaine d'années, Néo. Néo a disparu un soir, dans son village de brousse. L'affaire, étouffée par la police, est réouverte grâce à la découverte de ses vêtements tachés de sang. Et c'est le courage d'Amantle et de son amie avocate qui vont faire éclater la vérité.
Dans ce roman, Unity Dow dénonce les croyances dans l'irrationnel et la médecine traditionnelle qui ont cours dans son pays, au nom desquelles des meurtres sont commis. Et étouffés. Car ils sont l'oeuvres de personnes puissantes qui cherchent par ce biais à l'être encore plus. Corruption même au plus haut niveau de l'Etat et des administrations, inégalités sociales, société misogyne, Unity Dow n'est pas tendre avec son pays.
Elle nous donne aussi à découvrir son pays. L'explication à une jeune Anglaise de la mentalité botswanaise par l'exemple des installations de robinet est savoureuse.
Elle interroge également la lâcheté humaine. Quel degré d'inhumanité peut-on atteindre par peur ?Combien de temps peut-on se taire par honte ?
"Y a-t-il un monstre qui dort en chacun de nous ? Et si nous sommes tellement paralysés par la peur, si nous n'osons pas affronter ce mal, qui prendra garde aux cris de l'innocente ?" (p.357)
Un roman à lire, non pas pour l'énigme policière mais pour la plongée au coeur d'un pays. A noter que l'auteur sait de quoi elle parle, elle est la première femme à avoir été nommé juge à la cour suprême. Elle ne fait apparemment pas partie de celles et ceux qui ont peur ! Respect.
Lien : http://mumuzbooks.blogspot.f..
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   19 novembre 2015
Dans le village, les gens répandaient des rumeurs à son sujet – mais ils répandaient des rumeurs au sujet de n’importe quel homme ayant réussi. Les gens soupçonnaient fréquemment qu’un homme devait sa situation politique, sa réussite commerciale, son prestige universitaire ou sa promotion professionnelle – n’importe quelle réussite, en l’occurrence – à des moyens diaboliques.
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rkhettaouirkhettaoui   19 novembre 2015
Les fillettes ne laissaient pas leur jupe s’envoler quand elles avaient perdu leur innocence. Et puis, elles ne sautaient pas seins nus ; d’ailleurs, en général, elles ne sautaient plus à la corde. Celle-là était mûre pour la moisson.
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rkhettaouirkhettaoui   19 novembre 2015
Il ne lui voulait aucun mal. Simplement, il la voulait, avait besoin d’elle. Sans doute, dans le fait d’avoir besoin et de vouloir y a-t-il une certaine affection, même si ce n’est pas tout à fait de l’amour.
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Acerola13Acerola13   29 juillet 2021
Il avait calculé que s’il volait au gouvernement trente minutes par jour jusqu’à ce qu’il prenne sa retraite anticipée à l’âge de quarante-cinq ans il aurait reçu l’équivalent d’environ seize mois de salaire sans travailler.
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rkhettaouirkhettaoui   19 novembre 2015
Mary était une belle femme qui remportait souvent des concours de beauté. Elle se souciait toujours de son apparence, et elle avait en permanence un miroir sur elle : elle semblait presque croire qu’un jour, en se regardant dans son miroir, elle s’apercevrait qu’une méchante sorcière l’avait dépossédée de sa beauté. Elle était toujours en train de vérifier ses traits pour s’assurer que tout était bien en place.
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