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EAN : 9782752905857
493 pages
Phébus (10/03/2011)
3.82/5   68 notes
Résumé :
" Le meilleur roman historique depuis Ivanhoé " : tel fut l'accueil de la critique à la sortie de ce livre (1890) que Conan Doyle considérait - avec Sir Nigel, qui lui fait suite à sa façon - comme son œuvre la mieux inspirée, regrettant seulement que le succès de la série des Sherlock Holmes lui ait porté quelque ombrage.

Quel régal pour des lecteurs français que d'entendre la guerre de Cent ans racontée par un Anglais !

La guerre es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Fon95
  04 mars 2022
La Compagnie Blanche est le premier roman que je lis du créateur de Sherlock Holmes. N'étant pas vraiment attiré par les aventures de ce dernier, j'ai opté pour un des romans historiques de l'écrivain, ses oeuvres les plus abouties selon lui.
Celui-ci nous emmène au 14e siècle, en pleine guerre de cent ans, vadrouiller à travers l'Angleterre et la France, entouré de la plus honorable et aimable société. Vous l'aurez compris, la plume est quelque peu surannée, mais cela participe évidemment au charme de celle-ci, facilitant l'immersion dans cette oeuvre difficile à cerner.
La trame est pourtant élimée: une quête initiatique, un jeune protagoniste ayant passé sa courte vie reclus dans une abbaye, une belle promenade, de la chevalerie et des combats, l'Amour et l'Honneur... rien de bien original, même pour l'époque, mais l'oeuvre n'en est pas moins captivante pour autant.
Notre jeune ami, Alleyne de son prénom, est le cadet d'une noble famille sur le déclin, dont il est d'ailleurs le dernier représentant avec son frère. Son père, en le confiant aux moines, laissa comme consigne de lui laisser découvrir le monde à ses vingt ans, et ce durant une année.
Partant dans l'optique de faire la connaissance de son frère dans le domaine familial, une foule de contretemps et de personnages bigarrés vont très rapidement contrarier ses projets, lui faire traverser la Manche, et courir les routes de France et de Navarre.
Les personnages d'abord. Conan Doyle nous présente une ribambelle de personnages plus caricaturaux les uns que les autres, bien qu'ils soient attachants. Un chevalier qui voit matière à gagner de l'honneur ou à lancer un défi à chaque coin de rue, un vétéran bourru mais au coeur d'or, notre jeune clerc, l'innocence et la pureté personnifiées... Les dialogues sont de la même trempe, et ce côté naïf, voire niais parfois, est omniprésent.
L'histoire est assez invraisemblable, même si adroitement imbriquée dans les faits historiques desquels nous seront témoins au fil de la lecture. Les chapitres s'enchaînent rapidement, et le rythme ne faiblit que très rarement, même si l'auteur démontre un certain penchant pour les descriptions.
Pas vraiment ma définition du roman historique, nous sommes plutôt dans une vision idéalisée du moyen-age et de ses valeurs, en ne s'éternisant que très peu sur les horreurs de la guerre, de la famine, et autres malheurs récurrents de cette période de l'Histoire. La Compagnie Blanche n'en demeure pas moins une lecture plaisante, agrémentée de quelques touches d'humour fort appréciables, mais souffrant d'un aspect caricatural, propre à la fois au thème (la chevalerie) et à l'époque de son écriture. Mais il reste, malgré tout, de fortes chances que je m'intéresse d'ici peu à Sir Nigel, considéré comme la deuxième partie, malgré les quinze années qui les séparent.
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Skand
  24 janvier 2020
Une pierre deux coups : mon tout premier roman de Conan Doyle et aussi mon premier dans le mileu de la chevalerie.
Un roman historique de qualité, bien en rythme, imposant par le style et le talent de l'auteur.
L'histoire se situe pendant la guerre de Cent ans où la compagnie blanche et ses trois cents archers, sous le commandement de Sir Nigel, s'en va en guerre en France. Une ambiance bien chevaleresque !
Armures, épées, tournois de tir à l'arc, batailles et duels sans merci. Tout cela avec un petit brin d'humour pour d'étendre l'atmosphère mais aussi beaucoup d'honneur et de bravoures des chevaliers et écuyers. Sans oublier bien sûr l'amour de ses dames.
Le Moyen Age et la passion amoureuse de la chevalerie.



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Ys
  15 août 2012
La Compagnie Blanche se situe à la frontière entre fresque médiéviste et roman de chevalerie. de l'une, on a le style très descriptif, le souci de réalisme historique, la variété des situations, des anecdotes et des personnages, qui font renaître une époque avec beaucoup de verve – dans les tavernes, les abbayes et les châteaux, dans les bois et sur les champs de bataille, à travers les ripailles, les tournois et les jacqueries. de l'autre, on a les aventures à chaque coin de page, l'idéal chevaleresque tout empanaché de blanc, les héros aux grands noms – le Prince Noir, Chandos, Robert Knolles, et même du Guesclin qui ne tient pas une place négligeable dans l'affaire.
Très littéraire, cet idéal aurait pu devenir un peu trop éthéré, un peu agaçant même, sans la truculence qui l'entoure, ponctuée de jolies touches d'humour et de dérision. Anecdotes et dialogues hauts en couleur, personnages sympathiques donnent à l'ensemble un bel entrain – la tête dans les étoiles et les deux pieds bien plantés sur terre.
Sans doute aurais-je plus complètement accroché si cette fresque s'était assortie d'un travail un peu plus poussé sur le caractère d'Alleyne et son évolution au fil des aventures qui l'éloignent de la vie monastique, mais cette longue balade à travers le Moyen-Âge n'en fut pas moins un plaisir ! Et puis la guerre de Cent Ans vue par les anglais – et surtout les archers anglais – ne peut que réjouir la médiéviste en moi.
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fabienBx
  09 janvier 2015
Tout comme Maurice Leblanc estimait que son personnage Arsène Lupin avait gravement compromis sa carrière dans le monde des lettres, le créateur du célébrissime Sherlock Holmes considérait ce dernier comme sa malédiction personnelle, ayant même -infructueusement- tenté de le tuer.
La rédaction des aventures de Sherlock Holmes était en effet, à son idée, une activité alimentaire devant lui permettre de se consacrer à sa véritable vocation : le grand roman historique dans la veine de Walter Scott, dont il était un fervent admirateur.
Si le public n'a probablement rien perdu en ce qui concerne la production littéraire de Maurice Leblanc, il a en revanche la chance de pouvoir disposer de 2 oeuvres majeures de Conan Doyle : "La Compagnie Blanche" et "Sir Nigel".
Alors qu'il rédigeait à la hâte "Une étude en rouge" (1887) et "Le signe des quatre" (1890), Conan Doyle a effectué sur la "Compagnie Blanche" (1891) un énorme travail de rédaction et lui a consacré d'incessantes recherches documentaires, tant était obsessif son souci de perfection littéraire et historique.
Les aventures de Sherlock Holmes auraient-elles été aussi haletantes si elles n'avaient pas été conçues dans la fièvre de l'urgence ? Probablement pas ... Mais de son côté, la "Compagnie Blanche" a bénéficié plus qu'aucun livre de Conan Doyle de l'attention de son auteur, qui considérait ce roman comme son chef d'oeuvre.
15 ans après, son indissoluble attachement le ramenait à la jeunesse de son personnage fétiche dans "Sir Nigel", et ce second volet est au moins aussi achevé que le premier. Bien que rédigés à un intervalle de temps considérable, l'auteur concevait ces 2 romans comme un diptyque, pouvant être lu dans un ordre indifférent.
Si le style de Walter Scott est parfois fastidieux pour un lecteur moderne, ce n'est absolument pas le cas de celui de Doyle. Ces 2 volets consacrés à la guerre de 100 ans véhiculent un souffle épique qui vampirise littéralement le lecteur et l'intrigue ne souffre d'aucun temps mort. L'écriture -d'une remarquable limpidité- et la nervosité de la plume, sont en outre servies par une excellente traduction.
L'ensemble constitue sans aucun doute une pierre de touche du roman historique.
Difficile, donc de ne pas les dévorer l'un après l'autre.
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Laureneb
  20 février 2019
Honnêtement, malgré les éloges de la 4ème de couverture, je préfère les nouvelles et romans de Sherlock Holmes à la Compagnie blanche. J'apprécie pourtant la période historique de la guerre de Cent Ans. Mais plus qu'un roman historique, j'ai lu un roman initiatique, avec un jeune héros innocent qui découvre le monde - tel le naïf Perceval en quelque sorte, avec ses horreurs comme ses beautés. Les épisodes attendus d'un tel cadre historique se succèdent à un rythme effréné : lutte contre des brigands, siège de donjons, attaque de pirates...
Ce jeune héros est entouré d'une troupe de joyeux compagnons - au sens de la "merry England", ce monde perdu idyllique, ou plutôt recréé dans l'imaginaire des écrivains du XIXème siècle industriel et du début du XXème qui face aux horreurs de la guerre moderne se réfugient dans la vision rêvée d'une Angleterre campagnarde, fraternelle, avec une vie en communauté. Si la fraternité d'armes permet le rapprochement, les barrières et les distances sociales restent préservées : le héros ne peut épouser sa belle que lorsqu'il est devenu digne d'elle, l'archer est proche du chevalier sur le champ de bataille, mais lui doit tout de même le respect. D'ailleurs, un épisode marquant est la révolte de paysans français contre leur seigneur, une situation qui est décrite comme impossible en Angleterre. de même, les campagnes anglaises sont verdoyantes, tandis que les terres de France sont désolées et ravagées.
Dommage que la partie véritablement épique n'arrive qu'à la fin, que les véritables exploits guerriers ne soient que survolés - mais c'est ce qui prouve que ce n'est pas un roman de chevalerie, ou plutôt, que ce n'est pas une épopée.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Fon95Fon95   01 mars 2022
En France les hommes de loi sont aussi forts que les hommes de guerre. Par mon épée, j'affirme que là-bas un homme a plus à redouter de l'encrier d'un tabellion que du fer d'un seigneur! On déniche toujours dans les coffres-forts quelque maudit parchemin pour prouver que le riche doit être encore plus riche, et le pauvre encore plus pauvre. En Angleterre personne ne le supporterait ; mais de l'autre côté de l'eau le peuple est soumis.
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Fon95Fon95   03 mars 2022
- C'est le cher vieux chant de la Compagnie! Voici deux cent garçons robustes qui n'ont pas leurs pareils pour cocher leurs arcs. Malheur aux chiens! Écoutez comme ils chantent! (...)
- Ils chantent aussi gaiement, dit Du Guesclin, que s'ils se rendaient à un festival!
- C'est leur habitude quand ils ont de l'ouvrage à faire!
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LaurenebLaureneb   10 février 2019
A cette époque, le ciel était proche des hommes. Les interventions directes de Dieu se manifestaient dans le tonner et l'arc-en-ciel, la tempête et les éclairs. Pour le croyant, des nuées d'anges et de confesseurs ou de martyrs, des armées de saints et de sauvés se penchaient toujours vers leurs frères frères de l'Eglise militante : ils les relevaient, les encourageaient, les aidaient.
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JulyFJulyF   03 décembre 2015
"Far down the course of time I can see [France] still leading the nations, a wayward queen among the peoples, great in war, but greater in peace, quick in thought, deft in action, with her people's will for her sole monarch, from the sands of Calais to the blue seas of the south." (...)
"What of [England] ?"(...)
"My God !" she cried, "what is this that is shown me ? Whence come they these people, these lordly nations, these mighty countries which rise up before me ? I look beyond, and others rise, and yet others, far and farther to the shores of the uttermost waters."
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SkandSkand   22 janvier 2020
Prends garde, Alleyne, prends garde ! fit Sir Nigel avec bonté. Plus haute est la monture, plus lourde est la chute. Ne chasse pas au faucon ce que ses ailes ne peuvent atteindre !
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Videos de Sir Arthur Conan Doyle (63) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sir Arthur Conan Doyle
Jérôme Félix et Alain Janolle nous emmènent sur les traces d'Arsène Lupin en Normandie pour accompagner la sortie de la première partie du diptyque "Arsène Lupin contre Sherlock Holmes" !
Découvrez-en plus sur cet affrontement incroyable, disponible en librairie le 29 juin : https://www.angle.fr/bd/grand_angle/arsene_lupin/arsene_lupin_contre_sherlock_holmes__-_vol_01_sur_2/9782818993965
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