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Critique de cecilit


cecilit
  30 juin 2018
Si vous avez vu le film The Commitments (réalisé par Alan Parker en 1991), vous connaissez déjà l'histoire savoureuse de ce jeune groupe de "soul dublinoise" (sic). C'est en visionnant ce film pour la centième fois (je ne m'en lasse pas ), il y a quelques jours, sur l'excellent site d'Arte,
que j'ai eu envie de lire Roddy Doyle, auteur que je n'avais bizarrement jamais lu alors que j'ai adoré la transposition cinématographique de sa trilogie de Barrytown (The commitments, donc, puis The Snapper et enfin The Van). J'ai donc retrouvé avec plaisir et sur le papier, Jimmy, le manager, Deco , le changeur mégalo, Joey, l'ancêtre mytho ou pas ?, Bernie, Imelda et tous les autres. Avec une écriture rythmée, composée essentiellement de dialogues, Roddy Doyle parvient à nous transporter dans les quartiers populaires de Dublin et à nous faire "entendre" la bande-son des galères, des répétitions, des engueulades et des fou rires de ses personnages.
Au-delà du drolatique , Roddy Doyle écrit aussi, sobrement et sans misérabilisme, sur la difficulté de naître et de vivre dans des banlieues où il faut se battre ou rêver pour se sauver de la déprime, du chômage, de l'alcool, de la petite délinquance et de la solitude. Roddy Doyle aime ses personnages, et nous les fait aimer. Leur gouaille, leur rêve d'accéder à la notoriété en chantant le soul, comme les noirs américains (Roddy Doyle parle même de "négritude irlandaise") nous émeuvent autant qu'ils nous font rire. Tour de force d'un écrivain très talentueux.
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