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EAN : 9782843449369
112 pages
Éditeur : Le Bélial' (28/06/2018)
3.4/5   63 notes
Résumé :
Un jour, ils débarquèrent, comme tout le monde l'avait prévu. Tombés d'un ciel bleu candide par une froide et belle journée de novembre, ils étaient quatre, quatre vaisseaux extraterrestres à la dérive tels les premiers flocons de la neige qui menaçait depuis déjà une semaine. Le jour se levant sur le continent américain, c'est là qu'ils atterrirent : un dans la vallée du Delaware vingt-cinq kilomètres au nord de Philadelphie, un dans l'Ohio, un dans une région déso... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
3,4

sur 63 notes

BazaR
  16 janvier 2021
Et pan ! En plein au coeur de la cible !
Encore !
Cette collection UHL est décidément une tuerie !
Je ne connaissais Gardner Dozois que de nom, du simple fait qu'il est parfois associé à celui du célébrissime G.R.R. Martin dans l'édition de certaines anthologies. Je ne sais donc pas ce que vaut la moyenne de sa prose, mais il a au moins commis cette pépite.
La novella joue au ping-pong entre deux ambiances, plutôt entre deux niveaux de zoom sur une même situation. de fait, ça y est : les extraterrestres ont débarqué.
D'une part on observe les réactions des gouvernements et des masses populaires face à l'événement. le ton est profondément sarcastique, genre « vous ne vous attendiez pas à des réactions mesurées et raisonnables tout de même ? ». Étouffement immédiat de l'information, curiosité insatiable des journalistes et des badauds, conspirationnisme, fake news et désinformation, envoi direct de bombe atomique, panique, émeute, IA à la Skynet… je ne vous esquisse pas plus le dessin.
Curieusement nos extraterrestres (gaffe ! SPOIL) ont principalement atterri aux États-Unis, avec juste une exception histoire de montrer qu'ailleurs les réactions sont encore pire. L'auteur s'adresse surtout à ses compatriotes, c'est clair.
D'autre part, on a la vie quotidienne bouleversante du petit Tommy. Un gamin qui fuit sa réalité faite de violence conjugale, de maltraitance et d'un désintérêt hautain du corps enseignant en se réfugiant dans son imaginaire où il se transforme en tank ou en « saute-flaques ». Un imaginaire peuplé d'un tas de petits êtres étranges, mythologiques, elfiques ou trollesques, qu'il nomme les Autres.
Un « imaginaire », vraiment ?
Si la nostalgie m'a envahi en voyant que le terrain de jeu de Tommy et de ses amis se déployait sur une entière petite ville (ça m'a rappelé mon enfance dans un village du sud de la France), qu'est-ce que j'ai souffert en suivant le traitement qui lui est réservé par les adultes, vu par les propres yeux du gamin. Absolument révoltant. du coup l'urgence de la situation mondiale passait au second plan.
Vous vous en doutez, il y a un lien entre ces deux situations.
Gardner Dozois alterne avec brio la vue générale et le focus sur Tommy, avec un changement de ton maîtrisé et jouissif ; parfois des idées géniales, tels que l'étonnante plasticité des extraterrestres ou la façon dont les Autres communiquent avec Tommy. le récit ayant été écrit en 1973, on comprend l'avancée réelle que les USA avaient sur la France au niveau télévisuel : les chaines locales y pullulaient déjà alors que nous n'avions que les trois chaines de l'ORTF. Certaines références d'époque (par exemple les disques 33 et 78 tours) se glissent dans un récit que j'ai trouvé cependant empli de modernité.
Dans la lignée de le Choix de Paul J. McAuley et de Issa Elohim de Laurent Kloetzer (dans la même collection), ce récit m'a profondément ému.
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jamiK
  30 mars 2019
Deux récits partent en parallèle :
Il y a une histoire d'invasion extraterrestre où les description, l'ambiance font penser aux films “Premier contacts” ou “Le Jour où la Terre s'arrêta”. Ces chapitres sont lapidaires, comme un compte rendu, sans personnages, juste des descriptions de faits et d'évènements.
De l'autre côté, dans un style plus sensible et une ambiance intimiste totalement à l'opposé, l'histoire raconte les déboire d'un jeune garçon, cancre à l'école, faisant l'école buissonnière, et dont les parents se disputent sans cesse, un enfant malheureux entre une mère soumise et un père violent.
Les histoires finissent bien sûr par se recouper sans que cela soit véritablement le but, et cela n'a finalement que peu d'importance. Cette fin inéluctable n'est là que pour nous dire “et bien maintenant, réfléchissez…” Ce n'est qu'un point de suspension pour nous mettre le doigt sur une évidence. Ce n'est pas l'aventure apocalyptique, ni même la rencontre avec les extra-terrestre qui compte, ceci n'est qu'un prétexte pour nous raconter l'incompréhension, l'injustice de la sanction, de la notion même de sanction.
La manière dont ce court texte nous y amène, par le biais de la science-fiction spectaculaire mis en parallèle avec un récit de vie ordinaire, est subtile et génialement conçu. On peut avoir l'impression de s'être fait avoir à la lecture de la dernière phrase du récit, mais c'est un sacré tour de passe-passe, une sacré farce que nous a joué l'auteur. C'est le genre de livre qu'on adore que bien après avoir fini la lecture.
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nebalfr
  21 juillet 2018
Il y a de ces hasards dont on se passerait bien : Gardner Dozois est mort un mois environ avant la parution de ce petit ouvrage, quatorzième titre de la belle collection « Une heure-lumière » des éditions du Bélial', une novella plus ancienne que de coutume (1973) et sur laquelle le traducteur Pierre-Paul Durastanti travaillait depuis pas mal de temps. Gardner Dozois, dans le monde de la SF, était sans doute avant tout connu en tant qu'éditeur et anthologiste, une double activité qui lui a valu, notamment, une kyrielle de Hugo, mais il écrivait aussi de la fiction, de manière plus discrète sans doute, mais pas moins convaincante le cas échéant – voyez par exemple son beau roman L'Étrangère, assez récemment réédité par ActuSF. Mais les romans sont rares dans sa bibliographie (a fortiori en solo), et William Gibson, dans le blurb de la quatrième de couv', le loue pour son talent dans la forme courte ; cette novella (cent pages très aérées) en est sans doute un bon témoignage.

Le point de départ est très convenu – sans que cela soit problématique : au croisement de la Guerre des mondes et du sous-genre « Big Dumb Object », l'auteur décrit une « invasion » extraterrestre consistant en l'arrivée sur la planète bleue de quatre immenses vaisseaux ovoïdes (belle couverture d'Aurélien Police, comme d'hab' – instinctivement, on était porté, en la voyant, à penser au film Premier Contact, d'après l'excellente nouvelle « L'Histoire de ta vie », de Ted Chiang, mais les vaisseaux dans le texte de Dozois ont bien exactement cette apparence). Trois d'entre eux ont le bon goût de se poser dans différents endroits des États-Unis, mais le dernier se retrouve au Venezuela (allons bon !). Les vaisseaux demeurent dès lors inertes, indifférents pour l'essentiel à l'agitation des humains tout autour d'eux – une agitation qui, très classiquement, pourrait bien vite dégénérer, parce que les militaires excités sont toujours portés à faire mumuse avec le bouton rouge ou d'autres de leurs joujoux ; par chance (?), des intelligences artificielles sont là, à l'Est comme à l'Ouest, qui font en sorte que les conneries paniquées de leurs créateurs ne débouchent pas sur un holocauste nucléaire.

Tout cela est très classique, oui – mais bien fait. Poussiéreux si l'on y tient, mais sans excès non plus, sans que cela confère au texte un caractère vraiment trop daté. Et quand bien même, cela ne serait finalement guère un souci – car les chapitres consacrés à ce récit « objectif » de l'invasion et de la réponse humaine (ou IA…) qu'elle entraîne sont globalement fort brefs, et délibérément laconiques. le récit qui compte est ailleurs – dans une novella dont le propos consiste bien à décentrer l'histoire (et à peu près tout ce qui peut l'être).

Et donc, Tommy – un petit garçon, sur la côte, même pas précisément dans les environs d'un des vaisseaux extraterrestres, et dont il ne sait même pas la présence durant la majeure partie du texte. Tommy est un petit garçon comme pas mal d'autres – plutôt le modèle un peu rêveur, on va dire. Il arrive sempiternellement en retard à l'école, mais, au début, tout cela nous évoque surtout des moments touchants : les gamins se transforment en « saute-flaques » quand il y a des flaques, rien de plus naturel pour tous les gamins du monde… Et Tommy n'est pas sans un certain charisme, non plus – qui ressort malgré lui quand il joue avec ses copains, ces jeux pouvant consister à se raconter des histoires, comme celles de ce grand dragon dans la mer…

Mais on devine bien vite, en fond, un tableau plus douloureux. La terreur éprouvée par Tommy devant les froides sanctions de son instit' pour ses retards à répétition n'ont rien de mignon-enfantin – c'est qu'elles risquent d'aggraver encore une situation familiale délétère, avec un père violent et une mère qui en fait les frais, en larmes du matin au soir… Ça ne va pas. Ça ne va pas à la maison, ça ne va pas à l'école. Les punitions, comme de juste, ne sauraient améliorer quoi que ce soit, et le renvoi du pauvre Tommy devant le psychologue scolaire de service pas davantage, ce dernier étant bien trop perclus de préjugés et de certitudes – l'institutrice, le psychologue, les parents de Tommy, même ses copains bientôt ex-copains (parce que leurs parents les incitent à ostraciser la mauvaise graine Tommy), aucun n'est à même de lui venir en aide, parce que tous n'ont que leurs propres préoccupations en tête, qui les empêchent ne serait-ce que d'entrapercevoir la réalité du monde de Tommy ; autre manière de le dire, ils sont égocentrés – au point où c'en devient dangereux.

Tout ceci est bien loin de l'invasion extraterrestre ? Oui – bien loin. En fait, ça n'a pour ainsi dire rien à voir – à première vue... Les déboires de Tommy, par ailleurs, n'auraient rien de très SF ? Eh bien, si, en fait – parce qu'il y a les Autres (et globalement une manière de faire qui m'évoque un peu Theodore Sturgeon ?). Tommy sait les voir et parler avec eux – il est peut-être bien le seul dans ce cas, dans son patelin du moins. le psychologue de service ne manquerait pas de parler d'amis imaginaires – et, si seulement il prenait en compte la réalité du foyer parental, il ne manquerait pas d'y trouver d'excellentes raisons à cette vague névrose enfantine, chez un gamin visiblement imaginatif. le lecteur se doute cependant de ce que les Autres n'ont rien d'imaginaire – cela ne signifie pas pour autant qu'on en a une idée très claire, sinon cette certitude ou peu s'en faut : ils ne sont pas, ils ne peuvent pas être, les extraterrestres éventuellement tapis dans les gigantesques oeufs qui ont déboulé d'on ne sait où dans les jours qui précèdent.

Mais quel rapport, alors ? Quel lien entre les deux parties du récit ? Il y en a bien un – et il est terrible ; là encore, il s'agit de décentrer, geste indispensable même si douloureux, et qui fait regarder le début du récit d'un autre oeil (sites d'atterrissage inclus). Mais ce changement de perspective est d'une cruauté sans nom. Nous le vivons via Tommy, dont le monde s'effondre en quelques jours : son ostracisme, fruit de l'indifférence et du mépris, réduit drastiquement ses possibilités de se rattraper à quoi que ce soit, jusqu'à l'abandon ultime, trop indifférent cependant pour que l'on puisse vraiment le qualifier de trahison, quand il ne s'agit de toute façon que d'appréhender la réalité pour ce qu'elle est – même si cette prise de conscience cosmique, qui n'aurait pas déplu à un Lovecraft, est en tant que telle insupportable et terrible. Mais le choc, à ce stade, ne débouche finalement ni sur l'effroi, ni sur la colère, modes de réponse aux aléas de la vie bien trop actifs – à ce stade de dépit, ne reste plus que l'apathie résignée caractéristique de la dépression ; même les larmes sont de trop.

C'est vrai pour Tommy, mais aussi bien au-delà : quand les illusions tombent, il n'y a tout simplement plus rien à faire.

Le Fini des mers est une très bonne novella. Si je ne la hisserais peut-être pas au niveau de mes « Une heure-lumière » préférés, elle se place sans peine dans le panier de tête de la collection, et probablement un cran au-dessus des titres immédiatement précédents, que j'avais beaucoup aimés, Issa Elohim de Laurent Kloetzer et La Ballade de Black Tom de Victor LaValle. Si le style de Gardner Dozois est relativement utilitaire (tout particulièrement dans les chapitres consacrés à la situation mondiale, comme de juste), il sait cependant véhiculer une certaine émotion authentique, et les misères de Tommy touchent sans pour autant faire dans le presse-bouton à base de gros pathos qui tache – ses rêveries touchent dans une égale mesure, là encore sans trop en faire. Par ailleurs, Gardner Dozois sait raconter une histoire, et gère très bien l'alternance de ses deux points de vue. Il sait d'ailleurs ménager quelques twists qui remuent pas mal, ceci dans un récit pourtant bien plus subtil qu'il n'y paraît tout d'abord – il surprend, en tout cas, mais de bien des manières différentes, pas seulement mécanique. Et il y a là une richesse, une variété dans les tons, qui s'avère très appréciable – notamment quand on bascule, sans prévenir, du semblant de mélodrame à l'apathie glacée, dans les dernières pages de la novella.

Cette publication n'était pas conçue comme telle, mais les hasards du calendrier en ont fait un bel hommage posthume à l'auteur : RIP Gardner Dozois, sans doute grand anthologiste mais pas que, auteur convaincant et qui pouvait se montrer très subtil quand il lui arrivait de composer lui-même.
Lien : http://nebalestuncon.over-bl..
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FeyGirl
  11 février 2021
Cette novella de moins de 100 pages se situe au croisement de la science-fiction et du fantastique : d'un côté nous suivons l'atterrissage de quatre étranges vaisseaux extraterrestres sur la Terre, provoquant des réactions disparates dans la population et chez les gouvernements ; et d'un autre côté nous découvrons Tommy, enfant d'une dizaine années vivant dans un foyer violent et maltraitant, peu à peu mis à l'écart de l'école et de ses camarades. Mais Tommy voit et échange avec des êtres mystérieux, et transforme son morne quotidien en histoires merveilleuses.
Ce n'est qu'à la fin du récit que le lien est établi entre ces deux arcs narratifs ; je ne vous en parlerai donc pas, afin de ne pas divulgâcher. Mais soyez prévenus : même si la trame s'avère très intéressante, l'intrigue s'enfonce dans la noirceur.
L'auteur a mêlé avec intelligence un thème ultra-classique de science-fiction (l'arrivée d'extraterrestre) avec un schéma connu du fantastique (seul un enfant voit des êtres merveilleux), cependant je suis restée un peu mitigée sur ma lecture. La maîtresse de Tommy se montre très dure envers son élève en difficulté, elle se révèle presque sadique et l'humilie en classe ; le psychiatre est tout simplement incompétent et ne cherche pas à connaître son patient ; ses camarades s'éloignent de lui pour des raisons qui m'ont laissée perplexe. Même si cette novella a été écrite dans les années 70, j'ai du mal à croire qu'à l'époque il existait encore de tels adultes, et cela m'a empêché d'être convaincue par l'isolement du garçon qui se réfugie dans son monde merveilleux. de plus, la prose est parfois lourde, et j'aurais aimé des paragraphes plus aérés.
En conclusion, de très bonnes idées dans cette histoire, mais je ne suis pas complètement entrée dedans.
Lien : https://feygirl.home.blog/20..
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belette2911
  29 mai 2021
Ça y est, les extra-terrestres ont débarqués et je vous le dis de suite, nous sommes loin de ceux dans le film des « Gendarmes » où « ils rouillent, mon adjudant, ils rouillent » !
Pas de ça ici, nous sommes face à des E.T d'un autre genre et ils semblent bien plus dangereux que ceux croisés ailleurs, bien plus intelligent et préfèrent discuter avec nos I.A ou les Autres…
Deux ambiances différentes dans cette novellas : l'arrivée de quatre vaisseaux extra-terrestres d'un côté, la population que l'on tient à l'écart.
De l'autre, Tommy, un jeune garçon rêveur vivant dans une famille où les parents s'engueulent, où les coups frappent et où notre Tommy est capable de voir les Autres qui vivent dans notre monde.
Si les réactions face à l'atterrissage d'un vaisseau au Venezuela vire à la guerre civile, à l'empoignade, chez les Américains du Nord, ce n'est pas mieux, même si tout est sous contrôle… Enfin, qu'ils croient !
J'ai aimé ces deux récits qui, au départ, ne semblent avoir aucun rapport l'un avec l'autre. Face aux brimades que Tommy reçoit chez lui, face au traitement qu'il reçoit de la part de sa maîtresse (un bûcher, vite !), on se dit que le plus urgent serait de l'aider et de s'occuper des E.T ensuite…
Comme quoi, face à sa douleur de ne pas être écouté, compris, lorsqu'on est dans un cercle vicieux sans fin, ce qu'il se passe dans le reste du Monde, même grave, important, passe en second plan.
D'ailleurs, l'invasion ne pourrait être qu'un prétexte pour nous parler de l'incompréhension des enfants face à certains comportements des adultes.
Écrit en 1973, cette novellas de SF n'a pas mal vieilli, si ce n'est que personne n'a de téléphone portable ou de PC, que les réseaux sociaux n'existent pas, empêchant les gens de propager les nouvelles, mais en ce qui concerne les chaînes de télé, les États-Unis étaient mieux lotis que nous.
Une excellente novellas pour ceux ou celles qui, comme moi, ne sont pas familière de l'univers SF mais qui ont envie d'aller s'y encanailler en commençant petit. Un récit très émouvant.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
BazaRBazaR   14 janvier 2021
Tommy était un saute-flaques aujourd'hui, d'où son retard. Au cours de la nuit, une pluie fine était tombée qui avait semé des flaques le long de la route, et il les franchissait d'un bond, toutes une par une depuis son départ de la maison. Ça prenait du temps pour bien y arriver, mais il se montrait consciencieux à l'extrême. Il s'imaginait sous la forme d'une machine, d'un engin : le saute-flaques.
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JustAWordJustAWord   08 août 2018
Tommy se percha sur un bloc de roche pour sentir le sel et l’humidité du vent. Non loin de là, des daelors, qui vivaient dans et sous la mer, s’activaient (en tendant l’oreille, il capta leurs chants atonaux portés par l’eau). Sortis en masse, ils semblaient aussi agités que les Autres des terres ; il les voyait voltiger à la surface, plongeant et émargeant de l’écume des vagues glacées. Tout soudain, parce qu’il se sentait redevenu bien vivant, il décida de raconter une histoire à lui.
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JustAWordJustAWord   08 août 2018
Un jour, ils débarquèrent, comme tout le monde l’avaient prévu. Tombés d’un ciel bleu candide par une froide et belle journée de novembre, ils étaient quatre, quatre vaisseaux extraterrestres à la dérive tels les premiers flocons de la neige qui menaçait depuis déjà une semaine.
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toplexiltoplexil   20 octobre 2018
Un peu plus tard, ils finirent de démanteler le monde.
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