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ISBN : 2267025906
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (06/02/2014)

Note moyenne : 3.08/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Au cours de son premier séjour en Afrique, Jessica Speight fait une découverte prophétique, qui laisse peut-être présager de son avenir : celle d’enfants atteints d’une maladie génétique rare. De retour en Angleterre, tandis qu’elle finit ses études d’anthropologie, elle se retrouve enceinte d’un homme marié, amené à quitter le pays sous peu. Elle décide néanmoins de garder l’enfant. Ainsi naît Anna, un « bébé d’or pur » au caractère angélique, au bonheur presque su... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
VivianeB
  16 août 2017
Je découvre avec bonheur cet auteur par ce livre o combien riche, dense et érudit pour relater la différence, celle d'Anna une petite fille qui naît en Angleterre dans les années 60 et qui est élevée par une mère célibataire et aimante. C'est également l'analyse d'une société face à la différence et une description anthropologique d'un quartier anglais des années 60 à aujourd'hui. Un roman à lire, malgré pas mal de longueurs.
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topocl
  03 janvier 2015
Ce n'est pas un roman avec un début, un milieu et une fin, mais l'histoire d'une vie de la jeunesse à la maturité. Jess, l'anthropologue curieuse, renonce tout naturellement à une vie d'investigations , de passions et de voyages, pour s'installer dans un cocon difficile mais délicieux, s'occuper de son bébé d'or pur, Anna, la petite fille tout sourire, toute tendresse, toute gentillesse, qui aime les glaces et les ballades, mais n' a jamais pu apprendre à lire, à se débrouiller seule.

Ce que Jess a laissé de côté, ce qu'elle y a gagné. On est à Londres dans les années soixante et suivantes, où la jeunesse commence à s'émanciper, dans un joyeux groupe d'amis, avec leurs propres problèmes, leurs propres enfants, leurs propres états d'âme, qui vont vieillir au rythme de la fin de siècle...

C'est joyeux et parfois dur, brouillon et pas toujours cohérent, comme la vie, cela passe à toute vitesse et on se régale des moments jouissifs comme on frémit des difficultés, il y a de nombreuses digressions, intéressantes ou moins, des thèmes récurrents qui sont comme des fils rouges (l'anthropologie, la psychiatrie notamment). C'est un hommage aux humbles qui font des choix modestes mais courageux, et à ceux qui n'accèdent pas à notre « intelligence » mais ont la leur, qui nous est étrangère mais n'est pas moins valable.

Cette petite histoire de vie, de mémoire aussi, de retour sur soi et sur son époque, nous fait trottiner à travers de chouettes émotions.
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Rhodopsine
  05 août 2016
Un roman qui se passe à Londres, mais qui pourrait avoir pour cadre n'importe quelle autre ville : je n'ai rien vu de Londres, rien senti, rien entendu, rien perçu de son atmosphère. Une enfant délicieuse, un bébé d'or pur, qui saura ses lettres mais n'accédera pas à la lecture, mais dont je ne partagerai ni joie ni inquiétude, tant les personnages peinent à s'incarner. Une femme, anthropologue, qui renonce à tout voyage, vit on ne sait de quoi, dont le destin me reste indifférent du début à la fin: que pense-t-elle, de quoi vit-elle, quelles joies, quelles craintes, quels espoirs la traversent, avec sa fille différente, avec ses amis pleins de bonnes intentions?
Un roman qui touche un peu à tout, la cause des femmes, la prise en charge des personnes atteintes de maladie mentale, la misère de la psychiatrie, l'anti-psychiatrie, la solidarité , les choix d'une vie... saupoudrage de bon aloi, politiquement correct, et diablement ennuyeux.
Et une curiosité: la photo de couverture de l'édition de poche est la même que celle de En cas de forte chaleur de Maggie O'Farell aux éditions Belfond.
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claraetlesmots
  27 février 2014
Londres dans les années 1970. Jess une étudiante en anthropologie âgée de vingt ans devient maman célibataire d'une petite fille Anna. Ses amies (dont une est la narratrice) nous explique que Jess lui a confié que le père était un de ses professeurs, beaucoup plus âgé qu'elle et marié. Jess vit pour sa fille Anna qui se révèle très vite différente des autres. Calme, très sage, elle est d'une gentillesse extrême mais elle a une lenteur, un retard mental.
Toujours par le récit de son amie qui habite le même quartier que Jess et qui elle a une vie « normale » (un mari, deux enfant en bonne santé), on suit le parcours de Jess, d'Anna mais aussi les changements de moeurs, culturels et sociaux. Si durant les premières années de vie d'Anna, Jess ne s'autorise que des sorties avec ses amies, elle rencontrera plus tard un homme Bob avec qui elle se se mariera. Ses amies ne l'apprécient guère même s'il ne considère pas Anna comme un fardeau. Anna qui ne peut plus plus être scolarisée dans une école traditionnelle doit être admise à dix ans dans un centre avec d'autres élèves souffrant tous d'handicaps intellectuels. Il s'agit d'une époque où les connaissances sur l'autisme, les maladies neurologique et psychiatriques sont peu étendues.
la suite sur :
http://fibromaman.blogspot.fr/2014/02/margaret-drabble-un-bebe-dor-pur.html
Lien : http://fibromaman.blogspot.f..
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dulac84
  24 octobre 2014
Une réflexion sur les "enfants différents", leur place au sein de la société : l'histoire se passe en Angleterre, des années 60 à nos jours et raconte la difficulté pour une mère ayant un "bébé d'or pur", à l'élever seule. Cette mère aime sa fille plus que tout au point de passer peut-être à côté de sa vie de femme. Une belle histoire qui pose la douloureuse question de la difficulté d'insertion des personnes handicapées ou simplement "différents", de la solitude mais aussi de l'amitié et de la solidarité.
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critiques presse (2)
Liberation   17 février 2014
«Un bébé d’or pur», ou les jeux de la mémoire et du féminisme.
Lire la critique sur le site : Liberation
Telerama   05 février 2014
L'histoire ordinaire d'une mère qui, face à la maladie de sa fille, mène malgré tout sa vie de femme. Une réflexion captivante sur cette étrange solitude à deux.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
topocltopocl   02 janvier 2015
Noël n'est pas une bonne période pour beaucoup.Noël est pire, bien sûr, pour les célibataires et les personnes seules, ou du moins c'est ce que tout le monde dit, mais c'est une période franchement mauvaise pour ceux qui ont une famille trop nombreuse et, entre trente et quarante ans, la majorité d'entre nous tombait dans cette catégorie. Il nous arrivait, pour certaines, d'aspirer au célibat et à la solitude pendant que nous tentions de satisfaire aux exigences de parents, d'enfants, d'ex-maris, de frères et sœurs, de tantes, d'oncles, de cousins, de canards boiteux, d'alcooliques excommuniés, de poètes solitaires dépressifs et autre racailles. Aucune d'entre nous n'avait une maison assez grande pour accueillir une tribu, une cuisine assez vaste pour faire le repas de tout un clan ; néanmoins, d'une manière ou d'une autre, nous avions hérité de ces attentes tribales de grands rassemblements. C'étaient des festivals effrénés d'échecs courus d'avance.
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topocltopocl   03 janvier 2015
Les enfants, dont le visage était éclairé par les bougies posées sur la cheminée et par la faible lueur des illuminations japonaises, étaient assez candides pour regarder en silence les adultes allumer les amorces de papier dans la pièce obscure. Au lieu de contempler le petit spectacle, certains parmi nous regardaient la lumière jouer sur leurs doux visages graves et attentifs. Ils composaient un tableau, un Joseph Wright, un La Tour. Nos enfants étaient ici bons ; nos espoirs pour eux, si élevés. La bonté semblait être leur droit de naissance. Comment aucun d'entre pouvait-il s'égarer ?
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dulac84dulac84   26 septembre 2014
Anna nous paraissait à tous une petite fille souriante,mignonne, affectueuse, qui avait bon caractère et un émouvant esprit de partage et d'obligeance.A un âge où les petits enfants deviennent pour la plupart farouchement possessifs et cupides, elle était toujours prête à céder ses jouets ou à partager ses bonbons fondants....
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claraetlesmotsclaraetlesmots   27 février 2014
Ce qu’elle éprouvait pour ces enfants, comme elle devait s’en rendre compte des années plus tard, c’était une tendresse proleptique. En voyant leurs petits corps dénudés, leurs fiers nombrils bruns, les mouches rassemblées autour de leurs nez qui coulaient, leurs grands yeux, leurs orteils étrangement fusionnés qui dessinaient une fourche, elle éprouvait un sentiment d’affinité, tout simplement. Là où d’autres auraient pu ressentir de la pitié, de la peine ou du dégoût, elle ressentait une sorte de joie, une joie inexplicable. Était-ce une prémonition, une inoculation contre le chagrin et l’amour à venir ?
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SZRAMOWOSZRAMOWO   28 juillet 2016
Qui sait ce qui se perdrait si tous les enfants naissaient techniquement parfaits ?
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Vidéo de Margaret Drabble
http://www.librairiedialogues.fr/ Delphine de la librairie Dialogues nous propose ses coups de c?ur du rayon Littérature étrangère : "Rendez-vous à Positano" de Goliarda Sapienza (Le Tripode), "Seul le grenadier" de Sinan Antoon (Actes Sud) et "Quand monte le flot sombre" de Margaret Drabble (Bourgois). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Élise le Fourn.
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