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EAN : 9782365693042
Editions Les Escales (05/10/2017)
3.73/5   39 notes
Résumé :
Lorsque sa grand-mère, Charlotte, décède, Anne Südhausen se rend à Innsbruck pour organiser son enterrement. La vieille dame, avec qui elle a perdu contact depuis près de vingt ans, lui a laissé un bien lourd secret : des journaux intimes, qu'elle a rédigés en 1943, lors de son séjour aux « Bois des Ombres », un étrange établissement, à mi-chemin entre le sanatorium et l'hôpital psychiatrique, théâtre de terribles événements qui changèrent à jamais la vie de Charlot... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Jeanfrancoislemoine
  29 octobre 2018
Prenez une vieille dame, Colette, qui vient de mourir à Innsbruck et sa petite fille, Anne qui quitte Hambourg pour venir organiser les obsèques d'une grand-mère qu'elle ne fréquentait plus. Bon, écrire un roman avec ces seuls éléments, il faut avoir de l'imagination et c'est pas gagné. ...
Alors, glissons des grains de sable afin de gripper les rouages bien huilés d'une situation des plus "banales".
Dans l'avion, Anne fait la connaissance de Siefried. Naissance d'une grande histoire d'amour? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non.
Peu après son arrivée, Anne découvre 11 cahiers. Ecrits d'une écriture serrée, au crayon de papier, qu'ils sont durs à lire!!!!!Et pourtant, c'est dans cette découverte qu'Anne se lance et prend connaissance de la vie de sa grand mère au"bois des ombres ", une mystérieuse clinique autrichienne, en 1943.....Mais que fait-elle là ?
La fiction va alors alterner entre la vie de Colette en 1943 et celle d'Anne, plongée dans sa quête de vérité. Cette alternance est très intéressante et va mettre en évidence les points communs d'Anne et Colette, l'une et l'autre poursuivies par un fort sentiment de culpabilité. Les deux mondes qu'il nous est donné de fréquenter sont des mondes de secrets, de non-dits, de mensonges, de crainte, de peur et on devra patienter jusqu'à la fin pour que tout retrouve une place plus conforme à une certaine logique.
Ah, un détail.. ..Il y a 11 cahiers mais....il devait y en avoir 13. Comment je le sais? Et bien parce que j'ai lu le roman, tiens, et que je sais tout mais que, comme d'habitude,j e n'en dirai pas plus.
C'est un livre qui s'appuie sur des faits historiques de la seconde guerre mondiale et se déroule comme un roman d'aventure, presque comme un polar comme le dit un des personnages.
Il est vivant, agréable et les pages tournent à toute vitesse, pas de temps mort et beaucoup d'interrogations sur la plupart des personnages qui ont des comportements trop bizarres pour être complètement innocents.
J'ai lu qu'il s'agissait d'un premier roman, et bien, pas mal du tout.
Dernier détail (amusant, croustillant, effrayant,désespérant?. ...) : au mystérieux "Bois des ombres", le concierge est surnommé .....LUCIFER.!!!!!!! Alors, bienvenue à vous et bon courage.

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fanfanouche24
  13 décembre 2017
Je suis passablement inquiète sur l'état de ma mémoire !!!... J'ai lu avec un authentique enthousiasme et une émotion particulière...cet ouvrage, il y a déjà 4 semaines... je range mes piles de livres, lus récemment, à lire, en attente... et je vérifie cet ouvrage apprécié dans mes chroniques Babelio ... et mauvaise surprise : Néant !!!
Alors je vais essayer de rattraper le ressenti pour ce livre et cette auteure que je découvrais pour la première fois... Une histoire incroyable entre une petite fille , devenue adulte,qui doit retourner dans la maison de sa grand-mère, à sa mort, alors qu'elle ne l'a pas revue depuis des années... Elle ira à la découverte de l'existence de cette grand-mère, de son journal intime rédigé en 1943...Elle apprendra que cette dernière a vécu dans une
clinique psychiatrique très spéciale... je n'en dirai guère plus... Car l'enquête de la petite fille, Anne est centré sur cet endroit , trop bien nommé " le Bois des ombres "...
"Vous êtes en train d'apprendre sur votre grand-mère des choses que vous ne connaissiez pas. Songez au peu de chose qu'on savait sur nos parents et sur nos grands-parents...ça ne nous a pas empêchés de les juger !
C'est terrifiant. Ca nous donne une idée de la facilité avec laquelle les autres nous jugent, sans rien savoir des épreuves et de la culpabilité qui nous ont façonnés." (p. 100)
"Mon grand-père était donc un psychiatre qui écrivait des contes et sauvait des vies humaines. Et mon grand-père officiel, Lucifer était un homme généreux qui avait fait partie d'un groupe de résistants. Telle était ma famille. Je pouvais en être fière." (p. 332)
Un très beau roman où une petite-fille , Anne, adulte va , à la mort de sa grand-mère, découvrir avec la disparition de cette dernière, et ses recherches personnelles, son histoire familiale et des secrets,...des non-dits...
Un pan de l'histoire nazie... les expériences psychiatriques troubles et abusives... de l'époque... qu'Anne, découvre avec le journal intime de sa grand-mère, méconnue (pour cause de dissension avec le papa d'Anne, le fils)
Une fiction, accompagnées de recherches historiques fouillées et précises, nourries par de nombreux témoignages dont ceux de la maman de l'auteure...
Un roman captivant, bouleversant... qui mêle la grande histoire, ainsi que des destinées individuelles, malmenées,amputées... Une lecture à ne pas manquer !



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zabeth55
  24 mai 2021
Anne, journaliste dans une revue féminine, vient d'apprendre la mort de sa grand-mère qu'elle n'a pas revue depuis l'enfance.
Seul membre restant de la famille, elle se rend à Innsbruck pour organiser les funérailles.
Et là, elle découvre les carnets intimes de cette grand-mère dont elle ignorait tout.
Carnets écrits en 1943 lorsqu'elle a été envoyée dans un établissement nommé le bois des ombres, pour gens fragiles nerveusement.
On est en plein nazisme.
Une tragique tranche d'histoire où les déficients mentaux étaient éliminés.
Ce récit est très bien mené.
Il se dévore littéralement.
Alternent les chapitres de 1943 et ceux de 2014.
Et l'on passe de l'un à l'autre avec une curiosité de plus en plus grande au fil des pages.
L'ignominie et la barbarie de cette tranche de l'histoire ne cessera jamais de nous remuer.
En nous les faisant revivre, l'auteur a su en même temps dresser deux beaux portraits de femmes.
La grand-mère et la petite-fille.
Rien à reprocher au style, rien à la progression de l'histoire.
Je n'étais pas spécialement attirée par le sujet, mais je ressors remuée et contente d'avoir lu cette histoire passionnante.
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autempsdeslivres
  13 mars 2018
Ce roman faisait parti des livres de la rentrée littéraire de 2017 qui m'attirait le plus avec sa somptueuse couverture, son titre et son résumé malheureusement je ressors déçue de ma lecture. 
Si le style et l'écriture et l'alternance entre les époques est bien travaillé et cohérent, la déception vient de l'histoire et finalement du peu d'éléments sur la psychiatrie sous le régime nazi. 
En ce qui concerne la période de Charlotte, j'ai trouvé que la quatrième de couverture ne correspondait pas aux éléments présents dans le roman. En effet, on sait dès le départ les traitements prescrits aux patients du Bois des ombres et lorsque l'on parle "d'expériences psychiatriques, menées par les nazis" ce n'est que par le biais de dialogue entre les personnages et non la réalisation d'actes, ce sujet est donc abordé très rapidement et sans aucun approfondissement.
Concernant les personnages, ils sont relativement bien décrits mais là encore cela manque de profondeurs et de réalisme (la "guérison" de Sofia) et la relation entre Charlotte et le directeur de l'établissement, il y a des défauts, elle tombe comme un cheveu sur la soupe, elle sort de nulle part et n'est absolument pas crédible. 

C'est la partie concernant Anne qui m'a le moins plu et intrigué et j'ai fini par la trouver lassante et décevante notamment la manière dont Anne interagit avec les hommes. Suite aux éléments que l'on connait sur sa vie, j'ai trouvé dommage que ce personnage ne parvienne pas à prendre du recul et tombe sous le charme du premier venu qui semble s'intéresser à elle puis finit avec un autre. Je trouve cela d'autant plus dommage que Charlotte incarne un personnage fort, avec ses faiblesses, mais qui ne semble pas avoir absolument besoin d'un homme à ses côtés pour vivre. 
Si je n'ai pas réussi à apprécier les personnages secondaires de cette époque voire même trouvé parfois détestables et centrés sur leur petite personne et ce que la mort de Charlotte implique pour eux et trouvé la disparition et la recherche des cahiers assez facile voire trop facile, j'ai trouvé intéressant et important le passage sur la difficulté de juger quelqu'un au regard des fautes commises par l'un de ses parents et de sans cesse les lui rappeler ou de le faire chanter et j'ai trouvé cohérent que ce soit Charlotte qui nous le dise.

Il s'agit donc d'un premier roman écrit de manière cohérente mais qui reste superficiel à plusieurs niveaux qu'il s'agisse du traitement de la psychiatrie sous le régime nazi, des personnages, le tout terminé par une fin sans intérêt et décevante qui donne une impression de "je ne sais pas comment le terminer alors je vais écrire ça". 
Dommage ! 
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loeilnoir
  20 août 2020
Anne Südhausen est journaliste pour un magazine féminin à Hambourg. A la mort de sa grand-mère avec qui elle a depuis longtemps perdu le contact, elle se rend à Innsbruck pour organiser l'enterrement. En fouillant la maison de la défunte, Anne découvre une boite qui lui est destinée : à l'intérieur, une vieille chapka portant les initiales « C.A », ainsi qu'un pendentif représentant un caducée, symbole de l'ordre médical. Pas un mot pour expliquer ce leg étrange, mais Anne trouve bientôt une collection de cahiers intimes rédigés par sa grand-mère en 1943, lors d'un séjour dans une clinique autrichienne appelée le bois des Ombres… Anne se plonge dans cette lecture intrigante, mais se rend vite compte que les deux derniers cahiers ont disparus…Qui a pu dérober ces journaux intimes ? Dans quel intérêt ? Charlotte, la grand-mère était entourée de personnes en apparence dociles, comme son amie Marie Pramstaller, ou sa voisine si serviable, mais un peu trop curieuse… Qui est le mystérieux neurologue Siegfried Rattler dont Anne a fait la connaissance à bord de l'avion la menant à Innsbruck ? Que se passait-il durant la seconde guerre mondiale dans cette mystérieuse clinique perdue au milieu des forêts autrichiennes ? Autant de questions auxquelles nous avons hâte de pouvoir répondre en tournant les pages de ce roman.
Je m'attendais à beaucoup de noirceur en ouvrant ce livre, la quatrième de couverture évoquait en effet des « expériences psychiatriques menées par des nazis« … Mais j'ai trouvé quelque chose de bien différent et je n'ai pas été déçue de cette lecture : l'auteure excelle dans l'art de raconter avec douceur et brio un sombre pan de notre histoire.
Deux femmes, deux époques distinctes, qui vont finalement se retrouver par l'intermédiaire des écrits intimes de l'une : un héritage émouvant grâce auquel Anne apprendra à connaître cette grand-mère si particulière, ayant vécu dans l'ombre d'un frère jumeau trop tôt décédé au combat, avant d'être appelée à jouer elle-même un rôle au sein d'une mission de résistance face à l'armée allemande.
Une lecture cosy, reposante, avec parfois quelques longueurs et répétitions évitables mais vers la fin, j'ai eu une envie irrésistible de comprendre et les pages se sont succédé à une vitesse folle. J'ai trouvé la fin émouvante et juste: l'auteure, avec le recul sur cette période éprouvante, dévoile un dénouement emprunt de sagesse et d'humanité.
Lien : https://loeilnoir.wordpress...
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
JeanfrancoislemoineJeanfrancoislemoine   28 octobre 2018
Quel luxe de disposer partout d'eau chaude sans être obligé d'allumer du feu dans une chaudière. Ma grand-mère avait peut-être raison de dire que notre génération considérait comme évidentes beaucoup de choses qui,autrefois,n'allaient pas du tout de soi.Il était parfois instructif d'imaginer la vie à une autre époque pour observer le temps présent. ( p 156)
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fanfanouche24fanfanouche24   15 novembre 2017
Je me rendais compte à quel point les femmes m'avaient manqué dans ma famille. (...)
J'enviais mes amies qui vouaient un culte à une mère ou une grand-mère qu'elles avaient prises en exemple, des femmes fortes qu'elles avaient admirées. Je serais peut-être plus optimiste, plus heureuse, si j'avais connu dans ma famille des modèles féminins positifs. (p. 177)
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fanfanouche24fanfanouche24   19 novembre 2017
- Ma mère n'était pas la même en hiver et en été, dit-elle. Ma mère aimait la neige. Elle était plus accessible l'hiver. Plus chaleureuse, aussi bizarre que cela puisse paraître. (..)
-On dit que les mélancoliques sont plus à l'aise en hiver parce qu'ils se sentent moins coupés du monde, expliqua Amberg. En hiver, le monde est au repos, il marche au ralenti, il nous sollicite moins, , si ce n'est pour préserver la chaleur de notre corps, ce qui est vital. Au printemps, en revanche, la plupart des gens s'activent et deviennent plus entreprenants, ce qui peut plonger une personne mélancolique dans la dépression. Elle sent exclue de ce monde. (p. 255)
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fanfanouche24fanfanouche24   14 novembre 2017
Nous allons visiter maintenant l'atelier d'activités artistiques. (...)
- A l'atelier, les patients peuvent créer leurs anges gardiens, expliqua Amberg et aussi leurs démons. Quand on arrive à leur donner une figure et à les nommer, les démons sont moins effrayants. (p. 88)
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fanfanouche24fanfanouche24   14 novembre 2017
Vous êtes en train d'apprendre sur votre grand-mère des choses que vous ne connaissiez pas. Songez au peu de chose qu'on savait sur nos parents et sur nos grands-parents...ça ne nous a pas empêchés de les juger ! C'est terrifiant. Ca nous donne une idée de la facilité avec laquelle les autres nous jugent, sans rien savoir des épreuves et de la culpabilité qui nous ont façonnés. (p. 100)
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