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EAN : 9782070740871
364 pages
Éditeur : Gallimard (03/01/1995)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 20 notes)
Résumé :
"Pendant que je me déshabillais, je vis Antoine qui fixait mon dos. Il me convoitait, encore, toujours, et il se méfiait de moi. Avec son regard, je me regardai : j'étais belle et menteuse. Je ne me regardai pas au visage, je regardai mon corps. J'avais un beau corps, je l'ai encore. Peu de femmes ont de beaux seins : je suis de ces femmes. Encore moins de femmes ont des seins beaux et émouvants : je suis de ce peu de femmes. Mon corps avait des liens avec cet appar... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Liver
  06 juillet 2014
La famille Ligneul est aisée mais il lui manque l'auréole d'une lignée, les le Pesnel, eux, sont modestes mais peuvent se targuer d'un nom et d'une parenté. Mais unissons donc ces deux familles, que la jeune Agnès Ligneul (et sa belle dot) épouse donc Camille le Pesnel plein d'avenir (qui se réalisera mieux avec la dite dot), propose le prêtre bien intentionné et tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais c'était sans compter avec la médiocrité chronique du jeune Camille, incapable de se séparer de sa maîtresse, modeste "femme du peuple" et incapable de gérer correctement la moindre affaire. Drieu de la Rochelle transcrit ici l'histoire de sa propre famille et sans doute son propre traumatisme de cette médiocre tragédie, entre un père absent et coupable et une mère faible et indécise. Cela donne une lecture agréable, bien servie par une écriture soignée, un rendu de qualité de l'ambiance , et ce malgré quelques maladresses notamment dans les choix effectués dans le traitement de de l'histoire. En tout cas, ce roman mérite le détour au-delà des a-priori liés au nom de l'auteur.
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monito
  26 septembre 2009
Décadence, ou plutôt déchéance d'un homme, Camille, croyant que son nom et ses origines de petite noblesse auraient pu le sauver, qui entraîne avec lui sa femme Agnès, ses enfants, ruine ses beaux-parents…
Camille vit mesquinement, dans le mensonge, la manipulation, emprunte, rate ses affaires, emprunte encore… comme un puits sans fond, comme incapable de résister et surtout de changer.
Camille se cherche, se ment à lui-même, à la femme qu'il a épousée pour son argent et lui préférant Rose, sa maîtresse, aimante et pulpeuse qu'il domine parce qu'elle l'aime.
Et pourtant cette Agnès aussi l'aime. Elle ne le supporte plus mais vit avec l'insupportable, prise par un amour incroyable et le refus d'admettre l'échec et la tromperie dont elle fut victime.
Les dommages colatéraux sont nombreux, notamment pour les enfants de Camille et Agnès et surtout pour Yves qui périra au combat, comme seule façon de ne pas finalement trop ressembler au père.
L'écriture est classique mais belle, le thème un peu visité, celui d'une classe qui n'en est pas vraiment une et où seule la question de l'argent l'emporte finalement.
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salmonj
  03 septembre 2019
Il existe dans l'entre-deux-guerres une droite, obsédée par le déclin, la décadence, et qui, d'une certaine façon, conduit au « régime de Vichy ». Il n'y a pas de raison d'oublier ce pan de l'histoire, ni d'effacer l'un des romanciers qui en ont le mieux rendu compte :
Nostalgique de la « Belle époque » et du style épistolaire des éditions GALLIMARD, on peut encore savourer ce roman, reflet autobiographique de la vie d'un auteur « sulfureux » car séduit par le nazisme !!!
Le récit débute sur la côte normande, entre Avranches et Granville : Une famille de hobereaux catholiques et désargentés (les LE PESNEL) aimerait marier leur plus jeune fils, Camille, avocat sans clients, à la fille d'un architecte parisien (Monsieur LIGNEUL )en villégiature avec sa femme et sa fille AGNÈS ;
L ‘abbé Maurois, tel un « maquignon » sert d'intermédiaire pour rapprocher les 2 familles mais Camille, qui entretient une liaison à PARIS se révèle-t-il un bon parti ?
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Oslo, 31 août est un film (2011) dramatique norvégien co-écrit et réalisé par Joachim Trier d'après Le Feu follet de Pierre Drieu La Rochelle.
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