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ISBN : 2253039195
Éditeur : Le Livre de Poche (30/09/1992)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Laurence a cinq ans et ce qu'elle voit du monde qui l'entoure et qu'elle nous conte avec ses propres mots, c'est l'Indochine occupée par les Japonais, une mère qui la rejette, un père qui l'ignore. Son unique refuge, c'est la rue ou encore les légendes racontée par Thi Ba, sa gouvernante indochinoise. Laurence a sept ans lorsque, arrachée à son enfance "jaune", elle est jetée dans un pays revêche et froid, la France, où elle est encore plus seule. ...
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
ladesiderienne
  05 juillet 2013
Dans "L'enfant des terres rouges", Cécile Drouin nous raconte l'Indochine, pays où à l'image de son héroïne, elle a vécu enfant. Nous y découvrons la vie pendant la guerre à travers les yeux de Laurence, cinq ans.
Ce qui frappe dès le début du roman, c'est le manque d'amour dont souffre la fillette. Ses parents, français expatriés, voulaient un garçon ; sa mère lui préfère sa soeur aînée et son père l'ignore totalement. Seule, Thi Ba, sa gouvernante indochinoise lui témoigne de l'affection. Malheureusement, les événements vont les séparer. Laurence s'échappe alors régulièrement, au grand dam de sa mère, dans la rue pour se mêler à la population dont elle se sent finalement plus proche.
Obligée de quitter son pays natal pour rentrer en France avec ses parents, la fillette va comprendre que le pire est devant elle. Au manque d'amour familial, vont s'ajouter la froidure du climat et le rejet de ses camarades de classe pour qui elle reste "la Tonkinoise". Seul, le souvenir des légendes racontées autrefois par Thi Ba illumine un court instant ses journées.
Mais Laurence est profondément gentille. Au lieu d'en vouloir à ceux qui ne l'aiment pas, elle leur trouve des excuses : d'abord, elle n'est pas très jolie, avec son physique de Mongol dû aux origines cachées de son père et en plus, sa santé est fragile, elle est toujours malade. Et si en disparaissant, leur existence se trouvait soulagée de sa présence ?
C'est un roman poignant sur la souffrance enfantine, sur le manque d'affection, sur le rejet et sur la difficulté d'être partagé entre deux cultures totalement opposées. C'est un roman magnifiquement écrit, empli de réflexions savoureuses, même si elles sont douloureuses parfois, comme peuvent l'être celles d'une enfant sur la vie et le monde qui l'entoure.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   05 juillet 2013
Je me console avec les mots. J'ai découvert que c'est un ravissement. Je vais voir le dictionnaire en cachette et je cherche des mots plus jolis que les autres. Albâtre, amble, mélancolie, crépuscule, souvenir, esquive, regret, louvoyer, rive, saule pleureur, par exemple. Quelquefois ce sont des mots compliqués, j'oublie ce qu'ils veulent dire et je suis obligée de partir à leur recherche. Je n'aime pas aimer sans savoir qui j'aime.
Je joue aussi à marier les mots qui me plaisent. Pour qu'ils ne restent pas tout seuls. "Le crépuscule ombragé, blotti dans la mélancolie..." Cela ne veut peut-être rien dire, mais ça me fait rêver...
Parfois je cesse d'aimer un mot. Sans raison. Ça s'arrête d'un seul coup. Ça m'ennuie un peu parce que ce n'est pas gentil pour ce mot, mais je n'y peux rien. On n'aime pas de force. Ou parce qu'il faut. Sinon toutes les mères aimeraient leurs enfants.
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ladesiderienneladesiderienne   02 juillet 2013
Moi, j'aime bien quand Thi Ba vient dormir avec moi. D'abord, j'ai moins peur. Ensuite, elle m'explique plein de choses. L'église de la dame, par exemple, c'est une pagode pas jolie, avec un faux Bouddha blanc et maigre que les Français vont prier. Ils lui donnent des piastres pour s'acheter un Nirvâna. Je ne comprends pas pourquoi puisque les Blancs ont commencé par le torturer et le tuer parce que c'était un faux Bouddha. Et puis maintenant ils vont le prier et lui donner des sous... Thi Ba dit qu'il n'y a rien à comprendre, que les Blancs sont tous des fous.
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