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ISBN : 2352042984
Éditeur : Les Arènes (09/01/2014)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 15 notes)
Résumé :
« Mon père était chef de la Milice dans le Gers. Ma mère et lui étaient des fascistes convaincus. En août 1944 j'avais deux mois à peine , ils se sont enfuis, bébé en bandoulière, d'abord à Sigmaringen, puis en Espagne. La voilà mon histoire. La voilà ma famille. La voilà ma jeunesse. Depuis trop longtemps, je vis avec les fantômes d'un passé qui me révulse. Aujourd'hui, j'ai décidé de tout envoyer valser et de ne plus rien cacher. »

Philippe Druillet... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Bazart
25 février 2014
Philippe Druillet, pour ceux qui n'en auraient jamais entendu parler, c' est le maitre rénovateur de la bédé de science-fiction d'après 1968 , « Les 6 voyages de LoneSloane » sa première publication est un livre monument qui reste dans le coeur de tout amateur de S.F. Dessinateur ,peintre ,sculpteur, plasticien, décorateur il est reconnu mondialement par les plus grands, Georges Lucas le prend au téléphone, il tutoyait Ray Bradbury et depuis quarante ans les illustrateurs japonais pillent allègrement son univers. Mais alors pourquoi un artiste de cette importance est-il à ce point si méconnu du grand public ?
Plongeons nous dans sa vie avec « Délirium » écrit avec l'aide de David Alliot. Une biographie c'est toujours, en creux, le film d'une époque, d'un climat social et culturel du pays dans lequel l'artiste évolue et là nous somme servis .L'histoire commence à Sigmaringen, les parents du petit Philippe sont des fascistes convaincus, condamnés à mort par contumace, qui fuient la France libérée.
Cette marque de naissance honteuse le poursuivra toute sa vie. Son père mort, alors qu'il n'a que sept ans, sa mère et sa grand-mère rentre en France, il devient le fils de la concierge dans les beaux quartiers de la capitale.
Apprenti photographe, apprenti dessinateur, de rencontres en rencontres Druillet se construit. Goscinny lui donne sa chance au journal Pilote mais il est écrit que Druillet doit bruler sa vie, et il la brule par les deux bouts, ce sera une bohème hurlante .Nous croiserons, Ariane Mnouchkine, Moebius, Jacques Attali (???)Le journal Pilote au complet, Métal Hurlant, bien sûr, et toute la vie de la bédé underground de la fin du siècle dernier.
On peut regretter le style Caterpillar de l'écriture, mais David Alliot s'explique : « j'ai écrit comme Druillet parle, il est entier et volcanique et ses mémoires ne pouvait pas ressembler à du Saint- Simon ». Vous connaissez Druillet vous apprendrez une foule de choses sur le bonhomme, vous ne connaissez pas Druillet : pauvre de vous !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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chamalot
06 mars 2014
J'avais entendu l'auteur présenter son bouquin sur Inter. On pense ouvrir un ouvrage qui va nous révéler ce qu'il en est que d'être le fils d'un mec qui a était chef de la milice du Gers durant la guerre... Quelques pages, bien envoyées sur le sujet, et l'auteur nous entraine sur le parcours d'un type qui pense avoir révolutionné la B.D. Décevant. Lisez plutôt : « Des gens très bien » d'Alexandre Jardin.
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Charybde2
11 juillet 2014
La captivante et émouvante autobiographie du père de Lone Sloane et de Vuzz.
Désormais sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2014/07/11/note-de-lecture-delirium-philippe-druillet/
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sloane74
16 novembre 2016
une influence majeure sur le 9ème art, et un des derniers géants, avec Manara. Une grande oeuvre graphique, quand aux scénarios, les meilleurs ont été inspiré de morcoock et de ...Flaubert. si, si, c'est exceptionnel, la trilogie Salammbo
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Les critiques presse (6)
NonFiction02 juillet 2014
Philippe Druillet passe en revue 50 ans de bande dessinée.
Lire la critique sur le site : NonFiction
LeJournaldeQuebec10 février 2014
«Je suis né fils de collabo»: cet infamant héritage a marqué au fer rouge le dessinateur français Philippe Druillet, artiste visionnaire de BD à l'existence jalonnée de drames mais à la rage de vivre chevillée au corps, qui vient de publier une autobiographie coup de poing, Delirium.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeJournaldeQuebec10 février 2014
«Je suis né fils de collabo»: cet infamant héritage a marqué au fer rouge le dessinateur français Philippe Druillet, artiste visionnaire de BD à l'existence jalonnée de drames mais à la rage de vivre chevillée au corps, qui vient de publier une autobiographie coup de poing, Delirium.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Culturebox16 janvier 2014
Philippe Druillet est un dessinateur culte qui a bouleversé la bande dessinée dans les années 70 avec son univers de science-fiction. Mais si son nom revient en librairie, c’est parce qu’il publie « Delirium » [...], un récit autobiographique où il révèle que ses parents étaient des collabos, fascistes convaincus jusqu’à leurs dernières heures.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Liberation13 janvier 2014
C’est un bouquin de mémoires, «sa vie, son œuvre, son cul», comme dirait ce phénomène vociférant, grande gueule remplie d’une sensibilité extrême, d’un goût subtil, amoureux de la beauté. Son témoignage a été recueilli via le stylo de David Alliot, spécialiste de Céline, en respectant la grammaire vocale du personnage.
Lire la critique sur le site : Liberation
Lexpress10 janvier 2014
Entre saga hollywoodienne et roman très français, porté par un réjouissant franc-parler.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
tex_242tex_24211 décembre 2014
Dans ma chambre du sixième étage de la rue d'Eylau, je construis un univers familier. Je suis un vrai petit gothique. En hommage à Edgar Poe, j'ai un corbeau empaillé cloué au mur, et une tête de mort trône sur une étagère. Je découvre A rebours de Huysmans, un livre au titre prémonitoire, qui semble avoir été écrit pour moi. Dans ma chambre de bonne, je fais comme Des Esseintes, je peins les carapaces de mes tortues en or, sur lesquelles je colle de faux diamants. Le problème, c'est que les torturent respirent par la carapace, et meurent au bout de huit jours. J'ai mis un peu de temps à comprendre. Je ne vis pas dans le même monde que les autres.
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Charybde2Charybde211 juillet 2014
Mon nom est Druillet. Mon prénom est Philippe. Je suis né à Toulouse le 28 juin 1944 dans des circonstances particulières et dans une famille qui ne l’était pas moins. Mon père, Victor Druillet, était un fasciste convaincu. De 1936 à 1939, il a fait la guerre d’Espagne aux côtés des franquistes. Au moment de ma naissance, il était responsable de la Milice dans le Gers. Ma mère, Denise Druillet, née Faustin, était responsable administrative dans cette même organisation et partageait l’engagement idéologique de son mari. En août 1944, bébé en bandoulière, ils se sont enfuis, direction l’Allemagne. A Sigmaringen d’abord, puis en Espagne, qu’ils ont réussi à gagner par un miracle que je m’explique toujours pas. Dans la furie de la Libération, mes deux parents ont été condamnés à mort par contumace. Au moment du verdict, ils étaient à l’abri, de l’autre côté de la frontière. Accueillis à bras ouverts par Franco et ses sbires (…).
La voilà mon histoire. La voilà ma famille. La voilà ma jeunesse. Depuis plus de soixante ans, je vis avec les fantômes d’un passé qui me révulse. Depuis des années je dois affronter cette famille qui me hante chaque jour un peu plus. Aujourd’hui, j’ai décidé de tout envoyer valser. De tout ouvrir. De ne plus rien cacher.
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47bourgeois47bourgeois01 février 2014
"N'oublie pas que le Maréchal était ton Parrain." C'était hélas vrai. Tous les enfants baptisés Philippe, à cette époque, étaient considérés comme des filleuls du Maréchal. Vu que mon premier "parrain" s'était fait descendre, il ne me restait plus que lui. Belle famille."
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BazartBazart24 février 2014
j’ai écrit comme Druillet parle, il est entier et volcanique et ses mémoires ne pouvait pas ressembler à du Saint- Simon
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Charybde2Charybde211 juillet 2014
Être concierge à cette époque, et dans ce quartier, ce n’était pas une sinécure. Les gens de l’immeuble étaient odieux avec ma grand-mère. La nuit, les gens entraient en criant leur nom. Ma grand-mère se levait pour vérifier. Parfois, les gens entraient dans la loge sans frapper et l’engueulaient : "N’oubliez pas de monter le courrier sans tarder !" Et ma grand-mère de répondre, toute penaude : "Mais il n’y a pas de courrier aujourd’hui, monsieur." J’assistais à la scène. Ils l’humiliaient. Ils nous humiliaient. Souvent, je montais les étages avec elle pour distribuer le courrier. La vie était dure, mais elle m’aimait, et je l’aimais aussi.
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MP 2014-04-23-057-003048BDD2D9.mp4
Payot - Marque Page - Philippe Druillet - Delirium.
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