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ISBN : 2253004065
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 878 notes)
Résumé :
"Tous maudits, jusqu'à la treizième génération ! " : telle est la funeste malédiction que le chef des templiers, depuis les flammes du bûcher, lance au visage de Philippe le Bel, roi de France. Nous sommes en 1314 et la prophétie va se réaliser : pendant plus d'un demi-siècle, les rois se succèdent sur le trône de France, mais n'y restent jamais bien longtemps. D'intrigues de palais en morts subites, de révolutions dynastiques en guerres meurtrières, c'est la valse ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  07 février 2013
Tout a commencé avec elle... Isabelle de France, reine d'Angleterre...
(roulements de tambour)
Comment ça, ça ne vous dit rien ? Comment ça vous ne connaissez pas votre Gotha médiéval ? Ah, vous avez toujours confondu entre elles les têtes couronnées ? Et si je vous donne un indice ? Si je vous dis que c'est la reine incarnée par Sophie Marceau dans Braveheart, le film de Mel Gibson, là ça vous parle plus ?
(re-roulements de tambour)
Malheureuse épouse du roi Edouard II qui la délaisse, fille du Roi de Fer, Philippe IV le Bel, le roi qui a trouvé le meilleur moyen d'échapper à ses dettes envers le Temple en envoyant au bûcher ses derniers représentants après un procès interminable et inique, Isabelle est donc l'étincelle qui, au début de la "saga" des Rois Maudits, a ourdi contre ses belles-soeurs une terrible vengeance de femme et amorcé ainsi une mécanique historique dont elle ne mesurait sûrement pas alors la violence.
Dans ce tome V, nous la retrouvons une nouvelle fois au coeur de l'Histoire car rien ne va plus dans le gouvernement anglais. Edouard II, homosexuel, ne s'occupe pas de sa femme et accorde sa confiance à des favoris qui usent de sa royale amitié pour semer la chienlit au coeur même du pouvoir.
Le roi d'Angleterre étant seigneur d'Aquitaine, il est vassal du roi de France et doit lui rendre hommage (comment ça, vous décrochez ?! faites un mini effort et rappelez-vous vos cours de collège sur la féodalité). Pour ce faire, il doit aller en France mais les rapports entre les royaux cousins, malgré le truchement papal, sont chaotiques et c'est Isabelle qui est envoyée sur le continent en qualité d'ambassadrice. Cette dernière, peu désireuse de rentrer dans son royaume d'adoption, éprise qui plus est de Mortimer qui épouse sa cause et fait d'elle sa maîtresse, va prendre la tête d'un nouveau complot, politique cette fois-ci.
Comme tous les autres opus de la saga médiévale, la Louve de France est du miel pour le lecteur passionné d'histoire. le style de Druon n'a plus besoin d'éloge ; la narration est à la fois épique, notamment grâce aux roueries et à la personnalité de Robert d'Artois, et exprimée de façon simple, ce qui la rend compréhensible par tous. Inutile d'avoir fait une thèse sur les Capétiens pour comprendre et apprécier !
Personnellement, et de manière assez sadique (et totalement assumée), ce que j'affectionne particulièrement dans ce volet c'est la chute d'Isabelle dans l'adultère, elle qui pour dénoncer ses belles-soeurs et les livrer à la vindicte de Philippe le Bel s'était érigée en parangon de vertu, se hissant sur le piédestal de la grandeur royale.
Derrière la reine se cachait bien une femme avec ses faiblesses et ses aspirations romanesques qu'un beau seigneur quelque peu aventurier et opportuniste sur les bords aura su plier à son charme et à ses ambitions.
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TheWind
  29 avril 2014
Changement de décor pour ce cinquième tome des Rois Maudits.
Nous sommes sur les bords de la Tamise, dans un cachot de la Tour de Londres, où se trouvent Lord Mortimer et son oncle. Roger Mortimer, baron de Wigmore chasse l'ennui en tentant d'attraper un corbeau venu le narguer par le soupirail. Ce corbeau, il lui a donné le nom d'Edouard, le nom de son ennemi le roi d'Angleterre et lui promet qu'un jour, il l'étranglera.
A des miles de là, Isabelle de France, reine d'Angleterre, fille de Philippe le Bel, épouse d'Edouard II, soupire. Elle ne se sent pas beaucoup plus libre que le baron de Wigmore, dépendante des lubies de son époux et surtout du favori royal en titre, le Despenser. le roi, de moeurs légères, batifole avec son favori et lui accorde bien des privilèges, aux dépens d'Isabelle qui assiste impuissante, à la déchéance du roi et supporte, non sans envoyer quelques piques bien acérées, de se laisser démunir par l'amant de son époux.
Voilà deux grands du royaume en bien mauvaise posture. Mais ces deux-là ont une force de caractère telle qu'ils ne se laisseront point abattre si facilement.
Et lorsque Mortimer parvient à s'échapper et à gagner la France Isabelle reprend espoir. Elle n'a pas tort ! Mortimer s'empresse de la faire venir en son pays natal. Les voilà désormais, main dans la main, avec un seul objectif en tête : celui de faire tomber Edouard II.
Souvenez-vous du tout premier tome des rois maudits. C'était Isabelle qui avait dénoncé la conduite licencieuse de ses trois belles-soeurs en la Tour de Nesle. le lecteur n'avait pas été dupe de ses manigances. C'était bien la jalousie et non le sens du devoir et de l'honneur qui l'avaient amenée à déplorer les joyeuses parties de jambes en l'air de Marguerite et Blanche. On pourrait ne pas pardonner à la « Louve de France », froide et cruelle, de s'être réjouie du malheur de ses belles-soeurs qui, même si elles avaient fauté, ne méritaient sans doute pas une telle fin. Mais, lorsqu'elle tombe amoureuse à son tour, et qu'elle se trouve prise de remords en repensant à Marguerite et Blanche, on ne peut qu'esquisser un sourire devant une telle évidence. Eh oui, la passion amoureuse dévore tout, et surtout les principes auxquels on croyait !
Ce roman est l'un de mes préférés de la série. Sans doute, par son côté romanesque. Mais aussi, par cette façon habile que Maurice Druon a de nous montrer toutes les subtilités et les contradictions de l'être humain, et notamment de ceux qui ont fait L Histoire. Chacun est peint sous ses travers les plus vils, mais l'auteur permet aussi au lecteur d'entrer dans l'intimité de chacun et ainsi de lui dévoiler ses faiblesses et ses remords. On en éprouverait presque de la compassion par moments ! Enfin, juste un peu...
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sylvaine
  12 avril 2017
La mort de Philippe V a permis à son frère Charles IV de devenir roi . Il est bien falot ce nouveau souverain heureusement que son oncle le comte Charles de Valois , frère de Philippe IV le Bel est là pour diriger les affaires du royaume! Depuis peu est arrivé en France Roger Mortimer qui a réussi à s'échapper de la Tour de Londres où l'avait envoyé Edouard II le Roi d'Angleterre et l'époux d'Isabelle de France soeur de Charles IV. Epouse bafouée par l'homosexualité notoire de son époux, humiliée, spoliée de ses propres biens par les Despenser, Isabelle cherche désespérément le moyen d'échapper à une mort quasi certaine. L'occasion se présente quand il s'agit d'aller en France négocier un traité de paix entre les deux pays. Elle y retrouve Mortimer qui devient l'élu de son coeur....
Une fois de plus Maurice Druon sait nous captiver. le lire est un véritable plaisir Ce roman nous transportant sur les terres anglaises permet de mieux appréhender les prémices de ce conflit entre les deux royaumes qui ne durera qu'une centaine d'années ! en route pour le tome 6 ...
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NolaTagada
  11 juillet 2013
Ce cinquième épisode débute sur une évasion… enfin ça c'est après la lecture du prologue qui m'a ô combien attristé quand j'ai vu que mon cher Philippe ne faisait plus parti des personnages !! Non mais c'est horrible !!

Nous sommes donc 5 ans après le couronnement de Philippe le Long et c'est désormais son frère cadet, Charles de la marche qui est au commande du Royaume de France et tout ça grâce à qui ? Grâce à son frère qui lui avait un peu de cervelle !!!

Ma lecture de ce cinquième tome s'éffoufle un peu je dois dire… C'est hyper intéressant mais je ne veux tellement pas perdre le fil de l'histoire, les personnages… que j'enchaîne les livres, et du coup, j'avoue que des fois, j'aimerais passer à autre chose…

Bref, revenons en à l'histoire. L'intrigue va se déplacer au delà du Royaume de France et passer la Manche. Vous l'aurez compris, nous voici en Angleterre en compagnie de la Belle Isabelle de France qui n'est autre que la femme d'Edouard II, Roi d'Angleterre. le tôme 5 raconte la fuite d'Isabelle de France qui se sent menacée par les attaques personnelles récurrentes de son mari envers sa personne ainsi que les moeurs déplacées de celui-ci qui n'a dieu que pour son favori Hugh Despenser. Oui, oui, n'ayons pas peur de le dire : Edouard II était gai, sodomite comme on disait à l'époque. Ses déboires amoureux et son incapacité à diriger le royaume vont pousser les grands barons d'Angleterre à rallier la cause du beau chevalier et non moins célèbre Roger Mortimer (c'est celui qui s'échappe au début du bouquin) : récupérer son honneur, ses terres et élimer la famille Despenser de l'entourage du Roi. Ses ambitions iront au delà, je le pense (je viens de commencer le tome 6, j'émets donc quelques suppositions)…

On y retrouve une Reine Isabelle changée, ça c'est le moins qu'on puisse dire ! Vous vous rappelez du scandale de la Tour de Nesles ?!! Ajouter cela au fameux “Ne faites jamais aux autres, ce que vous ne voudriez pas que l'on vous fasse” et là, c'est bien l'hôpital qui se moque de la charité ! Feu Marguerite de Bourgogne, première femme de Louis le Hutin n'avait pas lancé pour rien cette petite phrase ô combien marquante à la Reine Isabelle : “J'ai eu le plaisir, qui vaut toutes les couronnes du monde, et je ne regrette rien !…” Bon après vous me direz qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis… J'arrête, je vous donne bien trop de pistes sur ce qu'il va se passer !

Ce qui est bien dans La louve de France, c'est qu'on a de belles histoires d'amour, beaucoup de romantisme et puis du chevaleresque ! On est quand même dans la reconquête d'un Royaume ! En lisant le tome 5 vous assisterez aussi à la chute d'un Roi, et quelle chute ! Les dernières pages du livre m'ont fait frémir d'horreur ! On peut dire qu'ils avaient de la suite dans les idées en ce qui concernent les mise à mort à l'époque ! C'étaient pas des blagues, c'est moi qui vous le dit !

On retrouve aussi, nos petits personnages tout mignons : Marie de Cressay et Guccio Baglioni… encore une fois j'ai esperé… et une fois de plus j'ai été en colère en lisant ces pages que j'avais même envie de sauter tellement je voulais connaître le dénouement de cette histoire d'amour, que dis-je de cette tragédie… Corneille n'aurait pas fait mieux !
Lien : http://www.nola-tagada.fr/ca..
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Aline1102
  09 décembre 2011
Roger Mortimer et son oncle sont détenus à la Tour de Londres, où le roi Edouard II d'Angleterre les a fait enfermer. Les deux hommes, opposants au régime, commençaient à devenir gênants pour le souverain.

Mais Mortimer le jeune est parvenu à gagner le respect et la complicité du barbier et du capitaine de la Tour. Ces deux hommes font le relais entre le prisonnier et l'évêque Adam Orleton, qui complote pour organiser l'évasion des deux Mortimer. le jour venu, Mortimer le vieux refuse de participer à l'évasion et son neveu s'en va donc seul...

Après son évasion, Mortimer se réfugie en France, où il espère se gagner des amitiés qui lui permettront d'organiser une équipée armée contre Edouard II.

En France, justement, Philippe V le Long, ancien comte de Poitiers, est mort. C'est donc le dernier des fils du Roi de fe, Charles le Bel, qui règne. du moins officiellement. Mais, en réalité, les vrais seigneurs du royaume sont Robert d'Artois et Charles de Valois.

Comme le roi Charles se préoccupe de peu de choses en dehors de ses soucis domestiques, Mortimer ne parvient pas à l'intéreser à sa cause. Mais il espère bien se faire entendre par Charles de Valois, par l'intermédiaire de Robert d'Artois.

Ce sont donc nos deux compères qui viennent en aide au seigneur anglais. Ils décident d'aller guerroyer d'abord en Aquitaine: cela fera réagir Edouard et, avec un peu de chance, provoquera un conflit armé entre les deux pays, que Mortimer pourra mettre à profit pour assouvir sa vengeance.

Le roi d'Angleterre ressort vaincu de cet affrontement et se voit contraint de signer un traité de paix avec la France. C'est la reine Isabelle qui est envoyée auprès de son frère pour la négociation des clauses de ce traité. La souveraine se sent revivre lorsqu'elle pose le pied en France, puisque les favoris de son mari, les Despenser, lui font craindre pour sa vie.

Arrivée à Paris, Isabelle retrouve de nombreux exilés anglais réunis autour de Mortimer, qui devient l'amant d'Isabelle.

Après le traité de paix, se pose celle de l'hommage que le roi d'Angleterre doit rendre à Charles le Bel. Edouard, craignant de venir en France, y envoie son fils, le jeune prince héritier Edouard. Mais, ce que son père ne sait pas encore, c'est que le jeune garçon va rester en France, auprès de sa mère.

Le bonheur d'Isabelle, heureuse auprès de son fils et de son amant, est pourtant de courte durée: après quelque temps, Charles le Bel décide de renvoyer sa soeur auprès de son légitime époux, Edouard II. Heureusement pour la souveraine, Robert d'Artois veille: il conseille à Isabelle et Mortimer de se rendre chez sa velle-soeur de Hainaut, où les deux amants pourront former une armée capable de vaincre Edouard.

Plus long que les précédents romans de la saga, avec des descriptions assez détaillées et peu de rebondissements, La Louve de France donne l'impression de partager l'exil forcé des Anglais. Les descriptions des semaines et des saisons qui passent font partager au lecteur l'attente forcée de Mortimer.

Cet ouvrage se concentre aussi, malheureusement, sur le décès de Charles de Valois qui, malgré ses défauts, était un grand personnage et un grand seigneur de guerre, comme le montre sa dernière campagne de Guyenne, qu'il monte dans ce volume.

Mortimer et Isabelle, bien qu'étant les héros manifeste de ce cinquième tome, ne me semblent pas particulièrement sympathiques. On en viendrait presque à plaindre le pauvre Edouard II d'être tombé entre les mains de sa cruelle épouse et de l'arriviste qui lui sert d'amant!

Le vrai héros anglais de ce roman est pour moi le jeune prince héritier, futur Edouard III d'Angleterre. Ce jeune homme est capable de prendre seul de sages décisions, mûrement réfléchies alors qu'il est à peine âgé de quinze ans.

Très agréable malgré certains personnages détestables, La Louve de France se déroule en plus entre les deux royaumes de France et d'Angleterre. Un point en plus, donc en ce qui me concerne!
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
TheWindTheWind   27 avril 2014
Toutes les femmes amoureuses, de par le monde et depuis le début des âges, lui semblaient ses sœurs, des créatures élues..." J'ai eu le plaisir qui vaut toutes les couronnes du monde, et je ne regrette rien !..." Ces paroles, ce cri que Marguerite la morte lui avait jeté, après le jugement de Maubuisson, combien de fois Isabelle se l'était répété, sans comprendre ! Et ce matin où il y avait le printemps nouveau, la force d'un homme, la joie de prendre et d'être prise, elle comprenait enfin ! "Aujourd'hui, sûrement, je ne la dénoncerais pas ! " Et de l'acte de justice royale qu'elle avait cru jadis accomplir, elle eut honte et remords, soudain, comme du seul péché qu'elle eût jamais commis.
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Myriam3Myriam3   13 avril 2017
Malheureusement, les Ecossais ne se montraient pas. Ces rudes hommes faisaient la guerre sans fourgons ni convoi. Leurs troupes légères n'emportaient pour bagage qu'une pierre plate accrochée à la selle, et un sac de farine; ils savaient vivre de cela pendant plusieurs jours, mouillant la farine à l'eau des ruisseaux et la faisant cuire en galettes sur la pierre chauffée au feu? Les Ecossais s'amusaient de l'énorme armée anglaise.
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NefNef   14 mars 2013
"Voyez votre souverain seigneur ; il n'est nul d'entre vous, le plus pauvre fût-il avec qui je ne voudrais échanger mon sort !" Il avait entendu ces phrases-là sans les comprendre ; voilà donc ce qu'avaient éprouvé les princes ses parents au moment de passer dans la tombe ! Il n'existait pas d'autre mots pour le dire, et ceux qui avaient encore du temps à vivre étaient impuissants à le saisir. Chaque homme qui meurt est le plus pauvre homme de l'univers.
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RazKissRazKiss   04 janvier 2017
- L'honneur de la chrétienté, mon cher fils, est de vivre en paix, coupa le pape en frappant légèrement sur la main de Bouville.
- Est-ce attenter à la paix chrétienne que de vouloir ramener les Infidèles à la vraie foi et d'aller combattre chez eux l'hérésie ?
- L'hérésie ! L'hérésie ! répondit le pape Jean dans un chuchotement. Occupons-nous donc d'abord d'arracher celle qui fleurit dans nos nations et ne nous soucions point tant d'aller presser les abcès sur le visage du voisin quand la lèpre ronge le nôtre ! [...]
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beauscoopbeauscoop   06 avril 2016
Roger Mortimer profitait de ses loisirs pour parcourir cette capitale qu’il n’avait qu’entrevue au cours d’un bref voyage, et pour découvrir le grand peuple de France qu’il connaissait bien mal. Quelle nation puissante, nombreuse, et combien différente de l’Angleterre ! On se croyait semblables, de part et d’autre de la mer, parce que dans les deux pays les noblesses étaient de même souche ; mais que de disparités, à considérer les choses de plus près ! Toute la population du royaume d’Angleterre, avec ses deux millions d’âmes, n’atteignait pas le dixième du total des sujets du roi de France. C’était à près de vingt-deux millions qu’il fallait évaluer le nombre des Français. Paris, à soi seul, comptait trois cent mille âmes quand Londres n’en avait que quarante mille.
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