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ISBN : 2253004065
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 801 notes)
Résumé :
"Tous maudits, jusqu'à la septième génération ! " : telle est la funeste malédiction que le chef des templiers, depuis les flammes du bûcher, lance au visage de Philippe le Bel, roi de France. Nous sommes en 1314 et la prophétie va se réaliser : pendant plus d'un demi-siècle, les rois se succèdent sur le trône de France, mais n'y restent jamais bien longtemps. D'intrigues de palais en morts subites, de révolutions dynastiques en guerres meurtrières, c'est la valse d... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
dgwickert
  03 septembre 2016
Ce livre raconte l'histoire d'une guerre civile, une guerre d'une reine contre son roi. Sept ans ont passé depuis la mort de Louis le Hutin, nous sommes en 1322, et lord Mortimer emprisonné par le roi anglais Edouard II, s'enfuit de la Tour de Londres (1) . La reine d'Angleterre Isabelle échappe à la menace d'assassinat en allant négocier en France la question d'Aquitaine. C'est alors la rencontre foudroyante avec lord Mortimer, qui pense malgré tout à la reconquête de l'Angleterre.
Qui est cette"louve" ? Est elle la terrible Mahaut d'Artois ?
Dommage qu'on ait pas "vécu" le règne de Philippe V, non seulement parce qu'il était un roi intelligent qui, comme son père, voulait unir la France, mais aussi pour suivre le développement des "pastoureaux".
Cependant, on peut très bien, grâce à Maurice Druon, s'inviter à la cour d'Angleterre auprès des Despenser qui nous font frémir, mais aussi à la cour de France où l'on sourit de Charles de Valois, qui réalise enfin un de ses rêves de grandeur.
"L'épreuve courtoise" est un moment fort du livre, et la question écossaise est particulière.
Je me dis que la France a bien de la chance d'être actuellement parmi les grandes puissances mondiales, quand on sait comment nous avons été gouvernés par Louis le Hutin et Charles IV, celui ci "n'ayant d'autres préoccupations que celles d'une ménagère" ou de sa descendance mâle.... Et le pire est à venir, je crois. On sait que l'Angleterre n'est pas mieux lotie avec Edouard II qui ne pense qu'à ses amours avec Gaveston, puis Despenser.

(1) construite par "nout'Guillaume"
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Gwen21
  07 février 2013
Tout a commencé avec elle... Isabelle de France, reine d'Angleterre...
(roulements de tambour)
Comment ça, ça ne vous dit rien ? Comment ça vous ne connaissez pas votre Gotha médiéval ? Ah, vous avez toujours confondu entre elles les têtes couronnées ? Et si je vous donne un indice ? Si je vous dis que c'est la reine incarnée par Sophie Marceau dans Braveheart, le film de Mel Gibson, là ça vous parle plus ?
(re-roulements de tambour)
Malheureuse épouse du roi Edouard II qui la délaisse, fille du Roi de Fer, Philippe IV le Bel, le roi qui a trouvé le meilleur moyen d'échapper à ses dettes envers le Temple en envoyant au bûcher ses derniers représentants après un procès interminable et inique, Isabelle est donc l'étincelle qui, au début de la "saga" des Rois Maudits, a ourdi contre ses belles-soeurs une terrible vengeance de femme et amorcé ainsi une mécanique historique dont elle ne mesurait sûrement pas alors la violence.
Dans ce tome V, nous la retrouvons une nouvelle fois au coeur de l'Histoire car rien ne va plus dans le gouvernement anglais. Edouard II, homosexuel, ne s'occupe pas de sa femme et accorde sa confiance à des favoris qui usent de sa royale amitié pour semer la chienlit au coeur même du pouvoir.
Le roi d'Angleterre étant seigneur d'Aquitaine, il est vassal du roi de France et doit lui rendre hommage (comment ça, vous décrochez ?! faites un mini effort et rappelez-vous vos cours de collège sur la féodalité). Pour ce faire, il doit aller en France mais les rapports entre les royaux cousins, malgré le truchement papal, sont chaotiques et c'est Isabelle qui est envoyée sur le continent en qualité d'ambassadrice. Cette dernière, peu désireuse de rentrer dans son royaume d'adoption, éprise qui plus est de Mortimer qui épouse sa cause et fait d'elle sa maîtresse, va prendre la tête d'un nouveau complot, politique cette fois-ci.
Comme tous les autres opus de la saga médiévale, la Louve de France est du miel pour le lecteur passionné d'histoire. le style de Druon n'a plus besoin d'éloge ; la narration est à la fois épique, notamment grâce aux roueries et à la personnalité de Robert d'Artois, et exprimée de façon simple, ce qui la rend compréhensible par tous. Inutile d'avoir fait une thèse sur les Capétiens pour comprendre et apprécier !
Personnellement, et de manière assez sadique (et totalement assumée), ce que j'affectionne particulièrement dans ce volet c'est la chute d'Isabelle dans l'adultère, elle qui pour dénoncer ses belles-soeurs et les livrer à la vindicte de Philippe le Bel s'était érigée en parangon de vertu, se hissant sur le piédestal de la grandeur royale.
Derrière la reine se cachait bien une femme avec ses faiblesses et ses aspirations romanesques qu'un beau seigneur quelque peu aventurier et opportuniste sur les bords aura su plier à son charme et à ses ambitions.
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TheWind
  29 avril 2014
Changement de décor pour ce cinquième tome des Rois Maudits.
Nous sommes sur les bords de la Tamise, dans un cachot de la Tour de Londres, où se trouvent Lord Mortimer et son oncle. Roger Mortimer, baron de Wigmore chasse l'ennui en tentant d'attraper un corbeau venu le narguer par le soupirail. Ce corbeau, il lui a donné le nom d'Edouard, le nom de son ennemi le roi d'Angleterre et lui promet qu'un jour, il l'étranglera.
A des miles de là, Isabelle de France, reine d'Angleterre, fille de Philippe le Bel, épouse d'Edouard II, soupire. Elle ne se sent pas beaucoup plus libre que le baron de Wigmore, dépendante des lubies de son époux et surtout du favori royal en titre, le Despenser. le roi, de moeurs légères, batifole avec son favori et lui accorde bien des privilèges, aux dépens d'Isabelle qui assiste impuissante, à la déchéance du roi et supporte, non sans envoyer quelques piques bien acérées, de se laisser démunir par l'amant de son époux.
Voilà deux grands du royaume en bien mauvaise posture. Mais ces deux-là ont une force de caractère telle qu'ils ne se laisseront point abattre si facilement.
Et lorsque Mortimer parvient à s'échapper et à gagner la France Isabelle reprend espoir. Elle n'a pas tort ! Mortimer s'empresse de la faire venir en son pays natal. Les voilà désormais, main dans la main, avec un seul objectif en tête : celui de faire tomber Edouard II.
Souvenez-vous du tout premier tome des rois maudits. C'était Isabelle qui avait dénoncé la conduite licencieuse de ses trois belles-soeurs en la Tour de Nesle. le lecteur n'avait pas été dupe de ses manigances. C'était bien la jalousie et non le sens du devoir et de l'honneur qui l'avaient amenée à déplorer les joyeuses parties de jambes en l'air de Marguerite et Blanche. On pourrait ne pas pardonner à la « Louve de France », froide et cruelle, de s'être réjouie du malheur de ses belles-soeurs qui, même si elles avaient fauté, ne méritaient sans doute pas une telle fin. Mais, lorsqu'elle tombe amoureuse à son tour, et qu'elle se trouve prise de remords en repensant à Marguerite et Blanche, on ne peut qu'esquisser un sourire devant une telle évidence. Eh oui, la passion amoureuse dévore tout, et surtout les principes auxquels on croyait !
Ce roman est l'un de mes préférés de la série. Sans doute, par son côté romanesque. Mais aussi, par cette façon habile que Maurice Druon a de nous montrer toutes les subtilités et les contradictions de l'être humain, et notamment de ceux qui ont fait L Histoire. Chacun est peint sous ses travers les plus vils, mais l'auteur permet aussi au lecteur d'entrer dans l'intimité de chacun et ainsi de lui dévoiler ses faiblesses et ses remords. On en éprouverait presque de la compassion par moments ! Enfin, juste un peu...
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sylvaine
  12 avril 2017
La mort de Philippe V a permis à son frère Charles IV de devenir roi . Il est bien falot ce nouveau souverain heureusement que son oncle le comte Charles de Valois , frère de Philippe IV le Bel est là pour diriger les affaires du royaume! Depuis peu est arrivé en France Roger Mortimer qui a réussi à s'échapper de la Tour de Londres où l'avait envoyé Edouard II le Roi d'Angleterre et l'époux d'Isabelle de France soeur de Charles IV. Epouse bafouée par l'homosexualité notoire de son époux, humiliée, spoliée de ses propres biens par les Despenser, Isabelle cherche désespérément le moyen d'échapper à une mort quasi certaine. L'occasion se présente quand il s'agit d'aller en France négocier un traité de paix entre les deux pays. Elle y retrouve Mortimer qui devient l'élu de son coeur....
Une fois de plus Maurice Druon sait nous captiver. le lire est un véritable plaisir Ce roman nous transportant sur les terres anglaises permet de mieux appréhender les prémices de ce conflit entre les deux royaumes qui ne durera qu'une centaine d'années ! en route pour le tome 6 ...
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NolaTagada
  11 juillet 2013
Ce cinquième épisode débute sur une évasion… enfin ça c'est après la lecture du prologue qui m'a ô combien attristé quand j'ai vu que mon cher Philippe ne faisait plus parti des personnages !! Non mais c'est horrible !!

Nous sommes donc 5 ans après le couronnement de Philippe le Long et c'est désormais son frère cadet, Charles de la marche qui est au commande du Royaume de France et tout ça grâce à qui ? Grâce à son frère qui lui avait un peu de cervelle !!!

Ma lecture de ce cinquième tome s'éffoufle un peu je dois dire… C'est hyper intéressant mais je ne veux tellement pas perdre le fil de l'histoire, les personnages… que j'enchaîne les livres, et du coup, j'avoue que des fois, j'aimerais passer à autre chose…

Bref, revenons en à l'histoire. L'intrigue va se déplacer au delà du Royaume de France et passer la Manche. Vous l'aurez compris, nous voici en Angleterre en compagnie de la Belle Isabelle de France qui n'est autre que la femme d'Edouard II, Roi d'Angleterre. le tôme 5 raconte la fuite d'Isabelle de France qui se sent menacée par les attaques personnelles récurrentes de son mari envers sa personne ainsi que les moeurs déplacées de celui-ci qui n'a dieu que pour son favori Hugh Despenser. Oui, oui, n'ayons pas peur de le dire : Edouard II était gai, sodomite comme on disait à l'époque. Ses déboires amoureux et son incapacité à diriger le royaume vont pousser les grands barons d'Angleterre à rallier la cause du beau chevalier et non moins célèbre Roger Mortimer (c'est celui qui s'échappe au début du bouquin) : récupérer son honneur, ses terres et élimer la famille Despenser de l'entourage du Roi. Ses ambitions iront au delà, je le pense (je viens de commencer le tome 6, j'émets donc quelques suppositions)…

On y retrouve une Reine Isabelle changée, ça c'est le moins qu'on puisse dire ! Vous vous rappelez du scandale de la Tour de Nesles ?!! Ajouter cela au fameux “Ne faites jamais aux autres, ce que vous ne voudriez pas que l'on vous fasse” et là, c'est bien l'hôpital qui se moque de la charité ! Feu Marguerite de Bourgogne, première femme de Louis le Hutin n'avait pas lancé pour rien cette petite phrase ô combien marquante à la Reine Isabelle : “J'ai eu le plaisir, qui vaut toutes les couronnes du monde, et je ne regrette rien !…” Bon après vous me direz qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis… J'arrête, je vous donne bien trop de pistes sur ce qu'il va se passer !

Ce qui est bien dans La louve de France, c'est qu'on a de belles histoires d'amour, beaucoup de romantisme et puis du chevaleresque ! On est quand même dans la reconquête d'un Royaume ! En lisant le tome 5 vous assisterez aussi à la chute d'un Roi, et quelle chute ! Les dernières pages du livre m'ont fait frémir d'horreur ! On peut dire qu'ils avaient de la suite dans les idées en ce qui concernent les mise à mort à l'époque ! C'étaient pas des blagues, c'est moi qui vous le dit !

On retrouve aussi, nos petits personnages tout mignons : Marie de Cressay et Guccio Baglioni… encore une fois j'ai esperé… et une fois de plus j'ai été en colère en lisant ces pages que j'avais même envie de sauter tellement je voulais connaître le dénouement de cette histoire d'amour, que dis-je de cette tragédie… Corneille n'aurait pas fait mieux !
Lien : http://www.nola-tagada.fr/ca..
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Citations & extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
dgwickertdgwickert   29 août 2016
Roger Mortimer ouvrit sa cotte, la laissa choir au sol, arracha sa chemise. Il apparut, poitrine nue, bombée, au regard d'Isabelle.
La reine délaça son corsage ; d'un mouvement souple des épaules, elle dégagea des manches ses bras ses bras fins et blancs et découvrit ses seins, marqués de leur fruit rose, et que quatre maternités n'avaient pas blessés ; elle avait mis une fierté décidée dans son geste, presque du défi.

Mortimer prit sa dague à la ceinture, Isabelle tira la longue épingle, terminée par une perle, qui retenait ses nattes. Sans quitter du regard le regard de la reine, Mortimer, d'une main ferme, s'entailla la peau ; le sang courru comme un petit ruisseau rouge à travers la légère toison châtaine. Isabelle fit sur elle même un semblable geste avec l'épingle, à la naissance du sein gauche, et le sang perla, comme le jus d'un fruit. La crainte de la douleur, plus que la douleur elle même, lui crispa un instant les coins de la bouche. Puis ils franchirent l'un vers l'autre le pas qui les séparait. Elle posa les seins sur le grand torse d'homme, en se haussant sur la pointe des pieds, afin que les deux blessures vinssent à se confondre. Chacun sentit le contact de cette chair qu'il approchait pour la première fois, et de ce sang tiède qui qui leur appartenait à tous deux.
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TheWindTheWind   27 avril 2014
Toutes les femmes amoureuses, de par le monde et depuis le début des âges, lui semblaient ses sœurs, des créatures élues..." J'ai eu le plaisir qui vaut toutes les couronnes du monde, et je ne regrette rien !..." Ces paroles, ce cri que Marguerite la morte lui avait jeté, après le jugement de Maubuisson, combien de fois Isabelle se l'était répété, sans comprendre ! Et ce matin où il y avait le printemps nouveau, la force d'un homme, la joie de prendre et d'être prise, elle comprenait enfin ! "Aujourd'hui, sûrement, je ne la dénoncerais pas ! " Et de l'acte de justice royale qu'elle avait cru jadis accomplir, elle eut honte et remords, soudain, comme du seul péché qu'elle eût jamais commis.
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dgwickertdgwickert   30 août 2016
Immobile dans un siège, accablé de chaleur sous les couvertures dont on croyait bon de l'étouffer, l'ex-roi d'Aragon, l'ex-empereur de Constantinople, le comte de Romagne, le pair de France perpétuel candidat au Saint Empire, le dominateur de Florence, le vainqueur d'Aquitaine, le rassembleur de croisés, mesurait soudain que tous les honneurs qu'un homme peut rassembler ne sont plus rien lorsque s'installe le déshonneur du corps.
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dgwickertdgwickert   02 septembre 2016
La foule retenait son souffle. Puis un aide s'approcha, tenant une tenaille dont il saisit le sexe du condamné. Une vague d'hystérie souleva l'assistance ; les pieds battants faisaient trembler les tribunes. Et malgré ce vacarme, on perçu le hurlement poussé par Hugh, un seul cri déchirant et arrêté net, tandis qu'un flot de sang jaillissait devant lui.
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Myriam3Myriam3   13 avril 2017
Malheureusement, les Ecossais ne se montraient pas. Ces rudes hommes faisaient la guerre sans fourgons ni convoi. Leurs troupes légères n'emportaient pour bagage qu'une pierre plate accrochée à la selle, et un sac de farine; ils savaient vivre de cela pendant plusieurs jours, mouillant la farine à l'eau des ruisseaux et la faisant cuire en galettes sur la pierre chauffée au feu? Les Ecossais s'amusaient de l'énorme armée anglaise.
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